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Résultats des évaluations nationales exhaustives 2025 pour les premier et second degrés
Dossier de presse (19 novembre 2025
[...] CP. Entre 2019 et 2025, les écarts de performances entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire (EP) et ceux scolarisés en REP+ se réduisent en français comme en mathématiques pour la moitié des compétences comparables. Ainsi, en comparaison de nombres, cet écart, qui était de 16,0 points en 2019, est passé à 11,6 points en 2025. Cette réduction des écarts est portée par une hausse des performances des élèves de l’éducation prioritaire.
[...] CE1. Les écarts de performance en français entre les élèves scolarisés en EP et ceux du secteur public hors EP sont stables entre 2024 et 2025, avec une diminution des écarts observée en compréhension des mots à l’oral. Depuis 2019, ces écarts de performance augmentent pour trois compétences sur sept, et ce de manière plus marquée avec les REP qu’avec les REP+. En mathématiques, les écarts de performance sont également stables entre 2024 et 2025, à l’exception de la résolution de problème, compétence pour laquelle l’écart se réduit entre les élèves scolarisés hors EP et ceux scolarisés en EP, particulièrement en REP+. Entre 2019 et 2025, les écarts de performances en mathématiques sont stables entre les élèves scolarisés hors EP et en EP, que ce soit en REP ou en REP+.
[...] En CE2, pour la deuxième année consécutive, les élèves ont bénéficié d’une évaluation nationale commune à toutes les écoles. Par rapport à 2024, les résultats en français sont globalement stables. En mathématiques, ils sont stables ou en hausse, notamment pour les compétences « reconnaître un nombre à partir de sa décomposition additive » et « placer un nombre sur une ligne graduée ». Les écarts de performances entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors EP et ceux en EP varient peu en français comme en mathématiques.
[...] En CM1 [...] Les écarts de performances entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors EP et ceux en EP sont globalement stables par rapport à 2024, en français comme en mathématiques.
[...] En CM2 [...] Les écarts de performances entre les élèves du secteur public hors EP et ceux de l’EP sont stables en français pour sept des neuf compétences évaluées. Ils augmentent pour deux d’entre elles (« différencier les principales classes de mots » et « lire à voix haute un texte »). En mathématiques, ces écarts sont stables pour trois des sept compétences évaluées et en augmentation pour quatre d’entre elles (« mémoriser des faits numériques », « poser et calculer », « mémoriser des procédures » et « résoudre des problèmes »).
De manière générale, les écarts de performance observés entre les élèves scolarisés en EP et ceux scolarisés hors EP sont plus élevés dans le domaine de la résolution de problèmes à tous les niveaux d’enseignement, celui de la compréhension de l’oral en cycle 2 et celui du lexique en cycle 3.
Résultats aux évaluations nationales dans le second degré
Sixième – Une amélioration continue depuis 2017, notamment grâce à la réduction des très faibles performances
En sixième, les résultats en français sont en hausse par rapport à 2017 et se consolident par rapport à 2024. La part des élèves dans les groupes de performance les plus faibles a diminué de 3,9 points, passant de 31,7 % en 2017 à 27,8 % en 2025. Les élèves scolarisés en REP+ sont ceux qui ont le plus progressé en français : le pourcentage d’élèves de REP+ situés dans les groupes de performance les plus faibles est passé de 60,7 % à 53,9 %, soit une diminution de 6,8 points. Par ailleurs, en 2025, l’écart entre les filles et les garçons est stable (de 11 points de score moyen en 2024 à 12 points en 2025). En mathématiques, les résultats sont stables par rapport à 2024 et s’améliorent depuis 2017. En REP+, la part d’élèves dans les groupes de performance les plus faibles baisse de 1 point (61,2 % en 2017 à 60,2 % en 2025).
Pour mémoire, les élèves entrés en sixième en 2025 étaient en grande section de maternelle lors de la crise sanitaire au printemps 2020. Ceux scolarisés en EP ont bénéficié du dédoublement de leurs classes de CP et de CE1.
