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CAREP Créteil. Le réseau du coordo : les inégalités en maths au prisme de la question des stéréotypes de genre (2 déc 25)

17 décembre 2025

Le réseau du coordo : les inégalités au prisme de la question des stéréotypes de genre

Le "réseau du coordo" de ce mardi 2 décembre a été consacré à la question des stéréotypes de genre au prisme des apprentissages par une conférence de Clémence Peronnet.

5 / 12 / 2025

Le "réseau du coordo" de ce mardi 2 décembre a été consacré à la question des stéréotypes de genre au prisme des apprentissages. Ce réseau du coordo, a été enregistré depuis la Maison académique des mathématiques (MAM) de Pantin. Dans le cadre du plan académique "Vers une nouvelle équation académique", une conférence avait été organisée autour de la thématique : « La place des filles en mathématiques ».

Cette conférence a donné l’occasion de se questionner sur ce que le genre change — ou non — dans l’accès aux mathématiques, à l’enseignement scientifique, et aux filières valorisées : un sujet central si l’on croit à l’égalité réelle des chances.

Clémence Perronnet, une sociologue spécialisée dans les questions d’éducation, de culture scientifique et de genre.

Autrice du livre Matheuses. Les filles, avenir des mathématiques (2024), fruit d’enquêtes sociologiques menées auprès de lycéennes passionnées de maths — notamment dans le cadre de stages non mixtes, la sociologue développe une approche : démonter le mythe du “don inné” des maths, interroger les stéréotypes, le contexte social et scolaire, et proposer des pistes d’action pour une école plus juste et inclusive.

La conférence en quelques points

Les maths ne sont pas une question de “talent naturel” : la réussite en mathématiques repose avant tout sur le travail, l’accompagnement, l’environnement — pas sur un soi-disant “génie” masculin.
Stéréotypes et représentations sociales influencent fortement les trajectoires : dès le lycée, les filles intériorisent l’idée que les maths « ne sont pas pour elles », se sous-estiment, abandonnent souvent même avec des capacités réelles. L’école, l’orientation et les réformes ont leur place.
Il faut des environnements bienveillants et des repères concrets : ateliers non mixtes, groupes de soutien, modèles de femmes en maths — pour restaurer la confiance, la légitimité, et ouvrir des possibles réels.
Ce n’est pas seulement une question de maths, c’est une question de justice sociale : les inégalités dans l’accès aux sciences reflètent des inégalités plus larges — sociales, de genre, d’origine.

Cette conférence a permis de réfléchir à la question des inégalités au prisme des questions de stéréotypes de genre.

L’enregistrement de la conférence ainsi qu’une facilitation graphique reprenant de façon synthétique les éléments forts de la présentation sont à venir très bientôt.

https://carep.ac-creteil.fr/spip.php?article507

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