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Le vieillissement dans les quartiers populaires, des réalités plurielles, Urbalyon, Février 2025, 32 p.

3 mars 2025

Le vieillissement dans les quartiers populaires, des réalités plurielles

Cette étude analyse les réalités vécues et les défis du vieillissement dans les QPV de la métropole de Lyon.

L’intersectionnalité du vieillissement, de la précarité, de l’isolement spécial et social imbriquée à une lecture par le prisme du genre met en récit une vulnérabilité qui ne s’arrête pas aux portes de la retraite, qui devrait présager un droit au repos autant physique que psychique. L’étude souligne l’intérêt économique, social et culturel d’adapter les politiques publiques aux besoins spécifiques des personnes âgées en QPV et préconise des synergies partenariales et territoriales à partir des leviers existants.

Extrait de urbalyon.org du 24.02.25

 

EXTRAIT (page 9)
Le vieillissement des femmes immigrées dans les quartiers populaires : quelques données nationales
2 900 000 femmes immigrées rentrent dans l’âge institutionnel de la vieillesse (60 ans et plus). Parmi elles, 400 000 sont nées dans un pays tiers dont 60% viennent du Maghreb.
• Dans les QPV, les femmes immigrées de 60 ans et plus sont plus nombreuses à résider dans le parc social (40%) que les femmes non immigrées (9%).
• Elles sont 24% à être propriétaires (enquête logement Insee 2013) tandis que les femmes
non immigrées le sont à 74%.
• La cohabitation avec un ou plusieurs enfants est un marqueur de la vie quotidienne. Elles sont 4 fois plus nombreuses à vivre avec un enfant que les femmes sans conjoint du même âge, hors quartier populaire.
• Les difficultés linguistiques les maintiennent en situation de dépendance et de non-recours.

Un faible taux d’activité chez les femmes immigrées qui éclaire leurs conditions de retraite3
• Les femmes vieillissantes dans les QPV vivent des situations de précarité importantes. L’écart des pensions de retraites s’élèvent à 653€/mois entre les hommes et les femmes.
• On compte seulement 42% de femmes immigrées actives contre 55% chez les femmes non-immigrées.
• A l’instar des hommes immigrés, les femmes immigrées sont deux fois plus souvent au
chômage que les femmes non immigrées.
• 16% des femmes immigrées sont retraitées contre 20% des femmes non-immigrées.
• 24% des femmes immigrées sont des femmes au foyer ou sans aucune activité contre 7% des femmes non immigrées.

L’étude (en cours en 2024) concernant l’analyse du dispositif Territoire Zéro Chômage
Longue Durée (TZCLD), conduite par Urbalyon, relate ces réalités vécues par les femmes des quartiers populaires.
Des solidarités dans les quartiers, principalement féminines
Les plus de 65 ans sont une source précieuse pour les associations, elles représentent 39%
des bénévoles français.

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