> LA RUBRIQUE UNIQUE à partir de novembre 2025
> La baisse de la taille des classes dans le premier degré public depuis 9 ans (…)
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Note d’information Depp, n° 26.01 – Janvier 2026
Taille des classes du premier degré : une neuvième année de baisse consécutive
dans les écoles publiques
À la rentrée 2025, la taille des classes du premier degré poursuit sa diminution dans les écoles publiques, tant en préélémentaire qu’en élémentaire. Au cours de la période 2015-2025, cette baisse est plus importante en éducation prioritaire.
Elle s’explique principalement par les mesures successives de dédoublement de classes prises entre 2017 et 2022 et se poursuit désormais sous l’effet du recul démographique.
Hors éducation prioritaire, la baisse du nombre d’élèves s’accompagne d’une moindre diminution du nombre de classes, permettant un allégement des classes du premier degré, et ce pour tous les niveaux, dans le rural comme dans l’urbain
[...] Après les CP et les CE1, le dédoublement des classes de grande section en éducation prioritaire est désormais terminé.
L’effet des mesures de dédoublement apparaît dans l’évolution des tailles des classes de CP et de CE1 entre 2015 – date de la dernière refonte de l’éducation prioritaire – et 2025 (voir méthodologie en ligne). En 2015, la taille moyenne des classes de CP en REP+ était de 21,7 élèves. Elle est de 12,8 élèves en
2025 (voir figure 5 en ligne). Le constat est similaire en REP et pour les classes de CE1.
À la rentrée 2025, la taille des classes de grande section ne diminue pas davantage que celle des autres niveaux. À l’exception des académies de Guyane et Mayotte (voir figure 6 en ligne), le processus amorcé en
2020 semble donc être arrivé à terme, même si ces classes accueillent toujours légèrement
plus d’élèves (14,3 élèves en REP+, 14,2 en REP) que celles de CP et de CE1. [...]
Le déclin démographique est le moteur principal de la baisse de la taille des classes
[...] En éducation prioritaire, le recul démographique est plus récent, mais est depuis 2021 de même ordre de grandeur que dans l’urbain hors éducation prioritaire. Après la montée en charge du
dédoublement, le nombre de classes s’est stabilisé, ce qui permet de poursuivre la réduction de la taille des classes même une fois ces mesures achevées[...]