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L’école dans le programme du candidat Edouard Philippe (dossier)

8 juillet

LES PRIORITES D’EDOUARD PHILIPPPPE

[...]
Pour une école de la liberté et de l’exigence
Faire des chefs d’établissements les véritables patrons de l’école : liberté d’adapter les méthodes et les horaires, d’imposer l’uniforme, de fixer les règles de discipline, de choisir et d’évaluer les enseignants.

Revaloriser massivement le métier de professeur en augmentant les rémunérations et en révisant le recrutement, la formation et l’accompagnement tout au long de la carrière.

Adapter les rythmes scolaires aux seuls besoins des enfants : journées moins longues, plus de sport et de culture, vacances d’été raccourcies pour éviter la déperdition des savoirs.

Concentrer l’enseignement primaire sur les savoirs fondamentaux, lire, écrire, compter, socle sans lequel aucun autre apprentissage n’est possible.

Créer un service public universel du soutien scolaire, combinant assistant IA personnalisé et brigades d’anciens professeurs et d’étudiants volontaires.

Extrait de edouardphilippe.fr

 

Édouard Philippe : les chefs d’établissement au centre de l’École
C’est l’une des propositions majeures qui figure dans son programme. Une proposition de longue date de la droite « décomplexée », plus radicalisée que jamais et ouvertement par le candidat aux présidentielles.

C’est ce qu’il a annoncé lors de son discours de dimanche dernier. C’est ce qui figure de façon détaillée sur le site « Avec Edouard Philippe » « Faire des chefs d’établissements les véritables patrons de l’école : liberté d’adapter les méthodes et les horaires, d’imposer l’uniforme, de fixer les règles de discipline, de choisir et d’évaluer les enseignants »

Mise en perspective historique

Lors de la Convention de l’UMP sur l’Ecole tenue en novembre 2010 , un accent unilatéral a été mis sur le rôle à attribuer aux chefs d’établissement. Xavier Bertrand, alors secrétaire général de l’UMP, s’est prononcé pour les propositions du rapport du député UMP Reiss et a demandé « une évolution du statut du directeur d’école afin qu’il puisse participer au recrutement des équipes, et qu’il ait une réelle marge de manœuvre en matière de formation continue ». Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin et auteur du rapport sur la direction d’école, s’est empressé d’affirmer que « nos écoles ont surtout besoin d’un patron ». Jean-François Copé, n’a pas été en reste et a élargi le propos aux chefs d’établissement, en particulier au niveau du collège : « il nous faut faire du chef d’établissement le pivot de l’établissement ; il faut que les chefs d’établissement puissent constituer leur équipe pédagogique ». Enfin Gérard Longuet, sénateur de Lorraine , a surenchéri en affirmant qu’« il faut qu’un patron [le chef d’établissement] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique »

La Convention suivante de l’UMP sur l’Ecole tenue le 8 novembre 2011 a mis en valeur des propositions tout à fait significatives : « Le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration ». Pour faire bonne mesure, le chef de l’UMP – François Copé – a prôné l’urgence d’un « management qui permette, par exemple, de se débarrasser d’un chef d’établissement inefficace et de faire de ceux qui sont bons de ‘’vrais’’ chefs ».

A la mi-octobre 2013, le projet d’une « droite forte » est publié. Ses rédacteurs sont des secrétaires nationaux de l’UMP : le chef d’entreprise Guillaume Peltier (ancien porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012) et l’avocat Didier Geoffroy (coordonnateur de la cellule ‘’riposte’’ durant cette même campagne présidentielle). Extraits :« 1) Nous souhaitons que le corps enseignant, au même titre que les fonctionnaires de police (loi du 28 septembre 1948), les personnels des services extérieurs de l’administration pénitentiaire (ordonnance du 6 août 1958) ou ceux des services de transmissions du ministère de l’Intérieur (loi du 31 juillet 1968), soit également doté d’un statut spécial interdisant le droit de grève. 2) « Permettre aux chefs d’établissements de recruter leur équipe de professeurs, de licencier les mauvais enseignants [...] et d’avoir l’entière responsabilité de leurs moyens, y compris en ayant recours aux fonds privés »

Dans le cadre de la préparation des élections présidentielles de 2017, Nicolas Sarkozy a proposé de « mettre en œuvre trois mesures indispensables : l’autonomie, le renforcement de l’échelon local, la mise à leur véritable place des syndicats de l’Education nationale […]. Il faut donc donner davantage de responsabilités au chef d’établissement qui doit pouvoir tenir compte de son environnement géographique, social, culturel pour adapter son organisation pédagogique » (« La France pour la vie », Plon, janvier 2016, p. 251)

De son côté, François Fillon a proposé de « définir un cadre réglementaire dans lequel les établissements auront plus d’autonomie, avec des chefs d’établissement responsables, investis de réels pouvoirs. Autorité ! La responsabilisation des établissements, et en premier lieu de leur chef aura sur ce point des effets favorables. Quand les responsabilités sont claires et distinctes, et non diluées dans une chaîne hiérarchique infinie, il est plus facile de prendre des mesures énergiques » ( « Faire », Albin Michel, octobre 2015, p.159)

On aura remarqué qu’Alain Juppé, (l’ex-mentor d’Edouard Philippe) ne figure pas – lui – dans ce florilège. On mesure ainsi la ‘’droitisation’’ sans complexe d’Edouard Philippe.

Extrait de blogs.mediapart.fr du 06.07.26

 

Edouard Philippe veut raccourcir les vacances d’été

Les multiples épisodes caniculaires de 2026 n’auront pas fait plier le marronnier de la droite. Le candidat à la présidentielle Edouard Philippe a longuement parlé de l’Ecole et de son projet lors de son meeting le dimanche 5 juillet.

« Faisons du métier d’enseignant un métier envié », souligne Edouard Philippe qui veut revoir la façon de recruter les enseignants et « surtout bien mieux les rémunérer. Les meilleurs ça se paient ! » Celui qui a gouverné la France de 2017 à 2020 parle de « refondation de l’école » et souhaite « une IA personnalisée pour chaque élève ».

Edouard Philippe veut « des journées moins longues qui intègrent plus de sport, plus de culture et des devoirs à faire. Edouard Philippe souhaite aussi « des vacances scolaires raccourcies pour que le savoir ne se perde pas entre juin et septembre. Nous avons choisi des solutions les plus pratiques pour les parents, pour les professeur.es et pour l’industrie du tourisme », ose-t-il.

Dans son discours d’1h20, l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron souhait que l’on parle « résultats pédagogiques » dans les conseils d’école et pas seulement « cantine et entretien des murs ».

« Les directeurs doivent devenir les nouveaux patrons de l’école »

« Donnons la liberté aux établissements. La liberté d’adapter les méthodes, les heures, les équipes. Liberté de fixer les règles en matière de disciplines, d’imposer ou non le port de l’uniforme. Liberté de choisir et d’évaluer les professeurs », lance l’ancien premier ministre de Jean-Michel Blanquer sous les applaudissements du public.

Extrait de cafepedagogique.net du 06.07.26

 

 

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