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Indices de Position Sociale des collèges (Depp, avril 2026)

16 avril

DEPP – Ministère en charge de l’éducation nationale
Indices de position sociale des collèges (à partir de 2023)

Description
L’indice de position sociale (IPS) permet d’appréhender le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales (PCS) de leurs parents. À chaque PCS ou couple de PCS est associée une valeur numérique de l’IPS. Cette valeur numérique correspond à un résumé quantitatif d’un ensemble d’attributs socio-économiques et culturels liés à la réussite scolaire. Plus l’indice de position sociale (IPS) est élevé, plus les élèves sont en moyenne d’origine sociale favorisée. Plus il est faible, plus les élèves sont d’origine défavorisée socialement.

Concrètement, les valeurs de référence de l’indice pour chaque PCS, ou couple de PCS sont déterminées grâce à une méthode statistique qui permet de synthétiser un ensemble de caractéristiques décrivant les conditions de vie des élèves (voir article de Rocher, 2016). L’indice d’une PCS donnée est ainsi le résumé quantitatif d’un certain nombre d’attributs socio-économiques et culturels liés à la réussite scolaire, que l’on retrouve en moyenne pour cette PCS.

La première version de l’indice, utilisée jusqu’à la rentrée 2021, a été calculée sur les données du panel de la DEPP d’élèves entrés en sixième en 2007. Pour ces 35 000 élèves du panel, on dispose d’une information riche sur leurs conditions de vie permettant d’établir la table de passage PCS- IPS.

À la rentrée 2022, cette table de passage a été mise à jour en mobilisant les données du panel de la DEPP d’élèves entrés en 2011 en CP.

Dès lors que les PCS des parents sont renseignés, ce qui est le cas pour la très grande majorité des élèves du second degré, il suffit d’appliquer ces valeurs de référence et de considérer cette nouvelle variable comme un indice, c’est-à-dire de manière quantitative.
Le niveau social d’un établissement scolaire est apprécié à travers le calcul de la moyenne des IPS des élèves qui y sont scolarisés.

Il convient de rappeler que, comme tout indice synthétique, il s’agit d’un résumé simplifié de la réalité, qui ne peut rendre compte à lui seul de la complexité de la situation socio-économique et culturelle des élèves accueillis dans un établissement.

L’IPS étant basé sur les PCS déclarées par les familles et enregistrées par les établissements, il est soumis à une certaine marge d’erreur : ainsi, il est conseillé de ne pas sur-interpréter des différences de 3 points ou moins concernant les IPS moyens des établissements.

Enfin, il convient de noter que la méthodologie de calcul de l’indice a changé, entraînant une rupture de série à partir de la rentrée 2022 : les valeurs de référence de l’indice ont changé et les élèves dont les PCS des deux parents sont non renseignées ne rentrent plus dans le calcul de l’IPS moyen de leur établissement (table de passage disponible en pièce jointe ci-dessous).

Dans le secteur privé sous contrat, des évolutions dans la remontée des PCS sont intervenues à la rentrée 2023 : la deuxième PCS qui n’était que très partiellement remontée jusqu’à présent a connu une évolution très importante de son taux de disponibilité dans les bases (passant d’environ 15% à 75%). On observe en parallèle que les IPS des établissements privés ont augmenté à la rentrée 2023 (+3 points en moyenne), ce qui est en lien direct avec cette évolution sur la deuxième PCS. Ainsi, les évolutions de l’IPS parmi les collèges privés entre 2022 et 2023 doivent être interprétées avec précaution.

L’indice d’hétérogénéité sociale d’un établissement correspond à l’écart-type de l’indice de position sociale (IPS) de ses élèves. Plus il est élevé, plus le profil social des élèves est diversifié. Cet indice est calculé depuis la rentrée 2019, uniquement pour les établissements du second degré. De même que pour le calcul de l’IPS moyen, à partir de la rentrée 2022, les élèves dont les PCS des deux parents ne sont pas renseignées sont exclus du champ du calcul de l’écart-type.

Champ
Le fichier fournit l’IPS moyen au sein d’un établissement ainsi que l’écart-type des IPS de ses élèves pour les collèges de France sous tutelle de l’Éducation Nationale, publics et privés sous contrat, publics et privés sous contrat, calculés à partir des données de la rentrée N et pour l’ensemble des élèves de l’établissement.

Dans le fichier mis à disposition, chaque ligne correspond à un collège pour une année scolaire donnée. L’IPS n’est pas renseigné s’il est calculé sur moins de 5 élèves.

A partir de 2025-2026, les collèges des COM (Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna) et de Nouvelle-Calédonie sont inclus dans le jeu de données.

Pour en savoir plus :

Rocher, T. (2016). Construction d’un indice de position sociale des élèves. Éducation & formations, DEPP, 90, pp.5-27.
https://doi.org/10.48464/hal-01350095

Dauphant F., Evain F., Guillerm M., Simon C., Rocher T. (2023), L’indice de position sociale (IPS) : un outil statistique pour décrire les inégalités sociales entre établissements. Note d’Information, n°23.16, DEPP.
https://doi.org/10.48464/ni-23-16

En savoir plus sur l’indice de position sociale :
L’indice de position sociale (IPS)

Extrait de education.gouv.fr du 14.06.26

 

IPS des collèges et des lycées : les écarts public - privé dépassent souvent les 35 points

Le service statistique de l’Education nationale donne accès aux IPS (les indices de position sociale) des collèges et des lycées. En ce qui concerne les lycées, la différence moyenne entre le public et le privé varie de 20 à quelque 35 points (en métropole), des différences assez stables si on compare la situation cette année et celle de 2023.

Pour les collèges, la différence est de plus de 40 points en Seine-Saint Denis. La moyenne nationale est de 101 pour le public, de 125 pour le privé, elle est à Créteil de 99 vs 132, en Seine-Saint-Denis, les moyennes sont de 88 vs 129 (soit 41 points d’écart). Au niveau national, l’IPS le plus haut est de 163,3, le plus bas est de 59 (voir ici)

Au niveau national, l’IPS des LGT (lycées d’enseignment général et technologique) publics est de 115 vs 135 pour le privé. Pour les lycées polyvalents, il est proche de 102 pour les LPO publics vs près de 118 pour le privé, l’écart n’a pas varié, pas plus que pour les lycées professionnels, 86 dans le public contre 105 dans le privé.

Si on prend l’académie de Créteil, l’IPS moyen des LGT publics est 112 vs 136 (l’augmentation des IPS dans le public a réduit l’écart qui était de près de 30 points deux ans plus tôt). L’iPS des LPO est de 98 vs 125. L’IPS des LP est de 84 vs 117.

En Seine-Saint-Denis, l’indice de position sociale des LGT publics est proche de 94, il est de 130 dans le privé, l’écart s’est réduit d’un point en deux ans. Pour les LPO, l’indice moyen est de 87 dans le public, de 114 dans le privé (l’écart a légèrement augmenté), dans les lycées professionnels, il est un peu en dessous de 80 dans le public contre près de 113 dans le privé.

Les données pour chaque lycée ici

Extrait de touteduc.fr du 14.04.26

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