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Les propositions de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et les réactions (dossier)

24 novembre

[...]

Les 133 membres de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), ont adopté ce dimanche 23 novembre leur rapport final. Ils formulent 20 propositions pour un nouveau modèle de société fondé sur une organisation des temps des enfants mieux adaptée à leur bien-être, leur santé, et leurs apprentissages.

Parmi leurs propositions : un nouveau modèle d’organisation des temps avec un allégement des journées en décalant l’heure de début des cours à 9h pour les adolescents, une semaine étalée sur 5 jours, une révision du calendrier scolaire, l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, la création d’un véritable droit à la parentalité… La convention citoyenne remettra son rapport au Gouvernement et au Parlement dans les prochaines semaines.

Lire le rapport (129 p.)

[...] Restructurer les rythmes scolaires et repenser l’organisation de l’école
La Convention citoyenne préconise une transformation globale des temps de l’enfant et propose de :

Alléger les journées en décalant l’heure de début des cours à 9h au collège et au lycée,
Mettre en place un temps d’accueil échelonné avant les cours pour tous les niveaux,
Améliorer la qualité de la pause méridienne et l’allonger à une durée d’1h30,
Faire majoritairement les devoirs à l’école dans des espaces aménagés,
Passer à une semaine d’enseignements sur cinq jours, du lundi au vendredi,
Etablir un socle commun d’apprentissages élargi qui articule savoirs théoriques le matin et pratiques l’après-midi (pédagogie de projet, ateliers portant sur la vie quotidienne, bricolage, cuisine, couture, gestion du budget, éducation à la citoyenneté, activités culturelles et sportives),
Réviser le calendrier scolaire en deux zones de vacances, avec un rythme plus équilibré de 7 semaines de cours pour 2 semaines de repos,
Inscrire les établissements scolaires au sein de « campus des jeunes », qui sont des lieux de vie polyvalents et flexibles, intégrant espaces verts et équipements variés. Ils permettent d’accueillir et d’accompagner l’enfant dans tous les moments de sa vie : restauration, pause, temps calmes, temps de jeux, activités et apprentissages, sociabilité, devoirs ou encore les temps dédiés à l’orientation ou à la prise en charge de la santé de l’enfant,
Ouvrir les espaces et équipements des établissements scolaires, à l’exception des salles de classe, à travers un accord cadre de mutualisation des locaux.

Extrait de lecese.fr du 23.11.25

 

Publication du rapport de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant [SNU-ipp]

Plus que des nouveaux rythmes, l’urgence est de donner des moyens à l’École !

La convention citoyenne sur les temps de l’enfant a rendu son rapport. Si les travaux des
130 citoyens et citoyennes ont permis d’entendre une diversité d’acteurs, la FSU-SNUipp
constate qu’ils ont été fortement orientés par la question posée par le ministre « Comment
mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus
favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? ».

Cette formulation limitait d’emblée la réflexion à la seule organisation et à l’articulation des
temps de l’enfant, sans interroger les contenus éducatifs eux-mêmes. Or, l’analyse des
systèmes scolaires des pays de l’OCDE comparables à la France montre qu’aucune
configuration des temps ne garantit à elle seule un système éducatif plus égalitaire.

Une réorganisation des temps scolaires a déjà été tentée en 2013. Elle n’a convaincu aucun
des acteurs de l’éducation. Dès 2017, il a d’ailleurs été possible de déroger à la semaine de
4 jours et demi, et la grande majorité des communes s’en est saisie. L’enseignement privé,
quant à lui, avait alors bénéficié d’un statut dérogatoire inacceptable.

Si la FSU-SNUipp partage les constats et les préoccupations des citoyen·nes de la Convention sur les inégalités scolaires, modifier les rythmes scolaires ne produira aucun effet positif si les mécanismes générateurs d’inégalités ne sont pas traités. De plus, envisager une refonte du temps scolaire dans un contexte où le gouvernement annonce des baisses budgétaires pour l’École ne peut que dégrader davantage les conditions de travail des personnels, déjà fortement mises à mal par les politiques éducatives des dernières années, comme le confirme le récent rapport Talis. Avec les mêmes conséquences sur les conditions d’apprentissage des élèves. En l’état, ajouter un cinquième jour à la semaine scolaire en redécoupant le temps entre matinées et après-midis n’est pas acceptable, la
FSU-SNUipp s’y oppose.

Pour la FSU-SNUipp, il est indispensable d’investir massivement dans l’éducation. La baisse démographique doit être l’occasion d’augmenter les moyens et d’améliorer significativement le service public d’éducation. C’est une opportunité historique pour enfin répondre aux défis d’une école véritablement égalitaire.

