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Référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant
Qualité des pratiques
Ce référentiel, mis au service des besoins et des droits des jeunes enfants, est le fruit du croisement de regards entre chercheurs, professionnels de terrain et institutionnels. Tout au long de la démarche, les nombreuses personnes qui ont été parties prenantes de cette élaboration ont travaillé pour parvenir à un document où la rigueur intellectuelle et scientifique soit convertie dans le langage concret des pratiques et des professionnels qui œuvrent chaque jour à l’accueil.
Que tous les membres de cette démarche, membres du comité scientifique, membres des groupes de travail, du comité de pilotage, relecteurs, ainsi que les 2 000 acteurs de la petite enfance qui ont contribué par le biais d’un questionnaire à l’amélioration de ce document, soient ici chaleureusement remerciés.
[...] Cibles concernées
Ce guide s’adresse aux établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE) et leurs gestionnaires, aux assistants maternels (à leur domicile , au sein des MAM et des crèches familiales), aux auxiliaires parentaux intervenant au domicile des parents ainsi qu’aux autorités qui les accompagnent et les contrôlent (PMI, CAF, services déconcentrés de l’Etat, inspection du travail, inspection de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes…), aux élus et aux autorités organisatrices et à l’ensemble des acteurs de la petite enfance (relais petite enfance, LAEP, classes passerelles et toutes petites sections de maternelle pour les 2-3 ans…) et de la protection de l’enfance concernant l’accueil et l’accompagnement des enfants de 0 à 3 ans.
Sommaire
Première partie :
La relation au jeune enfant 10
Les besoins fondamentaux de l’enfant 11
La familiarisation 16
Les doudous et les tétines 19
La référence 21
L’observation professionnelle des enfants 23
Le repérage des situations de handicap
et des troubles du neurodéveloppement 26
Les émotions de l’enfant 29
Les pleurs de l’enfant 31
Les émotions des adultes 33
Les interactions entre enfants 35
Les comportements préoccupants 37
Le langage 40
Le cadre, les repères et les interdits 43
Le jeu 46
Le sommeil 49
L’alimentation 51
Le change et la continence 54
La pudeur 56
Les sorties quotidiennes en extérieur 58
L’exposition aux écrans 60
La variété environnementale 62
Les arts et les cultures 64
Deuxième partie :
La relation aux parents 68
Principes généraux liés au rôle et à la place des parents 69
Accès au lieu d’accueil et participation des parents 72
L’allaitement 74
La communication avec les parents 76
Les demandes et les pratiques parentales 78
Le jugement et le non-jugement 81
L’accompagnement à la parentalité 83
L’inclusion de tous les enfants et de leurs familles 85
Troisième partie :
Qualité organisationelle 91
Principes de la politique qualité au niveau institutionnel 92
Prévention de la maltraitance intrafamiliale et institutionnelle 95
Les pratiques organisationnelles 97
Qualité des emplois et conditions de travail 101
Pratiques managériales en accueil collectif 103
Qualité environnementale 105
Extrait de solidarites.gouv.fr
EXTRAITS
La relation avec les parents (page 68
(page 82) [...]
•Un travail spécifique est conduit sur les stéréotypes sociaux et culturels vis-à-vis des types de parents et de
familles (familles monoparentales, homoparentales, familles riches ou pauvres, familles d’origine africaine,
asiatique etc.) : prendre conscience de ses propres stéréotypes, les nommer, réfléchir à leur incidence sur la façon d’accompagner l’enfant/le parent etc.
(page 85)
L’inclusion de tous les enfants et de leurs familles
À retenir
• Les professionnels de l’accueil répondent à un principe d’inclusion et accueillent toutes les familles et tous les enfants sans distinction, sauf contre-indication médicale.
• Les règles qui guident cet accueil sont celles du droit commun. Néanmoins, une attention renforcée peut être nécessaire, dans l’accompagnement des parents et/ou des enfants, lorsqu’ils présentent des besoins spécifiques.
• L’accueil part toujours des compétences des parents lorsqu’ils sont soumis à des difficultés de vie spécifiques, et des compétences des enfants en situation de handicap et/ou atteints de maladies chroniques, pour les renforcer, les soutenir, les encourager et les valoriser.
L’inclusion est un principe fondamental de l’accueil et guide l’ensemble des pratiques et des organisations. Les
enfants et leurs parents sont accueillis sans distinction de genre, d’origine, de niveau social, de conditions de vie, de besoins spécifiques en matière de santé ou de handicap.
Les professionnels de l’accueil sont des professionnels du soin, de l’éducation et du travail social. Ces trois dimensions sont mises en œuvre dans leurs pratiques et dans leurs relations aux
parents et aux enfants.
Sauf contre-indication médicale, les professionnels s’emploient à accueillir tous les enfants quels que soient leur situation et leurs besoins spécifiques.
Les familles à besoins sociaux spécifiques
Pour accueillir des familles présentant des besoins sociaux spécifiques, et notamment en situation de précarité, il s’agit :
•d’aller-vers les familles en situation de précarité ;
•de favoriser leur accès aux différents modes d’accueil ( critères d’admission en EAJE par exemple)
•de garantir un accueil adapté à ces familles dans les modes d’accueil, et inclusif, évitant toute forme de
discrimination. [....]
[...] Voir la suite (page 87)
(page 88)
Les familles allophones et la diversité culturelle
Les familles allophones ou récemment arrivées sur le territoire soulèvent des enjeux pour l’accueil en termes de complexité des relations professionnelsparents, de compréhension des enfants, et de cohérence pour les enfants entre le lieu d’accueil et le lieu de vie.
Les enfants qui ne comprennent pas ce que leur disent les professionnels au moment des soins et des activités peuvent par ailleurs manifester davantage de postures d’opposition.
Reconnaître et accueillir la langue des enfants et des parents peut permettre une mise en confiance de l’enfant. Les professionnels comprennent les situations individuelles des parents allophones, les stéréotypes auxquels ils peuvent faire face pour leur assurer un meilleur accompagnement.
Pratiques
•Les professionnels invitent les parents à rester dans le lieu d’accueil et à assister spécifiquement à des temps d’accueil afin qu’ils puissent mieux comprendre le quotidien de leur enfant dans son accueil et l’intégrer dans leurs représentations.
•Les professionnels proposent des outils et ressources à mobiliser pouvant assurer une communication fluide avec les familles (des plaquettes de communication en français langue étrangère (FLE) « spéciales accueil petite enfance » avec du vocabulaire et phrases clefs pour se comprendre à minima, des imagiers, un cahier de vie nourri de photos de l’enfant au cours des temps forts de la journée nommés en français et dans la langue maternelle, des traducteurs, des médiateurs, des relais communautaires).
•Des moments de rencontres, des forums, des journées d’accueil des familles sont à privilégier, les liens
parents-professionnels étant d’autant plus importants pour les parents allophones.
•Sauf projet d’accueil spécifique, la langue du mode d’accueil est le français. Néanmoins, la construction
de la relation parent-enfant et d’un lien d’attachement sécurisé se fait de façon privilégiée dans la langue
maternelle du parent : le dialogue avec les parents peut s’orienter vers l’importance de parler sa
propre langue avec son enfant, mais d’employer régulièrement avec lui quelques mots de français. Le rapport
à la langue s’intègre dans les remarques générales faites sur la sécurisation de l’enfant par la cohérence éducative entre la famille et l’accueil extrafamilial : tout ce qui participe à renforcer cette cohérence (entendre
sa langue maternelle dans le mode d’accueil, entendre le français dans sa famille) doit être favorisé.