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B* Mouvements contre des suppressions de postes dans des collèges en EP : à Paris, à Perpignan et à Saint-Pol-sur-Mer

13 février

Plusieurs suppressions de classes annoncées dans des collèges du 20e arrondissement de Paris

Alors qu’une pétition a été lancée pour dénoncer une fermeture de classe de 6e au collège [REP+] Jean-Baptiste Clément (à Belleville), on apprend que d’autres collèges du 20e devraient perdre des classes à la rentrée ([REP+] Colette Besson, [REP+] Jean Perrin, Hélène Bouchez [hors EP]). Nous publions ici une lettre signée des représentants, à Hélène Bouchez, du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), détaillant les conséquences de ces suppressions annoncées.

Chers Parents,

Nous, personnel enseignant du collège Hélène Boucher, nous inquiétons de la suppression d’une classe de sixième prévue à la rentrée 2026. Cette suppression s’inscrit dans un contexte plus général à l’échelle de l’académie de Paris et par conséquent du 20e arrondissement. D’autres collèges du secteur seront impactés à la rentrée : le collège Jean Perrin, le collège Jean-Baptiste Clément ainsi que le collège Besson subissent également des pertes de classe.

Le remaniement de la carte scolaire, imposé pour la rentrée 2026, va sectoriser les élèves issus de l’école primaire Bouvines vers le collège Pilâtre de Rozier dans le 11ème arrondissement, ce qui va faire chuter les effectifs de notre établissement.

Cette décision aura une incidence réelle sur la mixité sociale, propre à Hélène Boucher. Si aujourd’hui le collège ne subit pas un évitement massif des élèves de primaire vers l’enseignement privé, nous pouvons légitimement nous demander si ce changement de carte scolaire ne va pas détériorer cette situation. Exclure les élèves de l’école Bouvines du secteur du collège Hélène Boucher entraînera mécaniquement une diminution de la mixité sociale, en contradiction avec les objectifs de diversité sociale et d’égalité des chances assignés au service public d’éducation. Ceci n’est pas acceptable.

Cette décision aura également une incidence sur les postes des professeurs et par conséquent sur les élèves. Si une classe est supprimée l’an prochain, le collège passera de 16 à 12 classes dans 4 ans. Alors de nombreux collègues devront partager leurs services sur plusieurs établissements, ce qui va dégrader leurs conditions de travail et la qualité de leur enseignement en rendant la communication avec les équipes et les parents plus difficile.

Par ailleurs, nous avons la conviction que la baisse démographique encore sensible devrait permettre un allègement des effectifs par classe et non leur suppression. Le nombre d’élèves par classe en France est l’un des plus élevés d’Europe et a évidemment un impact sur l’égalité des chances de réussite des élèves. Nous souhaitons également ajouter que, contrairement à certaines rumeurs, aucun chantier n’est imminent à la cité scolaire Hélène Boucher : la phase de préparation et de planification n’est pas achevée et le démarrage des travaux n’est, à ce stade, pas envisagé avant plusieurs années.

Nous devons nous mobiliser au plus vite et nous avons besoin de vous ! Se mobiliser pour maintenir une classe, c’est agir concrètement pour des effectifs maîtrisés, une mixité sociale équilibrée et des conditions d’apprentissage favorables à la réussite de tous les élèves. Il nous faut donc nous coordonner dans une action commune, comme c’est déjà le cas dans plusieurs établissements du XXe arrondissement.

Au collège [REP+] Jean-Baptiste Clément, trois journées de “collège désert” ont déjà eu lieu. Cette action collective, symbolique et totalement pacifique est destinée à rendre visible l’inquiétude des parents quant aux conséquences pédagogiques et sociales de la suppression d’une classe.

Nous espérons être tout aussi efficaces dans nos actions communes qu’il nous faut délimiter rapidement et ce dans l’intérêt de vos enfants, nos élèves.

Les représentantes de la liste SNES et sympathisants
le 20 janvier 2026

Extrait de monpetit20e.com du 03.02.26

 

Rentrée 2026 : 12 postes supprimés dans les collèges des PO

À quelques mois de la préparation de la rentrée 2026, la tension monte dans les collèges des Pyrénées-Orientales. Le SNES-FSU 66 dénonce la suppression de 205 heures d’enseignement dans le département, soit l’équivalent de plus de 12 postes, et parle d’un territoire « sous-doté et maltraité » au sein de l’académie de Montpellier.
[...]
Le syndicat pointe également un écart important concernant l’Indice de Position Sociale (IPS), censé guider la répartition des moyens. Les Pyrénées-Orientales affichent un IPS de 94,3 (et 77,2 pour Perpignan), contre 103 au niveau académique.
[...]

Collèges REP et REP+ touchés : Perpignan particulièrement concernée

Plusieurs établissements du département sont directement impactés par ces baisses de dotation, y compris en éducation prioritaire.
Le syndicat s’interroge notamment sur la perte de 29 heures d’enseignement du collège Madame de Sévigné, classé REP+ ou de 28 heures au collège Camus, en REP, situé dans un quartier particulièrement alors même que les effectifs augmentent.
[...]
Le syndicat dénonce une politique contradictoire : « alors qu’un plan d’urgence serait nécessaire, le ministère, le rectorat imposent une véritable saignée. »

Préavis de grève et appel à un plan d’urgence pour les PO

Extrait de lasemaineduroussillon.com du 12.02.26

 

Trois classes devraient être supprimées au collège Robespierre à Saint-Pol-sur-Mer : les profs se mobilisent

Le collège Robespierre de Saint-Pol-sur-Mer devrait perdre trois classes en septembre prochain. Les enseignants de cet établissement classé en réseau d’éducation prioritaire ont décidé de se mobiliser ce mardi 10 février.
[...]

Extrait de lavoixdunord.fr du 07.02.26

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