> LES NOUVEAUX ARTICLES (à partir de novembre 2025)
> Le rapport 2025 du Cese sur l’égalité des chances traite également des (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
Égalité des chances : mythe ou réalité ?
Rapport annuel sur l’état de la France 2025
Avis du Conseil économique, social et environnemental sur proposition de la commission Économie et finances
Rapporteure : Fabienne Rouchy
L’égalité des chances est un idéal qui implique de nombreuses politiques publiques dont l’objectif est la réduction des inégalités.
Ce rapport est composé de trois parties :
l’analyse de la troisième édition du sondage Conseil économique, social et environnemental-Ipsos réalisé début septembre 2025 sur le thème de l’égalité des chances ;
9 notes focus sur des politiques publiques analysées sous le prisme de l’égalité des chances (éducation, environnement, patrimoine, territoires, économie, travail, transition écologique, droits des femmes et égalité, Outre-mer).
16 indicateurs dont 10 dits "nouveaux indicateurs de richesse" qui viennent compléter ce que le PIB dit de l’état de la France : taux d’emploi, effort de recherche, endettement, espérance de vie en bonne santé, satisfaction dans la vie, inégalités de revenus, pauvreté et condition de vie, indice de position sociale (IPS), empreintes carbone, énergies renouvelables (EnR), artificialisation des sols, rénovation globale, produit intérieur brut, temps passé dans les transports, modes d’accueil des enfants de moins de trois ans, partage des tâches domestiques et familiales entre femmes et hommes.
Télécharger le rapport (330 p.)
Extrait du sommaire :
(Page 14) 2. L’origine sociale et le diplôme sont les facteurs les plus déterminants de la mobilité sociale
France Stratégie s’est saisie de cette alerte pour approfondir l’analyse des dynamiques de formation des inégalités au cours de la vie et leur évolution dans le temps ainsi que l’impact des facteurs « hérités sur ces dynamiques. Les travaux de Mmes Barasz et Galtier permettent d’établir une hiérarchie claire : l’origine sociale est le facteur le plus déterminant, pesant deux fois plus que le genre, le genre une fois et demie plus que le territoire d’origine et le territoire d’origine deux fois plus que l’ascendance migratoire20. Le genre exerce une influence paradoxale : les filles réussissent scolairement mieux que les garçons, mais s’orientent dans des parcours moins valorisés.
L’influence de l’ascendance migratoire reste quant à elle modérée (et inférieure à la moyenne
européenne) : c’est l’origine socioéconomique et le capital culturel qui, comme pour les autres enfants,
est le déterminant majeur des trajectoires des enfants d’immigrés.
La France se caractérise par une dépendance de la réussite scolaire au milieu socioéconomique et
culturel des élèves parmi les plus élevées des pays de l’OCDE.
Or le diplôme joue un rôle central dans la position sociale : l’absence de diplôme constitue une entrave à la mobilité sociale.
Pour Mme Barasz, le collège est une « accélérateur des inégalités » avec des pré-orientations marquées socialement (« En 2022, 7,2 % des enfants d’inactifs et 4 % des enfants d’ouvriers au collège sont en Section d’enseignement général et professionnel adapté -Segpa-, contre 0,27 % des
enfants de cadres »). Au niveau du lycée et de l’enseignement supérieur apparaissent les inégalités
horizontales (« Moins d’un quart des bacheliers mention « très bien » de milieu très défavorisé
entrent en classes préparatoires aux grandes écoles, contre la moitié pour les élèves très favorisés »).
(page 113) Focus 4 - Le décrochage scolaire en France : état des lieux et enjeux
(page 123) Focus 6 - Inégalités des chances pour les jeunes dans les territoires ruraux et les QPV
A. Définition des espaces ruraux et des quartiers prioritaires de la politique de la ville
INDICATEURS
• Indicateur 15 - Modes d’accueil des enfants de moins de trois ans