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	<title> - OZP - Observatoire des Zones Prioritaires</title>
	<link>https://www.ozp.fr/</link>
	<description>&lt;p&gt;L'OZP &#171; Observatoire des Zones Prioritaires &#187; (OZP), cr&#233;&#233;e en 1990, a pour objectif de favoriser les &#233;changes et la r&#233;flexion sur l'&#233;ducation prioritaire (REP+ et REP) et plus largement sur la lutte contre l'&#233;chec scolaire et l'exclusion dans les territoires de la politique de la Ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est totalement ind&#233;pendante vis-&#224;-vis du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale comme de tout mouvement p&#233;dagogique, syndicat ou parti politique. Ses seules ressources proviennent des adh&#233;sions.&lt;/p&gt;</description>
	<language>fr</language>
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		<title> - OZP - Observatoire des Zones Prioritaires</title>
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<item>
		<title>Le rapport parlementaire sur l'enseignement professionnel (tribune de Daniel Bloch au Caf&#233; et Fran&#231;ois Jarraud sur son blog)</title>
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		<dc:date>2025-09-23T07:37:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1256">Enseignement professionnel et Apprentissage (Rapports officiels)</category>

		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Rapp. et d&#233;bat parlementaire : AN, S&#233;nat, Cese (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Budget, Co&#251;t, Financement [Act.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Eval. nationales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Id&#233;es / D&#233;bats Lyc&#233;e pro : &#171; La totalit&#233; des r&#233;formes des 20 derni&#232;res ann&#233;es a &#233;t&#233; inutile &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le minist&#232;re ne propose que des rem&#232;des hom&#233;opathiques ou des traitements symptomatiques &#187; &#233;crit Daniel Bloch dans cette tribune sur les r&#233;formes du lyc&#233;e professionnel. Un rapport parlementaire sur les r&#233;formes du lyc&#233;e professionnel a &#233;t&#233; publi&#233; l'ann&#233;e du 40e anniversaire. C'est un &#233;tat des lieux sans appel de r&#233;formes qualifi&#233;es d'inutiles, contre-productives &#171; parce que conduites sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1256" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Rapports officiels)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot218" rel="tag"&gt;RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot257" rel="tag"&gt;Rapp. et d&#233;bat parlementaire : AN, S&#233;nat, Cese (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot768" rel="tag"&gt;Budget, Co&#251;t, Financement [Act.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot570" rel="tag"&gt;Eval. nationales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot527" rel="tag"&gt;Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;es / D&#233;bats&lt;br class='autobr' /&gt;
Lyc&#233;e pro : &#171; La totalit&#233; des r&#233;formes des 20 derni&#232;res ann&#233;es a &#233;t&#233; inutile &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le minist&#232;re ne propose que des rem&#232;des hom&#233;opathiques ou des traitements symptomatiques &#187; &#233;crit Daniel Bloch dans cette tribune sur les r&#233;formes du lyc&#233;e professionnel. Un rapport parlementaire sur les r&#233;formes du lyc&#233;e professionnel a &#233;t&#233; publi&#233; l'ann&#233;e du 40e anniversaire. C'est un &#233;tat des lieux sans appel de r&#233;formes qualifi&#233;es d'inutiles, contre-productives &#171; parce que conduites sans analyse sur le fond, des questions &#224; r&#233;gler &#187;. Il s'interroge : &#171; Le minist&#232;re de l'Education nationale, si avide de mesurer les comp&#233;tences des &#233;l&#232;ves, comporte-t-il en son sommet, rue de Grenelle, les comp&#233;tences &#224; la hauteur des responsabilit&#233;s qui sont les siennes ? &#187; Sa lecture du rapport dans cette tribune pour le Caf&#233; p&#233;dagogique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre-r&#233;forme de 2009, &#171; management hors sol &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission des Affaires culturelles et de l'&#201;ducation de l'Assembl&#233;e nationale a pris une heureuse initiative : confier &#224; deux de ses membres une mission flash, ou &#233;clair, portant sur &#171; les impacts des r&#233;formes successives sur le baccalaur&#233;at professionnel. &#187; Ces missions sont constitu&#233;es d'au moins deux parlementaires. Il s'agira ici de G&#233;raldine Bannier et de Jean-Claude Raux : un d&#233;put&#233; &#233;lu au titre de la NUPES et l'autre une d&#233;put&#233;e du Modem. Et donc une mission transpartisane. Ces deux parlementaires ont d&#233;pos&#233; leur rapport le 9 juillet 2025 [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre-r&#233;forme de 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale, depuis des d&#233;cennies, traite des sujets relatifs &#224; l'enseignement professionnel, comme si elle n'avait de compte &#224; rendre &#224; personne. Un Etat dans l'Etat. Sauf pendant les courtes p&#233;riodes o&#249; un ministre a pu, pendant quelques mois, tordre les bras de son administration et de son Inspection g&#233;n&#233;rale. Comme Jean-Pierre Chev&#232;nement, avec le baccalaur&#233;at professionnel, ou Ren&#233; Monory avec les 4&#232;mes technologiques et professionnelles ou encore Najat Vallaud Belkacem, avec les Campus des m&#233;tiers et des qualifications. Vite rattrap&#233;s par la patrouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En t&#233;moigne par exemple la contre-r&#233;forme de 2009 r&#233;duisant la dur&#233;e de la pr&#233;paration du baccalaur&#233;at professionnel de 4 &#224; 3 ans, en d&#233;pit d'une exp&#233;rimentation qui conduisait &#224; la rejeter. Nous y reviendrons. En t&#233;moignent &#233;galement les diverses mesures de &#171; transformation &#187; de la voie professionnelle, mises en place en d&#233;pit de ce qu'il n'y ait eu, au Conseil sup&#233;rieur de l'Education nationale, aucune voix pour les soutenir, y compris celle des organisations d'employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ont, bien &#233;videmment, toutes &#233;chou&#233;es, ce que le minist&#232;re est seul &#224; ne pas reconna&#238;tre. Le rapport fournit bien d'autres exemples de ces r&#233;formes venant d'on ne sait o&#249;. Sans que les &#233;lus en aient &#233;t&#233; saisis. Le minist&#232;re de l'Education nationale, si avide de mesurer les comp&#233;tences des &#233;l&#232;ves, comporte-t-il en son sommet, rue de Grenelle, les comp&#233;tences &#224; la hauteur des responsabilit&#233;s qui sont les siennes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Management hors sol&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple de ce management hors-sol : la volont&#233; affich&#233;e d'orienter davantage de jeunes filles vers les fili&#232;res technologiques. On ne peut qu'approuver. Mais sans davantage de places en STS, en IUT, ou en &#233;coles d'ing&#233;nieurs, faudra-t-il y admettre moins de gar&#231;ons ? Ces places n'ont pas &#233;t&#233; ouvertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;formes inutiles et contre-productives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport fournit un &#233;tat des lieux tr&#232;s largement partag&#233;. Faute de ce pr&#233;alable indispensable, la totalit&#233; des r&#233;formes mises en &#339;uvre au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; inutiles, voire pour certaines contre-productives, parce que conduites sans analyse sur le fond des questions &#224; r&#233;gler. Les enseignants en lyc&#233;e professionnel sont l&#224; pour t&#233;moigner de cet &#233;chec. Ces mesures ont toutes &#233;t&#233; annonc&#233;es comme de nature &#224; constituer la voie professionnelle en une &#171; fili&#232;re d'excellence &#187;&#8230; Elles se sont empil&#233;es sans jamais &#234;tre s&#233;rieusement &#233;valu&#233;es. &#171; La r&#233;alit&#233; per&#231;ue par les principaux acteurs du monde de l'&#233;ducation nationale, et les premiers int&#233;ress&#233;s eux-m&#234;mes, &#224; savoir les enseignants et les &#233;l&#232;ves de cette fili&#232;re, est sensiblement diff&#233;rente, au point de susciter le soup&#231;on : ces discours r&#233;currents et peu suivis d'effets promouvant l'excellence de la voie professionnelle ne rel&#232;vent-ils pas d'une forme d'hypocrisie ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la contre-r&#233;forme de 2009, d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e, conduite depuis Bercy, qui a r&#233;duit d'une ann&#233;e, de 4 &#224; 3 ans, la dur&#233;e de pr&#233;paration au baccalaur&#233;at professionnel a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e sous le faux-nez d'une &#233;gale dignit&#233; du baccalaur&#233;at professionnel suppos&#233;e r&#233;tablie par une &#233;gale dur&#233;e de pr&#233;paration des divers baccalaur&#233;ats. La cons&#233;quence : des comp&#233;tences en baisse pour les dipl&#244;m&#233;s, et des conditions d'acc&#232;s &#224; l'emploi d&#233;t&#233;rior&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me la r&#233;organisation de la seconde professionnelle, par famille de m&#233;tiers, &#171; retarde l'acquisition de comp&#233;tences professionnelles pr&#233;cises susceptibles d'&#234;tre mobilis&#233;es ult&#233;rieurement par les &#233;l&#232;ves dans leur parcours. &#187; &#171; Elle favorise par ailleurs la concentration des genres&#8230; Une mesure technocratique compl&#233;tement d&#233;connect&#233;e du r&#233;el &#187; mais permettant d'optimiser le nombre d'&#233;l&#232;ves par classe. Ici encore la variable cach&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapporteurs ne sont pas davantage convaincus, bien au contraire, de l'int&#233;r&#234;t de deux autres mesures phares, la co-intervention et le chef d'&#339;uvre, notamment parce qu'elles sont financ&#233;es par la r&#233;duction du nombre d'heures d'enseignement ordinaire. Des mesures consid&#233;r&#233;es, presque unanimement, comme de simples gadgets. Pour les rapporteurs, il faut les supprimer et r&#233;tablir les volumes horaires disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;organisation de la classe de terminale professionnelle, en Y, avec quelques semaines en fin de scolarit&#233; diff&#233;renci&#233;es selon l'objectif recherch&#233;, insertion professionnelle avec un stage pour les uns ou poursuite d'&#233;tudes avec des compl&#233;ments m&#233;thodologiques pour les autres : un fiasco presque unanimement reconnu, par tous sauf par la rue de Grenelle. Des salles de cours d&#233;sesp&#233;r&#233;ment vides, c&#244;t&#233; poursuite d'&#233;tudes et, c&#244;t&#233; insertion, des &#233;l&#232;ves non en stages formateurs financ&#233;s &#224; 100 &#8364; la semaine mais des petits boulots, gu&#232;re formateurs, mais autrement mieux pay&#233;s&#8230; Pour les rapporteurs, &#171; un vecteur de chaos &#187;, un dispositif source de d&#233;sorganisation des &#233;tablissements, aggravant l'absent&#233;isme. Le Minist&#232;re se dit &#224; l'&#233;coute, et propose une r&#233;duction de six &#224; quatre du nombre de semaines ainsi concern&#233;es. Une incapacit&#233; &#224; reconnaitre ses erreurs et &#224; les corriger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Empilement &#187; aussi, au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, des dispositifs de &#171; lutte contre le d&#233;crochage scolaire &#187;. Plus inefficaces les uns que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le minist&#232;re ne propose que des rem&#232;des hom&#233;opathiques ou des traitements symptomatiques &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu ajouter &#8211; ce que ne signalent pas les rapporteurs &#8211; que si ce d&#233;crochage s'est r&#233;duit, l'origine en est &#224; trouver du c&#244;t&#233; de la suppression &#8211; ou presque &#8211; des redoublements et de &#171; l'am&#233;lioration &#187; des taux de r&#233;ussite aux examens. Dont le minist&#232;re s'est longtemps f&#233;licit&#233; alors que cette &#171; am&#233;lioration &#187; &#171; &#233;tait paradoxale, compte tenu de la chute du niveau moyen des &#233;l&#232;ves orient&#233;s vers la voie professionnelle. Mais une &#171; am&#233;lioration &#187; s'accompagnant &#233;videmment l&#224; encore ou d'une d&#233;gradation des conditions d'insertion professionnelle des dipl&#244;m&#233;s ou par des taux de r&#233;ussite inacceptables dans l'enseignement sup&#233;rieur pour ceux qui s'y engagent. Le minist&#232;re ne propose que des rem&#232;des hom&#233;opathiques ou des traitements symptomatiques. Comme le signalait le MEDEF aux rapporteurs, &#171; pour des jeunes souvent en difficult&#233; scolaire &#224; l'entr&#233;e en seconde professionnelle &#8211; ils le sont d&#233;sormais presque tous, ajoutera- t-on -, trois ann&#233;es s'av&#232;rent souvent trop courtes pour atteindre un niveau de qualification r&#233;ellement op&#233;rationnel sur le march&#233; du travail. Mais pour le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale le niveau des dipl&#244;mes est d&#233;fini par le nombre d'ann&#233;es d'&#233;tudes pour y parvenir et secondairement par les comp&#233;tences qu'ils devraient certifier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour revaloriser le dipl&#244;me du baccalaur&#233;at professionnel que les rapporteurs ont propos&#233; de moduler sa dur&#233;e de pr&#233;paration, en permettant aux &#233;l&#232;ves les plus fragiles &#8211; de fait, ils le sont pratiquement tous &#8211; de b&#233;n&#233;ficier d'une ann&#233;e de formation suppl&#233;mentaire. N&#233;anmoins, il est naturel &#8211; ajoutent les rapporteurs &#8211; que de plus en plus d'&#233;l&#232;ves de la voie professionnelle souhaitent poursuivre leurs &#233;tudes, au regard de l'insertion professionnelle d&#233;grad&#233;e post-CAP ou post-baccalaur&#233;at professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour am&#233;liorer les taux d'insertion professionnelle, le minist&#232;re se propose de r&#233;actualiser la carte des formations : un &#171; marronnier &#187; diraient les journalistes, car une r&#233;actualisation invoqu&#233;e sans exception &#224; chaque rentr&#233;e scolaire, et cela depuis plus de 40 ans ; des ajustements indispensables, interrogeant sur la capacit&#233; d'une institution, caporaliste et rigide, &#224; s'adapter rapidement &#224; son environnement. Et mieux encore &#224; anticiper sur l'&#233;volution des m&#233;tiers. La cr&#233;ation d'un bureau des entreprises, dans chaque lyc&#233;e professionnel, constitue une mesure &#224; pr&#233;server, m&#234;me si elle a &#233;t&#233; malheureusement &#171; fragilis&#233;e &#171; par une mise en &#339;uvre maladroite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est significatif de constater que ce rapport n'&#233;voque qu'accessoirement la question des Campus des m&#233;tiers et des qualifications alors qu'ils auraient m&#233;rit&#233; d'&#234;tre mis davantage mis en avant d&#232;s lors qu'il s'agissait de traiter de la carte des formations, de la continuit&#233; des parcours des bacheliers professionnels entre le secondaire et le sup&#233;rieur, de la coh&#233;rence &#224; assurer entre les formations sous statut scolaire et sous statut d'apprenti, entre les formations initiales et continues, des relations avec les entreprises et les collectivit&#233;s locales. Rien &#224; reprocher aux rapporteurs. Mais le constat d'un affaiblissement de son ancrage territorial qui lui donnait tout son sens. Et notamment au profit des villes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment a-t-il par exemple &#233;t&#233; possible, au cours des derni&#232;res ann&#233;es, de regretter le d&#233;s&#233;quilibre de nos &#233;changes commerciaux, de constater notre absence de comp&#233;titivit&#233;, d'&#233;voquer l'indispensable r&#233;industrialisation de notre pays sans m&#234;me &#233;voquer la question des transformations &#224; apporter &#224; notre enseignement professionnel afin que l'&#233;quilibre de nos &#233;changes commerciaux soit r&#233;tabli, notre comp&#233;titivit&#233; retrouv&#233;e et notre r&#233;industrialisation enfin engag&#233;e ? Doit-on attendre 2027 pour ouvrir ce chantier ? L'approche transpartisane adopt&#233;e par la Commission des affaires culturelles et de l'&#233;ducation de l'Assembl&#233;e nationale permet d'esp&#233;rer qu'il n'en sera rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Bloch&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le Caf&#233; p&#233;dagogique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bac et r&#233;forme de la voie professionnelle : &#171; L'entreprise est devenue l'alpha et l'om&#233;ga de la formation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lyc&#233;e pro : &#171; Des r&#233;formes d'une na&#239;vet&#233; sans &#233;gal &#187; (1/2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le baccalaur&#233;at professionnel, vecteur d'ascension sociale pour les moins avantag&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;forme ! R&#233;forme ! Quitte &#224; en perdre ton lyc&#233;e professionnel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2025/09/22/lycee-pro-la-totalite-des-reformes-des-20-dernieres-annees-a-ete-inutile/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;cafepedagogique.net&lt;/i&gt; du 22.09.25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enseignement professionnel d&#233;voy&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le rapport des d&#233;put&#233;s G. Bannier et JC. Raux ne fait pas qu'estimer les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es sur l'enseignement professionnel. Il ne montre pas seulement les effets nocifs des r&#233;formes depuis 2009. Il met en &#233;vidence la trahison des objectifs et des &#233;l&#232;ves de cet enseignement sous E. Macron.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remis en juillet, le rapport de la &#034;mission flash sur les impacts des r&#233;formes successives du baccalaur&#233;at professionnel&#034; r&#233;dig&#233; par les d&#233;put&#233;s G&#233;raldine Bannier (Modem) et Jean-Claude Raux (&#233;cologiste) veut &#034;donner un aper&#231;u des cons&#233;quences des r&#233;formes successives : il s'agissait de comprendre et d'&#233;valuer les modifications majeures qu'elles ont apport&#233;es &#224; la voie professionnelle, aussi bien pour les &#233;l&#232;ves que pour les personnels&#034;. Il va en fait bien au-del&#224;. Il chiffre les pr&#233;l&#232;vements budg&#233;taires r&#233;alis&#233;s aux d&#233;pens de l'enseignement professionnel gr&#226;ce aux r&#233;formes, il montre l'&#233;chec de ces r&#233;formes et il laisse apercevoir les renoncements et la v&#233;ritable rupture qu'a connue la voie professionnelle sous E. Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enseignement professionnel vache &#224; lait de l'Education nationale&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport montre &#224; quel point l'enseignement professionnel est la vache &#224; lait de l'&#233;ducation nationale. Chaque r&#233;forme, sous Sarkozy en 2009, puis sous Macron en 2018 et en 2023, a suc&#233; les moyens de la voie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2009, on assiste &#224; une r&#233;duction continue des temps d'enseignement. Le saut majeur a lieu en 2009 quand le bac professionnel passe de 4 &#224; 3 ans. C'est un quart du temps de formation qui disparait aux d&#233;pens des &#233;l&#232;ves qui ont le plus besoin de l'&#233;cole pour atteindre un niveau correct en enseignement g&#233;n&#233;ral et se former aux disciplines professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'hypocrisie habituelle (une caract&#233;ristique du discours des officiels sur cette voie de formation),cette r&#233;forme a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme un moyen d'assurer &#034;l'&#233;gale dignit&#233;&#034; entre les 3 voies du baccalaur&#233;at et l'attractivit&#233; de l'enseignement professionnel. Le rapport parle pour cette d&#233;cision de &#034;m&#232;re des contre r&#233;formes&#034;. Un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale avait pourtant soulign&#233; &#034;qu'une grande majorit&#233; d'&#233;l&#232;ves ne peut pas suivre un parcours vers un baccalaur&#233;at professionnel en trois ans au terme du coll&#232;ge&#034;. Mais dans le cadre de la R&#233;vision g&#233;n&#233;rale des politiques publiques, la r&#233;forme a imm&#233;diatement permis d'&#233;conomiser 6 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de 2018 va dans le m&#234;me sens. On passe de 2900 h de formation &#224; 2520 h, soit 380h d'enseignement en moins. Les enseignements professionnels passent de 1472 h &#224; 1260 h. Avec la r&#233;forme de 2023,le volume d'enseignement diminue encore de 2520 h &#224; 2350 h. Les enseignement professionnels passent &#224; 1189 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une baisse de la qualit&#233; des formations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de ces r&#233;formes on a des &#233;l&#232;ves nettement plus jeunes et moins matures et surtout nettement moins bien form&#233;s aussi bien en enseignement g&#233;n&#233;ral qu'en professionnel. &#034;Comment pr&#233;tendre que le niveau de qualification s'est &#233;lev&#233; alors m&#234;me que les dipl&#244;m&#233;s du baccalaur&#233;at professionnel ont perdu deux ann&#233;es de formation depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 &#8211; perte r&#233;sultant de la r&#233;forme de 2009 et de la r&#233;duction massive des taux de redoublement &#224; l'&#233;cole primaire comme au coll&#232;ge ?