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Evaluations début 6e : l’effet très positif (6,8 points) des dédoublements sur les performances en REP+ souligné par le document de travail Depp est contesté par ToutEduc

28 novembre

Évaluations de début de sixième 2025 – Premiers résultats
DEPP
Document de travail n° 2025-E12, novembre 2025

Au total, plus de 810 000 élèves ont ainsi été évalués dans plus de 7 000 établissements du secteur public et du secteur privé sous contrat. Il s’agit de la neuvième édition de ce dispositif initié en 2017.

Présentation du document
Ce document présente la démarche mise en œuvre lors de l’évaluation de début de sixième qui s’est tenue à la rentrée scolaire 2025. Il décrit la méthodologie retenue pour concevoir les outils d’évaluation et définir les seuils de réussite pour chaque domaine.

Enfin, il présente les premiers résultats de l’édition 2025 de l’évaluation en les mettant en regard, lorsque cela est possible, avec ceux observés en 2024 et précédemment.

À propos des évaluations nationales
L’objectif de l’évaluation nationale à l’entrée en sixième est de permettre aux équipes pédagogiques de disposer d’un panorama de certaines compétences et connaissances de chaque élève et de favoriser l’élaboration de dispositifs pédagogiques adaptés au plus près des besoins de chacun. Elle permet également d’accompagner le pilotage pédagogique dans les établissements et de nourrir les échanges.

Cet outil n’est pas exhaustif et est bien entendu complémentaire des analyses des enseignants. Il vise à accompagner à la fois une individualisation au plus près des besoins de chaque élève et une approche globale de différenciation au sein de la classe. Les résultats peuvent aussi permettre – dans le cadre des conseils école-collège – de nourrir une réflexion concertée sur les stratégies pédagogiques les plus pertinentes à mettre en œuvre pour améliorer les compétences des élèves.

Les résultats de cette évaluation proposent, pour certaines dimensions du français et des mathématiques, des repères sur les acquis des élèves au début de leur scolarité au collège. Le dispositif ne vise pas à évaluer l’ensemble des compétences d’un élève entrant en sixième.

Les outils de cette évaluation ont été conçus avec des groupes experts composés d’enseignants et de formateurs, mis en place par la DEPP en collaboration avec l’IGÉSR.

À la rentrée 2025, une courte enquête a de nouveau été adossée aux évaluations afin d’interroger les élèves sur leur perception du test et leur confiance par rapport à l’année à venir.

Les principaux résultats
En sixième, les résultats en français sont globalement stables entre 2024 et 2025. En comparaison de plus long terme, depuis 2017, les résultats sont en hausse en français.
La part des élèves dans les groupes de performance les plus faibles est passée de 31,7 % à 27,8 % entre 2017 et 2025.
Les élèves scolarisés en REP+ sont ceux qui ont le plus progressé en français, permettant ainsi de réduire les écarts : le pourcentage d’élèves de REP+ situés dans les groupes de performance les plus faibles (groupes 1 et 2) est passé de 60,7 % à 53,9 %, soit une diminution de 6,8 points entre 2017 et 2025.
Par ailleurs, l’écart de score entre les filles et les garçons est stable entre 2017 et 2025 (12 points de score).
En fluence, en 2025, en début de sixième, si 61,3 % des élèves atteignent les attendus (120 mots et plus) (contre 60,6 % en 2024), 14,9 % ne parviennent pas à lire 90 mots en une minute (attendus de fin de CE2) (contre 15,1 % en 2024). Le nombre de mots moyen correctement lus par les élèves de sixième est de 129 mots.
En sixième, les résultats en mathématiques sont stables entre 2024 et 2025. Les tendances depuis 2017 montrent une amélioration des résultats moyens. Une légère hausse des résultats est observée en REP+ où la part des élèves dans les groupes de performance les plus faibles est passée de 61,2 % en 2017 à 60,2 % en 2025 et la part des élèves dans les groupes les plus performants a augmenté de 3,2 points.
Par ailleurs, l’écart de score entre les filles et les garçons augmente entre 2017 et 2025 (de 4 à 11 points de score).
Pour mémoire, les élèves entrés en sixième en 2025 ont bénéficié du dédoublement de leurs classes de CP et de CE1 pour ceux scolarisés en Éducation prioritaire (REP+ et REP). Par ailleurs, ils ont connu la crise sanitaire (printemps 2020) durant leur année de grande section.

