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De TDHC au Ghana : l’anglais comme passeport culturel à l’école
Apprendre l’anglais en milieu rural : un levier pour grandir ouvert sur le monde
Dans les territoires ruraux éloignés des centres urbains, l’apprentissage précoce des langues vivantes constitue un levier essentiel pour l’ouverture culturelle des élèves. Le réseau d’éducation prioritaire (REP) du collège Jean Rostand de Terres-de-Haute-Charente, situé à Roumazières-Loubert, illustre cette dynamique. Ce réseau regroupe plusieurs écoles primaires, dont l’école élémentaire Jean Éverhard, et se caractérise par un indice de position sociale (IPS) inférieur à la moyenne nationale, reflétant des conditions socio-économiques modestes.
Conscient des défis liés à l’isolement géographique et aux contraintes socio-économiques, le réseau REP Jean Rostand a mis en place des initiatives visant à renforcer les compétences linguistiques des élèves. Notamment, une section bilangue anglais-espagnol a été instaurée dès le CM2, animée par Madame Beaumatin, professeure d’espagnol au collège Jean Rostand, favorisant une continuité pédagogique jusqu’au collège.
Dans ce contexte, l’école élémentaire Jean Éverhard, dirigée par Madame Virginie Thybaud s’est engagée, depuis septembre 2024, dans un dispositif d’anglais renforcé. Ce projet, soutenu par Alexia Noué, conseillère pédagogique départementale en langues vivantes, comprend une formation continue pour les enseignants et l’intervention de Naâ, assistante de langue originaire du Ghana, de novembre à avril auprès des 143 élèves de l’école.
Ce dispositif vise à enrichir les compétences linguistiques des élèves et à promouvoir une ouverture sur le monde, essentielle dans ce contexte rural.
Un dispositif structuré autour d’une formation et d’une assistante de langue
Ce projet, accompagné par la DSDEN et soutenu par la formation continue, repose sur deux axes :
Le projet devait également se déployer également à l’école maternelle des Grillons, mais l’assistante américaine initialement prévue pour cette tranche d’âge n’a pu mener à bien la totalité du projet ce qui n’a pas permis un développement aussi poussé dans les classes maternelles.
Une dynamique vivante en classe et hors classe
L’arrivée de Naâ a permis d’installer rapidement une routine anglophone au sein de l’école.
Intérêt du dispositif anglais renforcé.
– Paroles d’enseignants.
– Une séance observée : jeux, interaction et aisance à l’oral en CE1
Lors d’une séance observée à la BCDI, un petit groupe d’élèves de CE1 a travaillé avec Naâ autour d’un jeu de 7 familles basé sur la famille royale britannique. Chaque famille était identifiée par une couleur, et les élèves devaient poser des questions en anglais à leurs camarades pour collecter les cartes du type “I want the aunt in the purple Family”.
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L’activité permettait de travailler simultanément :
Les élèves étaient concentrés, engagés, et participaient activement. Le caractère ludique du jeu, associé à un encadrement rassurant en petit groupe, favorisait les prises de parole et la répétition des structures. L’ambiance calme et conviviale contribuait à un climat propice à l’apprentissage de l’oral.
Un impact visible sur les pratiques
À Jean Éverhard, l’anglais renforcé n’est pas un simple “plus” : c’est une entrée dans une culture vivante et plurielle, où les élèves découvrent à la fois une langue et une ouverture sur le monde. Si l’équipe souhaite que la présence de l’assistante puisse se prolonger sur l’année entière, la première année a déjà démontré l’intérêt de ce dispositif.
Les plus-values du dispositif sont doubles :.