Enfin, toute réflexion sur les temps scolaires doit impérativement s’inscrire dans un cadre national clair et ne saurait, en aucun cas, ouvrir la voie à de nouveaux dispositifs dérogatoires pour l’enseignement privé.

Dans cette période, la FSU-SNUipp entend porter dans le débat public ses analyses et ses
revendications.

Paris, le 23 novembre 2025

Extrait de snuipp.fr du 23.11.25

 

Convention citoyenne des temps de l’enfant : toujours plus d’inégalités ! [SNES]

Le SNES-FSU acte positivement la rupture avec la commande présidentielle initiale : Emmanuel Macron avait lancé ces travaux sur la base d’affirmations fausses sur la durée des vacances, ouvrant la porte à de nouveaux épisodes insupportables de prof bashing. Le SNES-FSU apprécie que certaines des revendications qu’il a portées devant la Convention et dans de nombreux autres cadres, soient reprises : la revalorisation des personnels, la diminution des effectifs par classe, la reconnaissance du métier d’AESH, un grand plan de rénovation du bâti scolaire. Cela confirme que ces urgences sont très largement partagées. Il est temps que l’exécutif et les parlementaires les entendent, notamment dans le cadre de la discussion budgétaire en cours.

Mais les principales propositions de la convention citoyenne sont paradoxales. Les citoyen·nes affirment en effet avoir conçu leurs propositions pour réduire les inégalités, ambition que le SNES-FSU partage tant les inégalités de tout ordre minent les objectifs du service public d’Éducation. Pourtant, plusieurs de leurs propositions vont, au contraire, les aggraver.

Risque d’externalisation
Ainsi, une organisation du temps scolaire qui fixerait des cours dits « théoriques » le matin, des activités « pratiques » l’après-midi suivies d’activités culturelles, artistiques et sportives après 15h30, avec l’appui d’associations et des collectivités territoriales, ouvre la porte à une sortie potentielle des arts plastiques, de l’éducation musicale et de l’EPS du cadre national des enseignements. Non seulement cette séparation est absurde car c’est dans les allers-retours entre « théorie » et « pratique » au sein des heures de cours que les enseignements sont porteurs de sens pour les élèves. Mais surtout, cette éventuelle prise en charge par des acteurs et actrices extérieurs dépendrait des associations disponibles localement et des ressources financières des collectivités aujourd’hui exsangues. Les inégalités territoriales exploseraient alors, de même que les inégalités sociales. La gestion du temps périscolaire dans le premier degré en est un exemple frappant.

Le SNES-FSU réaffirme que ces enseignements concourent à la culture commune qui permet à un élève de s’émanciper par les savoirs et savoir-faire. Tous les élèves, quel que soit leur lieu de scolarisation, doivent y avoir accès, dans le cadre d’un enseignement disciplinaire organisé par un programme national.

Le SNES-FSU s’opposera à toute forme de décentralisation des enseignements, que ce soit à travers le renvoi au local de l’organisation de l’après-midi, ou à travers une diversité des acteurs et financements.

Zapping et École au rabais
Le SNES-FSU alerte par ailleurs sur la proposition d’organiser les cours dans le Second degré sur la base de brèves séquences de 45 minutes, qui ne correspondraient alors qu’au plus à 40 mn effectives de cours (temps d’installation des élèves, appel etc). Le rythme d’une journée de classe s’en trouverait affecté : plus de déplacements, c’est du temps d’apprentissage perdu et les effets de ce zapping permanent seraient particulièrement défavorables aux élèves les plus en difficulté, qui ont besoin de davantage de temps pour entrer dans les apprentissages et d’accompagnement dans la classe pour réussir. Des séquences de 45 minutes, ce serait aussi plus de classes par professeur·es, donc une nouvelle surcharge de travail et moins de temps à consacrer à chaque élève.

Mises bout à bout, les propositions de la Convention (une journée commençant à 9h, regroupant des cours « théoriques » de 45 minutes uniquement le matin, écartant certaines disciplines) mèneraient à une impasse organisationnelle. Elles dessineraient surtout une École au rabais alors que jamais n’a été aussi fort l’enjeu démocratique de transmettre une culture commune, solide et diversifiée, à toutes et tous les élèves, celle qui leur permettra d’être les citoyen·nes éclairé·es d’un monde de plus en plus complexe.

Les membres de la Convention citoyenne se sont emparé·es du débat sur l’avenir de l’École par le prisme du temps des enfants. Ces apports ne peuvent être niés au regard de l’état de la jeunesse que les personnels côtoient tous les jours. Mais ils doivent être nécessairement confrontés aux réalités des établissements et à deux questions : comment réduire les inégalités multiples qui sapent le système éducatif et comment assurer une formation ambitieuse et de haut niveau à tous les élèves ?