&#034;, &#233;crivent les rapporteurs. On peut ajouter que la formation proprement lyc&#233;e est pass&#233; de 4 &#224; 2 ans car l'ann&#233;e de 2de avec ses &#034;familles de m&#233;tier&#034; n'est pas vraiment professionnalisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport montre le d&#233;sastre que constitue cette &#233;volution. Selon un expert, D Bloch, cela conduit &#224; ce que les jeunes bacheliers professionnels n'aient plus acc&#232;s aux emplois qualifi&#233;s car ils sont inemployables. Des Notes Depp &#233;tablissent la chute des comp&#233;tences en litt&#233;ratie et num&#233;ratie. Le Medef critique aussi cette &#233;volution : &#034; trois ann&#233;es s'av&#232;rent souvent trop courtes pour atteindre un niveau de qualification r&#233;ellement op&#233;rationnel sur le march&#233; du travail&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N Sarkozy et E Macron ont clairement d&#233;cid&#233; de faire des &#233;conomies budg&#233;taires aux d&#233;pens des &#233;l&#232;ves les plus d&#233;favoris&#233;s et les plus fragiles scolairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypocrisie des politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; on rejoint la deuxi&#232;me caract&#233;ristique de cette voie d'enseignement : l'hypocrisie. Le rapport propose un floril&#232;ge des discours hypocrites des responsables politiques. &#034;Les voies technologiques et professionnelles sont tenues dans un m&#233;pris qui est insupportable, qui est intol&#233;rable, intol&#233;rable socialement et insupportable, parce que de surcro&#238;t cela est faux&#034;, s'indigne N Sarkozy en 2009. E Macron lui fait &#233;cho en 2023 en parlant de &#034;parcours d'excellence&#034;. &#034;Ces discours r&#233;currents et peu suivis d'effets promouvant l'excellence de la voie professionnelle ne rel&#232;vent-ils pas d'une forme d'hypocrisie&#034;, se demandent les rapporteurs. &#034;Le comble de l'hypocrisie est atteint lorsque des mesures ayant pour effet de r&#233;duire le volume des enseignements dispens&#233;s aux &#233;l&#232;ves pr&#233;parant un baccalaur&#233;at professionnel sont justifi&#233;es au nom de l'&#233;gale dignit&#233; des fili&#232;res. Viser l'&#233;galit&#233; suppose de veiller &#224; ce que les &#233;l&#232;ves ayant le plus de besoins soient davantage soutenus&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;chec des r&#233;formes Blanquer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, le rapport &#233;tablit aussi l'&#233;chec des r&#233;formes men&#233;es depuis 2009 et notamment celui de la r&#233;forme Blanquer de 2018. Le rapport voit dans les &#034;familles de m&#233;tiers&#034; install&#233;es en 2de &#034;un dispositif contre productif&#034;. Avec la r&#233;forme, les enseignements professionnels &#034;d&#233;sormais tr&#232;s g&#233;n&#233;ralistes, retardent ainsi l'acquisition de comp&#233;tences professionnelles pr&#233;cises et susceptibles d'&#234;tre mobilis&#233;es ult&#233;rieurement par les &#233;l&#232;ves dans leur parcours&#034;. La formation est aussi devenue plus illisible aux yeux des familles. Et &#224; la fin de l'ann&#233;e de 2de, l'orientation est &#034;plus contrainte&#034; car les lyc&#233;es n'offrent pas toutes les sp&#233;cialit&#233;s. Selon le rapport, &#034;Il s'agit d'une autre forme d'orientation contrainte, susceptible de nourrir encore davantage le sentiment de rel&#233;gation de certains &#233;l&#232;ves&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;co-intervention&#034; et &#034;le chef d'oeuvre&#034; sont aussi tr&#232;s critiqu&#233;es. Pour les rapporteurs, la co-intervention est surtout &#034;une variable d'ajustement&#034; pour &#233;conomiser sur les postes en utilisant au maximum les emplois existants. Pour le rapport c'est &#034;un objectif d'&#233;conomies budg&#233;taires dissimul&#233; derri&#232;re des objectifs p&#233;dagogiques&#034;. Quant au &#034;chef d'oeuvre&#034; c'est un &#034;dispositif inadapt&#233;&#034; qui fait perdre du temps d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la r&#233;forme de 2023, avec son &#034;parcours en Y&#034;, elle s&#232;me &#034;le chaos&#034; dans les lyc&#233;es. Des &#233;l&#232;ves disparaissent et l'objectif de former une partie des &#233;l&#232;ves au sup&#233;rieur en 6 semaines est risible. Les employeurs (U2P) critiquent de leur cot&#233; la multiplication des stages au m&#234;me moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sera donc pas &#233;tonn&#233; que le rapport demande de revoir de nombreux points des r&#233;formes. Les rapporteurs ne demandent pas le retour au bac pro en 4 ans, mais souhaitent &#034;permettre aux &#233;l&#232;ves volontaires de la voie professionnelle de suivre une quatri&#232;me ann&#233;e de formation en lyc&#233;e professionnel, en effectifs r&#233;duits et centr&#233;e sur les savoirs fondamentaux&#034;. Ils demandent aussi de &#034;rendre obligatoire le respect du choix de sp&#233;cialit&#233; exprim&#233; par les &#233;l&#232;ves &#224; l'issue de la classe de seconde professionnelle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont plus radicaux sur les r&#233;formes plus r&#233;centes. Ils demandent la suppression de la co-intervention et du chef d'oeuvre et de &#034; r&#233;tablir les volumes horaires disciplinaires correspondants&#034;. Ils veulent aussi la suppression du parcours en Y &#034;et, en cons&#233;quence, r&#233;tablir le volume d'enseignements correspondants pour tous. Organiser de nouveau les &#233;preuves du baccalaur&#233;at professionnel au mois de juin&#034;. De m&#234;me ils demandent de revenir sur la r&#232;gle des 6% des formations modifi&#233;es dans chaque acad&#233;mie &#034; en fonction d'une analyse pr&#233;cise de la situation des territoires&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trahison de la promesse r&#233;publicaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui ressort de cette &#034;mission flash&#034;, c'est, pour ceux qui connaissent l'histoire de l'Ecole, un fort sentiment de trahison. La cr&#233;ation du bac professionnel r&#233;pondait &#224; un objectif politique de d&#233;mocratisation de l'enseignement. Il s'agissait d'ouvrir une voie qui permette, avec une p&#233;dagogie diff&#233;rente, aux enfants domin&#233;s des classes populaires, d'acc&#233;der aux emplois qualifi&#233;s et &#224; l'enseignement sup&#233;rieur. Cette d&#233;cision politique visait &#224; assurer la promesse r&#233;publicaine que la cr&#233;ation du &#034;coll&#232;ge unique&#034; n'avait pas atteint. Dans &#034;L'argent de l'&#233;cole&#034; (Presses de Sciences Po 2025), C. Cardon-Quint montre que, d&#232;s sa mise en place, le minist&#232;re des Finances a refus&#233; les moyens qui devaient accompagner p&#233;dagogiquement cette grande r&#233;forme de d&#233;mocratisation scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bac professionnel devait r&#233;pondre aux ambitions des familles populaires. &#034;L'ensemble de la population a adh&#233;r&#233; &#224; l'id&#233;e qu'il faut poursuivre des &#233;tudes pour &#233;chapper au ch&#244;mage&#034;, me disait Vincent Troger en 2016 au moment de la publication de son ouvrage Le baccalaur&#233;at professionnel : impasse ou nouvelle chance ? (PUF). Pour lui, le bac professionnel &#034; a permis que cette id&#233;e soit d&#233;clin&#233;e dans une culture populaire avec un rapport au savoir plus instrumental dont j'ai toujours pens&#233;, en opposition avec les h&#233;ritiers de Bourdieu, que c'est une voie qui peut permettre l'&#233;mancipation. Cette r&#233;forme d&#233;cline cette id&#233;e dans le cadre d'une formation technologique. Les domin&#233;s ont aussi dans leur forme de refus de la culture acad&#233;mique la revendication d'une autre forme de r&#233;ussite. La r&#233;forme ouvre cela en disant aux jeunes bacheliers pro qu'ils peuvent acc&#233;der &#224; un BTS par exemple&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette promesse &#233;mancipatrice, les r&#233;formes men&#233;es par N Sarkozy et E Macron l'ont syst&#233;matiquement sabot&#233;e. Alors que la R&#233;publique a promis &#224; ces jeunes un &#034;vrai bac&#034; et un acc&#232;s au sup&#233;rieur ou aux emplois qualifi&#233;s, ils ont trahi la promesse et engag&#233; les jeunes dans une formation dont ils ont r&#233;duit les moyens. Les deux r&#233;formes de la voie professionnelle d'E Macron ont port&#233; des coups d&#233;cisifs &#224; ce grand projet de soci&#233;t&#233;. Elles sacrifient l'avenir des plus faibles au destin des favoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fran&#231;ois Jarraud&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/francois-jarraud/blog/250825/lenseignement-professionnel-devoye&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;blogs.mediapart.fr&lt;/i&gt; du 25.08.25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>&#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CE1 : r&#233;duction des &#233;carts en math&#233;matiques entre hors EP et EP (Depp)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article33733</link>
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		<dc:date>2025-03-31T08:44:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1260">Enseignement professionnel et Apprentissage (Positions de chercheurs et experts)</category>

		<dc:subject>RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>**EDUCATION PRIORITAIRE [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Eval. EDUC. PRIOR. [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Maths et Sciences (gr 4)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Langue &#233;crite (gr 4)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;DEPP Note d'information n&#176; 25.16 &#8211; Mars 2025. &#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CE1 : hausse des r&#233;sultats par rapport &#224; 2023 et r&#233;duction des &#233;carts en math&#233;matiques entre public hors &#233;ducation prioritaire et &#233;ducation prioritaire &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; la rentr&#233;e 2024, l'ensemble des &#233;l&#232;ves de CE1 ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s en fran&#231;ais et en math&#233;matiques pour la cinqui&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive. Les r&#233;sultats sont en hausse pour la majorit&#233; de comp&#233;tences &#233;valu&#233;es par rapport &#224; 2023. En fran&#231;ais, la comp&#233;tence (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1260" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Positions de chercheurs et experts)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot218" rel="tag"&gt;RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot297" rel="tag"&gt;Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot309" rel="tag"&gt;**EDUCATION PRIORITAIRE [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot575" rel="tag"&gt;Eval. EDUC. PRIOR. [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot108" rel="tag"&gt;Maths et Sciences (gr 4)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot116" rel="tag"&gt;Langue &#233;crite (gr 4)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;DEPP&lt;br class='autobr' /&gt;
Note d'information n&#176; 25.16 &#8211; Mars 2025. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CE1 : hausse des r&#233;sultats par rapport &#224; 2023 et r&#233;duction des &#233;carts en math&#233;matiques entre public hors &#233;ducation prioritaire et &#233;ducation prioritaire &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; la rentr&#233;e 2024, l'ensemble des &#233;l&#232;ves de CE1 ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s en fran&#231;ais et en math&#233;matiques pour la cinqui&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats sont en hausse pour la majorit&#233; de comp&#233;tences &#233;valu&#233;es par rapport &#224; 2023.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fran&#231;ais, la comp&#233;tence d'&#233;criture des syllabes est la mieux r&#233;ussie et celle de fluence demeure la moins ma&#238;tris&#233;e. En math&#233;matiques, la reproduction d'assemblage est la comp&#233;tence la mieux r&#233;ussie alors que les &#233;l&#232;ves restent en difficult&#233; en r&#233;solution de probl&#232;mes. Les &#233;carts de performances entre les &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s dans le secteur public hors &#233;ducation prioritaire et ceux en &#233;ducation prioritaire sont stables entre 2023 et 2024 en fran&#231;ais et se r&#233;duisent pour la moiti&#233; des comp&#233;tences &#233;valu&#233;es en math&#233;matiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
En math&#233;matiques, comme les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, les performances des &#233;l&#232;ves selon le&lt;br class='autobr' /&gt;
sexe se renversent &#224; l'entr&#233;e en CE1 : les gar&#231;ons pr&#233;sentent de meilleures performances que les filles, &#224; l'inverse du d&#233;but de CP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/evaluations-reperes-2024-de-debut-de-ce1-hausse-des-resultats-par-rapport-2023-et-reduction-des-450060&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;education.gouv.fr&lt;/i&gt; du 27.03.25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les autres &#233;valuations rep&#232;res 2024 publi&#233;es le m&#234;me jour :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/evaluations-reperes-2024-de-debut-de-cm2-meilleures-performances-des-filles-en-francais-et-des-450068&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25.19 &#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CM2 : meilleures performances des filles en fran&#231;ais et des gar&#231;ons en math&#233;matiques, except&#233; pour &#171; poser et calculer &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/evaluations-reperes-2024-de-debut-de-cm1-des-resultats-stables-en-francais-et-en-legere-hausse-en-450066&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25.18 &#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CM1 : des r&#233;sultats stables en fran&#231;ais et en l&#233;g&#232;re hausse en math&#233;matiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/evaluations-reperes-2024-de-debut-de-ce2-meilleures-performances-des-filles-en-francais-et-des-450065&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25.17 &#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CE2 : meilleures performances des filles en fran&#231;ais et des gar&#231;ons en math&#233;matiques, &#224; l'exception de &#171; poser et calculer &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/evaluations-reperes-2024-de-debut-de-cp-des-resultats-en-francais-et-en-mathematiques-comparables-450059&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25.15 &#201;valuations Rep&#232;res 2024 de d&#233;but de CP : des r&#233;sultats en fran&#231;ais et en math&#233;matiques comparables &#224; ceux de 2023 et en l&#233;g&#232;re hausse par rapport &#224; 2019&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Revisiter l'enseignement professionnel court, par Daniel Bloch (une s&#233;rie de 6 &#233;pisodes dans Le Caf&#233;, mai-juin 2024) </title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article32546</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article32546</guid>
		<dc:date>2024-07-03T08:37:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1260">Enseignement professionnel et Apprentissage (Positions de chercheurs et experts)</category>

		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Dossier Caf&#233; p&#233;dagogique (gr 3)/ (s&#233;lection)</dc:subject>
		<dc:subject>Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Historique de... (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>TEXTE OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Revisiter l'enseignement professionnel sup&#233;rieur court &lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel Bloch, p&#232;re du bac professionnel, propose aux lecteurs et lectrices du Caf&#233; p&#233;dagogique une s&#233;rie d'articles sur l'enseignement professionnel. Dans ce sixi&#232;me et dernier &#233;pisode, l'ancien invite &#224; &#171; briser la hi&#233;rarchie entre les voies g&#233;n&#233;rale, technologique et professionnelle &#187;. Un appel salutaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
En introduisant en 1985 le concept de baccalaur&#233;at professionnel, &#233;tait mis en avant le fait que sa cr&#233;ation n'&#233;tait qu'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot527" rel="tag"&gt;Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot397" rel="tag"&gt;Dossier Caf&#233; p&#233;dagogique (gr 3)/ (s&#233;lection)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot270" rel="tag"&gt;Historique de... (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;TEXTE OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revisiter l'enseignement professionnel sup&#233;rieur court&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Bloch, p&#232;re du bac professionnel, propose aux lecteurs et lectrices du Caf&#233; p&#233;dagogique une s&#233;rie d'articles sur l'enseignement professionnel. Dans ce sixi&#232;me et dernier &#233;pisode, l'ancien invite &#224; &#171; briser la hi&#233;rarchie entre les voies g&#233;n&#233;rale, technologique et professionnelle &#187;. Un appel salutaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En introduisant en 1985 le concept de baccalaur&#233;at professionnel, &#233;tait mis en avant le fait que sa cr&#233;ation n'&#233;tait qu'une &#233;tape sur la route conduisant &#224; l'&#171; &#233;gale dignit&#233; &#187; des voies g&#233;n&#233;rales, technologiques et professionnelles. Une &#171; &#233;gale dignit&#233; &#187; en direction de laquelle nous n'avons, depuis lors, gu&#232;re progress&#233;. L'id&#233;e-force mise en avant tout au long des cinq premiers &#233;pisodes de ce &#171; feuilleton &#187; est celle de la n&#233;cessit&#233; de franchir une seconde &#233;tape dans cette voie avec l'instauration de trois voies compl&#232;tes de formation initiale &#8211; chacune conduisant, par paliers successifs ou vers l'emploi ou vers la poursuite d'&#233;tudes. Il s'agit ainsi de briser la hi&#233;rarchisation des voies de formation et, par la m&#234;me, la s&#233;gr&#233;gation sociale &#224; laquelle elle donne lieu. Tout en sortant de la pens&#233;e unique, de confection. Jean-Pierre Chev&#232;nement avait caract&#233;ris&#233; l'introduction du baccalaur&#233;at professionnel en 1985 de &#171; r&#233;volution culturelle &#187;. Et c'est bien cette r&#233;volution qu'il s'agit de prolonger. Comme l'&#233;crit Jean-Paul Delahaye dans le Monde du 25 juin 2024 : &#171; Il faudra affronter les conservatismes des couches sociales, &#224; droite comme &#224; gauche d'ailleurs, qui veulent pr&#233;server leur position dominante dans le syst&#232;me &#233;ducatif et qui ont un comportement qui vise plus &#224; conserver ou restaurer pour leurs enfants qu'&#224; refonder pour tous. &#187; Il faut en effet pointer du doigt le conservatisme de ceux qui notamment affublent du vocable m&#233;prisant de &#171; massification &#187; ce qui n'a constitu&#233; de fait qu'une d&#233;mocratisation, m&#234;me si, &#224; l'&#233;vidence, subsistent de graves in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre approche est clairement en quadrature avec celle d&#233;velopp&#233;e par le Rassemblement National (RN) pour qui une hi&#233;rarchisation accrue des voies de formation apparait nettement dans un programme affichant la voie professionnelle comme un purgatoire permettant, &#224; terme, et aux meilleurs, de r&#233;int&#233;grer la voie g&#233;n&#233;rale. Tout &#224; l'oppos&#233; de nos propositions visant &#224; instaurer des voies technologiques et professionnelles compl&#232;tes, o&#249; la r&#233;ussite ne s'inscrit pas dans le seul retour &#224; la voie g&#233;n&#233;rale. Qu'est-il &#233;crit en effet dans ce programme ? &#171; Pour redonner au coll&#232;ge une place centrale dans la r&#233;ussite des &#233;l&#232;ves, le dipl&#244;me national du brevet deviendra donc un examen d'orientation post-3e : en fonction des r&#233;sultats de l'&#233;l&#232;ve et de ses bulletins scolaires, celui-ci sera orient&#233; vers l'enseignement g&#233;n&#233;ral et technologique, vers l'enseignement professionnel ou vers l'enseignement des m&#233;tiers par l'apprentissage. Et, comme c'est le cas dans les pays ayant les meilleurs r&#233;sultats &#233;ducatifs, &#224; l'image de la Suisse, des voies sp&#233;cifiques permettant de r&#233;int&#233;grer les &#233;l&#232;ves en ayant montr&#233; les capacit&#233;s au cours de leur formation professionnelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire nous apprend qu'une autre approche est possible, portant non sur la r&#233;ussite de quelques individus &#8211; &#224; l'exemple de l'admission cosm&#233;tique d'une poign&#233;e de bacheliers professionnels ou technologiques &#224; Sciences P&#244; &#8211; mais sur une promotion &#171; d&#233;mocratique &#187; du plus grand nombre. Ainsi, avant la cr&#233;ation, en 