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Le travail en constellation pour répondre aux besoins des élèves
Magazine de l’académie de Strasbourg en Actions
n° 5, avril 2025,
p.39-40
Le plan mathématiques et le plan français sont deux dispositifs déployés à l’échelle nationale dans le premier degré visant à renforcer les compétences des professeurs des écoles au service de la réussite des élèves, en mathématiques et en français. Un des axes majeurs de ces plans est le travail en constellation, basé sur la collaboration entre pairs. Il repose sur des petits groupes d’enseignants qui échangent et expérimentent ensemble de nouvelles pratiques pédagogiques en étant accompagnés par un formateur référent.
La force de ce dispositif réside dans la possibilité d’adapter la thématique de travail aux besoins identifiés dans chaque école, notamment à travers les évaluations nationales qui fournissent aux enseignants des repères supplémentaires concernant les acquis de leurs élèves. Le travail en constellation permet ainsi aux enseignants de se focaliser sur les besoins de leurs élèves et d’affiner leurs pratiques en réponse
Laurence Chaulet, enseignante et directrice à l’école maternelle Jacqueline de Strasbourg
Dans le cadre du plan français, tous les enseignants de l’école maternelle Jacqueline de Strasbourg, située en REP+, ont bénéficié d’un temps de constellation pour réfléchir à la mutualisation de nos outils et questionner l’enseignement du vocabulaire dans nos classes. L’objectif final est d’observer une évolution des acquis des élèves lors des évaluations nationales ainsi qu’un enrichissement du lexique. L’équipe pédagogique a mené une réflexion approfondie sur l’usage des murs sonores, installés dans chaque classe, afin de travailler et réinvestir le lexique.
La démarche s’est articulée autour de deux questions principales : comment utiliser le mur sonore de la toute petite section à la grande section ? Quelle plus-value cet outil peut-il offrir aux élèves ? Nous avons choisi d’utiliser le mur sonore comme un facilitateur de communication, permettant aux élèves d’exprimer leurs besoins quotidiens, de travailler le lexique et de renforcer les compétences en phonologie. Les murs sonores sont désormais installés dans toutes les classes, avec des supports variés (photos, images, lettres).
Parallèlement, une attention particulière a été portée au choix des corpus lexicaux à enseigner. La sélection des mots s’est appuyée sur le vécu des élèves, enrichie progressivement par le vocabulaire spécifique de l’école. Ce travail a également impliqué une réflexion sur les pratiques d’enseignement et l’aménagement des espaces de classe.
Une évaluation des élèves à différents niveaux permettra d’analyser les effets de cette démarche et d’ajuster les choix de mots, de supports et d’histoires en fonction des résultats observés.
Cette année, le travail engagé se poursuit dans l’ensemble du REP+ Truffaut, avec une mise en commun des pratiques et des outils. Cette démarche s’appuie sur la liste de Boisseau, avec pour objectif de permettre aux élèves de grande section d’acquérir un répertoire de 2 500 mots avant leur entrée en CP.
Cette maîtrise lexicale constitue un levier essentiel pour favoriser l’accès à la lecture et à la compréhension des textes. Ainsi, cette expérimentation place l’enseignement du lexique au cœur des apprentissages en maternelle. »
Extrait de ac-strasbourg.fr d’avril 25 (72 pages)