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Pratiques de classes, groupes de niveaux et de besoins : quel droit à l’erreur ? (Les Cahiers pédagogiques)

25 novembre

Pratiques de classe : groupes de niveaux et de besoins, quelle place pour l’erreur ?

Alors que le débat sur les groupes de niveaux reprend en France, l’auteure plaide pour des groupes ponctuels de besoins fondés sur l’analyse des erreurs et propose un exemple de dispositif.
L’une des dernières réformes en France exige la création de groupes lors des apprentissages en français et en mathématiques. Ceux-ci permettraient aux enseignants d’adapter les apprentissages aux besoins de chacun des élèves et ainsi d’augmenter leurs chances de réussite, d’une part, et de réduire les inégalités scolaires en répondant davantage à la diversité des élèves, d’autre part. Cependant, plusieurs chercheurs ont montré qu’une telle organisation pouvait en réalité se révéler être inefficace.

Alors, dans un système scolaire qui tenterait vraiment de combattre l’échec scolaire, comment percevoir l’erreur et son évaluation ? Et comment se rapprocher d’une évaluation qui respecte au mieux les différences de niveaux de maitrise des compétences de chacun ?

Prenons une situation de classe au collège. L’objectif poursuivi durant ce cours est l’écriture d’un texte argumentatif. Suite à une évaluation diagnostique, l’enseignant décide d’organiser une séance pendant laquelle il propose un travail d’analyse et de correction des erreurs faites par les élèves. L’évaluation diagnostique a permis de mettre trois types d’erreurs en évidence. De ce fait, les élèves sont répartis en trois groupes à partir des difficultés observées :

groupe 1 avec des élèves qui ont réalisé des erreurs au niveau organisationnel du texte ;
groupe 2 avec des élèves ayant besoin d’un soutien au niveau du raisonnement argumentatif ;
groupe 3 avec des élèves ayant des besoins au niveau de la qualité de l’argumentation.
Chaque groupe reçoit une version du texte qui répond aux besoins des élèves, en proposant un contenu ajusté à leurs compétences, afin qu’ils puissent travailler certains aspects spécifiques qui posent problème tout en continuant à comprendre ce qui leur est proposé.

Réfléchir avec l’erreur [...]

Extrait de cahiers-pedagogiques.net du 07.11.25

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