1985, du baccalaur&#233;at professionnel, il &#233;tait possible &#224; de rares titulaires d'un CAP ou d'un BEP &#171; m&#233;ritant &#187; de poursuivre une formation en vue d'obtenir un baccalaur&#233;at, mais il s'agissait alors d'un baccalaur&#233;at technologique pr&#233;par&#233;, difficilement, en lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique et non en lyc&#233;e professionnel, et qui impliquait un retour aux sources pouvant &#234;tre douloureux. La cr&#233;ation d'une voie professionnelle sp&#233;cifique, conduisant jusqu'au baccalaur&#233;at professionnel, en lyc&#233;e professionnel, avait alors permis de d&#233;cupler le nombre de bacheliers issus de la voie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme du Nouveau Front Populaire (NFP) n'&#233;voque que de fa&#231;on tr&#232;s succincte &#8211; trop succincte &#8211; la question de l'enseignement professionnel. On n'y retrouve malheureusement pas la proposition de la NUPES, visant &#224; r&#233;tablir le baccalaur&#233;at professionnel en quatre ans en renfor&#231;ant les enseignements g&#233;n&#233;raux et encore celle visant &#224; faciliter la poursuite d'&#233;tudes apr&#232;s un bac professionnel ou technologique (BTS, DUT, licences professionnelles). On note en revanche l'abolition de Parcoursup. Cette abolition ne va pas de soi, m&#234;me s'il demeure, pour ce dispositif, d'importantes marges de progr&#232;s et plus particuli&#232;rement en ce qui concerne l'enseignement professionnel sup&#233;rieur court. Cette suppression de Parcoursup peut conduire &#224; effacer la politique des quotas, favorables aux bacheliers professionnels comme technologiques, et &#224; supprimer le minimum de coh&#233;rence qu'il assure dans les fili&#232;res g&#233;n&#233;rales. Une proposition de nature d&#233;magogique, car cette absence de continuit&#233; p&#233;dagogique est &#224; l'origine d'un incroyable g&#226;chis &#233;conomique et humain, comme nous l'avons d&#233;nonc&#233; sur l'exemple des poursuites d'&#233;tudes des bacheliers professionnels &#233;chouant en nombre dans des sections de techniciens sup&#233;rieurs (STS) ou celui des bacheliers technologiques poursuivant leurs &#233;tudes dans les instituts universitaires de technologie (IUT). Notre proposition, impliquant une r&#233;gulation des flux, vise, tout en adaptant les programmes aux publics alors majoritaires, &#224; accro&#238;tre plus encore qu'aujourd'hui la proportion de bacheliers professionnels en STS et de bacheliers technologiques en IUT et de bacheliers g&#233;n&#233;raux en formations universitaires conduisant tous&#8211; en trois ans &#8211; &#224; une licence professionnelle, et en respectant les grandes priorit&#233;s nationales. Maintenir Parcoursup, donc, mais dans le cadre de capacit&#233;s d'accueil accrues, comme peut s'en convaincre sur l'exemple du concours d'admission &#224; la rentr&#233;e 2023-2024 des IUT de Grenoble. Parcoursup ne peut cr&#233;er des places qui n'existent pas, d'o&#249; un taux d'insatisfaction consid&#233;rable. De cela, Parcoursup n'est pas responsable. Ainsi les enseignants de l'IUT 2 de Grenoble auraient eux aussi pr&#233;f&#233;r&#233;, plut&#244;t que de classer les 18 451 dossiers de candidature qui leur sont parvenus pour 736 places ouvertes proc&#233;der par entretiens individuels, sans le soutien de Parcoursup. Mais pouvait-il en &#234;tre autrement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concours d'admission au BUT &#224; la rentr&#233;e 2023-2024. Un exemple, les IUT grenoblois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IUT 1. Secteur de la production. 649 places, 9664 dossiers re&#231;us, 7107 class&#233;s, dont environ les 2/3 provenant de bacheliers g&#233;n&#233;raux et 1/3 de bacheliers technologiques. Le rang du dernier appel&#233;, compte tenu des d&#233;sistements, est de 3599, avec des proportions d'admis conformes &#224; celles des baccalaur&#233;ats des candidats, soit 2/3 et 1/3, la nature de certains d&#233;partements d'IUT les dispensant du quota de 50 % de bacheliers technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IUT 2. Secteur des services. 736 places, 18451 dossiers re&#231;us dont 1/3 de bacheliers technologiques, 9925 dossiers class&#233;s, et un taux de pression de 18 candidats par place pour les bacheliers technologiques et de 32 pour les bacheliers g&#233;n&#233;raux. Le rang du dernier appel&#233; est de 775, avec moiti&#233; de bacheliers technologiques et moiti&#233; de bacheliers g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les IUT pr&#233;parent &#233;galement au Dipl&#244;me de comptabilit&#233; et de gestion, en trois ans, donnant le grade de licence. A Grenoble, par exemple, l&#224; encore, les donn&#233;es sont sans appel avec 1737 dossiers re&#231;us, pour 60 places. Un taux de pression ici encore voisin de 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IUT 1. Secteur de la production. 649 places, 9664 dossiers re&#231;us, 7107 class&#233;s, dont environ les 2/3 provenant de bacheliers g&#233;n&#233;raux et 1/3 de bacheliers technologiques. Le rang du dernier appel&#233;, compte tenu des d&#233;sistements est 3599, avec des proportions d'admis conformes &#224; celles des baccalaur&#233;ats des candidats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IUT 2. Secteur des services. 736 places, 18451 dossiers re&#231;us dont 1/3 de bacheliers technologiques 9925 dossiers class&#233;s, avec un taux de pression de 18 pour les bacheliers technologiques et de 32 pour les bacheliers g&#233;n&#233;raux. Le rang du dernier appel&#233; est de 775, avec pour moiti&#233; des bacheliers technologiques et pour moiti&#233; des bacheliers g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde proposition du NFP vise &#224; attribuer une allocation d'autonomie aux &#233;l&#232;ves de l'enseignement professionnel. Elle a l'avantage de soulever, sans franchement la poser, la question de la coexistence des formations sous statut scolaire et en apprentissage. Une question de nature &#171; existentielle &#187;, tant les avantages du statut d'apprenti vis-&#224;-vis de celui d'&#233;tudiant sont consid&#233;rables. Il en est ainsi pour les indemnit&#233;s de stage : 100 &#8364; par semaine au cours des 24 semaines de stages prenant place au cours des trois ann&#233;es du baccalaur&#233;at professionnel, soit 2400 &#8364; par an, &#224; comparer &#224; 7500 &#8364; par an pour les apprentis de 16 ou 17 ans, et m&#234;me 9100 &#8364; pour les 18-20 ans. Sans compter les frais de d&#233;placement, pris en compte seulement pour les apprentis. Une ann&#233;e en apprentissage, ainsi favoris&#233;, revient environ deux fois plus &#224; l'&#201;tat qu'une ann&#233;e sous statut scolaire. De m&#234;me, toujours &#224; titre d'exemple, un apprenti ayant obtenu le BTS &#224; la suite d'un bachelor professionnel pourra valoriser ses cinq ann&#233;es de formation au titre de sa future retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'enseignement sup&#233;rieur priv&#233; &#224; but lucratif &#8211; souvent tr&#232;s lucratif &#8211; sous contrat d'apprentissage, doit &#234;tre &#233;galement abord&#233;e, tant sa part au sein des enseignements sup&#233;rieurs devient consid&#233;rable &#8211; elle approche les 15 %. Ont-elles leur place au sein de Parcoursup d&#232;s lors que de nombreux dysfonctionnements sont &#224; porter &#224; charge, avec des pratiques souvent frauduleuses, abusives, du marketing intensif, pour des formations &#233;chappant &#224; tout contr&#244;le qualitatif, et cela sans v&#233;ritable cadre juridique ? Sauf, pour le moins, &#224; obtenir un visa du minist&#232;re en charge des enseignements sup&#233;rieurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re d'enseignement professionnel, le projet Ensemble souffre d'un manque de cr&#233;dibilit&#233;, et plus encore de transparence. Des r&#233;formes Blanquer visant &#224; la &#171; transformation de l'enseignement professionnel &#187; d&#233;clin&#233;es tout au long du premier quinquennat, de nature essentiellement cosm&#233;tique, il ne reste d&#233;j&#224; pratiquement rien. Les r&#233;formes engag&#233;es au cours des deux ann&#233;es qui ont suivi l'ont &#233;t&#233; selon un mode les conduisant immanquablement &#224; l'&#233;chec, m&#234;me si elles ont d&#233;j&#224; re&#231;u un d&#233;but de mise en &#339;uvre. Un fiasco annonc&#233; r&#233;sultant de ce qu'elles n'ont re&#231;u l'appui d'aucune organisation professionnelle repr&#233;sentative des intervenants dans ces formations, mais pas non plus des repr&#233;sentants des parents d'&#233;l&#232;ves, des &#233;tudiants, et plus significativement encore des repr&#233;sentants des milieux &#233;conomiques. Un passage en force. Par ailleurs, du &#171; pilotage &#187; des enseignements sup&#233;rieurs professionnels courts par le minist&#232;re en charge du sup&#233;rieur, tout au long des sept ann&#233;es &#233;coul&#233;es, ne subsiste que l'affaissement des effectifs concern&#233;s, et la transformation, &#224; moyens minist&#233;riels constants, du DUT-2 ans en BUT &#8211; 3 ans. S'il fallait caract&#233;riser ce qu'il en a &#233;t&#233;, au cours des sept derni&#232;res ann&#233;es, de l'enseignement professionnel, du secondaire on retiendra que ses r&#233;formes ont surgi d'o&#249; l'on ne sait o&#249;, et qu'elles se sont empil&#233;es sans que ne soit assur&#233; un minimum de continuit&#233;, de coh&#233;rence, entre les enseignements au coll&#232;ge et en lyc&#233;e professionnel. Du sup&#233;rieur, qu'il n'y ait pas non plus eu de recherche de continuit&#233; entre les enseignements secondaires et sup&#233;rieurs et que les bacheliers technologiques comme professionnels y aient &#233;t&#233; &#171; invisibilis&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde caract&#233;ristique de ces sept ann&#233;es : la coh&#233;rence, en revanche, entre les politiques conduites par les minist&#232;res en charge des enseignements secondaires comme sup&#233;rieurs, avec celles relevant du minist&#232;re du travail, en mati&#232;re de d&#233;veloppement &#8211; quoiqu'il en ait co&#251;t&#233; &#8211; des formations en apprentissage. On aurait pu imaginer une coexistence constructive, efficace, &#224; la fran&#231;aise, entre les enseignements secondaires et sup&#233;rieurs. Tout comme entre les formations sous statut scolaire ou d'&#233;tudiant et les formations en apprentissage. Il n'en a rien &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;Daniel Bloch&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NB. Je remercie, Lionel Filippi, Directeur de l'Ecole universitaire de technologie de l'Universit&#233; Grenoble &#8211; Alpes pour de nombreuses discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques r&#233;f&#233;rences :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/commissions-permanentes/affaires-culturelles/missions-de-la-commission/mi-enseignement-superieur-prive-lucratif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rapport de la mission d'information parlementaire portant sur l'enseignement sup&#233;rieur priv&#233; &#224; but lucratif :&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;&#034;&gt;Daniel Bloch. Une histoire engag&#233;e de l'enseignement professionnel, Presses universitaires de Grenoble, 1923.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;&#034;&gt;Daniel Bloch. Quel avenir pour l'enseignement professionnel. Presses universitaires de Grenoble, 2024.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le caf&#233; p&#233;dagogique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/06/26/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court-5/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;pisode 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/06/18/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court-4/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;pisode 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/06/11/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court-3/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;pisode 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/06/04/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;pisode 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/05/28/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;pisode 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2024/07/02/revisiter-lenseignement-professionnel-superieur-court-6/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;cafepedagogique.net&lt;/i&gt; du 02.06.24&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Par rapport aux apprentis en CAP, les &#233;l&#232;ves en CAP sous statut scolaire sont davantage issus de familles d&#233;favoris&#233;es, enfants d'immigr&#233;s et scolaris&#233;s en &#233;ducation prioritaire (Depp)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article31742</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article31742</guid>
		<dc:date>2024-03-06T10:25:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1256">Enseignement professionnel et Apprentissage (Rapports officiels)</category>

		<dc:subject>Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>**EDUCATION PRIORITAIRE [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Parents [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Note d'information Depp, n&#176; 24.05 &#8211; Mars 2024 &lt;br class='autobr' /&gt; L'orientation en CAP par apprentissage ou par voie scolaire est fortement li&#233;e au niveau scolaire et &#224; l'origine sociale des &#233;l&#232;ves &#192; l'issue de la troisi&#232;me, 10 % des jeunes s'orientent en CAP : 4 % en apprentissage et 6 % sous statut scolaire. Ayant des aspirations plus &#233;lev&#233;es pour les &#233;tudes longues, les parents des jeunes orient&#233;s en CAP sous statut scolaire &#233;taient plus nombreux &#224; avoir envisag&#233; une seconde professionnelle pour leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1256" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Rapports officiels)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot297" rel="tag"&gt;Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot218" rel="tag"&gt;RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot309" rel="tag"&gt;**EDUCATION PRIORITAIRE [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot123" rel="tag"&gt;Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot221" rel="tag"&gt;Parents [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Note d'information Depp, n&#176; 24.05 &#8211; Mars 2024&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; L'orientation en CAP par apprentissage ou par voie scolaire est fortement li&#233;e au niveau scolaire et &#224; l'origine sociale des &#233;l&#232;ves&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'issue de la troisi&#232;me, 10 % des jeunes s'orientent en CAP : 4 % en apprentissage et 6 % sous statut scolaire. Ayant des aspirations plus &#233;lev&#233;es pour les &#233;tudes longues, les parents des jeunes orient&#233;s en CAP sous statut scolaire &#233;taient plus nombreux &#224; avoir envisag&#233; une seconde professionnelle pour leur enfant alors que les parents de 8 apprentis sur 10 leur envisageaient d&#233;j&#224; un CAP. Avant cette orientation en CAP, la quasi-totalit&#233; des parents d'apprentis envisageaient d&#233;j&#224; pour leur enfant une formation en apprentissage (95 %). Les jeunes qui font leur CAP en apprentissage sont davantage des gar&#231;ons, d'origine sociale moyenne (enfants d'agriculteurs exploitants, d'artisans, de commer&#231;ants ou d'employ&#233;s) et r&#233;sidant dans les zones rurales. En revanche, les &#233;l&#232;ves en CAP sous statut scolaire sont davantage issus de familles d&#233;favoris&#233;es, enfants d'immigr&#233;s et scolaris&#233;s &lt;strong&gt;en &#233;ducation prioritaire.&lt;/strong&gt; Les apprentis en CAP ont un moindre retard scolaire et un niveau scolaire plus &#233;lev&#233; que les &#233;l&#232;ves en CAP sous statut scolaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/l-orientation-en-cap-par-apprentissage-ou-par-voie-scolaire-est-fortement-liee-au-niveau-scolaire-et-413796&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;education.gouv.fr&lt;/i&gt; de mars 2024&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Le recteur Daniel Bloch fait le bilan des ann&#233;es Blanquer : (3) L'enseignement professionnel (ToutEduc)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article30772</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article30772</guid>
		<dc:date>2023-08-11T10:00:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1257">Enseignement professionnel et Apprentissage (Positions politiques et syndicales)</category>

		<dc:subject>Dossier ToutEduc (gr 2)/ (s&#233;lection)</dc:subject>
		<dc:subject>RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>EVALUATION [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Rapp. interminist. : C. Comptes, D&#233;fenseur, Fr. Strat&#233;gie, Lolf... (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que reste-t-il des ann&#233;es Blanquer ? L'analyse du recteur D. Bloch, 3&#232;me chapitre : l'enseignement professionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
ToutEduc publie bien volontiers le 3&#232;me volet du bilan des ann&#233;es Blanquer dress&#233; par le recteur Daniel Bloch, r&#233;put&#233; &#234;tre &#034;le p&#232;re du baccalaur&#233;at professionnel&#034;. Les opinions exprim&#233;es n'engagent toutefois, et selon la formule consacr&#233;e, que leur auteur. Les intertitres sont de la r&#233;daction. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s sa nomination comme ministre de l'&#201;ducation nationale, en mai 2017, Jean-Michel (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1257" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Positions politiques et syndicales)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot638" rel="tag"&gt;Dossier ToutEduc (gr 2)/ (s&#233;lection)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot218" rel="tag"&gt;RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot527" rel="tag"&gt;Expert, Ex-responsable MEN (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot305" rel="tag"&gt;EVALUATION [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot506" rel="tag"&gt;Rapp. interminist. : C. Comptes, D&#233;fenseur, Fr. Strat&#233;gie, Lolf... (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot539" rel="tag"&gt;Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il des ann&#233;es Blanquer ? L'analyse du recteur D. Bloch, 3&#232;me chapitre : l'enseignement professionnel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;ToutEduc publie bien volontiers le 3&#232;me volet du bilan des ann&#233;es Blanquer dress&#233; par le recteur Daniel Bloch, r&#233;put&#233; &#234;tre &#034;le p&#232;re du baccalaur&#233;at professionnel&#034;. Les opinions exprim&#233;es n'engagent toutefois, et selon la formule consacr&#233;e, que leur auteur. Les intertitres sont de la r&#233;daction.