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Note Flash du Sies, N° 02, Février 2026
Les effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles à la rentrée 2025-2026
Les s classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) accueillent 87 100 étudiants à la rentrée 2025, soit un effectif stable cette année, après une forte hausse à la rentrée 2024. Si les effectifs des étudiants inscrits en 2nde année continuent d’augmenter (+3,2 %), ceux des étudiants inscrits en 1ère année sont en baisse (-2,8 %). Les effectifs augmentent dans la filière scientifique (+1,5 %) mais sont en recul dans les filières économique (-1,2 %) et littéraire (-3,4 %).
[...] Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures représentent la moitié des effectifs
Les CPGE comptent 50 % d’élèves issus de familles de cadres et professions intellectuelles supérieures (+1 point par rapport à la rentrée 2024), alors qu’elles accueillent 10 % d’enfants d’employés et 6 % d’enfants d’ouvriers.
En comparaison, les cadres et professions intellectuelles supérieures ne représentent que 17 % de la population française âgée de 25 à 54 ans en 2021, tandis que les employés comptent pour 24 % et les ouvriers 18 %.
Extrait de enseignementsup-recherche.gouv.fr du 26.02.26
« Sans un miracle ou des parents riches, c’était impossible » : quand l’origine sociale entrave l’accès aux études
Malgré la massification de l’enseignement supérieur, les inégalités d’accès à certaines filières restent fortes. Entre essor du privé et coûts annexes, des jeunes issus de milieux modestes renoncent à certaines filières, s’orientent par défaut ou diffèrent leurs études faute de moyens.
Propos recueillis par Nadia Hebbar
Dans le salon, une gamelle traîne toujours quelque part. Un museau la renverse au passage. Adela (qui, comme les autres personnes citées par leur prénom, n’a pas souhaité donner son nom de famille) a toujours grandi comme ça, entourée de chiens et de chats, dans son « petit village » du Nord. Son avenir, pense-t-elle alors, coule de source. « Depuis petite, je veux être vétérinaire », répète la jeune femme de 18 ans.
En terminale, son rêve se cogne aux chiffres. Elle découvre que les quatre écoles vétérinaires publiques affichent des frais de scolarité qui avoisinent les 2 800 euros par an. A l’école vétérinaire de Maisons-Alfort, sa bourse Crous (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) l’aurait exonérée des frais d’inscription. Mais pas des autres dépenses : un loyer élevé en région parisienne, un abonnement Navigo d’une trentaine d’euros par mois.
Autour de la table de la cuisine, la bachelière détaille les montants à ses parents – sa mère est ouvrière dans l’automobile et son père, fabriquant dans la pharmaceutique. « J’ai vu à leur tête que ce ne serait pas possible », se souvient-elle. L’Etat propose un prêt garanti jusqu’à 20 000 euros, sans caution parentale. En cas de défaut, il couvre 70 % de la somme due. Mais pour Adela, s’endetter à 18 ans n’est pas une option. Elle signe alors pour un service civique en [...]
Extrait de lemonde.fr/campus du 01.03.26
« J’aurais été perdue à l’université » : les classes préparatoires regagnent du terrain
Après plusieurs années de baisse des effectifs, les classes préparatoires retrouvent des couleurs depuis deux ans. Elles sortent peu à peu du cliché de la machine à broyer les étudiants.
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Au moment de remplir ses vœux sur Parcoursup, en 2025, Marilou assure « ne pas s’être trop posé de questions ». Là où beaucoup de lycéens hésitent entre universités, IUT, prépas, bachelors ou écoles postbac, cette bonne élève de terminale scientifique au lycée Joffre, à Montpellier, n’a formulé qu’un seul type de vœux : des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). « Je ne voulais surtout pas me spécialiser trop vite », explique la jeune femme, qui a 18 ans aujourd’hui. Admise en prépa économique et commerciale (ECG) dans son établissement, elle découvre depuis cinq mois un rythme soutenu fait de cours intenses, de devoirs surveillés, de journées parfois longues. « [Mais] comme de nombreux jeunes, j’ai besoin de cette exigence et d’être encadrée pour bien travailler, un peu comme au lycée. J’aurais été perdue à l’université… »
Marilou n’est en effet pas seule dans ce cas. Son parcours s’inscrit dans une dynamique plus large voyant les classes préparatoires retrouver quelques couleurs après la crise. A la suite de cinq années de baisse quasi continue des effectifs entre 2018 et 2023, les CPGE avaient en effet enregistré un rebond spectaculaire de 5,5 % en 2024. Les dernières données du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur, publiées fin février 2026, font état d’une stabilisation des effectifs sur un palier haut à la rentrée 2025, avec 87 100 étudiants au total (contre plus de 1,6 million à l’université, tous niveaux confondus).
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