Cinquième – Une première évaluation qui révèle des disparités fortes
En cinquième, les élèves ont été évalués pour la première fois de manière exhaustive. En français, la proportion d’élèves qui présentent une maîtrise satisfaisante est de 52,1 %, (58,9 % pour les filles contre 45,6 % pour les garçons, soit un écart de 13,3 points en faveur des filles). Cette proportion est de 52,7 % dans le secteur public hors EP, 34,6 % en REP et 24,9 % en REP+. En mathématiques, dans les automatismes, la proportion d’élèves qui présentent une maîtrise satisfaisante est de 47,3 % (53,6 % pour les garçons contre 40,7 % pour les filles, soit un écart de 12,9 points en faveur des garçons). Cette proportion est de 47,5 % dans le secteur public hors EP, 31,4 % en REP et 23,0 % en REP+ ; les écarts en mathématiques sont ainsi légèrement moins marqués qu’en français.
Quatrième – Des performances stables en mathématiques, mais un retrait préoccupant en français
En quatrième, les résultats sont en léger retrait en français : la proportion d’élèves diminue dans les groupes les plus performants (29,2 % en 2023 contre 27 % en 2025) et augmente dans les groupes les moins performants (32,3 % en 2023 contre 34,9 % en 2025). Ce recul s’observe pour tous les secteurs de scolarisation. En mathématiques, les résultats sont stables : la répartition des élèves dans les groupes de performance est stable pour les groupes de performance les plus faibles (33,1 % en 2023 et 33,7 % en 2025). En REP+, cette proportion baisse légèrement, passant de 65,7 % à 64,5 % entre 2023 à 2025.
Extrait de education.gouv.fr (dossier de presse)
Evaluations standardisées : rien de nouveau cette année
Les résultats des évaluations nationales de début d’année 2025 sont parfaitement comparables à ceux des années précédentes, sauf sur un item, la fluence, pour lequel les progrès sont important. La proportion d’élèves qui, à l’entrée en 6ème, réussissent le test est passée de 53 à 61 % hors éducation prioritaire, de 36 à 44 % en REP+, ce qui prouve, commente Caroline Pascal que "lorsqu’on travaille fortement une compétence, on améliore les résultats". La directrice de l’enseignement scolaire confirme ainsi que les enseignants ont été incités à insister sur la lecture à voix haute pour atteindre les 120 mots/minute. Elle présentait hier à la presse, avec la directrice de la DEPP une sélection des résultats qui seront publiés dans leur intégralité dans la journée.
Interrogée sur le bilan des dédoublements, elle évoque la difficulté d’établir un lien de causalité là où il n’y a peut-être que corrélation, et renvoie aux premières évaluations (qui montraient un bénéfice au CP de 8 % d’un écart type en français et de 14 % d’un écart type en mathématiques, et aucun effet au CE1, ndlr)
Au cours préparatoire, les résultats en mathématiques sont en progrès et les écarts entre REP+ et hors enseignement prioritaire se réduisent pour les items "comparer des nombres", "placer des nombres sur une ligne graduée" et "résoudre des problèmes", mais pas pour les autres items (quantifier des collections, écrire ou lire des nombres entiers, reproduire un assemblage). A noter que le président du Conseil scientifique a souligné à plusieurs reprises l’intérêt de la ligne graduée.
Au CE1, en français, les résultats comparés à ceux de 2019 sont stables ou en baisse, notamment pour "comprendre un texte lu seul" et pour "écrire des mots". En revanche, les résultats s’améliorent en mathématiques, notamment pour les additions et soustraction, pour placer un nombre sur une ligne graduée et pour lire des nombres entiers.
Au CM1, en mathématiques, la progression est générale depuis 2023.
En 6ème, les résultats sont stables depuis 2018, aussi bien en français qu’en mathématiques, et les écarts entre public hors éducation prioritaire et REP+ également.
A l’entre en seconde GT (générale et technologique), en français en 2019, 19 % des élèves étaient en grande difficulté (groupes 1 et 2), ils sont 20 % cette année, ils étaient 21 % à être très à l’aise (le groupe 6), ils sont 20,5 % dans ce cas cette année. A l’entrée en seconde professionnelle, ils étaient 66 % à être en grande difficulté, ils sont 69 %, moins de 1 % étaient à l’aise, 1 % aujourd’hui.