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s sa nomination comme ministre de l'&#201;ducation nationale, en mai 2017, Jean-Michel Blanquer annonce qu'il engagera un grand plan de &#034;transformation de la voie professionnelle&#034; dont il entend bien &#034;retrouver l'attractivit&#233; et d&#233;velopper l'efficacit&#233;&#034;. Cinq ann&#233;es plus tard, un constat &#8211; implicite - d' &#233;chec est dress&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique qui, de fait, reprend le dossier en main. Ici, comme pour l'enseignement primaire, de bonnes intentions mais de mauvaises solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun s'accorde sur le fait que l'enseignement professionnel secondaire doit &#234;tre profond&#233;ment remani&#233;, compte tenu &#8211; mais pas seulement - des trop faibles taux d'emploi des lyc&#233;ens qui en sont issus : alors que la moiti&#233; des sortants 2021 au niveau du CAP &#233;taient, six mois plus tard, en poursuite d'&#233;tudes, seulement un quart (24 %) de ceux imm&#233;diatement disponibles sur le march&#233; du travail avaient un emploi : un taux en forte baisse par rapport &#224; ce qu'il &#233;tait en 2017, soit 31,9 %. Le paysage n'est gu&#232;re plus favorable pour le baccalaur&#233;at professionnel o&#249; 37 % seulement des sortants de 2021 pr&#233;sents sur le march&#233; du travail &#233;taient en emploi six mois plus tard. L&#224; encore un taux en baisse : en 2017, il &#233;tait de 47,7 %. On ne peut donc que le constater : de 2017 &#224; 2021, les conditions d'acc&#232;s &#224; l'emploi des sortants des lyc&#233;es professionnels se sont d&#233;grad&#233;es, alors que les r&#233;formes engag&#233;es en 2017 auraient d&#251; apporter leurs premiers fruits. Certes, la politique conduite par Jean-Michel Blanquer en mati&#232;re d'enseignement professionnel n'est pas, en elle-m&#234;me, responsable de cette d&#233;gradation. Mais elle n'a pas r&#233;ussi &#224; l'enrayer. Les r&#233;formes port&#233;es par Jean-Michel Blanquer n'ont trait&#233; qu'&#224; la marge le c&#339;ur du probl&#232;me. Il e&#251;t fallu des mesures d'une tout autre ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une baisse aussi pour les apprentis en CAP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut traiter des formations en lyc&#233;es professionnels sans faire simultan&#233;ment r&#233;f&#233;rence &#224; celles assur&#233;es par les CFA (dentres de formation d'Apprentis). Parmi les sortants des CFA pr&#233;sents sur le march&#233; du travail, six mois apr&#232;s leur sortie de 2021, 58 % sont en position d'emploi pour les formations conduisant au CAP, un taux en baisse par rapport &#224; ce qu'il &#233;tait en 2017 (62,8 %). Une situation qui ne peut &#234;tre qualifi&#233;e non plus de satisfaisante, d'autant qu'un tiers des apprentis rompent leur contrat en cours de route. Le taux d'emploi, pour les formations en CFA conduisant au baccalaur&#233;at professionnel, est nettement meilleur : il atteint 75,8 % , un taux en hausse depuis 2017. On notera cependant qu'il s'agit de bacheliers issus de formations peu fournies et tr&#232;s s&#233;lectives : alors que les classes pr&#233;parant au baccalaur&#233;at professionnel accueillent 510 000 &#233;l&#232;ves en lyc&#233;es professionnels, les CFA n'en forment que 65 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les taux d'insertion des dipl&#244;m&#233;s dans les m&#233;tiers &#034;en tension&#034; demeurent encore convenables, il ne peut &#234;tre affirm&#233; que ces dipl&#244;m&#233;s poss&#232;dent le niveau de comp&#233;tences souhait&#233;. Chacun fait avec ce qu'il peut. La solution ne se trouve pas dans la seule augmentation du nombre de classes li&#233;es &#224; ces m&#233;tiers en tension et la fermeture de celles pour lesquelles le taux d'emploi est insuffisant, m&#234;me s'il faut en faire usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On notera &#034;&#224; la d&#233;charge&#034; des lyc&#233;es professionnels, un recrutement, particuli&#232;rement en CAP, d'&#233;l&#232;ves de troisi&#232;me qui &#233;taient, pour 40 % d'entre eux, des &#233;l&#232;ves des SEGPA (sections d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel adapt&#233;) ou issus des ULIS (unit&#233;s localis&#233;es pour l'insertion scolaire). Un public peu pr&#233;sent dans les CFA. Le lyc&#233;e professionnel constitue le r&#233;ceptacle de nombreux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;s, des difficult&#233;s dont il ne porte pas la responsabilit&#233;. Il r&#233;ussit pourtant &#224; mettre la t&#234;te hors de l'eau d'une proportion notable d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures prises au cours du quinquennat Blanquer, inefficaces en mati&#232;re d'acc&#232;s &#224; l'emploi, n'ont pas non plus contribu&#233; &#224; am&#233;liorer l'attractivit&#233; de l'enseignement professionnel, alors qu'il s'agissait aussi d'un de ses objectifs affich&#233;s. Le taux de passage en lyc&#233;e professionnel, sous statut scolaire, &#224; l'issue de la troisi&#232;me g&#233;n&#233;rale, non seulement ne progresse pas, mais recule, de 22,9 % en 2017 &#224; 22,5% en 2021. Une baisse d'attractivit&#233; affectant essentiellement le baccalaur&#233;at professionnel. Et les lyc&#233;es professionnels perdent 35 000 &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#034;valeur marchande&#034; des dipl&#244;mes a baiss&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les taux de redoublement ont diminu&#233; et si les taux de r&#233;ussite aux examens ont progress&#233;, personne n'est dupe : ces &#233;volutions ne traduisent en rien une &#034;am&#233;lioration&#034; du niveau des dipl&#244;m&#233;s. Cette &#034;am&#233;lioration&#034; a conduit &#224; r&#233;duire le taux de &#034;sortants sans qualifications&#034; qui, &#224; 7,8 % est l' un des plus faible de l'Union europ&#233;enne. Un artifice : non seulement l'acc&#232;s &#224; l'emploi est devenu plus difficile, mais les &#034;valeurs marchandes&#034; du CAP et du baccalaur&#233;at professionnel se sont d&#233;grad&#233;es. Ainsi, 40 % des actifs sortis depuis un &#224; quatre ans d'une formation au CAP - qu'elle ait pris place en CFA ou en lyc&#233;e professionnel - se trouvent &#234;tre en position d'ouvrier ou d'employ&#233; non qualifi&#233;s, pour l'exercice desquels un dipl&#244;me est, en principe, inutile. Il en est de m&#234;me pour le baccalaur&#233;at professionnel qui initialement fournissait au march&#233; du travail les techniciens dont il avait besoin, et qui lui aussi interrogeait d&#232;s lors que 43 % ont, d&#233;sormais, seulement un emploi d'ouvrier ou d'employ&#233; qualifi&#233; et m&#234;me, pour 35 % d'entre eux un emploi d'ouvrier ou d'employ&#233; non qualifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entrons dans les d&#233;tails de la r&#233;forme Blanquer et l'une de ses mesures- phares, la refonte des secondes professionnelles, d&#233;sormais constitu&#233;es par familles de m&#233;tiers. Ce qui permet de donner du temps de r&#233;flexion aux &#233;l&#232;ves, avant qu'ils aient &#224; se d&#233;cider pour une orientation vers un m&#233;tier particulier. Une contrepartie cependant : un degr&#233; de professionnalisation du baccalaur&#233;at professionnel, de ce fait, amenuis&#233; en raison du caract&#232;re n&#233;cessairement plus g&#233;n&#233;raliste de ces classes. Jean-Michel Blanquer fait par ailleurs b&#233;n&#233;ficier les &#233;l&#232;ves d'un certain nombre d'enseignements en demi-classes, tant pour le CAP que pour le baccalaur&#233;at professionnel. Sans qu'une plus-value suffisante ait pu en r&#233;sulter, alors que le co&#251;t de cette mesure est important. Et l'on doit noter aussi l'introduction d'un &#034;chef d'&#339;uvre&#034;, &#224; r&#233;aliser au cours de la pr&#233;paration du CAP comme du baccalaur&#233;at professionnel : pour de nombreuses sp&#233;cialit&#233;s, et plus particuli&#232;rement au niveau du baccalaur&#233;at professionnel, il a &#233;t&#233; bien difficile d'imaginer ce en quoi ce chef d'&#339;uvre pouvait consister. On notera aussi l'introduction de cours en co-intervention o&#249; interviennent &#224; la fois un professeur d'une discipline professionnelle et un professeur de l'enseignement g&#233;n&#233;ral, de fran&#231;ais ou de math&#233;matiques. &#193; charge, pour les &#233;l&#232;ves, de faire la synth&#232;se de leurs enseignements&#8230; Des mesures qui ont leurs co&#251;ts, mais consid&#233;r&#233;es &#8211; sans doute &#224; raison - , par les enseignants, comme de simples gadgets. Jean-Michel Blanquer s'&#233;tait &#233;galement propos&#233; de d&#233;multiplier les classes-passerelles, situ&#233;es entre le baccalaur&#233;at professionnel et l'entr&#233;e en section de technicien sup&#233;rieur (STS), passerelles institu&#233;es afin d'am&#233;liorer les taux de r&#233;ussite au BTS. Elles n'accueillent aujourd'hui que moins d'un pour cent des 180 000 bacheliers&#8230; Il exige l'institution d' UFA (unit&#233;s de formation par apprentissage) dans chaque lyc&#233;e professionnel, afin notamment de mixer les publics et les voies de formation. Les apprentis en lyc&#233;e &#233;taient 40 000 en 2017. Ils ne seront que 10 000 de plus en 2017. Une goutte d'eau, alors que, sur cette p&#233;riode de cinq ann&#233;es, le nombre d'apprentis s'est accru de pr&#232;s de 450 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moins de formation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224; n'est pas l'essentiel : ces mesures &#8211; dont certaines ainsi tr&#232;s co&#251;teuses et d'une m&#233;diocre efficacit&#233; - ont &#233;t&#233; financ&#233;es&#8211; et m&#234;me au-del&#224; - par la r&#233;duction des horaires d'enseignement dont b&#233;n&#233;ficiaient les &#233;l&#232;ves. Ainsi, au CAP, la moiti&#233; des heures d'enseignement g&#233;n&#233;ral disparaissent. Ce sera un tiers pour le baccalaur&#233;at professionnel, o&#249; les &#233;l&#232;ves perdent, sur l'ensemble de leur scolarit&#233;, l'&#233;quivalent de dix semaines de cours, alors qu'il s'agissait d'&#233;l&#232;ves, &#224; leur arriv&#233;e, en grandes difficult&#233;s dans les disciplines g&#233;n&#233;rales. Comme s'il existait encore des comp&#233;tences professionnelles susceptibles d'&#234;tre inculqu&#233;es en l'absence de culture g&#233;n&#233;rale. &#192; contresens, et une &#233;trange conception du vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons aux questions relatives &#224; l'apprentissage. Les six derni&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par un d&#233;veloppement massif &#8211; et tr&#232;s co&#251;teux lui aussi - des formations en apprentissage, en faible progression pour le CAP comme pour le baccalaur&#233;at professionnel, mais d'une exceptionnelle ampleur pour les formations d'un niveau sup&#233;rieur &#224; celui du baccalaur&#233;at. Suivant la Cour des Comptes, le co&#251;t annuel moyen par contrat d'apprentissage s'&#233;l&#232;ve &#224; 19 200 &#8364; alors que le co&#251;t annuel, en lyc&#233;e professionnel, est &#233;valu&#233; &#224; 12 680 &#8364; et celui d'un &#233;tudiant dans l'enseignement sup&#233;rieur &#224; 11 580 &#8364;. Le diff&#233;rentiel, par &#233;l&#232;ve ou &#233;tudiant est ainsi proche de 7000 &#8364;, par ann&#233;e de formation. D'o&#249; un surco&#251;t, en &#034;faveur&#034; du million d'apprentis, voisin de sept milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun s'accorde aujourd'hui sur le fait que l'apprentissage ne saurait plus longtemps &#234;tre financ&#233; selon un mode &#034;open bar&#034;, avec une croissance des d&#233;penses non ma&#238;tris&#233;e, et pour des formations trop souvent d'int&#233;r&#234;t discutable. Comme l'a soulign&#233; r&#233;cemment la Cour des Comptes , les objectifs vis&#233;s par la r&#233;forme de 2018 (Loi du 5 septembre 2018 pour la libert&#233; de choisir son avenir professionnel) sont essentiellement d'ordre quantitatif, sans pr&#233;occupation suffisante quant &#224; l'utilit&#233; de la d&#233;pense. Les modalit&#233;s de financement des organismes de formation favorisent le d&#233;veloppement de formations tertiaires dans l'enseignement sup&#233;rieur sans prise en compte des besoins prioritaires de l'&#233;conomie. L'apprentissage ne b&#233;n&#233;fice pas en majorit&#233; aux jeunes rencontrant le plus de difficult&#233;s pour s'ins&#233;rer sur le march&#233; du travail. Il s'agit ainsi, pour la Cour des Comptes, de mieux cibler, &#224; l'avenir, la d&#233;pense publique vers des publics prioritaires, de renforcer les exigences en mati&#232;re de qualit&#233; des formations et de lutte contre la fraude, d'instaurer un pilotage strat&#233;gique des priorit&#233;s int&#233;grant l'enjeu de soutenabilit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et les droits &#224; la retraite ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons, de plus, que les magistrats de la Cour des Comptes semblent avoir omis de noter que les ann&#233;es en apprentissage sont prises en compte, d&#232;s lors qu'il s'agit de faire valoir les droits &#224; la retraite. Les &#233;l&#232;ves de l'enseignement professionnel ne peuvent, en ce qui les concerne, faire valider leurs ann&#233;es de formation, et devront travailler ainsi par exemple deux ann&#233;es de plus, s'ils ont pr&#233;par&#233; un CAP, ou trois ann&#233;es s'il s'est agi du baccalaur&#233;at professionnel. En outre, les apprentis sont exon&#233;r&#233;s de la totalit&#233; ou de la plus grande part des cotisations sociales. Avec une retraite au taux moyen de 1 500 &#8364; par mois, et rapport&#233;e au million d'apprentis, c'est ainsi une enveloppe de quinze milliards, pour une seule ann&#233;e de formation en apprentissage &#8211; &#233;videmment pas &#224; la seule charge du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral de la s&#233;curit&#233; sociale - qu'il sera n&#233;cessaire d'avoir &#224; l'esprit. Le Conseil d'orientation des retraites n'a pas, semble-t-il, pris la mesure des effets de cette explosion du nombre d'apprentis. Il est vrai que ses effets ne se feront sentir que bien au-del&#224; de l'ann&#233;e 2030. Face &#224; cette mont&#233;e en puissance non ma&#238;tris&#233;e de l'apprentissage, on aurait souhait&#233; un meilleur d&#233;fenseur de l'enseignement professionnel que Jean-Michel Blanquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle pourraient &#234;tre, en cons&#233;quence, les &#233;l&#233;ments structurant d'une r&#233;forme de l'enseignement professionnel &#233;conomiquement plus efficace et socialement plus juste, focalis&#233;e sur les publics les moins favoris&#233;s ? Nous en avons propos&#233; trois, les deux premiers concernent le CAP et le baccalaur&#233;at professionnel. Le troisi&#232;me, portant sur les formations post-baccalaur&#233;at, sera trait&#233; au chapitre suivant. Ils impliquent la transformation du CAP 2 ans, en un CAP 3 ans, le retour &#224; un baccalaur&#233;at professionnel 4 ans et la cr&#233;ation d'un bachelor professionnel 3ans. Retrouvant ainsi les dur&#233;es de formation du d&#233;but des ann&#233;es 2000, rong&#233;es par le temps, puisqu'ainsi, au terme du parcours incluant le baccalaur&#233;at 4 ans et le bachelor professionnel 3 ans, les titulaires de ce dernier dipl&#244;me auront 21 ans, l'&#226;ge o&#249; leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, au d&#233;but de ann&#233;es 2000, pouvaient obtenir le BTS. Il n'y a pas d'autres solutions aux probl&#232;mes rencontr&#233;es que celle qui consiste &#224; prolonger la voie professionnelle afin qu'elle constitue une fili&#232;re compl&#232;te, avec sa propre coh&#233;rence. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des CAP en trois ans et des CAP en un an&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le CAP, il s'agirait, tout d'abord, de prolonger d'une ann&#233;e la dur&#233;e de pr&#233;paration du CAP des &#233;l&#232;ves et apprentis en formation initiale, avec, r&#233;partis sur les trois ann&#233;es de formation, un semestre suppl&#233;mentaire d'enseignement g&#233;n&#233;ral et un semestre suppl&#233;mentaire sous forme de p&#233;riodes de formation en milieux professionnels, r&#233;mun&#233;r&#233;es, avec, en b&#233;n&#233;fice, l'acquisition de comp&#233;tences g&#233;n&#233;rales comme professionnelles d'un cran plus &#233;lev&#233;es. Et ce en retrouvant le m&#234;me nombre d'ann&#233;es de scolarit&#233; qu'au d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif de formation en trois ann&#233;es ne s&#8216;appliquerait pas &#224; l'ensemble de ceux qui cherchent &#224; obtenir un CAP : les actuels dipl&#244;m&#233;s peuvent en effet &#234;tre r&#233;partis en deux cat&#233;gories, avec, pour l'ann&#233;e 2021, sur les 170 000 dipl&#244;m&#233;s, 95 000 de moins de 20 ans, ayant ainsi &#233;ventuellement redoubl&#233; jusqu'&#224; deux fois. La deuxi&#232;me cat&#233;gorie est celle des 20 ans et plus, o&#249; l'on retrouve 75 000 dipl&#244;m&#233;s que l'on peut situer hors du champ de la formation initiale, et pour lesquels une formation &#224; temps plein d'une dur&#233;e de trois ans n'est pas adapt&#233;e. Il existe en effet une importante proportion de dipl&#244;m&#233;s du CAP, d&#233;j&#224; dipl&#244;m&#233;s, notamment en reconversion. Et pour lesquels une ann&#233;e de formation compl&#233;mentaire peut &#234;tre suffisante. Afin d'en &#233;valuer l'amplitude, faute de donn&#233;es nationales, nous nous contenterons de celles relatives &#224; l'acad&#233;mie de Grenoble qui &#233;tablissent qu'en 2021, 45 % des candidats au CAP &#233;taient d&#233;j&#224; dipl&#244;m&#233;s, avec pour la plupart un CAP ou un baccalaur&#233;at, voire, pour certains, un dipl&#244;me relevant des enseignements sup&#233;rieurs. Dans certaines sp&#233;cialit&#233;s, le nombre de candidats d&#233;j&#224; dipl&#244;m&#233;s est sup&#233;rieur au nombre de candidats visant le CAP comme premier dipl&#244;me. C'est notamment le cas pour le CAP d'accompagnement et d'&#233;ducation de la petite enfance (AEPE), le premier CAP en nombre d'inscrits, o&#249; 71 % des candidats sont d&#233;j&#224; dipl&#244;m&#233;s mais o&#249; le CAP est n&#233;cessaire afin d'acc&#233;der aux fonctions d'ATSEM ou de garde d'enfants &#224; domicile. C'est &#233;galement le cas pour les CAP de peintre en carrosserie (88 %), de tapissier d'ameublement (85 %), de tailleur de pierre (82 %), de boulanger (67 %) ou de menuisier (55 %). Ces taux, extrapol&#233;s au niveau national, conduisent &#224; estimer que, sur les 170 000 CAP d&#233;livr&#233;s en 2020, 75 000 environ l'ont &#233;t&#233; &#224; des candidats ayant d&#233;j&#224; un dipl&#244;me et 95 000 &#224; des candidats qui n'en poss&#233;daient pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le CAP, dans sa version formation initiale, n'est plus, et de loin, le principal dipl&#244;me de l'enseignement professionnel secondaire, son existence demeure indispensable, en raison de l'impossibilit&#233; d'envisager, pour certains &#233;l&#232;ves de trop faible niveau &#224; la sortie de la classe de troisi&#232;me, des parcours conduisant, au moins directement, &#224; un baccalaur&#233;at.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que les parcours propos&#233;s offrent des chances suffisantes d'acc&#232;s &#224; l'emploi, mais aussi, pour les meilleurs, qu'ils offrent une porte d'acc&#232;s vers un baccalaur&#233;at professionnel, une porte qui pourrait &#234;tre une premi&#232;re professionnelle d'adaptation, par analogie aux premi&#232;res d'adaptation qui, avant la cr&#233;ation du baccalaur&#233;at professionnel, ouvraient aux titulaires d'un Brevet d'&#233;tudes professionnelles (BEP) une voie d'acc&#232;s au baccalaur&#233;at technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le passage de deux &#224; trois ans de la dur&#233;e de pr&#233;paration &#224; un CAP renforc&#233; ne suffira pas. S'imposent &#233;galement d'indispensables am&#233;nagements de la carte scolaire, avec notamment la fermeture de formations n'offrant que peu de d&#233;bouch&#233;s, nombreuses dans le secteur tertiaire. Ces fermetures permettraient, en compensation, un red&#233;ploiement d'enseignants facilitant la transformation du CAP 2 ans en CAP 3 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves et apprentis, &#224; l'heure, seront alors dipl&#244;m&#233;s &#224; l'&#226;ge de 18 ans, &#224; l'&#226;ge des n&#233;o-bacheliers g&#233;n&#233;raux, technologiques ou professionnels d'aujourd'hui. Cet objectif &#8211; celui d'une formation initiale pour tous jusqu'&#224; 18 ans avait &#233;t&#233; mis en avant, tant pour la voie g&#233;n&#233;rale que pour une voie technique, par la commission Langevin-Wallon dans le cadre de son projet global de r&#233;forme de l'enseignement et du syst&#232;me &#233;ducatif fran&#231;ais &#233;labor&#233; de 1944 &#224; 1947, conform&#233;ment au programme de gouvernement du Conseil national de la R&#233;sistance (CNR). Avec, pour une voie professionnelle, un CAP en trois ans d&#233;butant en fin de classe de 3&#232;me. Il y a de cela pr&#232;s de 80 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un baccalaur&#233;at en triste &#233;tat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un dipl&#244;me professionnel qui a connu une grande m&#233;saventure, l'ayant laiss&#233; en triste &#233;tat, c'est le baccalaur&#233;at professionnel, d&#232;s lors que sa dur&#233;e de pr&#233;paration, a &#233;t&#233;, en 2009, r&#233;duite de 4 &#224; 3 ans, sous couverture d'une am&#233;lioration de son attractivit&#233; &#8211; ici encore un argumentaire de fa&#231;ade. Il n'en a &#233;videmment rien &#233;t&#233;, cependant que sa &#034;valeur marchande&#034; s'effondrait, tout particuli&#232;rement pour les formations du &#034;tertiaire&#034;. Ce qui &#233;tait pr&#233;visible et pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#034;baccalaur&#233;at professionnel 3 ans&#034; avait fait l'objet d'une exp&#233;rimentation engag&#233;e dans le cadre d'une convention conclue, en d&#233;cembre 2000, entre le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; aux enseignements professionnels, Jean-Luc M&#233;lenchon et Jack Lang, alors ministre de l'&#201;ducation nationale, avec l'UIMMM (union des industries et des m&#233;tiers de la m&#233;tallurgie). Mais pour les seuls &#233;l&#232;ves s&#233;lectionn&#233;s &#224; cet effet, et uniquement dans le secteur des sciences et techniques industrielles. Selon l'Inspection g&#233;n&#233;rale de l'&#201;ducation nationale, en charge, en 2005, de l'&#233;valuation de ce dispositif exp&#233;rimental, celui-ci ne saurait &#234;tre &#233;tendu. Il l'a &#233;t&#233; cependant, dans le cadre de la politique de r&#233;duction du nombre d'emplois de la fonction publique conduite au titre de la &#034;R&#233;vision g&#233;n&#233;rale des politiques publiques&#034;. Une r&#233;forme n'ayant &#233;t&#233; sollicit&#233;e, ni par les entreprises, ni par les enseignants. Une g&#233;n&#233;ralisation &#224; laquelle Jean-Luc M&#233;lenchon, alors s&#233;nateur, s'oppose vivement. Une r&#233;forme qu'il remettra d'ailleurs en cause lors de la campagne pr&#233;sidentielle de 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme, initi&#233;e en classe de seconde, &#224; la rentr&#233;e 2009, sera achev&#233;e en 2011, une fois atteint le niveau des classes de terminale. Une r&#233;forme que Jean-Michel Blanquer a pilot&#233;e, d&#232;s la fin de l'ann&#233;e 2009, alors qu'il &#233;tait directeur de la Direction g&#233;n&#233;rale des enseignements scolaires (DGESCO). En tant que ministre, il pouvait difficilement se renier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; notre proposition visant &#224; faire en sorte que le baccalaur&#233;at professionnel retrouve sa dur&#233;e de pr&#233;paration initiale, quatre ann&#233;es, non pas sous la forme qui &#233;tait la sienne avant 2009, mais avec une architecture nouvelle, incluant deux semestres de formation, r&#233;tribu&#233;s, en entreprise, alors qu'il n'en comportait pr&#233;c&#233;demment que l'&#233;quivalent d'un seul, et un semestre suppl&#233;mentaire en lyc&#233;e professionnel, au profit des enseignements g&#233;n&#233;raux. Il faut, ici encore, renverser la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.touteduc.fr/fr/archives/id-22093-que-reste-t-il-des-annees-blanquer-l-analyse-du-recteur-d-bloch-3eme-chapitre-l-enseignement-professionnel-&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;touteduc.fr&lt;/i&gt; du 09.08.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>La r&#233;forme du lyc&#233;e professionnel pr&#233;sent&#233;e par Emmanuel Macron (dossier)</title>
