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> B* Nantes. 9e édition du concours d’éloquence au collège REP La Durantière
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« Leur parole vaut autant que n’importe laquelle » : ces collégiens en Réseau d’éducation prioritaire ont de l’éloquence ...
Jeudi 11 juin, les élèves du collège de la Durantière ont participé à la neuvième édition du concours d’éloquence. Ici, lors de la remise des prix des participants. © Ouest France
Dix-sept élèves ont participé à la finale du concours d’éloquence du collège de Durantière, en Réseau d’éducation prioritaire, à Nantes. Ils ont défendu des sujets qui leur tiennent à cœur.
Croire en soi, lutter contre les discriminations, défendre les droits des animaux ou encore s’interroger sur la confiance accordée à l’intelligence artificielle. Cette année, les dix-sept finalistes du concours d’éloquence du collège de la Durantière, ont choisi des thèmes variés, souvent très personnels. Ils étaient cinquante participants au départ, dans cet établissement du Réseau d’éducation prioritaire (REP), où l’action éducative est renforcée afin de lutter contre l’échec scolaire.
Parmi les candidats, Sasha, 11 ans, passionné de breakdance. Il a choisi de répondre à un stéréotype encore ancré : "Je voulais montrer que la danse, ce n’est pas que pour les filles." Un autre Sasha, âgé de 13 ans, a quant à lui pris la parole sur les discriminations. "Je sais très bien ce que c’est »," confie celui pour qui en parler n’est pas un hasard. Car prendre la parole devant plus d’une centaine de personnes n’est pas évident. "Ce qui me stresse, c’est de passer devant tout le monde", reconnaît Lysias, élève de 6e. Même constat pour Samuel, 14 ans : "J’ai eu le trac, comme tout le monde" Déjà participant lors de la dernière édition, il rappelle que "ça demande un travail de ouf".
Pouvoir s’exprimer, c’est déjà un peu gagner
Membre du jury, Gabriel, assistantd’éducation à la Durantière, estime que ce concours revêt une importance particulière dans un établissement REP. "Les élèves de REP n’ont pas assez, voire jamais le droit à la parole dans l’espace public", souligne-t-il. "Ce concours leur a permis d’exprimer leurs ressentis, leurs vécus ou simplement des sujets de passions. Leurs paroles valent autant que n’importe laquelle."
L’assistant d’éducation a été surpris et ému. Selon lui, cette expérience permet aux élèves de révéler "des aisances orales qu’on n’a pas l’habitude de voir dans un cadre scolaire classique" et leur apporte "de beaux souvenirs, des souvenirs de travaux dont ils ont vu le résultat »." Et pour ceux qui hésiteraient encore à participer, le plus grand des deux Sasha a un conseil : "On s’en fout du regard des gens, fonce !"
Prune Guillot Lamiral Ouest-France