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B* Ac. Guyane : - Création d’un comité d’accompagnement et de suivi des REP+ - Recrutement de principaux en REP+ rentrée 2026 - Le projet "Guyane connectée" pour les villages reculés (Cardie)

13 janvier

Création d’un comité d’accompagnement et de suivi des REP+

Dans le cadre du renforcement de l’accompagnement des réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), l’académie de Guyane met en place un comité d’accompagnement et de suivi dédié.

Le comité regroupe des acteurs et les référents de la politique de l’Éducation prioritaire. Il a pour vocation de développer une réflexion collective sur les problématiques rencontrées, d’être force de proposition et d’accompagner les réseaux et leurs pilotes.

Ce comité aura pour objectifs de valoriser les dispositifs et les organisations qui fonctionnent, d’être à la disposition de ceux qui le souhaitent et de stimuler les endroits pour lesquelles une attention particulière devrait être portée.
Il aura également en charge le suivi des formations en lien avec la DGESCO, à savoir en 2025-2026 :

Module 1 : Méthodologie de pilotage de projet
Module 2 : Animation d’équipes et conduite du changement
Module 3 : Évaluations et régulations des outils

La mise en place de ce comité traduit la volonté académique d’apporter un accompagnement structuré et durable aux équipes éducatives. Les travaux du comité débuteront dès cette année scolaire.

Extrait de educ-prioritaire.ins.ac-guyane.fr Mis à jour le vendredi 21 novembre 2025

 

Plan de Formation Education Prioritaire du 19 au 23 janvier 2026

Le séminaire de l’éducation prioritaire renforcée aura lieu du 19 au 23 janvier 2026 avec la venue d’une délégation de la DGESCO.
Des formations à destination des pilotes auront lieu au dates suivantes :
le 21 janvier 2026, de 8h00 à 16h30 à Cayenne,
le 22 janvier 2026, de 8h00 à 16h30 à Saint-Laurent-du-Maroni.

Extrait de educ-prioritaire.ins.ac-guyane.fr Mis à jour le vendredi 12 décembre 2025 Nous vous invitons à noter ces dates dans vos agendas.

 

Candidature sur les postes de Principal et Principal adjoint des collèges REP+ - Rentrée 2026

Dans le cadre de la mobilité des personnels de direction, vous trouverez ci-dessous l’ensemble des fiches de postes à pourvoir. Ces documents précisent les missions, les attendus et les modalités de candidature.
Mobilité
Fiches de postes recrutement en éducation prioritaire (REP+)

L’académie recrute sur des postes de Principal et Principal adjoint des collèges REP+ pour la rentrée 2026.

Les candidatures doivent être transmises par courriel à la Division des Personnels Administratifs Techniques et d"Encadrement à l’adresse suivante : dpa@ac-guyane.fr

CLG VI - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28017/download
CLG VICTOR SCHOELCHER - CHEF https://www.ac-guyane.fr/media/28018/download
CLG PAULE BERTHELOT - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28019/download
CLG MONTSINÉRY - CHEF https://www.ac-guyane.fr/media/28022/download
CLG LÉODATE VOLMAR - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28024/download
CLG GÉRARD HOLDER - CHEF https://www.ac-guyane.fr/media/28025/download
CLG GÉRARD HOLDER - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28027/download
CLG EUGÉNIE TELL ÉBOUÉ - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28030/download
CLG AUXENCE CONTOUT - CHEF https://www.ac-guyane.fr/media/28033/download
CLG ALBERT LONDRES - CHEF https://www.ac-guyane.fr/media/28034/download
CLG ACHMAT KARTADINAMA - ADJOINT https://www.ac-guyane.fr/media/28037/download

Détachement à venir

Extrait de ac-guyane.fr Mise à jour : décembre 2025

 

Les enfants issus de villages reculés, comme ceux situés le long des fleuves Maroni et Oyapock, poursuivent leur scolarité au collège dans les villes du fleuve - Maripasoula, Papaïchton, Grand Santi, Camopi - ou dans des internats. Cette séparation, vécue comme un déracinement culturel et familial, est l’une des causes sous-jacentes du mal-être chez ces jeunes, avec un taux de suicide jusqu’à 20 fois plus élevé que la moyenne nationale.

Les obstacles sont nombreux : manque d’infrastructures, distances considérables à parcourir, isolement social et culturel. Ces réalités ont un impact direct sur le décrochage scolaire. Près de 40 % des jeunes guyanais de 18 à 24 ans quittent le système éducatif avec seulement le brevet des collèges, contre seulement 14% en métropole. Cette situation met en lumière l’urgence de trouver des solutions adaptées aux réalités locales, afin de combiner éducation et respect des identités culturelles.