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		<dc:date>2023-05-05T09:20:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1255">Enseignement professionnel et Apprentissage (Textes et D&#233;clarations officielles)</category>

		<dc:subject>D&#201;CLARATION OFFICIELLE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;clar. Source site officiel (gr 2)&lt;br&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;clar. Minist. Educ. (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;clar. Elys&#233;e, Matignon (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;crochage (gr 5) [G&#233;n./]/</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprise [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicat (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Dossier de la presse quotidienne ou hebdomadaire (gr 2 )/ </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;former les lyc&#233;es professionnels : faire du lyc&#233;e professionnel un choix d'avenir pour les jeunes et les entreprises &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a pr&#233;sent&#233;, le jeudi 4 mai 2023, la r&#233;forme des lyc&#233;es professionnels qui se d&#233;ploiera progressivement &#224; partir de la rentr&#233;e scolaire 2023. Le ministre de l'&#201;ducation nationale et de la Jeunesse et la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'Enseignement et de la Formation professionnels s'engagent &#224; transformer la voie professionnelle pour qu'elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1255" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Textes et D&#233;clarations officielles)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot380" rel="tag"&gt;D&#201;CLARATION OFFICIELLE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot384" rel="tag"&gt;D&#233;clar. Source site officiel (gr 2)&lt;br&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot342" rel="tag"&gt;D&#233;clar. Minist. Educ. (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot372" rel="tag"&gt;D&#233;clar. Elys&#233;e, Matignon (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot539" rel="tag"&gt;Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;D&#233;crochage (gr 5) [G&#233;n./]/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot169" rel="tag"&gt;Entreprise [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot300" rel="tag"&gt;Syndicat (Positions) [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot560" rel="tag"&gt;Dossier de la presse quotidienne ou hebdomadaire (gr 2 )/ &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;former les lyc&#233;es professionnels : faire du lyc&#233;e professionnel un choix d'avenir pour les jeunes et les entreprises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a pr&#233;sent&#233;, le jeudi 4 mai 2023, la r&#233;forme des lyc&#233;es professionnels qui se d&#233;ploiera progressivement &#224; partir de la rentr&#233;e scolaire 2023. Le ministre de l'&#201;ducation nationale et de la Jeunesse et la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'Enseignement et de la Formation professionnels s'engagent &#224; transformer la voie professionnelle pour qu'elle assure l'avenir de tous les &#233;l&#232;ves, au plus pr&#232;s de leurs besoins et de leurs aspirations, et r&#233;ponde &#224; la promesse r&#233;publicaine d'&#233;galit&#233; des chances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/reformer-les-lycees-professionnels-faire-du-lycee-professionnel-un-choix-d-avenir-pour-les-jeunes-et-378038&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de de &lt;i&gt;education.gouv.fr&lt;/i&gt; du 04.05.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.education.gouv.fr/reformer-les-lycees-professionnels-faire-du-lycee-professionnel-un-choix-d-avenir-pour-les-jeunes-et-378038&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les 12 mesures&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 1 : Gratifier les p&#233;riodes de stages des &#233;l&#232;ves de la voie professionnel d&#232;s la rentr&#233;e 2023&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application &#224; tous les lyc&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 2 : Permettre des enseignements aux savoirs fondamentaux en classes r&#233;duites&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application dans les lyc&#233;es professionnels volontaires&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2024 : Application dans tous les lyc&#233;es professionnels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 3 : Permettre aux &#233;l&#232;ves de choisir des options&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application dans les lyc&#233;es professionnels volontaires&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2024 : Application dans tous les lyc&#233;es professionnels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 4 : Organiser l'ann&#233;e de terminale en lien avec le projet de l'&#233;l&#232;ve : obtenir un dipl&#244;me puis, acc&#233;der &#224; l'emploi, soit poursuivre ses &#233;tudes&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application pour les &#233;l&#232;ves qui entreront en classe de premi&#232;re (1re session du baccalaur&#233;at professionnel en 2025)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 5 : Cr&#233;er trois nouveaux dispositifs pour pr&#233;venir les risques de d&#233;crochage pendant et apr&#232;s le lyc&#233;e :&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application dans tous les lyc&#233;es professionnels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 5.1 : Cr&#233;er un dispositif Tous droits ouverts, qui coordonne le lyc&#233;e et les partenaires locaux de l'accompagnement pour proposer tr&#232;s t&#244;t aux &#233;l&#232;ves en risque de d&#233;crochage scolaire toute une palette de solutions&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application dans tous les lyc&#233;es professionnels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 5.2 : Cr&#233;er un dispositif Ambition emploi, offrant un filet de s&#233;curit&#233; pour aider les jeunes sans solution, avec ou sans dipl&#244;me apr&#232;s leurs ann&#233;es au lyc&#233;e, &#224; trouver leur voie&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application pour les jeunes sans solution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 5.3 : Ouvrir un Parcours de consolidation, qui permet de multiplier les chances des bacheliers professionnels qui poursuivent leurs &#233;tudes en BTS d'obtenir leur dipl&#244;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Exp&#233;rimentation dans les lyc&#233;es volontaires&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2024 : G&#233;n&#233;ralisation &#224; l'ensemble des acad&#233;mies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 6 : Mieux pr&#233;parer l'insertion professionnelle gr&#226;ce &#224; des partenariats ext&#233;rieurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Accompagnement de 50% des &#233;l&#232;ves en ann&#233;e terminale souhaitant s'ins&#233;rer apr&#232;s leur dipl&#244;me &lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2024 : Accompagnement de 100% des &#233;l&#232;ves en ann&#233;e terminale souhaitant s'ins&#233;rer apr&#232;s leur dipl&#244;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 7 : Adapter l'offre de formation pour pr&#233;parer l'avenir professionnel des jeunes en fixant des objectifs ambitieux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 8 : Passer de 4 500 &#224; 20 000 le nombre de places en formation de sp&#233;cialisation en Bac + 1 &#224; la rentr&#233;e 2026, afin de faciliter l'insertion professionnelle des lyc&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 9 : Cr&#233;er un bureau des entreprises dans chaque lyc&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application &#224; tous les lyc&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 10 : Permettre aux professeurs volontaires d'exercer de nouvelles missions r&#233;mun&#233;r&#233;es pour favoriser la r&#233;ussite et un meilleur accompagnement des &#233;l&#232;ves.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : Application pour les professeurs en lyc&#233;e professionnel volontaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 11 : Accompagner une prise de fonction r&#233;ussie des nouveaux chefs d'&#233;tablissement de lyc&#233;e professionnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2023 : D&#233;ploiement de la nouvelle offre de formation destin&#233;e aux chefs d'&#233;tablissement et &#224; leurs adjoints nouvellement affect&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;e scolaire 2024 : D&#233;ploiement de la nouvelle offre de formation destin&#233;e aux cadres y compris pour les cadres d&#233;j&#224; en poste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesure 12 : Permettre une nouvelle approche p&#233;dagogique du lyc&#233;e professionnel autour du projet de l'&#233;l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;forme du lyc&#233;e professionnel : les annonces de Macron posent la question de leur mise en &#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Gratification des stages, r&#233;vision de la carte des formations, objectif z&#233;ro d&#233;crocheur&#8230; Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a pr&#233;sent&#233;, jeudi 4 mai, &#224; Saintes (Charente-Maritime), les grands axes de cette r&#233;forme, qu'il pr&#244;ne depuis la campagne pr&#233;sidentielle.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Sylvie Lecherbonnier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la vocation du lyc&#233;e professionnel ? Emmanuel Macron l'oriente r&#233;solument vers l'emploi &#171; et le bon emploi &#187;. &#171; Le but, c'est que chacun puisse trouver un bon m&#233;tier, un m&#233;tier avec un bon salaire, et qui a du sens &#187;, &#233;crit le chef de l'Etat dans une tribune sur le sujet publi&#233;e sur Facebook et LinkedIn, mercredi 3 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagn&#233; des ministres de l'&#233;ducation nationale, Pap Ndiaye, du travail, Olivier Dussopt, et de l'enseignement professionnel, Carole Grandjean, le pr&#233;sident de la R&#233;publique pr&#233;sente, jeudi 4 mai, &#224; Saintes (Charente-Maritime), les grandes lignes de cette r&#233;forme qu'il ne cesse de mettre en avant depuis la campagne pr&#233;sidentielle, avec un fort accent mis sur les relations &#233;cole-entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Macron affiche son ambition pour &#171; cette cause nationale &#187; avec 1 milliard d'euros d'investissement pr&#233;vu. &#171; Nous ne sommes pas au rendez-vous de la promesse que nous avons faite &#224; cette jeunesse, estime le chef de l'Etat, &#224; Saintes. Nous doublons les in&#233;galit&#233;s. Ce n'est pas la faute des enseignants, c'est le syst&#232;me qui est mal fichu. &#187; [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/05/04/emmanuel-macron-detaille-sa-reforme-du-lycee-professionnel_6172065_823448.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;lemonde.fr&lt;/i&gt; du 04.05.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lyc&#233;e professionnel : Macron enfonce le clou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas simplement une re&#769;forme dont je suis venu parler aujourd'hui. C'est une cause nationale. Parce que je crois que les e&#769;le&#768;ves qui sont la&#768; ont toutes les raisons d'&#234;tre fiers d'&#234;tre dans ces voies &#187; a d&#233;clar&#233; le Pr&#233;sident en introduction de ses annonces sur le lyc&#233;e professionnel dont il estime que le syst&#232;me &#171; est mal-fichu &#187;. C'est ce jeudi 4 mai qu'Emmanuel Macron a enfin trac&#233; les grandes lignes de la r&#233;forme engag&#233;e depuis pr&#232;s d'un an. Pour le Pr&#233;sident qui &#233;voque un milliard d'euros par an, cette r&#233;forme doit r&#233;pondre &#224; trois objectifs : viser le 0 d&#233;crocheur, 100% d'insertion pour les jeunes et &#171; reconna&#238;tre l'engagement des professeurs de lyc&#233;es professionnels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mettre fin au d&#233;crochage scolaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Emmanuel Macron, la d&#233;couverte des m&#233;tiers d&#232;s la Cinqui&#232;me permettra de limiter les orientations subies, &#171; un choix par d&#233;faut &#187;, et de cr&#233;er des vocations. &#171; C'est pourquoi, a&#768; partir de la rentr&#233;e prochaine, a&#768; partir de la cinqui&#232;me, chaque e&#769;le&#768;ve se verra proposer dans son cursus p&#233;dagogique un temps d&#233;di&#233; a&#768; la d&#233;couverte des m&#233;tiers &#187; a d&#233;clar&#233; le pr&#233;sident. &#171; On aura des professionnels, des enseignants de lyc&#233;e professionnel qui pourront aller dans les &#233;tablissements pr&#233;senter leur m&#233;tier&#8230; Des collectivit&#233;s locales et des entreprises viendront pr&#233;senter les m&#233;tiers, les besoins, les m&#233;tiers qui sont en tension, les m&#233;tiers de demain &#187;. Les enseignants de lyc&#233;es professionnels seront donc particuli&#232;rement associ&#233;s &#224; la d&#233;couverte de leurs formations en classe de Cinqui&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pr&#233;sident a aussi &#233;voqu&#233; un &#171; effort de v&#233;rit&#233; sur les d&#233;bouch&#233;s des fili&#232;res professionnelles &#187;. &#171; Nous afficherons les taux d'insertion et de poursuite d'e&#769;tudes par fili&#232;re et par &#233;tablissement, mis au regard du besoin d'emploi&#8230; Toute famille et tout e&#769;le&#768;ve, au printemps prochain, aura la possibilit&#233; de dire quand il voit dans tel &#233;tablissement, telle fili&#232;re, combien des e&#769;le&#768;ves sont all&#233;s vers un BTS ou une autre formation dans le sup&#233;rieur ou combien sont all&#233;s vers un emploi et en ont eu un &#187;. Et le discours est clair, quand une fili&#232;re ne m&#232;ne pas &#224; l'emploi, elle sera tout simplement ferm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;l&#233;ment pour atteindre le 0 d&#233;crocheur, un effort en termes de moyens pour accompagner les &#233;l&#232;ves en difficult&#233; scolaire. Le Pr&#233;sident promet plus de travail en petits groupes, plus de suivi personnalis&#233;, un enseignement plus adapt&#233; aux besoins des &#233;l&#232;ves. &#171; Ce sont les chefs d'&#233;tablissement avec la communaut&#233; p&#233;dagogique qui doivent &#233;valuer les besoins et en fonction de cela, on pourra avoir des heures de math&#233;matiques et de fran&#231;ais qui pourront &#234;tre allou&#233;es &#187;. Les &#233;l&#232;ves allophones et en situation de handicap seront aussi mieux accompagn&#233;s promet le Pr&#233;sident. C'est dans le cadre du Pacte que les enseignants exerceront ces missions. Des cours optionnels, comme des cours d'entreprenariat ou d'une seconde langue vivante, seront aussi propos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, d&#232;s la fin du premier trimestre, si un &#233;l&#232;ve pr&#233;sente des signes de d&#233;crochage, le dispositif &#171; Tous droits ouverts &#187; lui sera propos&#233;. Ce dispositif permettra &#171; lorsque les professeurs et le proviseur seront inquiets pour un jeune qui s'absente, d&#233;croche, ils pourront agir imm&#233;diatement, sans attendre l'expiration de d&#233;lais administratifs, qui sont pr&#233;judiciables a&#768; l'int&#233;r&#234;t du jeune et de mani&#232;re coll&#233;giale, en fonction de l'&#233;valuation qu'ils font, de pouvoir travailler avec la Mission locale, les &#233;coles de la deuxi&#232;me chance, les EPIDES, pour mobiliser sans d&#233;lai les bonnes solutions pour les e&#769;le&#768;ves et &#233;viter qu'on g&#226;che compl&#232;tement une ann&#233;e scolaire et qu'on laisse une situation de d&#233;scolarisation s'installer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Objectif : 100% d'insertion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Pr&#233;sident il existe beaucoup trop de fili&#232;res qui pr&#233;sentent trop peu de d&#233;bouch&#233;s. Il s'agit donc selon lui d'adapter la carte de formation en fonction des besoins. &#171; Quand il y a un mauvais taux d'acc&#232;s &#224; l'enseignement sup&#233;rieur et &#224; l'emploi, il ne faut pas garder la formation &#187; &#233;voque Emmanuel Macron qui annonce une carte des m&#233;tiers en tension et une carte des m&#233;tiers en devenir (num&#233;rique, nucl&#233;aire, renouvelable) qui seront d&#233;finies selon trois prismes. &#171; Quand on a une formation dans un &#233;tablissement ou&#768; il y a un mauvais taux d'acc&#232;s a&#768; l'enseignement sup&#233;rieur et un mauvais taux d'acc&#232;s a&#768; l'emploi, c'est une formation qu'il ne faut pas garder&#8230; Quand on peut avoir des formations sur lesquelles beaucoup de jeunes vont s'orienter vers l'emploi, il faut absolument la garder, m&#234;me s'il y en a peu qui choisissent les voies sup&#233;rieures. Le deuxi&#232;me instrument, c'est la carte des m&#233;tiers en tension&#8230; Puis, c'est la carte des m&#233;tiers en devenir. On sait qu'a&#768; horizon de 5 ou 10 ans, la nation aura besoin encore plus de former certaines comp&#233;tences. Ces trois instruments, c'est-a&#768;-dire la r&#233;alit&#233; des d&#233;bouch&#233;s, les m&#233;tiers en tension d'aujourd'hui et les m&#233;tiers en devenir doivent nous conduire a&#768; r&#233;am&#233;nager nos cartes de formation de mani&#232;re beaucoup plus transparente et courageuse, c'est-a&#768;-dire de fermer la&#768; ou&#768; il faut et d'ouvrir plus massivement la&#768; ou&#768; il le faut &#187;. Cette &#233;volution de la carte ne doit pas &#171; se faire depuis Paris &#187; a rappel&#233; le Pr&#233;sident mais au plus pr&#232;s du terrain, des &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre levier pour atteindre l'objectif de 100% d'insertion : le mentorat. Pour le Pr&#233;sident dont l'objectif est que 100% des lyc&#233;ens volontaires aient un mentor en 2025, &#171; le mentorat, c'est donner un r&#233;seau aux &#233;l&#232;ves qui n'en ont pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et toujours, dans cet objectif d'insertion, l'ann&#233;e de Terminale est modifi&#233;e. Emmanuel macron &#233;voque de la &#171; souplesse &#187;. Le baccalaur&#233;at aura lieu plus t&#244;t dans l'ann&#233;e, &#224; l'image de ce qui se d&#233;roule en lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique. Et en fonction du projet de l'&#233;l&#232;ve, la fin de l'ann&#233;e scolaire n'aura plus la m&#234;me coloration. &#171; Pour ceux qui voudront imm&#233;diatement s'ins&#233;rer professionnellement avec le bac en poche, la dur&#233;e des stages sera augment&#233;e de 50 % (passant ainsi &#224; 12 semaines) et ils seront accompagn&#233;s par P&#244;le emploi, France Travail, tout au long de leur ann&#233;e scolaire, pour les aider a&#768; avoir un contact avec les employeurs potentiels et les aider a&#768; une transition&#8230; On va adapter leur terminale si leur projet n'est pas de poursuivre des e&#769;tudes sup&#233;rieures. Pour les autres, ils auront une pe&#769;riode de quatre semaines de cours suppl&#233;mentaires pour mieux pr&#233;parer leur entr&#233;e en BTS &#187;. Le nouveau bac sera effectif d&#232;s septembre 2023 pour tous les e&#769;le&#768;ves qui entrent en premi&#232;re professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident annonce aussi des formations compl&#233;mentaires dans le cadre d'une sp&#233;cialisation sur une ann&#233;e et un recrutement important de professeurs associ&#233;s, &#171; des professionnels sp&#233;cialistes de leur m&#233;tier pour &#233;pauler les enseignants &#187;. Il ne s'est pas appesanti sur le r&#244;le de ces derniers dans le parcours des &#233;l&#232;ves. Et comme le lyc&#233;e est une &#171; troisi&#232;me voie &#187; selon Emmanuel Macron, il faut &#171; cr&#233;er plus de lien entre monde &#233;ducatif et professionnel &#187;. Pour cela, il &#233;voque la mise en place d'un &#171; bureau des entreprises &#187; dans chaque &#233;tablissement. &#171; Le bureau aura pour mission d'accompagner les jeunes dans la recherche des stages, de suivre la qualit&#233; des stages ou de l'apprentissage, de d&#233;velopper des partenariats, en lien avec le chef d'&#233;tablissement et les enseignants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, les stages seront dor&#233;navant indemnis&#233;s car les &#233;l&#232;ves &#171; seront d'autant plus motiv&#233;s qu'ils auront une indemnit&#233; de stage progressive &#187;. 