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> B* Thèse et colloque à Paris le 25 mars. A Marseille tous les mercredis (…)
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Reportage « Nous avons toutes un rôle, une responsabilité » : à Marseille, le mandat des mères
A La Castellane, un collectif de mamans se mobilisent pour servir d’intermédiaire avec les institutions de quartiers. Une activité bénévole au centre des travaux d’Alice Daquin, lauréate 2025 du Prix de Thèse sur la ville.
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Moins fragmentée, plus écologique, plus inclusive… Le Plan urbanisme construction architecture (Puca) et l’Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme (Aperau) organisent le 25 mars à Paris un colloque pour dessiner la ville de demain. Un événement dont Libération est partenaire à retrouver dans ce dossier.
Tous les mercredis après-midi, des mamans de La Castellane se retrouvent « au jardin » autour d’un thermos de café ou de thé. Fadila et Taous ne manquent pas un rendez-vous, dans ce parc de la Jougarelle qui surplombe l’une des cités emblématiques des quartiers nord de Marseille. Elles font partie d’un groupe d’une dizaine de femmes qui ont fondé l’association Trait d’union 2020 pour « créer du lien avec l’extérieur » et être « plus autonomes ». « Pendant des années, on se sentait juste bénévoles [au sein d’une association d’éducation populaire, ndlr], là nous avons toutes un rôle, une responsabilité », sourient-elles.
De fait, leur engagement ne date pas de cette année-là. Il a commencé pour Fadila avec « les enfants à l’école », quand il s’est agi de se mobiliser contre la fermeture d’une classe. Pour une ligne de bus aussi : « On n’arrivait pas à se déplacer, pour aller à l’Estaque ou au centre-ville. » « Durant les récrés, on allait entre mamans faire des ateliers dans la cour pour aider les “tatas” [les agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles, ndlr] en sous-effectifs », raconte Fadila, assise sur l’une des tables du jardin fabriquées par une association pour remplacer les bancs ayant disparu.
« Maternalisme politique » [...]