Comme vous l’avez bien compris, La revue de presse du "quotidien des ZEP" reproduit des articles fort divers qui n’engagent pas, bien entendu, l’OZP.
L’extrait émanant du "Mouvement de l’Utopie concrète", à savoir la proposition n°38 : "Obligation de service des profs du supérieur dans les ZEP", n’aurait sans doute pas été reproduit s’il y avait eu de nombreux articles à signaler. La période estivale nous a amené à reproduire une information sans grande importance et bien irréaliste.
Cela dit, l’idée d’une qualification "naturelle" sinon de "d’appartenance d’origine" pour enseigner en ZEP, selon laquelle les professeurs issus de ZEP seraient ipso facto qualifiés et ceux issus de milieux favorisés ipso facto disqualifiés, est une idée absurde et dangereuse. Il est vrai que les problèmes d’adaptation aux élèves qui se posent à tout enseignant ne sont pas tout à fait semblables pour l’une ou pour l’autre catégorie de professeurs. Mais de là à en déduire que seuls les premiers peuvent enseigner en ZEP serait une erreur : des milliers d’exemples le montrent quotidiennement.
L’OZP avait étudié cette question à la fin des années 90, lors d’une étude qualitative sur 20 années de la ZEP de Garges-les-Gonesse : en effet, il avait été noté que les professeurs qui y avaient été nommés dans les années 80 étaient pour une bonne part issus de milieux sociaux modestes alors c’était l’inverse depuis le milieu des années 90. Or les observateurs locaux et départementaux n’avaient pas enregistré de baisse de qualité des enseignements, simplement de nouvelles questions dans l’adaptation au premier poste.
En conclusion, l’arrivée de professeurs issus de milieux aisés en ZEP n’était pas néfaste à la ZEP et, disait-on, "apportait du sang neuf".
A la suite de ce constat, d’autres observations ont été faites dans différentes académies et jamais le changement d’origine sociale n’a été perçu comme un problème insoluble ou handicapant pour l’évolution des pratiques pédagogiques et des résultats scolaires. Il faudrait néanmoins avoir un appui scientifique pour passer de ce constat à une certitude.
Les phénomènes grégaires que vous décelez entre élèves et professeurs issus du même milieu social existent, hélas ! dans tous les milieux. Ils sont choquants en ZEP car, effectivement, ils freinent l’ouverture vers l’extérieur si nécessaire, mais ils s’expliquent par les situations de discriminations collectives et ne sont pas moins condamnables que les phénomènes grégaires qui existent dans des milieux aisés où, là aussi, on trouve parfois une collusion entre élèves et professeurs issus de milieux très favorisés.
Vous partirez l’année prochaine, dites-vous, et votre ZEP sera moins hétérogène, du point de vue de la composition sociale des professeurs : dommage. Mais il est préférable que vous puissiez donner la pleine mesure de vos talents pédagogiques ailleurs s’il s’avère, au bout de 7 ans, que cela vous est impossible là.
Espérons que celui ou celle qui vous remplacera, issu ou non de ZEP lui-même, parviendra à faire comprendre à tous, collègues et élèves, que l’école publique est un lieu de rencontre et de diversité sociale et que les condamnations a priori en fonction de l’origine sociale sont détestables pour tous, y compris ceux qui ne sont pas défavorisés.
Ma fille est admise en lycée expérimental à St Nazaire va devoir renoncer à son projet faute de logement et surtout de moyens financiers. Le seul "hic", il n’y a pas d’internat. Bien que vivre seule ou par ses propres moyens fasse parti de la formation, le coût d’une chambre ou d’un appartement même en co location est beaucoup trop élevé. Nous n’avons pourtant pas ménagé notre peine a chercher des aides, des possibilités, des arrangements. Rien !
Donc, je vous en conjure, faites un internat ou prévoyez une structure d’acceuil gérer par une éducatrice spécialisée pour les plus démunis, sinon, votre lycée deviendra.....éllitiste.
