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Uniforme à l’école : 87 établissement volontaires, selon Nicole Belloubet
Interrogée sur BFM-TV, dimanche, la ministre de l’éducation a par ailleurs abordé la question des groupes de niveau, en insistant sur le maintien de classes hétérogènes au collège
Extrait de lemonde.fr du 18.02.24
Extrait de cafepedagogique.net du 19.02.24
Groupes de niveau au collège : entre fronde du monde éducatif et manque de moyens, Nicole Belloubet sur une ligne de crête
La mesure, annoncée par un Gabriel Attal ministre de l’éducation et vantée par un Gabriel Attal premier ministre, est rejetée par la communauté éducative. A l’opposition philosophique s’ajoute désormais le constat partagé, y compris par des partisans de cette politique, que les promesses se heurtent à la réalité des moyens.
Extrait de lemonde.fr du 18.02.24
Comment les « groupes de niveau » en maths et en français affecteront concrètement les cours dans les collèges
Alors qu’à la rentrée 2024 les élèves de 6e et de 5e seront répartis en maths et en français en trois groupes, de quinze personnes au maximum pour les plus faibles, les collèges n’ont pas été dotés d’assez de moyens.
Julien et ses collègues n’avaient prêté qu’une oreille lointaine à Gabriel Attal lorsque ce dernier, alors ministre de l’éducation nationale, avait annoncé début décembre 2023 la création de groupes de niveau en mathématiques et en français au collège. « On a cru à un énième effet d’annonce, et on a pensé que ça ne concernerait qu’une heure de cours ou deux », se souvient ce professeur d’histoire-géographie de Nantes, qui a souhaité rester anonyme, comme d’autres personnes interrogées. Puis, en janvier, son collège a reçu sa « dotation horaire globale », l’enveloppe d’heures qui permet aux établissements de financer leurs cours, et ils ont fait les calculs. « Là, on a compris ce que le ministère voulait faire et on a mesuré toutes les conséquences pour les élèves et pour nous », raconte-t-il. En écho à de nombreux autres interlocuteurs du Monde, il évoque la « sidération » voire « l’affolement » des équipes.
En septembre 2024, les collégiens de 6e et de 5e devront théoriquement être répartis en trois « groupes de niveau », de quinze élèves au maximum pour les plus faibles, pour toutes leurs heures de maths et de français. Ils continueront à évoluer au sein de classes hétérogènes dans les autres disciplines. A cette fin, le ministère de l’éducation nationale a annoncé des financements spécifiques et 2 330 postes spécifiques. « Les recteurs ont octroyé des enveloppes d’heures variables selon des critères peu transparents, mais tous les établissements n’en ont pas reçu, et beaucoup n’en ont pas eu suffisamment », constate Layla Ben Chikh, principale d’un collège d’éducation prioritaire (REP) dans l’académie de Nice et membre du SNPDEN-UNSA. Elle-même a reçu dix-sept heures, mais il lui en faut le double pour créer un groupe à quinze en maths et en français sur les deux premiers niveaux du collège.
Extrait de lemonde.fr du 18.02.24
PEEP
Groupes de niveau : les parents d’élèves réclament « un plan massif de recrutement et de formation des enseignants »
La PEEP demande au ministère de se donner « les moyens humains et financiers » nécessaires à la mise en place des groupes de niveau au collège.
La PEEP se dit « perplexe » sur la mise en oeuvre des groupes de niveau au collège.
Alors que les enseignants s’inquiètent de l’absence de créations de postes dédiés à l’instauration des groupes de niveau au collège, les parents se disent également « perplexes sur la mise en œuvre de ces groupes ». Dans un communiqué publié le 15 février, la PEEP, association de parents d’élèves, interpelle le ministère de l’Education nationale et réclame des moyens pour assurer la réussite de la réforme du collège.
« La réforme nécessite des moyens renforcés »
Si la PEEP « demande depuis de nombreuses années la réduction du nombre d’élèves par classe pour améliorer les conditions de travail », elle s’inquiète de la baisse des dotations horaires globales dans les établissements scolaires, « alors que la réforme nécessite des moyens renforcés qui ne peuvent être rattrapés par la suppression de l’heure de Technologie en 6e ». Dans une interview accordée à France inter le 13 février, la ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet avait en effet indiqué que les postes nécessaires à la mise en place des groupes proviendraient en partie de « redéploiements internes venant de la grille horaire de 6e/5e qui évolue et va permettre de récupérer des emplois ».
La PEEP invite donc le ministère à se donner « les moyens humains et financiers pour mener efficacement ses réformes ». L’association réclame notamment « un plan massif de recrutement et de formation des enseignants » et un « accompagnement individualisé et personnalisé des élèves tout au long de leur scolarité ».
