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NOTE D’INFORMATION
.n° 25.51 – Septembre 2025.
Compétences psychosociales et bien-être au collège : l’estime de soi plus sensible aux écarts de performances que la motivation
Au collège, les compétences psychosociales et le bien-être des élèves varient selon leur niveau scolaire, leur statut socio-économique (SES) et leur sexe. La réussite académique et le SES sont associés à un sentiment d’efficacité personnelle dans le travail scolaire et une estime de soi plus élevés. L’association est moins forte pour ce qui est de la motivation ou du bien-être des élèves. Les élèves issus de milieux défavorisés qui parviennent à obtenir de bons résultats ont des compétences psychosociales supérieures à la moyenne.
Les filles déclarent un sentiment d’efficacité personnelle dans le travail scolaire plus élevé que les garçons alors que ces derniers affichent une estime de soi plus forte.
Le sentiment d’efficacité personnelle varie selon la discipline : les filles se déclarent plus confiantes en français et en langues étrangères, tandis que les garçons affichent une plus grande assurance en mathématiques et en histoire. Ces écarts de perception reflètent en partie les différences de performances entre filles et garçons.
Extrait de education.gouv.fr de septembre 2025
EXTRAITS
Les élèves performants résilients : une réussite scolaire associée à de meilleures compétences psychosociales
Les élèves performants résilients sont issus d’un milieu socio-économique défavorisé (- 1,02 en SES) et obtiennent des résultats scolaires supérieurs à la moyenne (+ 0,16 en français et + 0,86 en mathématiques). Contrairement aux élèves de même statut socio-économique ou aux élèves favorisés mais aux performances
académiques modérées, ils affichent des scores psychosociaux significativement plus élevés, avec une estime de soi (+ 0,05) et un sentiment d’efficacité personnelle (+ 0,03) légèrement supérieurs à la moyenne.
Ces écarts sont encore plus prononcés lorsqu’on s’intéresse au regroupement des élèves à partir des scores en français (voir figure 5 en ligne). Leur motivation est également significativement supérieure à celle des élèves favorisés mais en difficulté scolaire (+ 0,03 contre - 0,12). Toutefois, leur bien-être (- 0,03) ne diffère pas de façon significative des élèves favorisés en difficulté ou des élèves en difficulté cumulée. Ainsi, leur
réussite scolaire s’accompagne d’un profil psychosocial plus favorable sans toutefois qu’ils bénéficient des mêmes niveaux de bien-être et d’estime de soi que les élèves performants favorisés. Ce groupe représente
7 % des élèves, dont 44 % de filles.
Les élèves en difficulté cumulée : une double vulnérabilité scolaire et psychosociale
Les élèves en difficulté cumulée présentent un statut socio-économique défavorisé (- 1,10 en SES) et des performances scolaires faibles (- 0,78 en français et - 1,23 en mathématiques).
Ils se distinguent par les scores psychosociaux les plus bas, avec une estime de soi (- 0,23) et un sentiment d’efficacité personnelle (- 0,18) significativement inférieurs à ceux des autres groupes. Leur motivation et leur bien-être sont également en dessous de la moyenne (- 0,05 et - 0,07). Ces élèves se perçoivent comme étant en difficulté et semblent moins confiants dans leurs capacités que ceux des autres groupes. Ce groupe
représente 17 % des élèves, dont 50 % de filles.
Alors que les élèves performants favorisés cumulent les avantages (scolaires et
psychosociaux), et que les élèves en difficulté cumulée présentent des difficultés dans les deux domaines, les élèves performants résilients se distinguent positivement. Malgré leur statut socio-économique défavorable, ils affichent des compétences psychosociales au moins équivalentes à celles des élèves au niveau socio-économique équivalent ou supérieur mais à performance scolaire inférieure. Quant aux élèves à SES
moyen mais à score élevé, leur bien-être est supérieur à celui des autres élèves en deçà
scolairement. Il existe donc un lien entre réussite scolaire, bien-être et perception de soi, quel que soit le contexte social, sans que l’on puisse déterminer si la réussite académique favorise le développement des
compétences psychosociales ou si, à l’inverse, ces compétences contribuent à la réussite scolaire. Toutefois, le niveau du bien-être et des compétences psychosociales des élèves résilients reste très en deçà de celui des
élèves performants favorisés. De plus, aucun des groupes au score bas ou au SES faible ne présente un bien-être supérieur à la moyenne : le cumul de la réussite scolaire et d’un milieu social favorable contribue au bien-être de l’élève.