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Les syndicats d’infirmiers de l’EN craignent une départementalisation

30 juin

Les infirmières menacées de départementalisation
Le passage des infirmières scolaires aux départements a été porté lors des débats sur la loi 3DS. Finalement l’article 144 de cette loi déclare que " dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport retraçant les perspectives du transfert de la médecine scolaire aux départements, son coût, les modalités envisagées de recrutement et de gestion du personnel et les améliorations attendues sur le fonctionnement des différentes actions menées dans le cadre de la médecine scolaire". Or, selon le Snies Unsa, le conseil départemental de Gironde a voté à l’unanimité, lundi 27 juin 2022, une motion visant à réclamer la possibilité d’expérimenter une décentralisation de la médecine scolaire, en précisant " des infirmier.es de l’Education Nationale ", en référence à la loi 3 DS. "Le Snies Unsa éducation a toujours combattu la décentralisation du personnel infirmier car nos missions ne peuvent être efficacement assurées que par notre appartenance à l’Education Nationale", déclare le syndicat. "En début d’année 2022, nous avions été reçus en audience au MEN et à la Dgesco qui nous avaient assuré vouloir garder les INFENES dans leur ministère. La motion déposée par le conseil départemental sous couvert d’expérience nous fait craindre une nouvelle bataille... Nous suspectons le souhait de fusionner PMI et service infirmier EN et donc devenir un service de santé régit par un médecin qui nous distribuerait des missions avec des résultats quantitatifs à la clé". Le Snies proteste contre ce projet.

Extrait de cafepedagogique.net du 30.06.22

 

Les infirmier.e.s de l’Education nationale contestent le logiciel de l’administration, et s’inquiètent d’une possible décentralisation de leurs missions (SNICS-FSU et SNIES-UNSA)

Selon le syndicat national des infirmiers conseillers de santé (SNICS-FSU), plus de 800 infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur “exigent une refonte du logiciel infirmier de l’Education nationale“ (LIEN), un logiciel “promu au pas de charge bien qu’inadapté et non abouti".

Face aux besoins accrus des élèves en consultations infirmières et après 5 années sans créations de postes, sans reconnaissance salariale et sans respect de leur expertise, les infirmièr.e.s de l’Education nationale attendent du nouveau Ministre qu’il agisse pour sécuriser la rentrée 2022 qui s’annonce difficile.

Dès lors, le déploiement d’un logiciel qui “dégrade les conditions d’accueil des élèves mais également leurs conditions de travail“ doit être reporté d’un an, sans quoi ils ou elles "n’hésiteront pas à se mobiliser, y compris par la rue, pour voir leurs revendications aboutir.“

Décentralisation

Les infirmier.e.s du SNIES-UNSA, alertent pour leur part face à une “menace“ de décentralisation. Iels indiquent avoir été reçus en début d’année en audience au MEN et à la Dgesco qui leur ont “assuré vouloir garder les INFENES (infirmiers de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ndlr) dans leur ministère.“ Pourtant, suite au redéploiement infirmier prévu à Bordeaux la rentrée prochaine, indiquent-iels avoir appris par voie de presse, “le conseil départemental de Gironde a voté à l’unanimité une motion visant à réclamer la possibilité d’expérimenter une décentralisation de la médecine scolaire, en précisant ‘des infirmier.es de l’Education Nationale‘, en référence à la loi 3DS.“

Le syndicat UNSA des infirmier.e.s de l’Education nationale suspecte le Département de souhaiter fusionner PMI et service infirmier EN, pour “devenir un service de santé régi par un médecin qui nous distribuerait des missions avec des résultats quantitatifs à la clé.“

Il estime que leurs missions “ne peuvent être efficacement assurées“ que par leur appartenance à l’Éducation nationale, et évoque la possibilité d’une “nouvelle bataille“.Il demande à la rectrice de l’académie de Bordeaux “des explications et son positionnement“.
Extrait de touteduc.fr du 29.06.22

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