« Quid des élèves à besoins particuliers ? »
La PEEP demande également « la garantie que les élèves pourront aisément changer de groupe en fonction de leur progrès » et appelle « à la prise en compte efficiente des élèves à besoins particuliers ». Des inquiétudes partagées par la FCPE, autre fédération de parents d’élèves. Dans une interview à France Bleu le 6 février, Emeline Deschamps, présidente de la FCPE en Ille-et-Vilaine, estimait que les groupes de niveau mèneraient à « un tri des élèves à partir de la 6e » et à la fin du collège unique.
Et « quid des élèves à besoins particuliers, les Dys notamment ? » s’interrogeait-elle. « On les met dans les groupes de niveau les plus faibles et ils y resteront toujours ? ». Cette situation pourrait, selon elle, susciter une « mésestime de soi qui va durer toute la vie ».
Extrait de vousnousils.fr du 16.02.24
Le BGV — année 2024
Éditorial du BGV n°234
Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (apmep)
Inadéquation des mesures…
La ministre de l’Éducation nationale a annoncé la mise en place de groupes de niveaux pour les classes de 6e et de 5e pour la rentrée prochaine. L’APMEP alerte sur l’inadéquation de cette mesure avec la réalité du terrain, et sur les effets délétères qu’elle va évidemment générer.
D’une part, aligner autant de groupes s’avère impossible dans la plupart des collèges, par manque d’enseignants : si les groupes sont tous placés « en barrette », c’est-à-dire sur les mêmes horaires, il est simplement impossible de mettre en face de chacun d’eux des professeurs de mathématiques. La seule possibilité est donc de déplacer certains groupes, qui ne seront pas alignés avec les autres. Mais alors les élèves de ces groupes se trouveront dans l’impossibilité de pouvoir évoluer vers d’autres niveaux, et on leur interdirait de progresser, tout comme d’aller chercher de l’aide en cas de difficulté.
Ensuite, dans toutes les académies, des collègues ont des besoins particuliers quant à leur emploi du temps, pour des raisons personnelles ou professionnelles. De nombreux enseignants sont contraints de partager leur service entre plusieurs établissements. Ils n’ont pas assez d’heures dans leur collège, ils sont stagiaires ou formateurs. Comment rendre ces contraintes compatibles avec les groupes en barrette ? Ces collègues vivent mal la situation : ils craignent d’altérer l’emploi du temps de leurs propres collègues !
D’ailleurs, les emplois du temps risquent de se dégrader considérablement pour tous les enseignants, toutes disciplines confondues, et aussi pour les élèves. Où est le bien-être ici ? Comment permet-on à des élèves de bien apprendre, à des professeurs de bien enseigner, en négligeant la question de leur répartition de temps de travail ?
De plus, les moyens horaires accordés étant constants, si certains établissements ont des dotations horaires supplémentaires qui permettent de mettre en place ces groupes, ces moyens sont pris à d’autres établissements qui voient ainsi les conditions d’accueil de leurs élèves se dégrader considérablement. Pour créer les groupes de niveau, il faut supprimer d’autres dispositifs, groupes en langues ou en sciences, aide personnalisée, projets divers.
Si la ministre connaissait le terrain de l’école, elle aurait identifié ces obstacles et ces blocages comme l’ont fait par exemple les chefs d’établissement dans une lettre ouverte. Nous déplorons que le champ de l’Éducation nationale soit confié à des personnes qui en ignorent le fonctionnement.
Enfin, en dehors de ces considérations organisationnelles, la recherche a démontré que les groupes de niveaux ne permettent pas autant de progrès individuels que des groupes hétérogènes. C’est pourquoi, lors de l’audition de l’APMEP par la mission « Exigence des savoirs », l’association avait rappelé ses positions, il faut « limiter le nombre d’élèves par classe et garder des classes hétérogènes ». Mais Madame la ministre ignore peut-être aussi les travaux de la recherche internationale en matière d’éducation.
Extrait de apmep.fr du 07.02.24
Au collège Charlemagne de Laon, la journée blanche est bien suivie
Seule une cinquantaine d’élèves étaient présents ce vendredi matin.
Extrait de lardennais.fr du 16.02.24
Réforme du collège : enseignants et parents d’élèves se mobilisent contre les groupes de niveaux, "c’est une forme de ségrégation scolaire"
Ce vendredi, à 8 heures, c’était le calme plat devant le collège Charlemagne de Laon, dans le quartier Champagne. La journée blanche organisée par les parents d’élèves contre la nouvelle dotation horaire et la future réforme des collèges annoncée par le gouvernement est bien suivie dans cet établissement qui accueille en temps normal près de 680 élèves.
Extrait de francetvinfo.fr du 16.02.24
DANS L’INDRE
Groupes de niveaux au collège : "Les moyens humains sont insuffisants", prévient cette professeure de l’Indre
On connaitra ce jeudi la carte scolaire 2024 dans l’Indre. Ce qui va changer aussi, c’est la mise en place de groupes de niveaux en 6e et en 5e en français et en mathématiques. Cette nouveauté du gouvernement fait grincer les profs du collège Frédéric Chopin à Aigurande dans le sud de l’Indre.