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Données
Les inégalités sociales, de l’école primaire à la fin du collège
Dès le primaire, les enfants d’origine sociale défavorisée obtiennent en moyenne de moins bons résultats que les enfants de cadres. On retrouve ces écarts au collège et ils déterminent l’orientation de fin de troisième.
Dès le plus jeune âge, les résultats des élèves sont liés en partie au milieu social de leurs parents. Les écarts se creusent au fil de la scolarité car le système scolaire français cherche davantage l’excellence d’une minorité de très bons élèves qu’à tirer vers le haut les enfants en difficulté. Pour le comprendre, observons ce qui se passe au fil des années, dès le CP et jusqu’en classe de seconde.
On manque de données récentes sur l’école maternelle. On sait que les tout-petits ont une maitrise inégale du vocabulaire, par exemple. Sur 100 mots proposés, les enfants de deux ans dont la mère avait un niveau de fin de troisième en connaissaient 70, contre 80 pour ceux dont la mère avait au moins une licence (données Ined 2011) [1]. L’apprentissage précoce en France de la lecture creuse les inégalités dès le plus jeune âge.
En CE1 (graphique 1), 27,9 % des élèves inscrits dans les écoles des territoires où les difficultés sociales sont les plus grandes (réseaux d’éducation prioritaire +) ont un niveau satisfaisant en résolution de problèmes mathématiques, contre 50,1 % des élèves des écoles situées hors de ces territoires (ministère de l’Éducation nationale, données 2023). 47 % des premiers ont une bonne compréhension des mots à l’oral contre 79,7 % des seconds [2]. Une partie des écarts est déjà constituée. [...]