 

Niveau en 6ème : en progression d’après le ministère, stables et des extrêmes qui se renforcent d’après ToutEduc

Après avoir présenté une sélection des résultats aux tests nationaux, la DGESCO et la DEPP en ont publié le détail. Voici plus précisément les enseignements des tests à l’entrée en 6ème, ceux qui font le bilan des années d’école maternelle et élémentaire. Il s’agit donc, pour l’essentiel, d’élèves entrés en petite section en 2017, qui "ont bénéficié du dédoublement de leurs classes de CP et de CE1 pour ceux scolarisés en Éducation prioritaire (REP+ et REP)".

Selon le ministère, "depuis 2017, les résultats sont en hausse en français", "la part des élèves dans les groupes de performance les plus faibles est passée de 31,7 % à 27,8 %" (soit - 4 points), "le pourcentage d’élèves de REP+ situés dans les groupes de performance les plus faibles est passé de 60,7 % à 53,9 %, soit une diminution de 6,8 points", "l’écart de score entre les filles et les garçons est stable (12 points de score)", en fluence, "61,3 % des élèves atteignent les attendus (120 mots et plus) (contre 60,6 % en 2024), 14,9 % ne parviennent pas à lire 90 mots en une minute (attendus de fin de CE2) (contre 15,1 % en 2024). Le nombre de mots moyen correctement lus par les élèves de sixième est de 129 mots".

En mathématiques, "les tendances depuis 2017 montrent une amélioration des résultats moyens. Une légère hausse des résultats est observée en REP+ où la part des élèves dans les groupes de performance les plus faibles est passée de 61,2 % en 2017 à 60,2 % en 2025 et la part des élèves dans les groupes les plus performants a augmenté de 3,2 points. Par ailleurs, l’écart de score entre les filles et les garçons augmente entre 2017 et 2025 (de 4 à 11 points de score)."

Toutes ces affirmations ne tiennent que si on trace les courbes à partir de 2017, première année du retour de Jean-Michel Blanquer au ministère. Celui-ci avait imposé la passation de tests dès la rentrée, alors qu’il n’était rue de Grenelle que depuis 4 mois, dont des mois d’été. Il est de notoriété publique, et admis par le ministère que ces tests avaient été bricolés dans l’urgence et qu’ils ne peuvent servir de référence. Si on considère donc les résultats des élèves de 6ème depuis 2018, les résultats sont tout autres.

En français, depuis 2018, le score moyen et la répartition des élèves selon les groupes, des plus faibles aux meilleurs n’a pas évolué, sauf en ce qui ce qui concerne les élèves ayant les IPS (indices de position sociale de leurs familles) les plus élevés et les élèves du privé. Les scores des filles et des garçons n’ont pas connu d’’évolutions significatives.

En fluence, depuis 2021, le nombre moyen de mots lus à la minute est passé de 124 à 128, mais la progression concerne surtout les meilleurs. Le pourcentage d’élèves "satisfaisants" est passé de 53 % à 61 %, tandis que celui des élèves les plus en difficulté baissait d’un point, de 16 à 15 %. Le gain est surtout sensible dans les établissements les plus favorisés (de 136 mots à 143 mots) tandis que les élèves de REP+ progressaient de 4 mots (de 112 à 116). La progression est de même ampleur pour les élèves "en retard", qui passent de 91 à 94 mots.

En mathématiques, depuis 2018, le niveau a monté, de 249 points à 254, mais c’est surtout le groupe "satisfaisant" qui a vu ses effectifs augmenter tandis que les élèves du privé amélioraient leurs scores, de même que les garçons, alors que ceux des filles restaient stables.

Le site ici

Extrait de touteduc.fr du 27.11.25

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