50 euros la semaine en seconde ( et premi&#232;re ann&#233;e de CAP), 75 en premi&#232;re, 100 en terminale. Tout cela &#224; la charge de l'&#233;tat, pour un cout de 420 millions sur les un milliard d'euros suppl&#233;mentaires par an allou&#233; au lyc&#233;e professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et lorsque les &#233;l&#232;ves auront leur bac en poche, ils pourront compter sur le soutien de leur professeurs de lyc&#233;e s'il sont en difficult&#233; en premi&#232;re ann&#233;e de BTS (un dispositif d'heures de soutien est pr&#233;vu) et de France Travail s'ils ont d&#233;cid&#233; d'entrer sur le march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Revalorisation des enseignants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enseignants de lyc&#233;es professionnels se voient proposer un Pacte &#171; sur mesure &#187; afin de &#171; reconna&#238;tre leur engagement &#187;. Sur le milliard allou&#233;, 285 millions y seront d&#233;di&#233;s. Remplacements de courte dur&#233;e, cours d&#233;doubl&#233;s, coordination du CNR de cartographie, interventions des parcours de consolidation, accueils de coll&#233;giens sur les plateaux techniques, accompagnement des &#233;l&#232;ves en BTS&#8230; seront au menu de ces missions compl&#233;mentaires. Contrairement &#224; leurs coll&#232;gues de primaire, de coll&#232;ge, de lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique, les professeurs de lyc&#233;es professionnels n'auront pas le choix. S'ils veulent pouvoir b&#233;n&#233;ficier du pacte, ils devront signer pour l'ensemble des missions. Il s'agira donc de deux heures hebdomadaires suppl&#233;mentaires de face &#224; face p&#233;dagogique pour les enseignants &#171; pact&#233;s &#187;. &#171; Ce sera la participation a&#768; l'ensemble des nouveaux dispositifs du lyc&#233;e professionnel, des options, l'intervention dans les parcours de consolidation, l'intervention dans le dispositif Ambition emploi, les accueils de coll&#233;giens sur les plateaux techniques pour l'orientation &#187;. En contrepartie, chaque enseignant pourra pr&#233;tendre &#224; une augmentation pouvant aller jusqu'&#224; 7500 euros bruts annuels. Soit entre 680 &#224; 780 euros par mois. &#171; Le r&#244;le de ces enseignants volontaires sera enrichi. Ils deviendront &#233;galement l'interface entre les lyc&#233;es et les entreprises, les institutions, les partenaires et tous les acteurs du service public de l'emploi &#187;. Et pour piloter tout cela, les chefs d'&#233;tablissement &#171; seront plus autonomes pour tracer le chemin qu'ils souhaitent emprunter avec leurs &#233;quipes, pour accompagner ces e&#769;le&#768;ves vers la r&#233;ussite &#187;. Ils verront leur r&#233;mun&#233;ration revaloris&#233;e et auront des indicateurs plus pr&#233;cis et des objectifs pour &#171; contractualiser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire du lyc&#233;e professionnel une voie d'excellence, un choix motiv&#233; pour les &#233;l&#232;ves et non une orientation subie, voil&#224; l'objectif affich&#233; par le gouvernement. Pour autant, on peut interroger cette volont&#233; de mettre fin &#224; une &#171; orientation subie &#187; si celle-ci d&#233;pend uniquement des besoins &#224; court et moyen terme des entreprises situ&#233;es dans le bassin d'emploi. La mise en concurrence des &#233;tablissements selon les taux d'emploi des fili&#232;res, l'exclusion des &#233;l&#232;ves d&#232;s la fin du premier trimestre de seconde, la fin du baccalaur&#233;at professionnel comme dipl&#244;me d'acc&#232;s au sup&#233;rieur, l'incidence de la r&#233;forme de la carte des formation sur les professeurs en poste&#8230; sont autant de points qui laissent pr&#233;sager une rupture sans pr&#233;c&#233;dent. Cette r&#233;forme semble loin d'&#234;tre ambitieuse pour les &#233;l&#232;ves qu'elle accueille et ne semble pas r&#233;pondre &#224; leurs besoins des &#233;l&#232;ves et &#224; ceux de leurs enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lilia Ben Hamouda&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2023/05/04/lycee-professionnel-macron-enfonce-le-clou/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;cafepedagogique.net&lt;/i&gt; du 05.05.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lyc&#233;e professionnel : rien ne va pour les syndicats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alors que les syndicats avaient d&#232;s l'automne dernier signifi&#233; leur d&#233;saccord sur la r&#233;forme du lyc&#233;e annonc&#233;e par le Pr&#233;sident, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de faire fi d'une grande partie de leurs objections. Le SNUEP-FSU, la CFDT et SUD &#233;ducation r&#233;agissent.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au SNUEP-FSU, &#224; la CFDT et chez SUD &#233;ducation, les annonces passent mal. M&#234;me si Sigrid Gerardin du SNUEP-FSU reconnait &#171; qu'aider financi&#232;rement les &#233;l&#232;ves des lyc&#233;es pros est une bonne chose &#187;. Pour autant, la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat voit dans le conditionnement de cette aide &#224; l'effectivit&#233; des stages un mauvais signal de plus &#224; l'endroit des professeurs des lyc&#233;es professionnels (PLP). &#171; C'est jeter le discr&#233;dit sur le travail global effectu&#233; dans les lyc&#233;es professionnels par les professeurs. La voie professionnelle scolaire pr&#233;sente des sp&#233;cificit&#233;s : les cours en atelier, les cours en classe et les stages. D&#233;cider de ne valoriser que les stages r&#233;v&#232;le la vision &#233;triqu&#233;e et r&#233;actionnaire du gouvernement. C'est penser la formation professionnelle initiale des jeunes au seul prisme du travail, celui de la simple reproduction des gestes techniques et non de la formation globale et &#233;quilibr&#233;e entre savoirs g&#233;n&#233;raux, savoirs professionnels en &#233;tablissement et la mise en application des connaissances acquises au lyc&#233;e durant les stages &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; De la main d'&#339;uvre gratuite pour les entreprises &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si ce sont uniquement les stages qui sont valoris&#233;s alors pourquoi n'avoir pas exiger des entreprises une contribution financi&#232;re ? &#187; interroge-t-elle. &#171; Pour rappel, les entreprises ne sont pas formatrices pour nos &#233;l&#232;ves, en stage nos &#233;l&#232;ves travaillent. Il sont souvent mis sur des t&#226;ches subalternes et r&#233;p&#233;titives et, tr&#232;s souvent , ils et elles sont affect&#233;s sur des postes de salari&#233;s absents ou en cong&#233;s ou encore sur des activit&#233;s li&#233;es &#224; un accroissement temporaire d'activit&#233; de l'entreprise. Sans ce vivier tr&#232;s important de stagiaires, les entreprises seraient oblig&#233;es de recruter. Il serait donc logique qu'elles contribuent &#224; la r&#233;mun&#233;ration de nos &#233;l&#232;ves. En finan&#231;ant les stages avec de l'argent public le gouvernement, avec la complicit&#233; du ministre de l'&#201;ducation Nationale, d&#233;voile sa vision et son objectif pour nos &#233;l&#232;ves de lyc&#233;e professionnel : offrir aux entreprises de la main d'&#339;uvre gratuite. Exit le projet ambitieux de les former globalement et solidement. On est ici sur la m&#234;me logique que beaucoup d'autres mesures qui pr&#233;tendent lutter contre le ch&#244;mage des jeunes : distribuer de l'argent public sans condition aux entreprises &#187;. Sigrid Gerardin rappelle que le SNUEP-FSU &#171; porte depuis toujours l'exigence d'une allocation d'&#233;tudes conditionn&#233;e &#224; l'entr&#233;e dans la voie professionnelle scolaire pour rem&#233;dier aux probl&#232;mes sp&#233;cifiques rencontr&#233;s par les &#233;l&#232;ves &#187;. Des &#233;l&#232;ves qui sont majoritairement issus de classes populaires et donc &#171; souvent oblig&#233;s de chercher des jobs pour subsister. Ils cumulent de la fatigue qui de fait est d&#233;favorable &#224; leur r&#233;ussite scolaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la CFDT et ses deux f&#233;d&#233;rations E&#769;ducation, Fep et Sgen, &#171; les mesures contre le d&#233;crochage et pour l'insertion professionnelle vont dans le bon sens &#187;. M&#234;me si &#171; la gratification des stages reconnait l'investissement des e&#769;le&#768;ves, elle ne r&#233;sout pas l'ensemble des difficult&#233;s &#187; d&#233;plorent les syndicats. &#171; Il faut aussi am&#233;liorer la dimension formative des stages et combattre leurs biais discriminants &#8211; genre,&lt;strong&gt; origine sociale,&lt;/strong&gt; territoires. Autant de points qui n&#233;cessiteront l'engagement des structures accueillantes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revalorisation : &#187;un nouveau signe de m&#233;pris&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le volet revalorisation des enseignants et d'un pacte sp&#233;cifique au lyc&#233;e professionnel, l&#224; aussi, le SNUEP-FSU fait part de son m&#233;contentement. &#171; Comme pour tous les autres enseignants, nous d&#233;non&#231;ons ce pacte qui revient &#224; travailler plus pour gagner plus, pour augmenter du pouvoir d'achat alors qu'au regard de l'inflation, m&#234;me avec des missions suppl&#233;mentaires, les enseignants en perdent &#187;. Et sur le fait qu'il s'agisse d'un pacte sp&#233;cifique aux professeurs de lyc&#233;es professionnels, Sigrid Gerardin y voit aussi un mauvais signal. &#171; Il n'y a eu aucune concertation. On voit que c'est une r&#233;forme autoritaire, o&#249; les d&#233;cisions sont prises en haut. Il y aurait quatre missions. Deux quantifiables qui seront li&#233;es &#224; la r&#233;forme qu'ils ont d&#233;cid&#233;s de nous imposer alors m&#234;me qu'elle est fortement contest&#233;e. Deux autres aux contours encore assez flous. On attend donc les textes officiels pour une analyse plus pr&#233;cise en attendant l'intersyndicale doit se r&#233;unir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la CFDT, cette revalorisation est un &#171; super pacte Lyc&#233;e Professionnel &#187;, elle y voit un &#171; nouveau signe du m&#233;pris et de la m&#233;connaissance de la r&#233;alit&#233; de leur investissement au service des e&#769;le&#768;ves. La CFDT refuse l'id&#233;e d'ajouter du travail a&#768; des personnels de&#769;ja&#768; &#233;puis&#233;s. Elle revendique que l'ensemble des taches de&#769;ja&#768; effectu&#233;es soient r&#233;mun&#233;r&#233;es a&#768; leur juste valeur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carte des formations : un &#171; ad&#233;quationnisme forcen&#233; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux formations en fonction du territoire, du bassin d'emploi, Le SNUEP-FSU d&#233;nonce un &#171; ad&#233;quationnisme forcen&#233; &#187; des cartes de formation qui seraient d&#233;pendantes des besoins &#233;conomiques locaux, des int&#233;r&#234;ts particuliers des entreprises locales. &#171; C'est une rupture d'&#233;galit&#233; entre les jeunes puisqu'en fonction de leur lieu g&#233;ographique de scolarisation et de vie, ils ne pourront pas acc&#233;der aux formations de leur choix. C'est une instrumentalisation du parcours scolaire des jeunes pour r&#233;pondre aux besoins des entreprises &#187;. Et s'il y a un probl&#232;me de conjoncture &#233;conomique et que des entreprises d&#233;localisent ou ferment, qu'en sera-t-il de ces jeunes form&#233;s sp&#233;cifiquement aux besoins de celles-ci ? interroge la responsable syndicale. &#171; On aura form&#233; des jeunes uniquement sur un m&#233;tier sp&#233;cifique li&#233; &#224; une entreprise &#8211; et pas &#224; un m&#233;tier plus global. C'est prendre un gros risque pour l'avenir professionnel de ces derniers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour SUD &#233;ducation aussi rien ne va. &#171; Sous couvert de promouvoir &#8220;l'excellence&#8221;, Macron proc&#232;de &#224; la mise &#224; sac de l'enseignement professionnel &#187; d&#233;clare le syndicat dans un communiqu&#233;. &#171; L'adaptation des fili&#232;res aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques locales scelle la soumission de l'enseignement professionnel aux besoins des entreprises et non aux besoins de notre soci&#233;t&#233; &#224; travers la reconversion &#233;cologique de notre &#233;conomie par exemple. Cette territorialisation de l'enseignement va contraindre les &#233;l&#232;ves &#224; s'orienter vers une fili&#232;re qu'elles et ils n'auront pas choisie mais qui leur sera impos&#233;e par l'offre de formation locale d&#233;cid&#233;e par le patronat local &#187;. Quant &#224; l'indemnisation avec &#171; des fonds publics &#187;, le syndicat y voit un choix de &#171; sous-payer les &#233;l&#232;ves en stage avec des indemnit&#233;s allant de 1,4 &#8364; de l'heure pour les &#233;l&#232;ves de seconde professionnelle &#224; 2,8 &#8364; de l'heure en terminale &#187;. Et l'allongement des p&#233;riodes de stages sont autant de &#171; perte de centaines d'heures d'enseignement pour les &#233;l&#232;ves et des suppressions de postes sans pr&#233;c&#233;dent dans les lyc&#233;es professionnels &#187; d&#233;clare-t-il. Quant &#224; la revalorisation, il la juge inacceptable. &#171; Ces annonces montrent &#224; quel point la volont&#233; d'augmenter le temps de travail des personnels va de pair avec celle de mettre l'&#233;cole au service de l'entreprise en d&#233;veloppant la d&#233;couverte des m&#233;tiers d&#232;s la classe de cinqui&#232;me &#187; conclut le syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour les syndicats, les annonces pr&#233;sidentielles du jour n'annoncent rien de bon pour le lyc&#233;e professionnel, d&#233;clar&#233; grande cause nationale par le Pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lilia Ben Hamouda&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cafepedagogique.net/2023/05/04/lycee-professionnel-rien-ne-va-pas-pour-les-syndicats/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;cafepedagogique.net&lt;/i&gt; du 05.05.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abonn&#233;s &#187; Articles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enseignement professionnel : les r&#233;actions syndicales aux annonces d'E. Macron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations syndicales r&#233;agissent au mieux avec des interrogations, pour la plupart tr&#232;s n&#233;gativement aux annonces d'Emmanuel Macron, hier 4 avril, sur la r&#233;forme de l'enseignement professionnel. Toutes d&#233;noncent le pacte qu sera propos&#233; aux enseignants des lyc&#233;es professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le SNUEP, &#034;on va vers une transformation en profondeur, sur le mod&#232;le de l'apprentissage&#034; du lyc&#233;e professionnel. Sigrid G&#233;rardin, co-secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat FSU de l'enseignement professionnel, interrog&#233;e par ToutEduc, estime que le travail des enseignants est d&#233;valoris&#233;, notamment du fait de l'entr&#233;e dans les &#233;tablissements d'acteurs &#233;conomiques et des agents de &#034;France travail&#034;, &#034;comme s'ils &#233;taient plus comp&#233;tents que les professeurs&#034;. Elle d&#233;nonce surtout l'absence de toute r&#233;f&#233;rence &#224; une &#233;l&#233;vation du niveau de qualification. &#034;Les &#233;l&#232;ves ont besoin de plus de temps d'enseignement. Depuis la mise en place du bac pro en 3 ans, les probl&#232;mes n'ont fait que s'amplifier. Le minist&#232;re annonce la multiplication des ann&#233;es compl&#233;mentaires &#224; bac +1, mais c'est du bricolage.&#034; Elle s'inqui&#232;te aussi de l'obligation qui sera faite aux enseignants du domaine professionnel de &#034;se former en entreprise ou dans un campus des m&#233;tiers a minima tous les trois ans&#034; et de mesures qui vont dans le sens d'une annualisation du temps de travail. Autre sujet de fond pour le SNUEP, &#034;une individualisation forcen&#233;e des enseignements aux d&#233;pens du groupe classe&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des syndicats de la FSU (SNUEP, SNES, SNEP, SNETAP, SUI) &#034;d&#233;noncent la forme et le fond de cette r&#233;forme&#034; qui &#034;signe un transfert progressif mais avanc&#233; de la voie professionnelle scolaire vers le minist&#232;re du travail et &#224; la solde des branches professionnelles&#034; : &#034;Les jeunes des lyc&#233;es professionnels ne sont plus consid&#233;r&#233;s comme des &#233;l&#232;ves en formation mais comme une main d'&#339;uvre imm&#233;diatement exploitable&#034; tandis que les personnels se voient offrir &#034;de vastes plans de reconversion et un pacte pour travailler plus&#034;. Les organisations syndicales estiment notamment que &#034;les perspectives de poursuite d'&#233;tude en BTS sous statut scolaire sont remises en cause pour l'ensemble des &#233;l&#232;ves&#034;, que &#034;l'&#233;volution de la carte des formations est prise uniquement sous le prisme de l'ad&#233;quationisme forcen&#233;&#034; et que le pacte constitue &#034;une v&#233;ritable provocation envers les personnels des lyc&#233;es professionnels&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNETAA n'est pas moins inquiet. Le syndicat FO de l'enseignement professionnel &#034;s'opposera &#224; toute carte des formations totalement ad&#233;quationniste qui limiterait l'&#233;ventail de formations pour les jeunes&#034; et il met en garde &#034;contre la concurrence entre apprentis et &#233;l&#232;ves gratifi&#233;s&#034;. S'il n'est pas oppos&#233; au principe de la gratification qui permet de donner aux &#233;l&#232;ves &#034;une meilleure estime de soi&#034;, il aurait pr&#233;f&#233;r&#233; que les entreprises soient encourag&#233;es &#224; reconnaitre l'investissement des &#233;l&#232;ves pendant les stages tandis que l'&#201;tat pouvait revaloriser les bourses, promouvoir des &#034;incitations pour l'accession &#224; la culture&#034; et &#034;discuter sur un statut sp&#233;cifique du lyc&#233;en professionnel&#034;. L'organisation de la classe de terminale lui para&#238;t &#034;impossible&#034; &#224; mettre en oeuvre : &#034;80 % des bacheliers pro s'inscrivent sur parcoursup pour effectuer des &#233;tudes sup&#233;rieures ; la r&#233;ponse de parcoursup n'intervenant qu'en juillet, les &#233;l&#232;ves ne pourront pas choisir avant cette date.&#034; Et surtout, l'organisation syndicale estime que la r&#233;forme oublie que &#034;le r&#244;le du LP (est) de former le jeune &#224; un m&#233;tier, pas &#224; un emploi (...). Il ne s'agit pas de donner plus de temps d'entreprises aux jeunes (...) mais de plus d'&#233;cole et mieux d'&#233;cole.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, &#034;le SNALC accueille avec de fortes craintes les annonces faites par le pr&#233;sident de la R&#233;publique sur une &#233;ni&#232;me r&#233;forme de la voie professionnelle&#034;. Le syndicat des lyc&#233;es et coll&#232;ges d&#233;nonce &#034;l'instrumentalisation des lyc&#233;es professionnels au service des branches professionnelles&#034; et un &#034;ad&#233;quationnisme &#224; courte vue&#034;. L'organisation syndicale d&#233;nonce &#233;galement &#034;l'allongement de 50% des p&#233;riodes de formation en classe de terminale, quand bien m&#234;me il ne concernerait pas 100% des &#233;l&#232;ves&#034;. Elle alerte &#034;sur la volont&#233; de multiplier les mentions compl&#233;mentaires&#034; plut&#244;t que de &#034;retrouver un parcours en 4 ans pour la majorit&#233; des &#233;l&#232;ves&#034;. Quant au Pacte, qui repr&#233;sente &#034;une r&#233;mun&#233;ration suppl&#233;mentaire loin d'&#234;tre n&#233;gligeable&#034;, &#034;il demande de s'investir dans tant de missions &#224; la fois (&#8230;) qu'il n'est pas dit que le jeu en vaille la chandelle&#034;. L'organisation syndicale demande &#224; Emmanuel Macron d'arr&#234;ter de vanter &#034;la r&#233;ussite de l'apprentissage alors m&#234;me que pr&#232;s d'un contrat sur trois est rompu avant son terme&#034; : &#034;le pr&#233;sident ne ma&#238;trise pas ce dossier, et se r&#233;f&#232;re &#224; des images d'&#201;pinal sur le sujet&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT Educ'action estime de m&#234;me que &#034;le pr&#233;sident m&#232;ne une charge injuste contre la voie professionnelle sous statut scolaire&#034; lorsqu'il la compare &#224; l'apprentissage. Elle ajoute que &#034;le c&#339;ur de la r&#233;forme repose sur une posture id&#233;ologique : l'entreprise forme et ins&#232;re mieux&#034;. Elle note que &#034;beaucoup de zones d'ombre persistent&#034; et elle estime que &#034;la faisabilit&#233; de cette r&#233;forme risque de se fracasser sur le mur des r&#233;alit&#233;s scolaires, p&#233;dagogiques et &#233;conomiques&#034;. Elle consid&#232;re qu' &#034;au final, il s'agit surtout de mettre le lyc&#233;e professionnel au service du patronat&#034; et annonce qu' &#034;elle s'engagera dans la lutte, dans une d&#233;marche interprofessionnelle et intersyndicale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUD Education d&#233;nonce un &#034;passage en force contre le lyc&#233;e pro&#034; et &#034;des annonces qui font fi de l'opposition des personnels&#034; : &#034;L'adaptation des fili&#232;res aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques locales scelle la soumission de l'enseignement professionnel aux besoins des entreprises et non aux besoins de notre soci&#233;t&#233;&#034;. Quant aux annonces relatives au Pacte, elles &#034;sont inacceptables alors que la revalorisation pr&#233;vue pour septembre 2023 ne couvrira pas les effets de l'inflation&#034;. Elle appelle &#224; la gr&#232;ve aux manifestations interprofessionnelles du 6 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SGEN-CFDT et la FEP-CFDT consid&#232;rent que le &#034;super pacte LP&#034; est &#034;un nouveau signe du m&#233;pris et de la m&#233;connaissance de la r&#233;alit&#233; de l' investissement (des enseignants) au service des &#233;l&#232;ves&#034;. La CFDT refuse l'id&#233;e d'ajouter du travail &#224; des personnels d&#233;j&#224; &#233;puis&#233;s. Elle revendique que &#034;l'ensemble des t&#226;ches d&#233;j&#224; effectu&#233;es soient r&#233;mun&#233;r&#233;es &#224; leur juste valeur&#034;. Les deux f&#233;d&#233;rations estiment pourtant qu'elles ont &#233;t&#233; entendues sur &#034;l'abandon de l'augmentation de 50% des p&#233;riodes de stage en bac pro&#034; et elles consid&#232;rent que &#034;les mesures contre le d&#233;crochage et pour l'insertion professionnelle vont dans le bon sens&#034;. Au total pourtant, les annonces sont &#034;en partie d&#233;connect&#233;es de la r&#233;alit&#233; des lyc&#233;es professionnels&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'UNSA Education, les annonces pr&#233;sidentielles ouvrent &#034;des perspectives int&#233;ressantes&#034; et elles &#034;correspondent &#224; certaines de (ses) attentes et propositions : pas d'augmentation g&#233;n&#233;ralis&#233;e des PFMP, plus et mieux d'accompagnement de nos &#233;l&#232;ves, une 4e ann&#233;e optionnelle pour l'orientation et la r&#233;orientation&#034;. La f&#233;d&#233;ration salue &#034;la cr&#233;ation d'un bureau des entreprises&#034; &#224; la condition qu'il apporte une aide mat&#233;rielle et humaine aux DDFPT. Le SE-UNSA estime pour sa part que &#034;le pr&#233;sident dresse un diagnostic assez juste des d&#233;fis pos&#233;s &#224; la voie professionnelle&#034;, lesquels sont &#034;en partie&#034; le r&#233;sultat de la r&#233;forme &#034;conduite sous son premier quinquennat&#034;. Mais ces annonces sont &#034;plomb&#233;es par la vision dogmatique du Pacte&#034; qui lie &#034;la revalorisation salariale &#224; des missions suppl&#233;mentaires&#034;. Avec le pacte, &#034;le pr&#233;sident met la pression sur les personnels et prend le risque d'essorer et d'exploser les &#233;quipes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/article/id-21725-enseignement-professionnel-les-reactions-syndicales-aux-annonces-d-e-macron&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;touteduc.fr&lt;/i&gt; du 05.05.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Quelles sont les causes de la d&#233;saffectation pour le lyc&#233;e professionnel dans les milieux populaires ? (The Conversation)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article29815</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article29815</guid>
