> Les rubriques antérieures à nov. 2025 (archive) > DEDOUBLEMENT et PDMQDC / Co-enseignement > PDMQDC/Co-enseignement > Pdmqdc/Co-enseignement (Etudes) > Enseigner, oui mais à deux ? (Edubref, 22, octobre 2024)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Enseigner, oui mais à deux ? (Edubref, 22, octobre 2024)

8 octobre 2024

Enseigner, oui mais à deux ?

Si dans la majorité des cas le face-à-face pédagogique associe une personne enseignante et un groupe dans un même espace pour une durée donnée, l’exercice du métier enseignant ne peut plus être résumé à cet état de fait. L’Edubref n° 22 « Enseigner, oui mais à deux ? » s’intéresse ainsi aux configurations particulières de l’activité enseignante en classe qui nécessitent une coordination entre ces deux professionnel·les.

Ces situations de travail émergentes prennent place dans un environnement où de nombreux adultes aux statuts variés interviennent déjà dans les classes. Les Atsem (agentes territorialisées spécialisées des écoles maternelles) à l’école pré-élémentaire ou les accompagnant·es des élèves en situation de handicap (AESH) tout au long du cursus scolaire interagissent au quotidien avec les enseignant·es et les élèves. Dans le cadre de partenariats avec des institutions sportives, culturelles ou artistiques présentes sur le territoire des établissements scolaires, des intervenant·es partagent régulièrement leur expertise.

Au-delà de ces collaborations interprofessionnelles, plusieurs évolutions récentes de la prescription institutionnelle ont renforcé la nécessité pour les personnes enseignantes de s’engager dans de nouvelles manières de faire. Du dispositif « plus de maitres que de classes » déployé de 2013 à 2017 dans l’enseignement primaire, et en particulier dans les réseaux d’éducation prioritaire, aux heures de co-intervention introduites au lycée professionnel en 2019, en passant par le nouveau rôle de personne-ressource joué par les enseignant·es spécialisé·es à partir de 2017, le partage du travail enseignant change peu à peu de sens et de nature.

Ce nouvel Edubref revient donc sur la diversité des configurations de coenseignement, la montée en puissance de cette modalité de travail dans un double contexte d’inclusion et de démocratisation scolaires, avant de souligner les défis que pose sa mise en œuvre entre et hors des murs de la classe.

Vous pouvez télécharger l’Edubref n° 22 en cliquant ici

EXTRAIT
Menée depuis 1981, la politique d’éducation prioritaire s’appuie régulièrement sur l’affectation supplémentaire d’enseignant·es sur des postes spécifiques. Dans le premier degré, et notamment dans les réseaux d’éducation prioritaire, le dispositif « plus de maitres que de classes », déployé de 2013 à 2017, visait à recentrer ces moyens humains sur le cycle des apprentissages fondamentaux, à prendre en charge la difficulté scolaire ordinaire au sein de la classe, en soutenant l’identification de sa nature, et en variant les modalités de réponses didactiques et pédagogiques apportées par les professeur·es des écoles titulaires et surnuméraires.

Extrait de eduveille.hypotheses.org de

Répondre à cet article