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LE COLLECTIF dans la classe, le réseau, l’équipe pédagogique, avec les partenaires locaux... est la plus grande force de l’éducation prioritaire (CAREP Créteil. dossier de Lettre d’information n°27)

15 juillet

Lettre d’information n°27 : "Travailler ensemble pour la réussite des élèves"

Pourquoi ce choix thématique ?

En cette fin de période, qui rime souvent avec restitution des projets menés tout au long de l’année, mais aussi avec projections sur les projets de l’année suivante, la question de l’organisation du collectif se conjugue toujours à celle des objectifs poursuivis pour faire réussir et progresser tous les élèves.
Si la question du collectif n’est sans doute pas l’apanage des réseaux d’éducation prioritaire, elle n’en reste pas moins cruciale tant le maillage des acteurs est ténu. Il nous a semblé intéressant de conclure l’année sur la thématique du travail collectif au service de la réussite des élèves dans toute leur diversité. La notion de collectif impliquant de multiples acteurs, il a fallu faire le choix de ne pas aborder la coéducation, et notamment le thème de la communication avec les familles, que nous avons pu aborder dans une lettre d’information dédiée (Lettre n°18, janvier 2025 “Communiquer avec les familles” )

Le collectif au service de la réussite de tous les élèves en éducation prioritaire

Quand on évoque la réussite des élèves en éducation prioritaire, un mot s’impose comme une évidence : le collectif. Pourtant, le collectif n’est pas la panacée pour faire accéder tous les élèves à la réussite. Il n’est pas non plus une simple juxtaposition de bonnes volontés. C’est une architecture vivante qui se déploie à plusieurs échelles, un maillage serré d’acteurs dont chaque noeud — enseignant, personnel d’éducation, de direction, médico-social, parent, partenaire associatif — est indispensable pour soutenir l’élève. Réussir ensemble, c’est d’abord consolider ce réseau pour qu’aucun jeune ne passe à travers les mailles du filet.

Faire vivre le collectif au cœur de la classe

Ce maillage prend vie, d’abord, au cœur même de la classe. La coopération n’est pas qu’une posture professionnelle, c’est un levier pédagogique majeur. En développant le travail en îlots, en réfléchissant à l’aménagement de l’espace scolaire, en organisant le tutorat entre pairs ou la recherche de solutions en équipe, nous apprenons aux élèves que l’intelligence est collective.

Faire coopérer les élèves, c’est leur donner les clés de l’émancipation et transformer l’hétérogénéité de la classe en une richesse partagée. La pédagogie de projet peut également jouer ce rôle fédérateur en réunissant les élèves autour d’un même objectif, d’un même cap.

Renforcer le collectif au sein des équipes

Mais faire coopérer les élèves, cela passe sans doute par une coopération renforcée au sein des équipes. Dans l’établissement, cela se traduit par des pratiques concrètes qui dépassent le simple partage de documents. C’est le co-enseignement qui permet de croiser les regards en temps réel, ce sont les analyses de pratiques pour s’enrichir des réussites de chacun, ou encore la coconstruction de projets interdisciplinaires qui donnent du sens aux apprentissages.

Un collectif qui se construit aussi au sein du réseau et bien au-delà

Ce collectif à géométrie variable — de la classe au réseau, de l’équipe pédagogique aux partenaires locaux — est sans aucun doute la plus grande force des réseaux d’éducation prioritaire. En renforçant ce maillage solide et bienveillant, en osant de nouvelles techniques de coopération à tous les étages, que l’on installe de façon durable un environnement sécurisant, ambitieux et surtout cohérent qui encadre les élèves et leur permet de réunir les conditions nécessaires à leur réussite.

