> LA RUBRIQUE UNIQUE à partir de novembre 2025
> B* Woippy‑Saint Eloy (Moselle). Projet de géosciences Erasmus+ ARTeMIS pour (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
Des CE1 à la découverte des géosciences : un premier pas vers l’inclusion scientifique
Dans le cadre du projet Erasmus+ ARTeMIS – Action for Research and Teaching Mineral Exploration School– la Faculté des Sciences et Technologies (FST) et des chercheurs du laboratoire GeoRessources ont ouvert leurs portes aux élèves de l’école élémentaire Paul Verlaine, à Woippy‑Saint Eloy (Moselle), appartenant au Réseau d’Education Prioritaire renforcé (REP+).
Porté par Alexandre Tarantola, maître de conférences à la FST, le projet ARTeMIS réunit six universités européennes autour de deux objectifs : favoriser l’employabilité des étudiants en sciences de la Terre et rendre les géosciences accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.
L’initiative, conduite par les enseignantes Anaïs Froment et Lucille Neveux, s’est appuyée sur le nouveau « Labo Sciences » de l’école Verlaine, co-financé par ARTeMIS pour l’équipement de loupes, microscopes, planétarium, globe terrestre et modèle de volcan.
Au total, onze élèves de CE1 ont participé à la journée, dont trois allophones et quatre primo‑arrivants. Parmi ces élèves, deux présentent également de troubles de l’attention et de la motricité.
La journée a commencé par une visite de la faculté, puis les élèves ont assisté à une présentation, en amphithéâtre, du métier de géologue par des chercheurs. Après cette introduction, les enfants ont pu prendre part à plusieurs activités concrètes :
Pour garantir l’accessibilité, les intervenants ont adapté leurs explications aux allophones et primo‑arrivants, et ont fourni une assistance personnalisée afin que chaque enfant puisse manipuler les microscopes.
Encouragés par les retours positifs, les partenaires souhaitent pérenniser le projet. Alexandre Tarantola a également annoncé une alternance de visites : des sessions à l’école Paul Verlaine, enrichies de nouveaux échantillons, et d’autres à la Faculté des Sciences et Technologies pour faire découvrir le cadre de recherche à ce jeune public issu de milieux défavorisés. Des guides pédagogiques et des fiches d’activités seront créés pour soutenir les enseignants dans les futures animations.
Cette initiative montre concrètement comment un projet européen peut créer un pont entre universités et écoles prioritaires, en ouvrant les géosciences à un public diversifié et en semant les graines d’une future génération de scientifiques curieux, engagés et inclusifs.