Je suis (j’enseigne) en ZEP depuis 7 ans, je ne suis pas du tout issu de ce milieu bien au contraire. Malgré toute ma bonne volonté, je n’arrive pas à m’intégrer, certains ne me pardonnent pas ma différence (et pourtant je fais tout pour me fondre au paysage !). (en plus mon mari est chef d’entreprise et mon fils ainé de 21 ans est déjà à l’ENS ! Un vraie provoc pour eux). Et moi je ne suis pas forcée d’y aller ou d’y rester, alors je pense que si on forcait les gens on court à la catastrophe !
Pour ce que je connais ceux qui sont en ZEP sont ceux qui en sont issu, au moins géographiquement.
D’un autre côté, cela ne leur ferait pas de mal de voir qu’il y a autant de gens différents d’eux et que dans un sens c’est eux qui sont différents (et identiques entre eux), parce que le problème c’est qu’ils ne tiennent pas à évoluer, c’est plus facile de se rassurer en restant entre eux et en rejetant les autres. C’est le phénomène de groupe qui est le plus fort en ZEP.
Comme vous le comprenez, je finis par voir les choses comme eux : "eux-nous" et je laisse tomber, l’année prochaine je m’en vais ! Expérience très décevante !
comment contacter David koven ?
J’admire le musicien depuis longtemps.
Je dirige une école de musique actuelle à la réunion et je voudrais savoir s’il pouvait animer un stage dans celle ci.
jean - marc
Contact en france pour laisser message Mlle Sébag 0297665512
Bonjour
Nous sélectionnons les élèves en liaison avec les équipes pédagogiaues non seulement sur la base des résultats strictement scolaires, mais aussi sur laz motivation et la curiosité. Ce sont des élèves qui sont bons et motivés, auxquels nous essayons d’apporter une ouverture afin qu’ils puissent acquérir l’ambition en rapport avec leur situation de bons élèves.
En ce qui concerne les résultats, nous hugeons naturellemnt de l’admisison et non de la demande.
Cordialement
Jean-Claude barrois
Président
REUSSIR AUJOURD’HUI
Que devient ce beau projet ?
Sans compter les candidatures des enseignants. A ce jour, les intéressés n’ont reçu aucune réponse, pourquoi ?
Il conviendrait d’expliquer ce que devient ce projet.
Merci.
c’est quoi lapprentissage écologique ?
Dans le cadre de l’éducation par l’art, nous travaillons régulièrement sur des zones sensibles autour de l’amélioration du cadre de vie sur des résidences sociales avec la participation des familles. De ce fait, réaliser une fresque en peinture et/ou en mosaïque favorise l’appropriation des espaces, le rapprochement entre les générations, l’apprentissage des méthodes, l’ouverture vers une éducation citoyenne liée au respect de soi et d’autrui...mais aussi à la formidable originalité de construire son espace, son quotidien.
Je suis à votre disposition pour plus d’infos : Benoit Mangin - Couleurs d’Avenir (www.couleursdavenir.com)
Qu’en est-il des territoires et Pays d’Outre-mer, non éligibles à l’ANRU ?
Bonjour !
Cete réforme des ZEP annonce un projet qui semble à priori logique mais les moyens sont simplement déplacés, d’après ce que je lis ; je pense que les professionnels auront à s’engager dans une démarche d e projet qui nécessite du temps pour établir déjà un diagnostic.
J’ai participé à des activités d’accompagnement scolaire, j’ai dévelopé avec d’autres des réseaux d’échanges réciproques de savoirs à l’école, en classe et en interclasse. Je rejoins la nécessité exprimée par un message sur ce forum, de partir de la personne de l’élève. Je sais que cela n’est pas habituel à l’école quand il s’agit de transmission de savoirs. Faire émerger des demandes de savoirs et des récits d’apprentissages réussis peut recréer chez certains élèves une motivation . Quand en plus , les élèves peuvent par ces méthodes apprendre à s’écouter mutuellement, on avance aussi sur l’apprentissage de la tolérance et de l’appartenance, source de solidarité.
Nous aurons beaucoup à gagner au développement du soutien scolaire entre élèves.
Bonne chance pour votre nouveau métier
pOUR ME JOINDRE / mich.hilaire@wanadoo.fr
je suis une éleve de la classe orchestre des explorateurs et je peut vous assurer que notrecollege n’est pas en ZEP !
