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Un séminaire académique consacré au coenseignement comme levier de soutien et de coopération
Le mardi 10 juin, à l’Université Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne, s’est déroulé un séminaire académique consacré à la thématique suivante : "Le co-enseignement, un levier pour soutenir les progrès des élèves et encourager la coopération entre personnels". Ouvert par Monsieur le Recteur, Jean-François Chanet, ce séminaire académique a été animé et mené par Axel Tarride, référent académique des Segpa et des EREA/Léa.
Ce séminaire avait pour objectifs d’explorer la notion même de "co-enseignement", les enjeux que cette pratique recouvre, mais également de proposer des exemples de pratiques inspirantes. Des éléments issus de la recherche sont couplés à des témoignages d’enseignantes et de maître formateurs ont rythmé la matinée.
Vous trouverez ci-dessous le diaporama de la présentation ; l’enregistrement du témoignage de deux enseignantes en REP sera également bientôt mis à disposition.
Les deux conclusions du document :
Faire travailler ensemble deux enseignants n’est pas anodin et engendre une complexification du système d’enseignement qui me semble aujourd’hui sous estimée
(formation initiale, continue ; temps dédié au sein de l’établissement ; régularités et
habitudes).
Il ne suffit pas de travailler à deux dans le même espace pour favoriser l’accessibilité à l’étude des savoirs. Parfois, des obstacles supplémentaires peuvent être générés si les articulations entre les professionnels ne sont pas pensées en amont et régulées in situ.
Néanmoins il ressort que le co-enseignement est une pratique qui peut contribuer de
manière significative à l’accessibilisation de l’environnement scolaire, en particulier
lors de la phase de co-conception de la séance.
Le coenseignement n’est pas un dispositif en soi efficace ; il contribue à l’accessibilité lorsqu’il permet une articulation entre système didactique auxiliaire et système didactique principal.
Il est important de réfléchir, de façon contextualisée, aux pratiques souhaitables.
Cinq conditions apparaissent pour favoriser l’accessibilité didactique :
1. Une connaissance partagée (co-construite ou transmise) des enjeux de savoir ;
2. Une réflexion sur les places, positions et rôles (de façon dynamique) ;
3. Un partage d’observations a posteriori ;
4. Une réflexion de la pertinence du système auxiliaire au regard de la situation ;
5. Un système auxiliaire dynamique qui évolue chronologiquement (à différentes échelles temporelles)