		<dc:date>2023-01-12T09:58:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1258">Enseignement professionnel et Apprentissage (Etudes)</category>

		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Discriminations [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le lyc&#233;e professionnel, une voie de formation en danger ? &lt;br class='autobr' /&gt;
auteur S&#233;verine Depoilly Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en sociologie, Universit&#233; de Poitiers &lt;br class='autobr' /&gt;
[...] La d&#233;saffection pour le lyc&#233;e professionnel, sa disqualification scolaire et sociale n'est pas d'abord ou m&#234;me surtout le produit ou le r&#233;sultat d'une inad&#233;quation entre le LP et le monde &#233;conomique, elle est d'abord le produit de son histoire. Elle a aussi beaucoup &#224; voir avec la r&#233;alit&#233; du march&#233; du travail pour les ouvriers, ouvri&#232;res, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1258" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Etudes)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot547" rel="tag"&gt;Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot123" rel="tag"&gt;Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot261" rel="tag"&gt;Discriminations [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lyc&#233;e professionnel, une voie de formation en danger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;auteur&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;verine Depoilly&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en sociologie, Universit&#233; de Poitiers&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] La d&#233;saffection pour le lyc&#233;e professionnel, sa disqualification scolaire et sociale n'est pas d'abord ou m&#234;me surtout le produit ou le r&#233;sultat d'une inad&#233;quation entre le LP et le monde &#233;conomique, elle est d'abord le produit de son histoire. Elle a aussi beaucoup &#224; voir avec la r&#233;alit&#233; du march&#233; du travail pour les ouvriers, ouvri&#232;res, employ&#233;s et employ&#233;es d'ex&#233;cution aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dire autrement, si les &#233;l&#232;ves ne s'orientent pas volontiers au lyc&#233;e professionnel pour y pr&#233;parer un CAP ou un bac pro, c'est aussi parce qu'eux-m&#234;mes et leur famille ont une conscience tr&#232;s nette des conditions salariales et de travail qui seront les leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] Attardons-nous sur un dernier argument du pouvoir politique qui l&#224; encore n'a &#224; voir qu'avec la question de l'ad&#233;quation entre formation et emploi, celui qui vise &#224; valoriser la formation en apprentissage. Sur ce point aussi, les questions sont nombreuses. Dans un ouvrage r&#233;cent, Prisca Kergoat le montre tr&#232;s bien : tous les jeunes en CAP et bac pro n'ont pas les m&#234;mes chances d'acc&#233;der &#224; cette voie de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ussir &#224; y obtenir une place n&#233;cessite d'abord d'avoir les bonnes dispositions, les savoir-&#234;tre comportementaux qui permettent de convaincre les potentiels employeurs. Les jeunes issus des familles les plus pr&#233;caris&#233;es, souvent &#233;loign&#233;es de l'emploi ont plus de mal &#224; acc&#233;der &#224; l'apprentissage. Suivant les secteurs de formation consid&#233;r&#233;s, certains jeunes d'origine &#233;trang&#232;re, celles et ceux issus de l'immigration, ou les filles, peuvent faire l'objet de contraintes plus fortes de s&#233;lection que les jeunes autochtones ou les jeunes hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/le-lycee-professionnel-une-voie-de-formation-en-danger-194874?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.fr&lt;/i&gt; du 10.01.23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>La voix des apprentis (kadekol, If&#233;, novembre 2022) </title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article29524</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article29524</guid>
		<dc:date>2022-11-28T08:54:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1259">Enseignement professionnel et Apprentissage (Audiovisuel, Presse) </category>

		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>FORMATION (articles SUR LA) [G&#233;n.] (gr 4)/</dc:subject>
		<dc:subject>Chercheur [G&#233;n.] (Positions) (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Audiovisuel de formation (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Formations et productions IFE [G&#233;n.] (gr 4)/</dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage, Portrait (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Cr&#233;teil 93/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. Kadekol (gr 2)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Kadekol Le micro est dans la classe : &#233;pisode 43 (24/11/2022) &lt;br class='autobr' /&gt;
La voix des apprentis En France, 30% des lyc&#233;ens sont dans la voie professionnelle. Cela correspond &#224; un million de jeunes. Parmi eux, les deux tiers sont &#233;l&#232;ves en voie scolaire et un tiers sont en apprentissage. Alors que la r&#233;forme de la voie professionnelle agite l'actualit&#233; de l'&#201;ducation Nationale, nous nous sommes demand&#233; quelles diff&#233;rences il existe &#224; l'heure actuelle entre la formation d'un jeune en voie scolaire en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1259" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Audiovisuel, Presse) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot237" rel="tag"&gt;FORMATION (articles SUR LA) [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Chercheur [G&#233;n.] (Positions) (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot88" rel="tag"&gt;Audiovisuel de formation (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot265" rel="tag"&gt;Formations et productions IFE [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot323" rel="tag"&gt;T&#233;moignage, Portrait (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Cr&#233;teil 93/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot533" rel="tag"&gt;Etude. Kadekol (gr 2)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Kadekol&lt;br class='autobr' /&gt;
Le micro est dans la classe : &#233;pisode 43 (24/11/2022)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La voix des apprentis&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En France, 30% des lyc&#233;ens sont dans la voie professionnelle. Cela correspond &#224; un million de jeunes. Parmi eux, les deux tiers sont &#233;l&#232;ves en voie scolaire et un tiers sont en apprentissage. Alors que la r&#233;forme de la voie professionnelle agite l'actualit&#233; de l'&#201;ducation Nationale, nous nous sommes demand&#233; quelles diff&#233;rences il existe &#224; l'heure actuelle entre la formation d'un jeune en voie scolaire en CAP ou en Bac Pro et celle d'un jeune qui passe le m&#234;me dipl&#244;me mais en apprentissage. Parce qu'il faut savoir qu'un apprenti ou un &#233;l&#232;ve en Bac pro passeront tous les deux le m&#234;me dipl&#244;me &#224; la fin de l'ann&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci, Le micro est dans la classe part &#224; la d&#233;couverte de la voie professionnelle, pour comprendre les diff&#233;rences entre apprentissage et voie scolaire professionnelle. Des laboratoires de cuisine aux salles de classes en passant par le restaurant d'application nous partons &#224; la rencontre des apprentis du lyc&#233;e des m&#233;tiers de l'h&#244;tellerie et de la Restauration Fran&#231;ois Rabelais de Dugny dans l'acad&#233;mie de Cr&#233;teil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'alternance est un choix, elle peut se r&#233;v&#233;ler une voie formatrice et tr&#232;s valorisante pour les &#233;l&#232;ves. Mal consid&#233;r&#233;e et peu connue, la voie professionnelle offre pourtant des possibilit&#233;s uniques &#224; la fois en termes de suivi des &#233;l&#232;ves et de mise en &#339;uvre p&#233;dagogique. La voie professionnelle ce sont d'abord des parcours individualis&#233;s qui s'adaptent aux besoins des &#233;l&#232;ves, c'est aussi et on le sait moins, un lieu qui permet la mixit&#233;, entre des &#233;l&#232;ves en voie scolaire et des &#233;l&#232;ves en apprentissage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; d'une formation qui ouvre en quelques ann&#233;es l'acc&#232;s &#224; un m&#233;tier, la voie professionnelle c'est aussi un lieu o&#249; les &#233;l&#232;ves apprennent une culture g&#233;n&#233;rale, des savoirs et des savoir faire qui leur permettront de trouver leur place dans le monde du travail et dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce reportage, vous entendrez :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Chamlong, enseignante d'Arts appliqu&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Mr Cassi, enseignant de Lettres -Histoire-G&#233;ographie&lt;br class='autobr' /&gt;
Mme Guerroumi, Inspectrice IEN STI Design m&#233;tier d'art.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mme Lebat, Proviseure du Lyc&#233;e Rabelais&lt;br class='autobr' /&gt;
Mr L&#233;mari, DDFPT du Lyc&#233;e Rabelais&lt;br class='autobr' /&gt;
Mme Boeher, coordinatrice p&#233;dagogique du CFA acad&#233;mique de Cr&#233;teil&lt;br class='autobr' /&gt;
Mme Florestano, responsable CFA Acad&#233;mique de Cr&#233;teil&lt;br class='autobr' /&gt;
de nombreux &#233;l&#232;ves du Lyc&#233;e Rabelais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour aller plus loin ...&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Site Lyc&#233;e polyvalent Fran&#231;ois Rabelais - Lyc&#233;e des m&#233;tiers de l'h&#244;tellerie et de la restauration&lt;br class='autobr' /&gt;
Le CFA acad&#233;mique de Cr&#233;teil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://ife.ens-lyon.fr/kadekol/lmdlc/43-la-voix-des-apprentis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;ife.ens-lyon.fr&lt;/i&gt; du 24.11.22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ozp.fr/spip.php?page=recherche&amp;recherche=kadekol&#034;&gt;Rechercher sur le mot kadekol&lt;/a&gt; (plus de 100 articles)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Apprentissage dans le sup&#233;rieur : - les d&#233;rives d'une &#171; r&#233;forme open bar &#187; (enqu&#234;te de Lib&#233;ration) - Le PIC (plan d'investissement dans les comp&#233;tences) n'a pas profit&#233; aux publics vis&#233;s (Le Figaro)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article29515</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article29515</guid>
		<dc:date>2022-11-25T10:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1259">Enseignement professionnel et Apprentissage (Audiovisuel, Presse) </category>

		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Etudiant [G&#233;n.] (gr. 3)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Entreprise [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Budget, Co&#251;t, Financement [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Dossier de la presse quotidienne ou hebdomadaire (gr 2 )/ </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Enqu&#234;te Apprentissage dans le sup&#233;rieur : les d&#233;rives d'une &#171; r&#233;forme open bar &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dop&#233;e par un dispositif promis par Emmanuel Macron d&#232;s 2017, l'alternance profite &#224; certaines entreprises qui y voient une main-d'&#339;uvre peu ch&#232;re et &#224; des centres de formation qui s'organisent pour mieux profiter du syst&#232;me. &#171; Lib&#233; &#187; r&#233;v&#232;le les dessous de cette politique publique, non contr&#244;l&#233;e, dont l'un des principaux effets est d'engraisser les fonds d'investissement. &lt;br class='autobr' /&gt;
En cinq ans, la France est pass&#233;e de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1259" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Audiovisuel, Presse) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot564" rel="tag"&gt;Etudiant [G&#233;n.] (gr. 3)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot169" rel="tag"&gt;Entreprise [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot539" rel="tag"&gt;Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot255" rel="tag"&gt;Budget, Co&#251;t, Financement [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot560" rel="tag"&gt;Dossier de la presse quotidienne ou hebdomadaire (gr 2 )/ &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enqu&#234;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Apprentissage dans le sup&#233;rieur : les d&#233;rives d'une &#171; r&#233;forme open bar &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dop&#233;e par un dispositif promis par Emmanuel Macron d&#232;s 2017, l'alternance profite &#224; certaines entreprises qui y voient une main-d'&#339;uvre peu ch&#232;re et &#224; des centres de formation qui s'organisent pour mieux profiter du syst&#232;me. &#171; Lib&#233; &#187; r&#233;v&#232;le les dessous de cette politique publique, non contr&#244;l&#233;e, dont l'un des principaux effets est d'engraisser les fonds d'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cinq ans, la France est pass&#233;e de 300&#8202;000 &#224; 730&#8202;000 apprentis. (Marta Nascimento/REA)&lt;br class='autobr' /&gt;
par Marie Piquemal&lt;br class='autobr' /&gt;
publi&#233; le 23 novembre 2022 &#224; 20h33&lt;br class='autobr' /&gt;
(mis &#224; jour il y a 19 min)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Jamais une politique de soutien &#224; l'emploi n'a &#233;t&#233; aussi co&#251;teuse pour les finances publiques. Ce sont des milliards d'euros de deniers publics qui partent en pure perte. Sans aucune r&#233;gulation derri&#232;re ! &#187; Ces mots, forts, viennent d'un haut fonctionnaire, tenu au devoir de r&#233;serve. De ceux qui n'aiment pas les pol&#233;miques et tiennent plut&#244;t les journalistes &#224; distance. Sauf que l&#224;, la moutarde pique trop : &#171; Il faut ouvrir le capot de ce beau discours sur la hausse de l'apprentissage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; beau discours &#187;, c'est celui du pr&#233;sident de la R&#233;publique. Lors de sa campagne pr&#233;sidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait promis de doper l'alternance chez les jeunes &#8211; un pied en formation, un pied en entreprise &#8211; pour mieux les ins&#233;rer sur le march&#233; de l'emploi et baisser le ch&#244;mage. Il a tenu sa promesse. Adopt&#233;e d&#232;s 2018 sans m&#234;me l'aval de Bercy &#8211; du jamais-vu &#8211;, cette loi pour &#171; la libert&#233; de choisir son avenir professionnel &#187; a ouvert les portes en grand de l'alternance. Jusque-l&#224;, c'&#233;tait un dispositif p&#233;dagogique aux mains des r&#233;gions. Elles seules d&#233;cidaient d'ouvrir tant de places dans tel ou tel centre de formation des apprentis (CFA), en fonction des besoins identifi&#233;s par les branches professionnelles et de l'argent disponible dans les caisses, c'est-&#224;-dire le montant de la taxe d'apprentissage pr&#233;lev&#233;e aupr&#232;s des entreprises. L'apprentissage concernait alors surtout les formations courtes, avant le bac. Il va avec la r&#233;forme se d&#233;velopper massivement dan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/societe/education/apprentissage-dans-le-superieur-les-derives-dune-reforme-open-bar-20221123_RO5QBVCMP5FBFGZ2YWOHF4LNL4/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;liberation.fr&lt;/i&gt; du 24.11.22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emploi : le Plan d'investissement dans les comp&#233;tences n'a pas profit&#233; au public vis&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les publics b&#233;n&#233;ficiaires ne sont pas ceux escompt&#233;s. 160011262/auremar - stock.adobe.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; les sommes importantes qui lui ont &#233;t&#233; alou&#233;es, ce dispositif n'a pas r&#233;ussi &#224; aider significativement les publics les plus fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;sultats d&#233;cevants au vu des sommes investies. Voil&#224; comment pourrait se r&#233;sumer l'action du plan d'investissement dans les comp&#233;tences (PIC) lanc&#233; en 2018 par le gouvernement. Cet engagement pr&#233;sidentiel dot&#233; de 15 milliards d'euros - une somme in&#233;dite pour le chantier des comp&#233;tences - avait pour vocation de former &#224; horizon 2022 quelque 2 millions de demandeurs d'emploi peu ou pas qualifi&#233;s et des jeunes &#233;loign&#233;s du march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;caniquement, les efforts financiers consentis ont permis une augmentation substantielle du nombre de personnes form&#233;es entre 2018 et 2021, qu'elles soient qualifi&#233;es ou non. Mais, malgr&#233; une forte volont&#233; politique affich&#233;e, ce plan n'a pas r&#233;ellement profit&#233; aux publics vis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport du comit&#233; d'&#233;valuation du PIC, qui a pr&#233;sent&#233; jeudi son troisi&#232;me bilan, le r&#233;affirme : &#171; La volont&#233; de cibler les efforts du PIC sur les moins qualifi&#233;s peine &#224; se traduire concr&#232;tement, et les ressources importantes d&#233;ploy&#233;es par le plan ne l'ont pas &#233;t&#233; particuli&#232;rement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/emploi-le-plan-d-investissement-dans-les-competences-n-a-pas-profite-au-public-vise-20221124&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;lefigaro.fr&lt;/i&gt; du 25.11.22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inqui&#233;tante d&#233;rive financi&#232;re de la formation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement pr&#233;voit de faire 800 millions d'euros d'&#233;conomies sur la prise en charge des contrats d'apprentissage. goodluz - stock.adobe.com&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ex&#233;cutif va devoir r&#233;duire la voilure de France comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victime du succ&#232;s de la politique tr&#232;s volontariste men&#233;e par le gouvernement en mati&#232;re d'apprentissage et de formation professionnelle, France comp&#233;tences n'arrive pas &#224; sortir la t&#234;te de l'eau financi&#232;rement. Depuis sa mise en place en 2020, l'op&#233;rateur charg&#233; du financement et de la r&#233;gulation de l'apprentissage et de la formation professionnelle voit ses comptes sombrer dans le rouge, avec un d&#233;ficit encore estim&#233; &#224; 2,2 milliards pour cette ann&#233;e, selon le chiffre act&#233; ce jeudi par le conseil d'administration. Le d&#233;ficit aurait m&#234;me pu atteindre 6,2 milliards d'euros si l'&#201;tat n'avait pas accord&#233; 4 milliards de subventions pour assurer la tr&#233;sorerie de l'institution - et il pr&#233;voit d&#233;j&#224; d'en rajouter 1,6 milliard pour 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces besoins additionnels montrent &#171; d'une part, qu'il y a un succ&#232;s dans la politique de l'apprentissage mais de l'autre, que nous devons continuer &#224; rechercher des &#233;conomies structurelles chez France comp&#233;tences &#187;, a d'ailleurs dit le ministre des Comptes publics&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-inquietante-derive-financiere-de-la-formation-20221124&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;lefigaro.fr&lt;/i&gt; du 25.11.22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>R&#233;forme de la formation professionnelle ; un malentendu, selon Carole Grandjean (Le Caf&#233;, ToutEduc)</title>