 

DOCUMENTS

Le travail coopératif entre élèves : un puissant levier d’équité en éducation prioritaire

Dans le cadre d’un dossier du Cnesco consacré à la différenciation pédagogique, la chercheuse Céline Buchs démontre que faire travailler les élèves en petits groupes est l’une des stratégies les plus efficaces pour lutter contre les inégalités scolaires.
Cependant, la réussite de cette démarche repose sur une distinction cruciale : la véritable pédagogie coopérative se distingue radicalement du simple travail de groupe minimaliste. Pour que chaque élève progresse, l’enseignant doit structurer une interdépendance positive — où la réussite de l’équipe dépend de l’apport de chacun — tout en garantissant une responsabilisation individuelle. En incitant les élèves à expliciter, argumenter et confronter leurs idées simultanément, ce dispositif engage l’ensemble de la classe, tant sur le plan cognitif que social. C’est en transformant les interactions en classe en véritables objets d’apprentissage que le collectif devient un moteur de réussite pour les élèves les plus fragiles.

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Pour aller plus loin : les sections clés à consulter

Si vous souhaitez approfondir la mise en œuvre pratique de ces concepts, deux ressources majeures sont particulièrement recommandées sur cette page :
 La note de l’experte (PDF) de Céline Buchs :
Idéale pour découvrir les outils concrets permettant de structurer les interactions en classe
(définition des rôles sociaux et fonctionnels, mécanismes pour rendre la participation de chacun à la fois possible et nécessaire).

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 La vidéo de l’intervention (à partir de 3 min 10)  :
Idéale pour comprendre la posture de l’enseignant pendant les travaux de groupe, notamment sa manière de circuler, d’observer et de mettre en place des régulations interactives en temps réel.

Vidéo

 Conférence sur la différenciation pédagogique du Cnesco

La conférence est une excellente ressource pour écouter la plénière complète de la conférence de consensus, où les chercheurs détaillent l’impact de l’engagement verbal des élèves sur la mémorisation et la compréhension profonde des notions.

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Coopérer pour mieux apprendre tous ensemble

Ce dossier des Cahiers pédagogiques explore les conditions de réussite de la pédagogie coopérative, au-delà des simples injonctions au « travail de groupe ». Les contributeurs rappellent que coopérer entre pairs ne s’improvise pas : c’est une compétence qui doit s’enseigner de manière explicite et structurée pour éviter de creuser les inégalités. En analysant des dispositifs concrets (marchés de connaissances, tutorat, aide mutuelle), la revue montre comment l’enseignant doit organiser une interdépendance positive où chaque élève se sent valorisé et responsable. L’enjeu est double : développer l’autonomie et l’esprit critique tout en instaurant un climat scolaire serein, propice aux apprentissages.
Véritable moteur d’inclusion, cette culture de l’entraide se révèle être un puissant outil de justice scolaire, particulièrement adapté aux défis de l’éducation prioritaire pour engager tous les profils d’élèves.

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Adopter la pédagogie de projet pour renforcer les apprentissages

Ce dossier de l’IFÉ démontre, à travers une large revue de la littérature scientifique internationale, que le développement professionnel collaboratif des enseignants est l’un des leviers les plus puissants pour améliorer la réussite des élèves, tout particulièrement dans les milieux vulnérables. L’étude met en évidence la supériorité des « communautés d’apprentissage professionnelles » sur les formations individuelles descendantes. Lorsque les équipes partagent une vision commune, analysent collectivement leurs données d’évaluation et ouvrent la porte de leurs classes pour s’observer entre pairs, les pratiques
pédagogiques s’ajustent plus finement aux besoins des élèves. Cependant, la recherche insiste sur le fait que cette culture collaborative ne s’improvise pas : elle exige un leadership scolaire fort, un climat de confiance réciproque et, surtout, l’aménagement de temps institutionnels pérennes dédiés à la réflexion collective.

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Co-intervenir efficacement : les 7 configurations clés pour faire réussir les élèves

Cette ressource pratique, inspirée du travail de Marie Toulhec, détaille sept modalités précises de co-intervention pour optimiser la présence de deux enseignants dans ou hors de la classe au bénéfice de la réussite des élèves. Le document distingue les configurations nécessitant un espace commun — comme l’enseignement en tandem, la co-présence avec observation, ou le modèle où l’un enseigne pendant que l’autre aide
— de celles permettant des organisations spatiales flexibles, à l’image du travail en ateliers, des groupes différenciés ou de l’enseignement parallèle. L’enjeu est de dépasser la simple juxtaposition des adultes pour choisir la posture la plus adaptée aux besoins des élèves les plus fragiles. En variant judicieusement ces dispositifs, les équipes éducatives en éducation prioritaire peuvent ainsi cibler plus finement les apprentissages, intensifier les étayages et maximiser le temps d’engagement cognitif de chaque enfant.

