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L’adhésion des collégiens de 6e aux thèses conspirationnistes est plus élevée en EP (Depp)

10 avril

Note d’information Depp 26.10 d’avril 2026

Une meilleure capacité de discernement de l’information en seconde qu’en sixième, mais un niveau comparable d’adhésion aux croyances conspirationnistes

En 2022, la DEPP a organisé pour la première fois une évaluation portant sur l’esprit
critique des élèves, à travers leur capacité à distinguer les vraies des fausses informations et leur propension à adhérer à des croyances conspirationnistes. Cette évaluation a été menée auprès d’un échantillon d’élèves de sixième et de seconde. Les élèves de seconde obtiennent en moyenne de bien meilleurs scores de discernement de l’information que les élèves de sixième. Leur taux d’adhésion aux croyances conspirationnistes est comparable à celui des élèves de sixième. Les élèves obtenant de meilleurs scores en français, en mathématiques ou ceux issus de milieux plus favorisés ont en moyenne des scores de discernement plus élevés et des scores d’adhésion aux pensées complotistes plus faibles. Toutes choses égales par ailleurs, la réussite en français est le facteur le plus lié aux meilleures performances dans ces deux domaines.

[...] Une moindre adhésion aux croyances conspirationnistes chez les élèves performants
Comme pour le discernement de l’information, la propension à l’adhésion aux croyances conspirationnistes est fortement liée à la réussite scolaire, en particulier
en français. En sixième, le score moyen d’adhésion aux croyances conspirationnistes
du tiers des élèves les moins performants dans cette discipline s’élève à 262, tandis que celui du tiers des élèves les plus performants s’élève à 234.
Toutes choses égales par ailleurs, les élèves obtenant de meilleurs scores en français,
en mathématiques ou issus de milieux plus favorisés adhèrent en moyenne moins aux
croyances conspirationnistes (voir figure 7 en ligne). L’effet est particulièrement
prononcé pour le français (l’augmentation Réf. : Note d’Information, n° 26.10. DEPP
d’un écart-type du score de français diminue de 14 % d’écart-type le score d’adhésion
aux croyances conspirationnistes), suivi des mathématiques (- 7 %) et de l’indice de
position sociale (- 6 %) Ces facteurs n’ont pas une influence significativement différente selon que les élèves soient en sixième ou en seconde.

Le secteur de scolarisation est également associé au niveau d’adhésion. Les élèves scolarisés en CM2 et en troisième dans les secteurs publics hors éducation prioritaire ou privé sous contrat présentent, toutes choses égales par ailleurs, un niveau d’adhésion significativement plus faible que ceux scolarisés en REP ou REP+ (9 % d’écart type). En revanche, aucune différence n’est observée entre les élèves du secteur public hors éducation prioritaire et ceux du secteur privé. Le milieu géographique (rural ou urbain), quant à lui, n’a pas d’effet significatif, une fois les autres variables prises en compte.

Le parcours scolaire joue aussi un rôle.
Les élèves ayant au moins un an de retard scolaire adhèrent davantage aux croyances conspirationnistes : ils affichent un écart de + 10 % d’écart-type avec les élèves « à l’heure » ou en avance. Enfin, les élèves nés au dernier trimestre ont un taux d’adhésion aux croyances conspirationnistes légèrement plus faible que ceux nés en début d’année (- 7 % d’écart-type).

Extrait de education.gouv.fr d’avril 2026

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