Extrait de touteduc.fr du 20.11.25
Evaluations scolaires : des résultats stables, quelques signes d’amélioration en mathématiques
L’éducation nationale a présenté, le 19 novembre, les résultats des évaluations menées en septembre du CP à la 4e, ainsi qu’en 2de et en CAP. Les écarts tendent sur certains points à se réduire entre les élèves scolarisés en éducation prioritaire et les autres.
Extrait de lemonde.fr du 20.11.25
Finalement, que retenir des évaluations nationales ?
Les résultats des évaluations nationales ont été publiés par le ministère de l’Education nationale jeudi 20 novembre, alors, que retenir ?
En CP, les résultats sont stables ou en progression dans deux compétences en français (« comprendre des mots à l’oral ») et deux en mathématiques (« résoudre des problèmes » et « placer un nombre sur une ligne graduée »). La proportion d’élèves aux résultats satisfaisants dans la connaissance du nom des lettres et du son qu’elles produisent progresse de 80,1 % à 83,7 % entre 2019 et 2025.
Une réduction des écarts de performance entre élèves en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire est observée pour la moitié des compétences.
En CE1 : Après une baisse constatée en 2019, les résultats sont stables en 2024 et 2025. Les écarts entre REP et hors REP restent stables depuis 2019 sauf pour la résolution de problèmes entre 2024 et 2025 avec une amélioration.
CE2 -Cm1 : Les résultats sont stables en 2024 et 2025, avec une progression dans certaines compétences précises, notamment en mathématiques pour la compétence « reconnaître un nombre à partir de sa décomposition additive » augmente de 4,6 points entre 2024 et 2025 (de 59,2 % à 63,8 %). Les écarts de performance restent constants.
EN CM2, il y a une stabilité sur 7 compétences sur 9, avec une hausse sur 2 compétences, grammaire et numération.
Des effets des inégalités sociales et des inégalités de genre qui se creusent dans le premier degré
Les écarts filles-garçons montrent un avantage aux filles en français et maths au CP et en CM, et aux garçons à partir du CE1. La résolution de problème est l’item où les écarts de performances entre les élèves d’éducation prioritaire et les autres sont plus marqués. A noter que cette compétence est liée à la compréhension de la langue.
En début de CM2, les écarts varient de 1,2 point à 9,2 points de pourcentage selon les compétences évaluées en français et de 6,6 points à 19,2 points de pourcentage selon les compétences évaluées en mathématiques.
Des écarts dans le Second degré : un taux jusqu’à deux fois moins élevé de maitrise satisfaisante en français entre l’éducation prioritaire et hors éducation prioritaire
1 élève sur 2 en 5e a une maitrise satisfaisante des compétences en français et en mathématiques.
En 6e, les résultats sont stables en français et mathématiques depuis 2024 et en hausse depuis 2017. L’écart entre les filles et les garçons de 11 points persiste. Les élèves en REP connaissent une légère baisse des performances en maths (-1 point). La fluence en lecture progresse, avec 61,3% des élèves atteignant les attentes en fin de CE2.
En 5e : C’est la première année d’évaluation. un écart en français de 13,3 points en faveur des filles (58,9% de maîtrise contre 45% pour les garçons) est notable avec des écarts de genre et un grand écart entre les élèves d’éducation prioritaire renforcée et les autres, du simple au double (52,7 % dans le secteur public et 24,9 % en REP+). En mathématiques, l’écart est du simple au double entre les élèves de REP+ et hors REP public pour la maitrise satisfaisante.
En 4e, le ministère relève un recul « préoccupant » en français.
En 2de : des contrastes sont observés avec « des progrès modérés en mathématiques » mais « une baisse en français » relevés par le ministère. 20,1 % des élèves de Seconde générale et technologique appartiennent aux groupes de bas niveaux en français, contre 12,4 % en 2021.
