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Dispositif accueil élargi 8h-18h
Dans le cadre du dispositif 8h–18h, un atelier de journalisme scolaire est proposé aux élèves du collège deux fois par semaine, le mardi et le jeudi de 17h15 à 18h15. Ouvert aux élèves de la 6e à la 3e, cet atelier leur permet de participer à la rédaction du journal du collège, La Gazette de Paul.
En plus de ces séances régulières, des temps supplémentaires sont organisés ponctuellement, notamment le mercredi ou pendant la pause méridienne, pour permettre aux élèves de réaliser des interviews et des reportages sur le terrain. Ils ont ainsi pu rencontrer le maire de la ville, visiter la salle Gérard Philipe, et se sont rendus au Sénat pour interviewer un sénateur. Ils mènent également des interviews au sein même du collège, comme avec la principale du collège ou des enseignants.
L’atelier est animé par deux enseignantes – une professeure de sciences et une professeure d’histoire-géographie – ainsi que par la responsable de l’association Léo Lagrange, dans le cadre du CLAS (Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité). Ensemble, ils accompagnent les élèves dans une démarche journalistique à la fois solide et accessible, leur permettant de s’exprimer, de découvrir de nouveaux métiers et de développer de nombreuses compétences.
Découvrir le journalisme au collège : témoignages d’élèves de La Gazette
• Pourquoi rejoindre la Gazette ?
Pour beaucoup, tout a commencé par un coup de cœur.
Hamza raconte : « Quand notre prof d’histoire nous a parlé du projet, c’était top. Elle nous a donné envie d’écrire. »
Anir, lui, voit le journal comme une opportunité pratique de vivre sa passion : « J’adore le journalisme et le fait d’avoir un journal au collège, c’est génial. »
Channel a aussi été inspirée : « Je suis passionnée par l’écriture. Et puis, c’est Zoé qui m’a parlé de la Gazette. J’ai voulu m’inscrire, surtout que l’atelier est dirigé par des profs que j’admire beaucoup. »
D’autres comme Besma, Enora ou Oumeyma ont été curieuses de découvrir un nouveau métier, ou attirées par la promesse de rencontrer de vrais journalistes.
• D’où vient le nom "La Gazette de Paul" ?
Le nom a été choisi en hommage au poète Paul Éluard, auquel le collège doit également son nom.
Mais les élèves ont aussi activement participé : « Nous avons créé le logo, choisi les couleurs et voté pour rassembler les meilleures idées », expliquent-ils.
• Comment se déroule la rédaction d’un numéro ?
Il n’y a pas de rôles fixes. « On propose des idées, puis chacun choisit un article à rédiger », explique Lyssia.
Channel précise : « Si on a fait une sortie, on s’occupe de l’article qui en parle. »
Anir résume bien l’esprit du groupe : « On sélectionne les événements les plus attractifs, on illustre avec des photos, et parfois on vote pour des rubriques comme le dessin. »
Et lorsque le sujet exige une interview, Hamza explique : « On écrit d’abord les questions, puis on interroge un prof avant de rédiger l’article. »
L’esprit d’équipe et la solidarité règnent : « Si j’ai fini mon article, je vais aider ceux qui les autres », dit Lyssia.
• Leurs articles préférés ?
Oumeyma et Sira ont adoré les interviews.
Enora et Besma ont coécrit un article sur le Japon.
Lyssia, elle, a rédigé sur le Mexique en lien avec ses vacances.
Hamza préfère les sujets « sur la culture du monde ».
Et Zoé reste attachée à l’ensemble : « J’ai aimé tous les articles, même ceux que je n’ai pas écrits. Ce n’est pas le métier que je veux faire, mais j’aime bien. »
• Des compétences construites qu’ils pourront réinvestir
Tous les élèves s’accordent : la Gazette leur a permis de prendre confiance en eux.
Lyssia confie : « En 5e, je ne participais pas. Maintenant, je parle beaucoup plus en classe. J’ai plus confiance en moi. »
Besma et Channel ont aussi gagné en aisance à l’oral.
Anir a appris à déléguer : « Avant, lorsqu’on travaillait en groupe, je voulais avoir le monopole sur tout. Maintenant, je travaille en équipe. »
Hamza remarque un vrai progrès : « J’avais des tics de langage. Je disais souvent « wesh ». Maintenant, je parle mieux, j’ai enrichi mon vocabulaire. »
Oumeyma ajoute : « Ça m’aide aussi en rédaction en cours de français. »