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Sept modalités

Ce document propose une présentation claire et concrète de sept modalités de cointervention entre enseignants. Loin de se limiter à la présence simultanée de deux adultes dans la classe, la co-intervention y est pensée comme un véritable levier pédagogique permettant de mieux répondre à l’hétérogénéité des élèves, de diversifier les modalités d’enseignement et de renforcer l’accompagnement des apprentissages.
À travers des schémas simples et des exemples de mise en œuvre, la ressource distingue différentes organisations possibles : enseignement en parallèle, ateliers, groupes différenciés ( nécessaires en contexte d’Education Prioritaire ), observation, enseignement partagé ou encore soutien ciblé. Chaque modalité est présentée en fonction de ses objectifs, de ses avantages et des conditions nécessaires à sa réussite.

Le travail collectif enseignant comme levier de réussite des élèves

Le dernier dossier de synthèse du Cnesco rappelle que la réussite des élèves ne repose pas uniquement sur les compétences individuelles des enseignants, mais aussi sur leur capacité à travailler ensemble. Les comparaisons internationales montrent que les systèmes éducatifs les plus performants accordent un temps identifié à la concertation, au coenseignement et au partage de pratiques. Le rapport recommande ainsi d’intégrer des temps collaboratifs réguliers dans le service des enseignants et de renforcer la formation au travail en équipe. Une ressource riche pour repenser l’organisation des établissements au
service des apprentissages et du développement professionnel des équipes.

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Le travail collaboratif en REP+

Le Centre Alain-Savary a consacré une page au travail collectif en REP+ et interroge les conditions nécessaires à la construction d’un véritable collectif de travail en éducation prioritaire.
Inscrit dans le contexte de la refondation de l’éducation prioritaireengagée en 2014 et cette page considère le travail collectif comme une condition essentielle de la réussite des élèves et de la transformation des pratiques professionnelles.
Le premier apport majeur de cette ressource est de montrer que le travail collectif ne peut pas être réduit à une injonction institutionnelle. Les différents intervenants soulignent qu’un collectif ne se décrète pas : il se construit dans le temps, à partir d’objectifs communs, de relations de confiance et d’espaces de coopération clairement identifiés. Le travail collectif suppose donc une organisation concrète : des temps dégagés, des lieux de rencontre, des outils de formalisation et des modalités d’animation précises. Nous attirons l’attention sur l’intervention de Françoise Lantheaume qui indique que l’enseignant travaille en collectif,
même dans sa classe, car tout travail est social. Elle développe les différentes formes du travail collectif. Il y a une exigence plus forte de travail collectif en Education Prioritaire car il y a nécessité de construire des équivalences entre professionnels. L’Education Prioritaire accueille souvent des jeunes enseignants qui recherchent du collectif. Dans ces établissements les liens avec les familles peuvent être difficiles ce qui nécessite un travail collectif. Cependant le travail collectif prescrit à tendance à donner lieu à multiplication des contrôles.

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Esprit d’équipe : apprendre ensemble pour faire réussir tous les élèves

La série de podcasts “Esprit d’équipe”, produite par le ministère de l’Éducation nationale, met en lumière les différentes formes de coopération qui font vivre l’École au quotidien. À travers des témoignages de terrain, elle montre comment le travail collectif peut devenir un levier de développement professionnel et d’améliorationdes apprentissages des élèves.
L’épisode consacré à Philippe Culem, directeur d’un groupe scolaire en REP+ à Soissons, illustre particulièrement cette dynamique. À la suite d’un voyage d’observation de pratiques au Québec, il engage son équipe dans la mise en place de communautés d’apprentissage
professionnelles (CAP). Cette organisation repose sur des temps réguliers de travail collectif au cours desquels les enseignants analysent finement les résultats des élèves, identifient les difficultés rencontrées et construisent ensemble des réponses pédagogiques adaptées.
Les témoignages des enseignants donnent à voir les effets concrets de cette démarche : développement d’une culture commune, enrichissement des pratiques grâce aux échanges entre pairs, meilleure connaissance des besoins des élèves et sentiment partagé d’efficacité. L’épisode met ainsi en évidence les bénéfices d’une réflexion collective pour faire évoluer les pratiques pédagogiques.