Le SNES-FSU alerte l’exécutif, en particulier le président de la République, jamais avare de manipulations en tout genre, comme sur les précédentes Conventions citoyennes : l’ensemble de ces propositions ne peuvent être appliquées sans discernement. Il faut écouter tous les acteurs et actrices de la communauté éducative et, pour commencer, donner au second degré qui est à l’os, les moyens de fonctionner.

Extrait de snes.edu du 23.11.25

 

Temps de l’enfant : « Les élèves français ont été spoliés d’un temps considérable pour apprendre » [entretien du Café avec Stéphane Bonnery]

Au lendemain du rapport de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, Stéphane Bonnery alerte sur les mauvaises réponses et « des constats justes, mais expliqués à l’envers, ce qui conduit à dégrader les situations que ces réformes prétendent améliorer ». Pour le chercheur en sciences de l’éducation et directeur de la revue Pensée, la question du temps scolaire est liée à celle du manque de temps d’école et à la question des inégalités : « réduire l’école à s’adapter à ce que sont les élèves, c’est enfermer la masse des autres élèves dans les limites de leur socialisation familiale, qui peut leur apporter beaucoup de choses, mais pas la connaissance de la culture savante, celle qui permet de réussir des études longues ».

« Il faut cesser de reprocher aux élèves leur « niveau » : la baisse de celui-ci s’explique en partie par les politiques de réduction de l’école. Ce manque de temps accroît la pression pour « aller plus vite », et laisse davantage d’élèves de côté » affirme Stéphane Bonnery, qui vient de publier Temps de l’enfant, rythmes scolaires : vraies questions et faux débats. Il répond aux questions du Café pédagogique.

[...] Qu’ont en commun les textes dans l’ouvrage et quelles idées prennent-ils à rebours des points identifiés dans la Convention citoyennne ?

Les textes rassemblés remettent ainsi sur leurs pieds d’autres idées ordinairement formulées à l’envers, à propos de la « vitesse » de travail et d’apprentissage des élèves, ou de leurs « centres d’intérêt » par exemple, eux aussi toujours formulés de façon biaisée par la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant qui s’est ouverte avant l’été, qui « oublie » que les élèves plus rapides ou qui ont des intérêts pour certains savoirs scolaires ont tout simplement été initiés et exercés chez eux : réduire l’école au nom de cela, s’adapter à ce que sont les élèves, c’est enfermer la masse des autres élèves dans les limites de leur socialisation familiale, qui peut leur apporter beaucoup de choses, mais pas la connaissance de la culture savante, celle qui permet de réussir des études longues.

De surcroît, la lettre de cadrage de la Convention interroge le symptôme de la « boule au ventre » et le temps passé devant les « écrans ». Ce sont des vrais problèmes, mais encore une fois posés à rebours, en renvoyant l’explication enfants, aux familles ou aux enseignants, en les culpabilisant. Or, une analyse lucide des réalités conduirait à étudier la montée de ces symptômes dans la durée en lien avec leurs réelles causes, entrelacées : la commercialisation du « temps de cerveau disponible » par une industrie soutenue par l’argent public ; et elle a d’autant plus fonctionné dans l’enfance que l’école s’est vue privée de temps d’enseignement, donc que la pression à « aller vite » est allée croissant, en exacerbant l’évaluation permanente et la pédagogie du conditionnement plutôt que de prioriser le fait de conduire les élèves à comprendre… Est-il si étonnant que les enfants qui ont vu leurs familles stressées pour leurs aînés devant l’injustice de Parcoursup aient développé un rapport angoissé à l’école ?

Il faut ainsi remettre les choses à l’endroit, plutôt que d’inventer une soi-disant épidémie de stress auto-provoquée dans le psychisme intrinsèque des enfants. Est-il si étonnant que beaucoup d’enfants et d’adolescents calment leur angoisse en s’évadant dans l’imaginaire des écrans ? Et puisque l’on parle des écrans, ni les familles ni les enseignants n’ont jamais demandé à ce que l’on supprime les manuels imprimés : est-ce que l’un des décideurs s’est interrogé sur le changement d’activité que signifie, pour étudier, le regard sur un écran où une image chasse l’autre, que l’on peut difficilement mettre sur le même plan qu’un cahier d’exercice alors qu’il est facile de juxtaposer ce dernier avec un manuel imprimé ?