Bonjour,
Voivi les coordonnéees du collège :
Collège André Canivez
417 r Berthe Garnier
59500 DOUAI
Tél 03 27 87 17 69
fax : 03 27 88 23 21
Internat du collège tél 03 27 71 01 26
En espérant que vous pourrez les joindre en cette période de l’année et discuter avec eux de la meilleure solution à adopter.
Cordialement
Le secrétariat de l’OZP
Bonjour,
Pouvez vous m’envoyer les coordonnées de cet établissement car c’est exactement ce que je cherche pour mon neveu de 10 ans.
En effet ce dernier vit dans une cité sensible de la banlieu parisienne et est la cible de très mauvaises fréquentations malgré son jeune âge.
Il a un bon potentiel intellectuel mais est très influençable.
Avec ses parents nous souhaitons l’éloigner des dangers de la cité tant qu’il est encore temps.
Merci de votre compréhension
Bien triste
Bientôt les parents feront de la pédagogie
A mon sens, il faudrait d’abord éduquer les parents, les convier à des leçons d’éducation à la citoyenneté. Ils defendent d’abord leur interêt avant l’interêt general
je ne m’étendrai pas sur le sujet
Voici un beau florigège d’approximations et un discours militant soit, mais erroné... La LCR aurait voulu reprendre à son compte toutes les bêtises savamment instillées dans les salles des profs par la, déjà très peu crédible, FSU, qu’elle n’aurait pas fait mieux...Et pourtant si, elle fait mieux, puisqu’elle en invente d’autres...
C’est assez triste de voir tant d’énergie pour creer si peu...Voilà des organisations qui feraient mieux de proposer des alternatives... (Et qu’on ne parle pas ici de baisse des effectifs, cette vieille lune, car on a vu des établissements gravement dysfonctionner avec moins de 15 élèves/classe et d’autres faire réussir leurs élèves avec des seuils supérieurs au national hors zep...). C’est donc bien une question de pédagogie plus que de moyens (ce qui ne veut pas dire que les moyens supplémentaires ne soient pas nécessaires...).
Ce qui me sidère, c’est que je ne crois pas avoir entendu parler des élèves ni des projets que l’on avait pour eux, à aucun moment, nulle part, ni ici, ni ailleurs...
Certains refusent le label ambition réussite ? Que se passera t il ? Soit d’autres établissements seront candidats, soit les moyens supplémentaires seront reventilés sur les ambition réussite restants. Et après tout, ne vaut il pas mieux donner des moyens à ceux qui les utiliseront ?
Quand on regarde le plan de Robien, ce qui représente une avancée, il me semble, c’est que pour la première fois il est dit que le projet pédagogique est au coeur du dispositif et que sa mise en oeuvre passe par la contractualisation. Que les équipes se saississent de cette opportunité et qu’elle avancent leurs projets, ce qu’elle veulent vraiment pour leurs élèves, et comment elles comptent s’y prendre, qu’elles le formalisent et qu’elles en débattent avec les collectivités locales, les parents et l’académie... Cela aura le mérite de mettre chacun devant ses responsabilités.
Je vois beaucoup de craintes s’exprimer ici ou là : statutaires, portant sur l’organisation ou sur les pratiques pédagogiques, également sur la façon avec laquelle les académies s’emparent du dispositif...Certaines craintes sont fondées, la plupart, il faut bien le reconnaître, ne le sont pas sauf que beaucoup ont intérêt à ce que rien ne bouge, si on excepte les enfants...
Pour finir, ce discours, dont l’objectif est bien différent de celui affiché, fait injure aux enseignants qui, pour la grande majorité, chaque jour, inventent du possible pour leurs élèves... Ce dont les équipes ont besoin c’est d’être accompagnées, aidées, parce que heureusement elles ne font pas classe en regardant la ligne statutaire d’une organisation syndicale, quelqu’elle soit ou la ligne institutionnelle, quelqu’elle soit, mais bien les élèves qu’ils ont en face d’eux, tels qu’ils sont, chaque matin... et c’est bien pour cela que certains réussissent là où d’autres n’essayent même pas.