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Écoles d’ici et d’ailleurs : regards croisés sur les défis du travail en équipe

Ce podcast de l’AUF analyse les paradoxes du travail collaboratif à l’école, un concept massivement encouragé par les institutions internationales mais complexe à concrétiser. En s’appuyant sur des études de cas mondiales (France, Japon, Rwanda, Mexique), la ressource souligne l’important fossé qui sépare la collaboration « prescrite » par la hiérarchie et celle réellement « pratiquée » par les acteurs. Les experts rappellent que la coopération — qu’elle concerne les enseignants ou les élèves — ne s’improvise pas et se
heurte souvent aux contraintes de temps, à la rigidité des systèmes ou au cloisonnement numérique. En conclusion, pour dépasser la simple division des tâches et créer une dynamique collective durable, l’école doit accepter de transformer en profondeur sa culture professionnelle et accorder une réelle autonomie aux équipes.

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Le rôle du pilotage dans l’organisation et la coopération du réseau

Cette page souligne l’importance de la liaison inter-degrés et interétablissements pour assurer la continuité des apprentissages et éviter les ruptures dans les parcours des élèves. Les transitions entre l’école, le collège et le lycée constituent des moments sensibles qui nécessitent une coopération renforcée entre les équipes. Le document met en avant le développement d’une culture professionnelle commune fondée sur les échanges de pratiques, l’harmonisation des attentes et le suivi partagé des élèves. Le cycle 3 apparaît comme un levier essentiel de cette continuité, notamment grâce au conseil école-collège, aux projets communs et aux temps de concertation. La ressource insiste également sur l’accompagnement des élèves les plus fragiles à travers des outils desuivi et des dispositifs de liaison. Enfin, elle rappelle le rôle du pilotage dans l’organisation de cette coopération afin d’inscrire la continuité pédagogique dans une dynamique collective et durable.

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Éducation prioritaire : quand le travail en réseau devient un levier pédagogique

Les réseaux d’éducation prioritaire visent à améliorer la réussite des élèves en renforçant la coopération entre les acteurs éducatifs. Ils reposent sur le travail collectif et l’échange de pratiques, mais leur fonctionnement reste souvent difficile à structurer concrètement.
Leur efficacité dépend surtout de l’implication réelle des acteurs et de leur capacité à transformer durablement les pratiques pédagogiques.
Dans cet ouvrage, publié sous la direction de Christophe Assens, paru aux éditions Presses de l’EHSCP, consacré aux réseaux de service public, le collectif d’auteurs s’interroge sur la capacité des réseaux d’éducation prioritaire à transformer les pratiques pédagogiques. L’auteur souligne que la réussite des élèves passe par une coopération réelle entre enseignants, personnels de direction et partenaires éducatifs, fondée sur une culture commune et une réflexion partagée.
Plus qu’une organisation, le réseau apparaît comme un espace d’apprentissage collectif où les professionnels construisent ensemble des réponses adaptées aux besoins des élèves. Une lecture éclairante pour penser le collectif comme moteur de l’amélioration des
pratiques.

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Le pilotage du travail collectif enseignant dans les réseaux d’éducation prioritaire