La fluence : un matraquage qui fait ses preuves… à court terme
En 6e, la fluence montre un progrès de 12 points avec 61% d’élèves qui atteignent le niveau attendu.
En 4e 56,5% des élèves ont une maitrise satisfaisante et moins d’un quart (22,8%) ont les attendus de fin CM1 ( 110 mots par minute contre 130 mots et plus).
Mais à quoi ça sert ? Les résultats nourrissent les ajustements des programmes scolaires, notamment pour renforcer le lien entre son et lettres dès le CP, ainsi que pour améliorer la fluence en lecture, répond le ministère.
Djéhanne Gani
Extrait de cafepedagogique.net du 21.11.25
A la une
Evaluations nationales : inégalités et séparatisme social
Les résultats des évaluations ont été publiés jeudi 20 novembre. Et alors ? Ils révèlent les effets et la poursuite des inégalités sur les résultats scolaires. Il y a de forts écarts de réussite entre les élèves de l’éducation prioritaire renforcée et ceux des collèges publics, pouvant aller du simple au double. Et les résultats des élèves dans le privé sous contrat restent supérieurs en moyenne aux autres types d’établissement. Les évaluations mettent en lumière l’écart entre deux pôles opposés qui représentent chacun environ 20% des élèves, l’éducation prioritaire et l’enseignement privé sous contrat. Rien de neuf donc. La question est jusqu’à quand, quoi ou qui ?
Ces résultats plaideront-ils en faveur d’une politique de mixité sociale – et scolaire – , d’un renfort de la politique de l’éducation prioritaire, et partant d’une répartition des moyens ou encore des conditions de financement des établissements privés sous contrat ?
Inégalités sociales : une ségrégation qui se creuse entre les établissements
Déclarées souvent inutiles par les professeurs, critiquées d’un point de vue pédagogique et idéologique, les évaluations rappellent les effets des inégalités sociales sur les résultats scolaires. Une leçon bourdieusienne qui n’est pas nouvelle. Non seulement, la reproduction des inégalités se poursuit, mais elle se conjugue d’une ségrégation qui se creuse.
Les établissements privés sous contrat scolarisent en moyenne majoritairement des élèves de familles favorisées et les établissements d’éducation prioritaire des élèves de familles défavorisées. Ces deux types d’établissements qui scolarisent chacun près de 20% des élèves se situent à deux pôles sociaux opposés. Cela est factuel et cela s’appuie sur des données ministérielles. Le rapport de la Cour des comptes publié en mai 2025 confirme cette ségrégation par ces données déjà pointées alors : 83 % des collèges REP+ scolarisent une majorité d’élèves de milieu défavorisé, contre 32 % en REP, 2 % hors Education prioritaire, et aucun dans le secteur privé sous contrat.
Les élèves issus de milieu social très favorisé représentent en moyenne 40,5% dans l’enseignement privé contre 19,5% dans le secteur public. En miroir et contraste, le pourcentage d’élèves issus de milieu défavorisé est de 18,3% dans le privé et de 42,6% dans le secteur public. A relever que ces écarts ne sont pas homogènes, dans certains départements ruraux et de Bretagne, la composition sociale des élèves des secteurs publics et privés peut être proche.
Que révèlent les évaluations ?
Les résultats des évaluations nationales confirment la corrélation origine sociale et réussite dans les exercices scolaires. CQFD. Or, les établissements privés ne sont-ils pas doublement favorisés par un public favorisé et des financements publics à hauteur de 73% ? et si ces trajectoires scolaires déterminées par l’origine sociale minent la confiance dans l’institution et la démocratie, ne faut-il pas agir pour la fin de l’école de classes et plus de mixité ?
Les évaluations montrent des écarts de réussite entre les secteurs d’éducation selon leur origine sociale mais aussi le type d’établissement : les élèves de l’éducation prioritaire réussissent moins bien les évaluations que les élèves des collèges hors éducation prioritaire, et encore moins bien que les élèves scolarisés dans les établissements privés sous contrat.
