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Nicole Belloubet sur France info confirme la création des groupes de besoins à la rentrée (ToutEduc) - La réaction du SE-Unsa (France info)

10 juillet 2024

L’Education nationale “a besoin de stabilité“ (Nicole Belloubet sur France info)

Est-ce que le nombre de postes non pourvus aux concours d’enseignants, quelque 3 200 en 2024 (voir ToutEduc ici), “vient de la complexité du métier d’enseignant“ ? La question était posée mardi 9 juillet par Nicole Belloubet sur France info.

Concours et attractivité. La ministre de l’Education nationale fait valoir que ces difficultés ne sont pas propres à la France mais que “tous les pays européens les rencontrent“, et elle évoque les rémunérations des enseignants parfois considérées comme “insuffisantes“. Si les augmentations récentes (de 1800 à 2100 euros à l’entrée dans la carrière) “méritai(en)t évidemment d’être faite(s)“, la ministre estime qu’il y a “toujours des efforts à faire du point de vue de la revalorisation“, notamment pour “les milieux de carrière“.

Autre “enjeu crucial“, souligne-t-elle, “la formation et le moyen de recruter des enseignants“, Nicole Belloubet espérant pouvoir publier dans les jours qui viennent un texte, suite à un avis du Conseil d’Etat rendu ce jour-même, “qui mettra le niveau de recrutement des enseignants au niveau de la Licence avec deux années qui seront ensuite rémunérées pour l’obtention d’un Master et qui leur permettront progressivement d’entrer dans la carrière“, ce qui “dessinera une trajectoire beaucoup plus claire et beaucoup plus attractive“ pour les enseignants.

Baccalauréat. En hausse, les premiers résultats annoncés lundi 8 juillet (voir ToutEduc ici) sont une “bonne nouvelle“, d’autant que pour la première fois les correctifs académiques ont été supprimés. En revanche, il faudra “voir ce que ça va donner pour le brevet où peut-être les résultats seront plus inégaux“.

Groupes de besoins. Ils seront bien mis en place à la rentrée, assure la ministre. Interrogée sur le manque d’enthousiasme pour de nombreux acteurs de l’Education face à cette réforme, la ministre estime “qu’aucun gouvernement ne peut aller à l’encontre de différentes manières d’aider les élèves“ (..). Après il y a plusieurs manières de faire, nous évaluerons les groupes de besoin tels qui sont mis en place et nous en tirerons les conséquences.“

Politique. Concernant enfin la séquence politique actuelle, Nicole Belloubet indique qu’être ministre actuellement “est très particulier“ mais que “des choses peuvent avancer, il y a des décisions qui peuvent être prises.“ Elle ajoute que l’Education nationale “a besoin de stabilité“, car c’est “un élément majeur d’écoute, de dialogue et de confiance dans nos enseignants.“

L’interview ici

Extrait de touteduc.fr du 09.07.24

 

Groupes de "besoins" au collège : "Il est hors de question de faire avancer des élèves dans des mondes parallèles qui ne se rencontrent pas", affirme le syndicat SE-Unsa
La ministre de l’Education nationale a affirmé ce matin sur franceinfo que les groupes de "besoins" en français et en mathématiques seront mis en place à la rentrée, malgré la désapprobation des syndicats enseignants.

"Il est hors de question, pour tout personnel de l’éducation, de faire avancer des élèves dans des mondes parallèles qui ne se rencontrent pas", a affirmé mardi 9 juillet sur franceinfo Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, alors que la ministre de l’Education nationale, Nicole Belloubet, a confirmé sur franceinfo que les groupes dits "de besoins", en français et en mathématiques, seront bien mis en place à la rentrée de septembre dans les collèges.

"On sait très bien l’impact" que ces groupes peuvent "avoir sur le climat scolaire et sur des incompréhensions qui peuvent naître", alerte Elisabeth Allain-Moreno. "On ne peut pas renvoyer ce sentiment de dévalorisation, de dégradation et de rejet des élèves qui sont les plus en difficulté. Tout au contraire." La secrétaire générale du SE-Unsa rappelle que le Premier ministre Gabriel Attal avait annoncé cette mesure "en disant que c’était pour aider davantage les plus fragiles et ne pas empêcher les plus à l’aise d’avancer". Mais selon elle "c’est à travers la mixité et le partage des difficultés, des échanges des uns et des autres, que tous les élèves, y compris les plus à l’aise, avancent beaucoup mieux".

Groupe de "besoins", et plus de "niveau"
Elisabeth Allain-Moreno veut "au moins reconnaître" à Nicole Belloubet d’avoir accepté de supprimer la notion de groupes de niveau au profit de groupes de besoins. "Elle a accepté cette revendication fortement portée au niveau de l’Unsa de supprimer le mot niveau. Parce qu’une fois qu’un mot est inscrit dans un texte, c’est beaucoup plus difficile ensuite de le faire supprimer." Pour la représentante du SE-Unsa, l’utilisation du mot besoin se justifie parce que cela "colle à la réalité de ce que font déjà les personnels". "Qui peut croire aujourd’hui qu’un personnel n’est pas soucieux de la difficulté de ses élèves et n’essaie déjà pas de s’adapter dans son enseignement au quotidien ?", interroge Elisabeth Allain-Moreno.

Extrait de francetvinfo.fr du 09.07.24

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