En 2024, se sont tenus dans l’Académie de Lille deux séminaires départementaux consacrés au p]ilotage du travail collectif enseignant en éducation prioritaire. Il ne se décrète pas : il se construit progressivement autour d’objectifs partagés, d’échanges sur le travail réel et d’une réflexion commune sur les apprentissages des élèves.
La distinction entre « travail collectif » et « collectif de travail » est essentielle. Le travail collectif renvoie à des formes de coopération ou de coordination, tandis que le collectif de travail suppose l’élaboration de normes communes, de manières d’agir partagées et
d’accords sur le sens du travail.
La ressource insiste également sur la notion d’« activité », issue de la psychologie et de la sociologie du travail. Les auteurs rappellent qu’il existe toujours un écart entre le travail prescrit par l’institution et le travail réellement effectué par les professionnels. Les enseignants redéfinissent en permanence les objectifs, les priorités et les modalités
d’action en fonction des situations rencontrées.
Le collectif devient alors un espace de discussion permettant de rendre visible le travail réel, de confronter les pratiques et de construire des réponses adaptées aux besoins des élèves. Un autre apport important concerne les conditions nécessaires au développement du collectif. Les participants au séminaire soulignent l’importance de la confiance, de la connaissance mutuelle et du sentiment d’appartenance.
Le travail collectif nécessite des espaces de parole où les professionnels peuvent débattre sans craindre le jugement hiérarchique. Les temps de concertation, les visites croisées, le coenseignement ou les échanges interdegrés apparaissent comme des leviers essentiels pour développer une culture commune entre les acteurs des réseaux.
La question du pilotage occupe une place centrale dans la réflexion. Le document met en évidence les tensions entre autonomie professionnelle et prescriptions institutionnelles. Les pilotes doivent trouver un équilibre entre les besoins du terrain et les orientations
institutionnelles, tout en évitant l’accumulation de dispositifs et la multiplication des instances qui peuvent produire un sentiment de dispersion ou de perte de sens. Le pilotage du collectif suppose donc de clarifier les objectifs, d’articuler les différentes instances et de
construire des espaces de régulation partagés.

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Coopération intermétier en REP+ : faire du collectif un levier pour les élèves

La ressource du Centre Alain-Savary analyse les enjeux du travail collectif intermétier en éducation prioritaire. Elle montre que la réussite des élèves nécessite une coopération entre différents professionnels : enseignants, personnels de direction, coordonnateurs, CPE ou partenaires éducatifs.
Le texte souligne que le collectif ne se décrète pas mais se construit autour d’objectifs communs et d’espaces de dialogue. Il distingue plusieurs formes de travail collectif comme la coopération, la coordination ou la concertation. La ressource met en évidence les
tensions liées aux différences de cultures professionnelles et aux prescriptions institutionnelles.
Elle insiste sur l’importance du temps, de la confiance et de la reconnaissance institutionnelle pour faire vivre ces collectifs. Le document analyse également le rôle du pilotage dans l’organisation des coopérations au sein des REP+.
Le travail interdegrés, notamment dans le cadre du cycle 3, apparaît comme un enjeu majeur de continuité pédagogique. La ressource souligne enfin l’importance des fonctions intermédiaires, comme les coordonnateurs REP+, dans l’accompagnement des équipes. Le
collectif est ainsi présenté comme un levier de développement professionnel et de transformation des pratiques.

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Évaluer et faire grandir les collectifs professionnels : le repère du Centre Alain Savary

Conçue par Clémence Jacq et Luc Ria, la Grille de positionnement des collectifs professionnels est un outil d’analyse utilisé par le Centre Alain Savary pour accompagner les équipes éducatives, notamment en éducation prioritaire. Elle permet de diagnostiquer
le niveau de maturité d’un groupe selon quatre grandes étapes évolutives, allant d’une simple « collection d’individus » isolés à une véritable « organisation apprenante ». Pour évaluer cette dynamique, la grille s’appuie sur quatre leviers clés : le degré de professionnalisation, la structuration de l’organisation, le mode de pilotage et la nature des objets de travail. En analysant ces critères, cette boussole managériale offre aux formateurs et aux pilotes des repères concrets pour transformer la concertation informelle en une
coopération pérenne et un levier de développement professionnel continu.

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“Ciné Lien”, à l’Ecran de Saint-Denis, un exemple de travail en partenariat avec les partenaires culturels

La page présente “Les Classiques de l’enfance”, un dispositif du cinéma L’Écran de Saint-Denis destiné aux élèves du CP au CM2. Il propose une sélection de films patrimoniaux et contemporains de qualité, accompagnés d’une réflexion pédagogique sur l’éducation à l’image. L’objectif est de développer la culture artistique des élèves, leur esprit critique et leur capacité à porter un regard éclairé sur les œuvrescinématographiques, en complément des enseignements en classe.