C’est dans ce contexte que le projet "Guyane connectée : combler les écarts" est né...
(38 pages)
Les fleuves du Maroni et de l’Oyapock abritent des écarts uniquement accessibles par voie fluviale. Ces territoires isolés de la République, sont essentiellement habités par les populations autochtones amérindiennes, et par les peuples bushinengués, qui cumulent isolement géographique, économique, culturel, et linguistique.
Ainsi, pour pouvoir poursuivre une scolarité normale, les élèves ont à subir, après l’école primaire, un dépaysement brutal. Nombre d’entre eux sont contraints de quitter leur village d’origine pour intégrer un internat dès l’entrée au collège.
Dans ces écarts de la République, le constat est édifiant : le taux de suicide des jeunes est vingt fois plus élevé qu’en métropole. “Guyane connectée combler les écarts” a vocation à apporter une réponse qualitative à cette situation préoccupante.

Le projet consiste à déployer des classes de 6e et de 5e dans l’ensemble des écarts de Guyane tout en accompagnant les élèves et les familles dans la transition vers un environnement socioculturel moins familier.
C’est avec les innovations pédagogiques numériques les plus récentes et les mieux adaptées que nous avons déployé le projet, lauréat du programme “Innovation dans la forme scolaire”, financé par France 2030 et piloté par le Rectorat de Guyane.
Dans ce magazine nous retraçons le travail de conception et d’installation des premières salles le long du fleuve Maroni, illustrant notre engagement et nos ambitions pédagogiques, qui participent aussi d’enjeux sanitaires, économiques et culturels.

Sommaire

Depuis les hauteurs, un regard plongeant sur le fleuve Maroni révèle la beauté sauvage et imposante de la forêt guyanaise. Ce cours d’eau emblématique, qui forme une frontière naturelle entre la Guyane française et le Suriname, traverse une végétation dense et impénétrable, ponctuée de rares habitations. Ces villages colorés symbolisent la vie et la résilience au sein d’un territoire reculé, loin des infrastructures urbaines.

La Guyane, avec ses 83 534 km² de superficie, est un territoire où la forêt tropicale règne en maître. Le réseauroutier se concentre principalement autour de Cayenne et de Saint-Laurent-du-Maroni, le long de la côte.
Dans l’intérieur du pays, les routes disparaissent pour laisser place à la nature sauvage ; les déplacements s’y font en pirogue, en avion ou en hélicoptère.
Les fleuves Maroni et Oyapock jouent un rôle crucial dans la vie des habitants
des zones isolées, servant de voies de transport pour relier les villages.

Amazonie guyanaise
Depuis les hauteurs, un regard plongeant sur le fleuve Maroni révèle la beauté sauvage et imposante de la forêt guyanaise. Ce cours d’eau emblématique, qui forme une frontière naturelle entre la Guyane française et le Suriname, traverse une végétation dense et impénétrable, ponctuée de rares habitations. Ces villages colorés symbolisent la vie et la résilience au sein d’un territoire reculé, loin des infrastructures urbaines

La Guyane, avec ses 83 534 km² de superficie, est un territoire où la forêt tropicale règne en maître. Le réseau routier se concentre principalement autour de Cayenne et de Saint-Laurent-
du-Maroni, le long de la côte.
Dans l’intérieur du pays, les routes disparaissent pour laisser place à la nature sauvage ; les déplacements s’y font en pirogue, en avion ou en hélicoptère.
Les fleuves Maroni et Oyapock jouent un rôle crucial dans la vie des habitants des zones isolées, servant de voies de transport pour relier les villages

Les pirogues, omniprésentes, assurent le transport des personnes, des marchandises et l’accès aux services essentiels comme l’éducation et la santé. Pour les communautés, ces cours d’eau ne sont pas seulement des chemins ; ils sont des liens vitaux, indispensables à leur quotidien et à leur survie.

En saison sèche, les trajets sont rallongés par une navigation compliquée et rendue dangereuse par le passage de “sauts” (écoulements d’eau rapides et abrupts dus au dénivelé du fleuve), tandis qu’en saison des pluies, les très fortes averses rendent parfois la navigation impossible.

Lors des épisodes de sécheresse, il arrive également que le fleuve devienne impraticable.
Les niveaux d’eau étant trop faible, les pirogues sont à l’arrêt, et les élèves contraints de rester
chez eux.

Infrastructures et accès : Eau, électricité, réseau

Une station de pompage et sa citerne d’eau, un dispositif essentiel pour approvisionner les villages
isolés en eau potable, captée et stockée pour répondre aux besoins quotidiens des habitants

Cette antenne satellitaire, pointée vers le ciel, connecte les villages isolés de Guyane au réseau mondial, offrant aux habitants un accès à Internet là où les infrastructures terrestres sont absentes.
Une station de pompage et sa citerne d’eau, un dispositif essentiel pour approvisionner les villages
isolés en eau potable, captée et stockée pour répondre aux besoins quotidiens des habitants.
Des panneaux solaires captent la lumière du soleil au cœur de la Guyane, fournissant une source d’énergie durable aux villages isolés. Installées dans des zones difficiles d’accès, ces installations photovoltaïques transforment le quotidien en permettant un accès stable à l’électricité, indépendamment des infrastructures traditionnelles.

Extrait de cardie.ins.ac-guyane.fr Mis à jour le lundi 10 mars 2025

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