Les professeurs face aux évaluations
Les évaluations nationales concernent les élèves du CP au CM2, ainsi que ceux de 6e depuis 2007. En 2024, les évaluations se sont étendues à la 2de. Ces évaluations sont massivement déployées avec un taux de participation de 99% dans le premier degré et 100% en 6e, 98% en 5e, couvrant plus de 7 millions d’élèves à tous les niveaux se félicite le ministère. Mais quand on quitte la rue de Grenelle vers les salles de professeurs, il est plutôt question de la pression ressentie ou exprimée pour les faire passer. L’injonction ministérielle est bien comprise. Le taux de participation montre que les professeurs sont engagés et malgré leur fatigue et opinion sur ces évaluations, respectent les attendus.
Ne peut-on pas y voir une forme de démission silencieuse et une marque de ce qui fait souffrir les enseignants : faire des tâches qui n’ont pas de sens pour eux ? La majorité des professeur.es estiment les évaluations chronophages, inutiles, précoces et disent ne rien en apprendre sur les élèves. Beaucoup dénoncent une entrée dans l’année sous le sceau de l’évaluation dans la relation pédagogique comme du lien à l’école de l’élève.
Les témoignages des professeurs qui expriment une souffrance et une perte de sens se multiplient. Les passations des évaluations y participent. Les évaluations standardisées sont maintenant bien connues avec des items récurrents, un effet « bachotage » n’est pas à ignorer, tout comme l’aspect pratique des conditions de passation des évaluations (accès à la salle informatique).
Le ministère parle de résultats « contrastés », d’écarts mais jamais d’ « inégalités sociales ». Peut-être faudrait-il commencer par cela ? et comparer non, pas une évolution, une courbe, plus ou moins stagnante, sa hausse ou sa baisse dans tous les secteurs, mais le fait que l’écart entre les types d’établissements (éducation prioritaire, hors éducation prioritaire et secteur privé sous contrat) perdure. Toujours et encore. Dès lors, la véritable question est comment en finir avec la reproduction des inégalités et la ségrégation scolaire, subie pour certaines catégories ou choisie par d’autres ?
Djéhanne Gani
Extrait de cafepedagogique.net du 21.11.25
A la une
Evaluations nationales : « précoces, chronophages et inutiles »
Que pensent les enseignants des évaluations nationales standardisées ? Selon le syndicat Se-Unsa, 1 enseignant sur 2 les juge « non adaptées au contexte de leur école ». Pis, plus de 2 sur 3 estiment qu’elles ne leur apprennent rien sur leurs élèves. Le syndicat plaide pour des évaluations nationales non obligatoires.
Des critiques : évaluations précoces, chronophages, inutiles
Si les évaluations n’étaient pas obligatoires, seulement 4% des enseignants les feraient passer à l’identique. 7 enseignants sur 10 estiment qu’elles sont chronophages (passation, saisie) particulièrement pour les professeurs du premier degré. Les difficultés des conditions matérielles comme l’accès à la salle numérique sont également pointées.
Selon l’enquête du syndicat Se-Unsa, les professeurs jugent les évaluations trop précoces dans l’année et inutiles. 1 enseignant sur 2 juge « les évaluations non adaptées au contexte de leur école », plus de 2 enseignants sur 3 estiment qu’elles ne leur apprennent rien sur les élèves. Plus de deux tiers également (70%) des enseignants du Premier degré n’ont pas eu de suivi des évaluations, tout comme dans le second degré où pour 80% des professeurs, les évaluations n’ont pas mené à une mise en œuvre pédagogique particulière. « En 4e, moins de 4 % également se sont appuyés sur les évaluations pour construire des solutions pédagogiques visant à faire progresser les élèves (groupes ou autres). »
Pour des évaluations nationales non obligatoires
Pour les organisations syndicales, les évaluations mettent en difficulté les élèves les plus fragiles. Le Se-Unsa plaide pour des évaluations non obligatoires. « Si le ministère tient tant à ces évaluations, notamment avec une visée chiffrée, une passation sous forme de panel suffirait à la Depp pour proposer un relevé statistique du niveau des élèves » conclut le syndicat.
Djéhanne Gani