		<link>https://www.ozp.fr/spip.php?article29310</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ozp.fr/spip.php?article29310</guid>
		<dc:date>2022-10-24T07:25:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1255">Enseignement professionnel et Apprentissage (Textes et D&#233;clarations officielles)</category>

		<dc:subject>D&#201;CLARATION OFFICIELLE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;clar. Source presse, interview (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;clar. autre ministre (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voie professionnelle : Une r&#233;forme tout dans la douceur... &#034;On souhaite rassurer et dire que la r&#233;forme n'est pas &#233;crite.. Il n'y aura pas de big bang en septembre 2023&#034;. Alors que se r&#233;unissent aujourd'hui les 4 groupes de travail sur la r&#233;forme de la voie professionnelle, la mobilisation exceptionnelle du 18 octobre des professeurs de lyc&#233;e professionnel et de leurs syndicats contre la r&#233;forme fait changer la communication de Carole Grandjean, ministre de l'enseignement et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1255" rel="directory"&gt;Enseignement professionnel et Apprentissage (Textes et D&#233;clarations officielles)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot380" rel="tag"&gt;D&#201;CLARATION OFFICIELLE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot385" rel="tag"&gt;D&#233;clar. Source presse, interview (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot381" rel="tag"&gt;D&#233;clar. autre ministre (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voie professionnelle : Une r&#233;forme tout dans la douceur... &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#034;On souhaite rassurer et dire que la r&#233;forme n'est pas &#233;crite.. Il n'y aura pas de big bang en septembre 2023&#034;. Alors que se r&#233;unissent aujourd'hui les 4 groupes de travail sur la r&#233;forme de la voie professionnelle, la mobilisation exceptionnelle du 18 octobre des professeurs de lyc&#233;e professionnel et de leurs syndicats contre la r&#233;forme fait changer la communication de Carole Grandjean, ministre de l'enseignement et de la formation professionnelle. Alors qu'Emmanuel Macron a nettement cadr&#233; la r&#233;forme aux Sables d'Olonne, la ministre s'efforce de faire croire que rien n'est jou&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rapport sur la r&#233;forme Blanquer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On dit que notre r&#233;forme d&#233;mant&#232;le le lyc&#233;e professionnel et supprime des postes alors m&#234;me que l'on s'engage dans une r&#233;forme qui veut faire le contraire&#034;. Alors que s'ouvrent les 4 groupes de travail et que se lance officiellement la r&#233;forme de la voie professionnelle, le ton a radicalement chang&#233; dans l'entourage de Carole Grandjean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre se focalise sur les 4 groupes de travail qui pr&#233;parent la r&#233;forme. En amont de leur r&#233;union, l'inspecteur g&#233;n&#233;ral Marc Foucault, ancien conseiller sp&#233;cial de G de Robien, fait un bilan de la r&#233;forme pr&#233;c&#233;dente. &#034;Les syndicats nous le demandaient&#034;, dit l'entourage de C Grandjean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le rapport de M Foucault &#233;value tr&#232;s positivement la r&#233;forme Blanquer de la voie professionnelle.&#034;Cette transformation a permis de mettre en oeuvre de nombreuses innovations p&#233;dagogiques : le chef d'oeuvre, la mixit&#233; des parcours et le d&#233;veloppement de l'apprentissage, la co intervention, les familles de m&#233;tier en seconde&#034;. La mixit&#233; des parcours est surtout connue des enseignants comme une obligation qui complique &#233;norm&#233;ment leur travail. Quant aux familles de m&#233;tier, peut-&#234;tre indispensable avec le rajeunissement des &#233;l&#232;ves arrivant en lyc&#233;e professionnel, elle est v&#233;cue comme une d&#233;professionnalisation. Et elle participe &#224; la baisse du niveau des &#233;l&#232;ves et &#224; la d&#233;professionnalisation du dipl&#244;me. Si &#034;les r&#233;sultats de la r&#233;forme sont encourageants&#034;, conclue M Foucualt, &#034;d&#233;sormais doit se mettre en place une r&#233;forme plus structurelle pour la r&#233;ussite de tous les &#233;l&#232;ves&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des groupes de travail aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre groupes de travail se r&#233;unissent du 21 octobre aux vacances de No&#235;l. Ils seront suivi d'un groupe &#034;pr&#233;figurateur&#034; de la r&#233;forme. Les groupes r&#233;pondent aux questions fix&#233;e spar la ministre : comment r&#233;duire le nombre de d&#233;crocheurs, comment mieux pr&#233;parer les poursuites d'&#233;tudes sup&#233;rieures , comment am&#233;liorer le taux d'acc&#232;s &#224; l'emploi, comment donner des marges de manoeuvre aux &#233;tablissements tout en conservant le caract&#232;re national des dipl&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la t&#234;te de chaque groupe un recteur, accompagn&#233; d'un inspecteur g&#233;n&#233;ral. Les groupes accueillent les repr&#233;sentants des syndicats, des r&#233;gions, des parents d'&#233;l&#232;ves, des &#233;tablissements priv&#233;s, des inspecteurs, des chefs d'&#233;tablissement et m&#234;me des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il y a eu un malentendu sur la m&#233;thode de la r&#233;forme&#034;, dit-on dans l'entourage de C Grandjean. &#034;C'est apr&#232;s les conclusions des 4 groupes qu'on pourra lancer les travaux qui permettront de construire tr&#232;s progressivement la r&#233;forme&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un nouveau discours...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finie l'arrogance de la rentr&#233;e et les tweets percutants de la ministre. Son &#233;quipe s'attache &#224; faire oublier le discours pr&#233;sidentiel des Sables d'Olonne o&#249; E Macron a nettement d&#233;fini sa r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Sables d'Olonne, le 13 septembre, E Macron a pourtant nettement d&#233;fini la r&#233;forme. &#171; On va &#234;tre amen&#233; &#224; fermer des formations et &#224; en ouvrir d'autres &#187;, expliquait E Macron. &#171; Ce chantier on va le conduire la main dans la main avec les r&#233;gions.. On va devoir former les enseignants pour qu'ils se r&#233;orientent, avoir aussi des professeurs associ&#233;s pour nous aider &#224; injecter des comp&#233;tences dans les L.P. &#187;. Ce travail sera fait &#171; bassin d'emploi par bassin d'emploi &#187;. Il insistait sur le doublement des p&#233;riodes de formation en entreprise tout en promettant de maintenir les horaires des enseignements fondamentaux. Il promettait d'y arriver &#171; par une meilleure organisation du temps scolaire.. en s&#233;quen&#231;ant les temps de stage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela semble oubli&#233;. Quand on demande au minist&#232;re de l'enseignement professionnel comment on peut doubler le temps de stage sans diminuer le temps des enseignements, la r&#233;ponse c'est qu'&#034;augmenter le temps des p&#233;riodes de formation en entreprise sera examin&#233; par les groupes de travail... La r&#233;forme n'est pas &#233;crite&#034;. Le minist&#232;re &#034;souhaite rassurer et souhaite construire ensemble&#034; la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'entourage de C Grandjean promet d'investir dans les lyc&#233;es professionnels &#034;comme cela ,'a jamais &#233;t&#233; fait&#034;. Les groupes de travail r&#233;fl&#233;chiront sur les formations. &#034;Faut-il un CAP en 3 ans pour tous ? Faut il une ann&#233;e de plus en bac pro&#034;, tout semble ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; qui n'est pas confirm&#233; par des engagements budg&#233;taires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;alit&#233; on retrouve dans le cahier des charges des groupes de travail le cadrage pr&#233;sidentiel. Le groupe de travail sur les d&#233;crocheurs pr&#233;parera en fait les demi journ&#233;es avenir en coll&#232;ge. Celui sur le taux d'acc&#232;s &#224; l'emploi doit travailler sur la r&#233;vision des cartes de formation et sur les p&#233;riodes de stage en entrerpise. Il est pilot&#233; par Olivier Faron, recteur de Strasbourg et ancien conseiller de Fillon et Wauquiez. Le groupe sur les marges de manoeuvre des &#233;tablissement traitera aussi des pr&#233;iodes de PFMP et de &#034;l'accroissement de la professionnalisation&#034;. Celui sur les poursuites d'&#233;tude traitera de la mixit&#233; des parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re promet un investissement dans les lyc&#233;es professionnels et ne pas vouloir diminuer le nombre d'enseignants. Mais nos questions sur le budget restent sans r&#233;ponse. Celles sur les dotations horaires des lyc&#233;es professionnels , qui sont connues d&#232;s janvier, restent sans r&#233;ponse claire. Le budget 2023 ne pr&#233;voit pas d'abonder une importante r&#233;forme des L.P. Sur le maintien des postes on nous dit &#034;que cela se d&#233;cide en lien avec l'Education nationale&#034;. &#034;Il peut y avoir une hausse des p&#233;riodes de stage et une baisse d&#233;mographique. Il conviendra de voir en fin d'ann&#233;e&#034; nous dit on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation exceptionnelle du 18 octobre explique peut etre cette prudence. D'autant qu'une partie des syndicats boycotte la r&#233;union des groupes de travail. Et qu'un nouvele mobilisation est annonc&#233;e pour le 17 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L 'entourage de C Grandjean est plus cr&#233;dible quand il dit que &#034;le pr&#233;sident de la R&#233;publique a &#233;t&#233; &#233;lu sur un programme qui l'engage face aux fran&#231;ais&#034;. Et la r&#233;forme de la voie professionnelle en fait partie. &#034;IL y a aussi l'annonce d'un changement de m&#233;thode. Et c'est cela qu'on applique&#034;. La communication change. Ni les objectifs, ni la route trac&#233;e par E Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fran&#231;ois Jarraud&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2022/10/21102022Article638019514051810729.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;cafepedagogique.net&lt;/i&gt; du 21.10.22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;forme de la formation professionnelle, ce n'&#233;tait qu'un &#034;malentendu&#034; (minist&#232;re de l'apprentissage et de la formation professionnels)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il n'y aura pas de big bang de la formation professionnelle&#034;, les seuls points de la r&#233;forme qui ne sont pas n&#233;gociables sont &#034;les quatre th&#233;matiques&#034; correspondant &#224; la liste des &#034;quatre grands enjeux&#034; qui donnent leurs noms aux quatre groupes de travail qui sont install&#233;s ce 21 octobre. M&#234;me l'augmentation des p&#233;riodes de formation en milieu professionnel n'est plus une &#233;vidence : &#034;Nous attendons les conclusions des groupes de travail&#034;, d&#233;clare &#224; la presse l'entourage de la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'apprentissage et &#224; la formation professionnels, qui ajoute se conformer ainsi &#224; l'injonction pr&#233;sidentielle de &#034;changer de m&#233;thode&#034; et donc de privil&#233;gier le dialogue. Le minist&#232;re promet &#233;galement &#034;d'investir comme jamais&#034; dans les lyc&#233;es professionnels et ajoute qu'il ne s'agit pas d'appliquer aux LP le mod&#232;le de l'apprentissage, mais d'am&#233;liorer leur image comme a &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;e l'image de l'apprentissage. Les propos d'Emmanuel Macron s'adressaient au grand public, faire aussi bien que ce qui avait &#233;t&#233; fait pour les CFA tout au long du quinquennat pr&#233;c&#233;dent, mais ils ont pu &#234;tre mal compris et inqui&#233;ter les personnels des lyc&#233;es professionnels, reconna&#238;t l'entourage de la ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre groupes de travail sont donc install&#233;s, comment r&#233;duire le nombre de d&#233;crocheurs ? (&#034;mais nous n'avons jamais dit que le d&#233;crochage &#233;tait le fait des lyc&#233;es professionnels, au contraire&#034;), comment mieux pr&#233;parer les poursuites d'&#233;tudes sup&#233;rieures requises par certains m&#233;tiers ?, comment am&#233;liorer le taux d'acc&#232;s &#224; l'emploi apr&#232;s le dipl&#244;me ? (l'entourage minist&#233;riel fait &#233;tat d'&#233;tudes qui montrent que le temps pass&#233; en entreprise augmente les possibilit&#233;s d'insertion, ToutEduc les a demand&#233;es), comment donner des marges de manoeuvre aux &#233;tablissements tout en conservant le caract&#232;re national des dipl&#244;mes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une quarantaine de personnes dans chaque groupe de travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces groupes de travail pourront &#034;ouvrir toutes les pistes sans aucun tabou&#034;, promet encore le minist&#232;re qui &#233;voque un CAP en trois ans pour tous les &#233;l&#232;ves en difficult&#233;, ou un bac en quatre ans pour ceux pour qui l'acc&#232;s au BTS repr&#233;sente &#034;une marche trop haute&#034;. Chaque groupe est pilot&#233; par un recteur et a pour rapporteur un inspecteur g&#233;n&#233;ral, il comprend une quarantaine de personnes, des repr&#233;sentants des directions du minist&#232;re, des organisations syndicales &#233;lues au CTMEN, des organisations repr&#233;sentatives au niveau interprofessionnel, des repr&#233;sentants des r&#233;gions, des f&#233;d&#233;rations de parents d'&#233;l&#232;ves, des r&#233;seaux d'&#233;tablissements priv&#233;s et des syndicats enseignants du priv&#233;, missions locales &#233;ventuellement (la composition de chaque GT n'est pas exactement la m&#234;me) mais aussi des acteurs de terrain, inspecteurs, chefs d'&#233;tablissement, professeurs de lyc&#233;e professionnel, &#233;l&#232;ves, choisis parmi tous ceux qui ont &#034;sollicit&#233;&#034; le minist&#232;re. &#034;En compl&#233;ment, des experts pourront &#234;tre auditionn&#233;s (...) au fil de l'eau.&#034; Chaque groupe devrait se r&#233;unir cinq demi-journ&#233;es d'ici No&#235;l, mais pourrait poursuivre des auditions au mois de janvier, les conclusions devront &#234;tre rendues fin f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mais il ne s'agit que de pistes de travail&#034; dont devront ensuite s'emparer des &#034;groupes pr&#233;figurateurs pour approfondir chaque objet&#034;. De toutes fa&#231;ons, les moyens des &#233;tablissements (les &#034;DHG&#034;) seront fix&#233;s avant que les GT aient rendu leurs copies, et le seul point de la r&#233;forme qui pourrait s'appliquer d&#232;s la rentr&#233;e 2023 concerne les gratifications aux &#233;l&#232;ves pour les p&#233;riodes de stage. Le dossier de presse pr&#233;voit toutefois que, &#034;d&#233;but 2023&#034; seront lanc&#233;s des travaux et des &#034;expe&#769;rimentations sur la base des conclusions des groupes de travail&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de chiffrage pour l'augmentation des PFMP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les PFMP, leur augmentation de 50 %, r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;e jusqu'&#224; ce jour, n'appara&#238;t pas dans le dossier de presse, mais parmi les &#034;pistes d'&#233;changes&#034; propos&#233;es aux groupes de travail figurent ces deux questions, &#034;Comment augmenter le nombre de semaines de PFMP tout en renforc&#807;ant la comple&#769;mentarite&#769; des enseignements au lyce&#769;e professionnel avec les acquis du jeune en entreprise ?&#034; et &#034;Comment mieux inte&#769;grer les pe&#769;riodes de formation en milieu professionnel (PFMP) dans le parcours global de formation ? Quel suivi personnalise&#769; avec les tuteurs ?&#034; En effet, pour r&#233;pondre encore aux inqui&#233;tudes des enseignants qui craignent de perdre des heures avec l'augmentation des PFMP, le minist&#232;re &#233;voque un accompagnement renforc&#233; des &#233;l&#232;ves pendant qu'ils sont en stage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il assure encore qu'il n'y a aucune raison de penser &#224; une mise en concurrence des CFA et des LP, m&#234;me si, de part et d'autre, on s'inqui&#232;te. Il faut penser en termes de &#034;partenariat&#034;. Comment peuvent-ils &#234;tre partenaires quand leurs modes de financement sont &#224; ce point diff&#233;rent ? demande un journaliste. &#034;Les difficult&#233;s de gestion&#034; font partie des questions qui doivent &#234;tre examin&#233;es par les groupes de travail. D'ailleurs, parall&#232;lement &#224; ce travail men&#233; au niveau national, les &#233;tablissements peuvent s'emparer du dispositif &#034;conseil de la refondation&#034; pour &#233;laborer les projets locaux et acc&#233;der au FIP (fonds d'innovation p&#233;dagogique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bilan de la TVP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des organisations syndicales qui appelaient &#224; la gr&#232;ve mardi 18 octobre faisaient d'un &#034;diagnostic partag&#233;&#034; un pr&#233;alable &#224; toute discussion. L'inspecteur g&#233;n&#233;ral qui pr&#233;sidait le comit&#233; de suivi de la TVP (transformation de la voie professionnelle), Marc Foucault, propose son bilan dans le dossier de presse. Il consid&#232;re notamment que &#034;les pratiques de co-intervention sont bien install&#233;es&#034; et que &#034;les enseignants se sont empar&#233;s du chef-d'oeuvre&#034;, que &#034;les Campus des m&#233;tiers et des qualifications nouvelle g&#233;n&#233;ration produisent une r&#233;elle dynamique en termes d'attractivit&#233; de la voie professionnelle&#034;. Il reconna&#238;t qu'avec &#034;l'ouverture de certains parcours &#224; l'apprentissage&#034;, &#034;quelques questions organisationnelles se posent toujours&#034;, mais qu'elle a suscit&#233; &#034;une r&#233;flexion particuli&#232;rement riche sur le sujet&#034;. Il reconna&#238;t surtout que &#034;seuls quelques &#233;tablissements proposent un accompagnement renforc&#233; au contenu vraiment pens&#233; sous le prisme de la personnalisation du parcours de l'&#233;l&#232;ves&#034; et que &#034;sa mise en oeuvre concr&#232;te n'op&#232;re pas n&#233;cessairement encore tr&#232;s bien (une) distinction en fonction des projets des &#233;l&#232;ves&#034;, insertion ou poursuite d'&#233;tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'organisation des enseignements en seconde en &#034;familles de m&#233;tiers&#034;, elle pose &#034;aussi plusieurs questions&#034;. D'une part, &#034;le choix de sp&#233;cialit&#233;s en fin de seconde est souvent limit&#233; aux formations inscrites &#224; la carte du lyc&#233;e fr&#233;quent&#233;&#034; et pour &#034;concr&#233;tiser le concept&#034;, donc permettre de choisir un m&#233;tier qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; dans une &#034;famille&#034;, il faut compter avec d'autres &#233;tablissements, qui peuvent &#234;tre &#233;loign&#233;s g&#233;ographiquement, il conviendrait donc &#034;d'accompagner localement cette mise en r&#233;seau des &#233;tablissements et des &#233;quipes avec des pratiques de mutualisation&#034;. D'autre part, &#034;la communication &#224; destination des coll&#233;giens doit &#234;tre renforc&#233;e. Marc Foucauld consid&#232;re enfin que &#034;toutes les &#233;quipes&#034; n'ont pas saisi la &#034;dimension syst&#233;mique&#034; ni le sens de la TVP. Et il plaide pour que soit mise en oeuvre &#034;une r&#233;forme plus structurelle&#034;, et souligne que &#034;le rapport a&#768; l'entreprise et a&#768; l'e&#769;conomie est fondamental pour le lyce&#769;e professionnel et ses diplo&#770;mes, d'ou&#768; l'inte&#769;re&#770;t qui doit e&#770;tre porte&#769; a&#768; l'apprentissage et a&#768; la re&#769;novation des PFMP&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/article/id-20942-reforme-de-la-formation-professionnelle-ce-n-etait-qu-un-malentendu-ministere-de-l-apprentissage-et-de-la-formation-professionnels-&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;touteduc.fr&lt;/i&gt; du&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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