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	<title> - OZP - Observatoire des Zones Prioritaires</title>
	<link>https://www.ozp.fr/</link>
	<description>&lt;p&gt;L'OZP &#171; Observatoire des Zones Prioritaires &#187; (OZP), cr&#233;&#233;e en 1990, a pour objectif de favoriser les &#233;changes et la r&#233;flexion sur l'&#233;ducation prioritaire (REP+ et REP) et plus largement sur la lutte contre l'&#233;chec scolaire et l'exclusion dans les territoires de la politique de la Ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est totalement ind&#233;pendante vis-&#224;-vis du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale comme de tout mouvement p&#233;dagogique, syndicat ou parti politique. Ses seules ressources proviennent des adh&#233;sions.&lt;/p&gt;</description>
	<language>fr</language>
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		<title> - OZP - Observatoire des Zones Prioritaires</title>
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<item>
		<title>Enqu&#234;te sur la la&#239;cit&#233; dans les quartiers multiculturels de l'Est parisien (The Conversation) </title>
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		<dc:date>2026-06-01T07:13:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Paris/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;, Religion [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;, Religion [Act./] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Association locale (Act.) (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Association locale (G&#233;n.) (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [Act.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Enqu&#234;te sur la la&#239;cit&#233; dans les quartiers multiculturels de l'Est parisien &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le d&#233;bat public, la la&#239;cit&#233; est souvent consid&#233;r&#233;e comme un principe univoque, voire comme une ligne de partage. Mais quel est l'usage de cette notion dans la pratique quotidienne des habitants des quartiers multiculturels de l'Est de la capitale et des associations qui les accompagnent ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, le d&#233;bat public fran&#231;ais a vu s'imposer une lecture restrictive de la la&#239;cit&#233;, souvent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot67" rel="tag"&gt;Paris/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot590" rel="tag"&gt;La&#239;cit&#233;, Religion [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot713" rel="tag"&gt;La&#239;cit&#233;, Religion [Act./] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot177" rel="tag"&gt;Association locale (Act.) (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot802" rel="tag"&gt;Association locale (G&#233;n.) (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot785" rel="tag"&gt;Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [Act.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot123" rel="tag"&gt;Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enqu&#234;te sur la la&#239;cit&#233; dans les quartiers multiculturels de l'Est parisien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le d&#233;bat public, la la&#239;cit&#233; est souvent consid&#233;r&#233;e comme un principe univoque, voire comme une ligne de partage. Mais quel est l'usage de cette notion dans la pratique quotidienne des habitants des quartiers multiculturels de l'Est de la capitale et des associations qui les accompagnent ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, le d&#233;bat public fran&#231;ais a vu s'imposer une lecture restrictive de la la&#239;cit&#233;, souvent mobilis&#233;e pour tenir &#224; distance certaines pratiques culturelles ou religieuses, jug&#233;es incompatibles avec l'espace r&#233;publicain. Dans ce contexte, des acteurs politiques pr&#233;sentent la loi de 1905 non comme un cadre garantissant la coexistence pacifique entre les acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, mais comme un principe permettant de distinguer les citoyens suppos&#233;s pleinement int&#233;gr&#233;s de ceux qui le seraient moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces repr&#233;sentations rendent-elles compte des pratiques observ&#233;es sur le terrain ? Comment les valeurs r&#233;publicaines et le principe de la&#239;cit&#233; sont-ils compris, mobilis&#233;s et traduits dans les pratiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre enqu&#234;te, men&#233;e dans l'Est parisien, montre qu'ils font l'objet d'interpr&#233;tations situ&#233;es, entendues comme des formes de compr&#233;hension construites dans un contexte social et culturel sp&#233;cifique, &#233;troitement li&#233;es aux trajectoires des habitants, aux projets associatifs et aux configurations locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs niveaux de normes s'entrecroisent&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enqu&#234;te met en &#233;vidence une grande diversit&#233; d'appropriations locales des valeurs r&#233;publicaines dans les X&#7497;, XI&#7497;, XIX&#7497; et XX&#7497; arrondissements de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diversit&#233; s'explique par l'inscription simultan&#233;e des individus, souvent accompagn&#233;s par une association locale, dans plusieurs cadres