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Résultats définitifs à mi-CP : entre 2020 et 2026, les écarts entre le public hors EP et le REP+ diminuent en mathématiques et augmentent pour une des huit compétences de français. Par rapport au début d’année scolaire, les écarts se réduisent entre le public hors EP et l’EP (DEPP)

10 juillet

Note d’information Depp n° 26.32 – Juillet 2026 .
Résultats définitifs des évaluations Point d’étape à mi-CP 2025-2026 : amélioration des résultats des élèves dans les quatre compétences comparables de mathématiques et trois des huit compétences de français par rapport à 2020

Entre le 12 et le 23 janvier 2026, l’ensemble des élèves de cours préparatoire (CP) ont passé une évaluation standardisée sur support papier. Cette évaluation a été construite par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) à partir d’orientations définies avec le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN), la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR).

Pour la huitième année consécutive, il s’agit, quatre mois après les évaluations nationales
Repères de début de CP, de faire un point d’étape en milieu d’année scolaire, pour mesurer l’évolution des acquis des élèves dans certaines compétences de la lecture, de l’écriture et de la numération.

En janvier 2026, l’ensemble des élèves de CP ont été évalués en français et en mathématiques. Ce point d’étape, en milieu d’année scolaire, permet de mesurer l’évolution des acquis des élèves dans certaines compétences de la lecture, de l’écriture et de la numération.
En 2026, à mi-CP, la connaissance du nom des lettres et du son qu’elles produisent est la compétence la plus maîtrisée par les élèves et la compréhension des phrases lues seul(e) la compétence la moins maîtrisée. Les trois quarts des élèves sont correctement entrés dans la lecture. En mathématiques, les compétences les plus maîtrisées sont « placer un nombre sur une ligne graduée », « écrire des nombres entiers » et « comparer des nombres ». La résolution de problèmes demeure la compétence pour laquelle le niveau de maîtrise est le moins affirmé.
Par rapport à 2020, les résultats en français sont comparables dans quatre compétences, supérieurs dans trois compétences et en baisse pour la compréhension de phrases lues seul(e). En mathématiques, la réussite des élèves est en progrès par rapport à 2020 pour les quatre compétences comparables. Sur un an, les résultats sont stables en français et en hausse pour trois des six compétences de mathématiques.
Les filles présentent des performances plus assurées en français à l’exception de la lecture à voix haute. En mathématiques, contrairement au début de CP, les garçons obtiennent de meilleurs résultats.

Entre 2020 et 2026, les écarts entre les élèves du secteur public hors éducation prioritaire (EP) et ceux du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) diminuent pour les quatre compétences comparables de mathématiques et augmentent pour une des huit compétences de français.
Par rapport au début d’année scolaire, les écarts se réduisent entre le secteur public hors EP et l’EP. À niveau social équivalent, les élèves des écoles rurales obtiennent le plus souvent de meilleurs résultats que les élèves des écoles situées dans des communes urbaines densément peuplées.

[...]
EXTRAIT
Des réussites toujours hétérogènes selon les secteurs de scolarisation
Comme lors des précédentes évaluations à mi-CP en français, des différences importantes sont constatées en fonction des compétences testées et du secteur de scolarisation des élèves (écoles REP+, REP, publiques hors EP ou privées sous contrat). Les élèves accueillis dans le secteur privé ont une meilleure maîtrise que les élèves du secteur public. Ces résultats doivent être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.
Dans le secteur public, les élèves des écoles en EP ont une maîtrise moins affirmée pour l’ensemble des compétences évaluées en français. L’écart le plus important concerne la compréhension orale. Pour la compétence « comprendre des phrases à l’oral », l’écart de taux de maîtrise satisfaisante (au-dessus
du seuil 2) entre les élèves scolarisés en REP+ et ceux scolarisés dans le secteur public hors EP est de 22,6 points. Pour la compétence « comprendre des phrases lues seul(e) », l’écart est de 14,9 points (voir figure 7 en ligne).

Pour la lecture à voix haute, les écarts de taux de maîtrise satisfaisante entre les élèves scolarisés en REP+ et ceux du secteur public hors EP sont moins élevés (12,6 points pour la lecture à voix haute de texte et 11,4 points pour la lecture à voix haute de mots).
Les écarts sont également plus modérés pour l’écriture de mots et de syllabes dictés (respectivement 10,0 points et 9,4 points), la connaissance des lettres et du son qu’elles produisent (6,7 points) ainsi que la manipulation des phonèmes (10,3 points).

En mathématiques, les écarts de taux de maîtrise satisfaisante entre les élèves de REP+ et ceux du public hors EP sont les plus conséquents pour les compétences « résoudre des problèmes », « oustraire » et « additionner » (respectivement 15,1 points, 12,8 points et 9,0 points). Ils sont plus faibles
pour les compétences « placer un nombre sur une ligne graduée », « comparer des nombres » et « écrire des nombres entiers » (respectivement 7,4 points, 5,6 points et 5,2 points) (voir figure 8 en ligne).

Entre 2020 et 2026, des écarts de performance stables ou en baisse entre les élèves du secteur public hors EP et en REP+
Entre 2020 et 2026, les écarts de performance à mi-CP entre les élèves accueillis dans une école de l’EP et ceux accueillis dans une école du secteur public hors EP ont augmenté pour quatre des huit compétences en français (jusqu’à 1,6 point pour la compétence « lire à voix haute un texte »), principalement du fait de l’augmentation de ces écarts entre 2020 et 2021 qui ne s’est pas résorbée
par la suite (voir figure 9 en ligne).

En mathématiques, les écarts ont baissé pour trois des quatre compétences comparables (jusqu’à - 2,9 points pour la compétence « soustraire ») (voir figure 10 en ligne).
Entre 2020 et 2026, les écarts de performance entre les élèves du secteur public hors EP et ceux de REP augmentent dans cinq des huit compétences de français (jusqu’à 1,9 point) et sont stables pour les trois autres compétences. En mathématiques, ces écarts sont stables pour deux
des quatre compétences comparables et diminuent pour l’addition et la soustraction.
Entre 2020 et 2026, les écarts entre les élèves du secteur public hors EP et ceux de REP+
augmentent en français pour l’écriture de syllabes et sont stables dans les sept autres compétences évaluées. En mathématiques, ils diminuent pour les quatre compétences comparables, de - 1,2 point pour « écrire des nombres entiers » à - 4,0 points pour « soustraire » æ figure 6.
[...]

À niveau social équivalent, des écarts de performance en faveur des élèves des écoles rurales [...]

Extrait de education.gouv.fr de juillet 2025