Le PEAC (parcours d’éducation artistique et culturelle), véritable levier pour le collectif au sein des réseaux

Inscrit dans la loi d’orientation et de programmation pour la refondationde l’école de la République du 8 juillet 2013, le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) vise à favoriser un égal accès de tous les jeunes à l’art et à la culture. Au cours de sa scolarité chaque jeune suit des enseignements qui constituent l’un des fondements d’une éducation
artistique et culturelle ; ce fondement est souvent complété par des actions éducatives et s’enrichit d’expériences personnelles ou collectives, à l’école et en dehors de l’école.
Vous trouverez sur le site de la DAAC de nombreuses informations sur la
mise en place du PEAC au sein de votre réseau.

Réussite des élèves en éducation prioritaire : pourquoi l’école doit faire alliance avec son territoire

Dans son article, Éric Gougeaud s’appuie sur son expérience de principal de collège pour démontrer que la réussite des élèves en éducation prioritaire dépend d’un partenariat indissociable entre l’école et les acteurs de son territoire. Face à la complexité des ruptures sociales et économiques des quartiers populaires, l’institution scolaire ne peut agir seule et doit développer une véritable intelligence territoriale en croisant ses regards avec les éducateurs, les associations et les familles. Cette coopération globale permet d’offrir aux jeunes une prise en charge globale, tout en ouvrant des horizons culturels grâce à l’intervention de structures extérieures. Cependant, la mise en œuvre de ces alliances se heurte souvent à des obstacles majeurs tels que le choc des cultures professionnelles, le manque de temps ou les rivalités institutionnelles pour capter les financements. Pour surmonter ces dérives et bâtir une authentique communauté éducative, l’auteur préconise un pilotage rigoureux fondé sur des conventions contractuelles claires, une culture de la modestie réciproque et des espaces de dialogue permanent inscrits dans la durée.

|Lire->https://journals.openedition.org/ries/12585]

Revue internationale d’éducation de Sèvres n°90 – Travailler en collaboration à l’école

La collaboration est aujourd’hui souvent présentée comme une réponse aux défis auxquels sont confrontés les systèmes éducatifs : lutte contre les inégalités, évolution des pratiques pédagogiques, développement professionnel des enseignants ou encore amélioration du bien-être des élèves. Le numéro 90 de la Revue internationale d’éducation de Sèvres propose de dépasser les évidences en examinant ce que signifie réellement « travailler
ensemble » dans différents contextes éducatifs à travers le monde.
À partir de neuf études de cas menées en France, au Japon, en Suède, en Nouvelle-Zélande, au Québec, en Suisse, au Rwanda, au Mexique, en Espagne ou encore en Chine, les auteurs montrent que la collaboration ne se décrète pas. Les expériences étudiées révèlent qu’il ne suffit pas d’instituer des temps de réunion ou de prescrire le travail collectif pour que celui-ci produise des effets sur les apprentissages ou sur le développement professionnel des personnels. La collaboration devient féconde lorsqu’elle s’appuie sur
des objectifs partagés, une culture commune et des formes de confiance permettant de construire ensemble des réponses à des problèmes concrets.
Le dossier met en lumière plusieurs constats. Au Japon, les pratiques de lesson study montrent comment l’observation collective des cours et l’analyse des apprentissages des élèves nourrissent l’amélioration continue des pratiques. En Chine, des coopérations
entre établissements favorisent le développement professionnel des enseignants à l’échelle d’un territoire. En Suède, la préparation collégiale des cours constitue un élément ordinaire du métier enseignant. En Nouvelle-Zélande, la collaboration dépasse le cadre scolaire et associe étroitement les familles, les communautés locales et les cultures autochtones dans une logique de coéducation. À l’inverse, les exemples du Québec et de la Suisse rappellent que les ambitions collaboratives peuvent se heurter à des contraintes institutionnelles, organisationnelles ou culturelles qui limitent leu rmise en œuvre effective.
La collaboration apparaît alors moins comme une méthode que comme une culture professionnelle à développer dans la durée.
Une lecture riche et stimulante qui invite à interroger nos propres pratiques : comment passer d’une juxtaposition d’actions individuelles à une véritable intelligence collective au service de la réussite de tous les élèves ?

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Extrait de carep.ac-creteil.fr du 29.06.26