Un dernier exemple d’idées remises sur leurs pieds, parmi les nombreux que comprend l’ouvrage : il interroge les « solutions » propagées dans l’espace médiatique qui se heurtent au réel analysé froidement. C’est par exemple la récente proposition de réduire les vacances d’été, formulée il y a peu par le Président Macron. Or, le parc d’établissements scolaires français n’est pas fait pour de grandes chaleurs, qui vont aller croissant dans la moitié du pays, ce qui laisse sceptique face à l’idée de réduire les vacances estivales. À moins d’entreprendre des travaux coûteux pour les scolarités, ce qui n’est pas dans la politique actuelle.

Que dire de l’organisation du temps à l’école au regard des inégalités scolaires ?

Les élèves français ont été spoliés d’un temps considérable pour apprendre. La suppression des samedis matins en primaire a fait perdre, en heures de classe, l’équivalent horaire d’une année scolaire. La quasi disparition des toutes petites sections de maternelle (seuls 9% des enfants de deux ans sont scolarisés, alors qu’ils étaient encore 35% en 1998), particulièrement accentuée en ZEP a encore fait perdre une année. Au collège, le montant des heures d’enseignement disciplinaires perdues se chiffre à une demi-année scolaire, remplacées par des choses dont on sait qu’elles sont inefficaces (soutien en classe entière, projets interdisciplinaires quand ils sont à la place et non pas en plus des disciplines). Pour les élèves de la voie professionnelle c’est encore une année de perdue avec la suppression du BEP. En LGT, les heures en seconde ont chuté, et ne sont récupérées en 1re et Terminale que par ceux qui ne sont pas victimes de l’élimination sociale massive qui a lieu avant l’entrée en première.

Il faut cesser de reprocher aux élèves leur « niveau » : la baisse de celui-ci s’explique en partie par les politiques de réduction de l’école. Ce manque de temps accroît la pression pour « aller plus vite », et laisse davantage d’élèves de côté. C’est aussi un instrument d’imposition de méthodes aux enseignants : sans le dire, on les pousse d’une part à accepter les pratiques de conditionnement sans activité de compréhension afin de tenir les délais, et d’autre part, à renoncer à enseigner des pans entiers du programme selon le public à qui ils ont affaire. Dans notre pays, un ministre qui assumerait une politique inégalitaire sauterait dans les 24h : c’est de façon plus insidieuse que ces politiques avancent.

À nouveau aujourd’hui, on ne peut que s’interroger sur la concomitance entre, d’une part, le projet de nouvelle réduction supplémentaire du « socle commun », et la convocation de la Convention citoyenne : serait-il souhaité en haut lieu que cette dernière délivre toujours les mêmes idées que depuis cinquante ans pour à nouveau réduire le temps d’école obligatoire, et par ce biais, la réduction de la culture commune transmise à la future génération ? Et ainsi renvoyer des disciplines entières au « choix » des familles, alors que l’on sait que ce choix est contraint économiquement et socialement ?

L’offensive idéologique est puissante à l’approche de la fin de la Convention citoyenne pour à nouveau détourner l’attention du volume horaire global dont les enfants bénéficient : à nouveau, est lancé le thème qui sème la zizanie sur la répartition des heures dans la semaine en primaire, plutôt que de reconquérir du volume sur l’année, car cela impliquerait de recruter des professeurs des écoles pour qu’ils soient deux par classe à se relayer. On voit s’organiser une campagne pour réduire le temps de scolarité des lycéens, avec de curieuses convergences, des ministres favorables à l’école privée (voir la tribune d’Amélie Oudéa Castéra dans le Figaro) jusqu’à la pétition lancée par LFI (Louis Boyard) : à qui fera-t-on croire que la réduction du temps de compréhension au lycée réduira les inégalités sociales de réussite au baccalauréat et d’orientation ?

On nage en pleine démagogie et au fond dans le mépris des élèves de familles populaires en laissant entendre qu’ils ne pourraient pas apprendre mieux si les conditions temporelles et pédagogiques étaient meilleures. Et les propos de la députée Renaissance Anne Genetet sont révélateurs : dans une vidéo récente sur les réseaux sociaux, elle brandit des emplois du temps incohérents envoyés par des lycéens, en mettant à l’index les établissements scolaires publics et en « oubliant » de dire que c’est la précarité des enseignants, aggravée sous les deux quinquennats Macron, avec le recours massif à des contractuels, qui conduit à regrouper des heures d’une même discipline sur deux jours… Encore une fois, les causes économiques et politiques sont masquées, et les conséquences désolantes pointées de façon biaisée.

Propos recueillis par Djéhanne Gani

Questions Stéphane Bonnery : Temps de l’enfant, rythmes scolaires : vraies questions et faux débats. Editions de la fondation Gabriel Péri, 2025.

Extrait de cafepedagogique.net du 24.11.25

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