normatifs en interaction : un cadre national et public, un cadre territorial et associatif, et un cadre individuel ou communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre national renvoie aux valeurs r&#233;publicaines et au principe de la&#239;cit&#233;, interpr&#233;t&#233;s par les acteurs et actrices politiques. Le cadre territorial correspond aux valeurs qui fa&#231;onnent l'identit&#233;, l'histoire, et les projets des associations implant&#233;es localement, qu'elles soient nationales, r&#233;gionales ou de quartier. Le cadre individuel ou communautaire rassemble des valeurs culturelles, religieuses ou politiques propres aux personnes. L'articulation de ces diff&#233;rents cadres &#233;claire la mani&#232;re dont s'op&#232;re le passage entre projets de vie, engagements associatifs et participation citoyenne. Selon les situations, ils se renforcent, s'ignorent, ou entrent en tension. Les valeurs r&#233;publicaines &#8211; &#171; Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233; &#187; &#8211; ouvrent donc une pluralit&#233; de sens et de projets au sein de l'espace r&#233;publicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, ces valeurs sont au fondement d'un syst&#232;me social et politique de vie parfois tr&#232;s &#233;loign&#233; des univers culturels dans lesquels ont &#233;t&#233; socialis&#233;es les communaut&#233;s chinoises, afghanes, turques, maghr&#233;bines ou africaines pr&#233;sentes dans l'Est parisien. Cela ne signifie pas pour autant une incompatibilit&#233; structurelle entre ces syst&#232;mes de valeurs. En revanche, ignorer leur h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; emp&#234;che de comprendre les ajustements r&#233;els op&#233;r&#233;s sur le terrain, et les passages qui se construisent entre diff&#233;rents syst&#232;mes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Chinois de France Fran&#231;ais de Chine souligne ainsi que les premi&#232;res g&#233;n&#233;rations chinoises arriv&#233;es &#224; Belleville ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par la r&#233;volution culturelle en Chine (1966-1976), notamment par des pratiques d'autocritique publique et de d&#233;nonciation intrafamiliale. Cette exp&#233;rience contribuerait &#224; expliquer une m&#233;fiance durable envers le syst&#232;me politique fran&#231;ais. &#192; l'inverse, les jeunes g&#233;n&#233;rations scolaris&#233;es en France peuvent plus facilement articuler les cadres politiques fran&#231;ais et chinois : leur double socialisation favorise une ouverture &#224; la fois aux valeurs familiales et &#224; celles de l'&#233;cole r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233;, &#233;galit&#233; ou fraternit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enqu&#234;te montre que les associations de l'Est parisien orientent leur action autour d'une valeur r&#233;publicaine dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations repr&#233;sentant des communaut&#233;s migrantes mettent d'abord l'accent sur la libert&#233; pour faire entendre leur voix et sortir leurs publics des marges de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Elles cherchent aussi &#224; favoriser une autonomie &#224; l'&#233;gard des pressions exerc&#233;es depuis les pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drapeau afghan est ainsi apparu lors de la manifestation place de la R&#233;publique apr&#232;s les attentats contre Charlie Hebdo. Selon un membre de l'association Fran&#231;ais langue d'accueil :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La participation des exil&#233;s afghans &#224; cette manifestation &#233;tait le signe qu'ils cherchaient &#224; pr&#233;server une libert&#233; qu'ils ne trouvaient pas dans leur pays d'origine. La France repr&#233;sentait pour eux un espace o&#249; ils ne risquaient plus de mourir par hasard comme c'&#233;tait le cas auparavant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations hospitali&#232;res ou chr&#233;tiennes, de leur c&#244;t&#233;, accordent une plus grande importance &#224; l'&#233;galit&#233;. Leur objectif est de cr&#233;er des espaces d'accueil inconditionnel dans lesquels les publics marginalis&#233;s peuvent &#234;tre reconnus et trait&#233;s comme les autres. C'est en faisant le constat critique d'un manque d'hospitalit&#233; en France qu'elles cherchent &#224; y rem&#233;dier. Pour le Centre d'accueil et de m&#233;diation relationnelle &#233;ducative et sociale (Camres), il n'existe pas, en ce sens, de personnes moins respectables ou moins citoyennes que d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les centres sociaux et certaines associations plus &#233;troitement li&#233;es aux dispositifs publics, comme La 20&#7497; chaise ou Belleville citoyenne, valorisent surtout la fraternit&#233; comme principe organisateur de la mixit&#233; sociale, en luttant contre les logiques de cloisonnement entre communaut&#233;s et classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La&#239;cit&#233; : des mod&#232;les import&#233;s, adapt&#233;s et parfois mis en tension&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les habitants rencontr&#233;s font aussi r&#233;f&#233;rence &#224; plusieurs mod&#232;les de s&#233;paration du politique et du religieux, exp&#233;riment&#233;s dans leur pays d'origine. Les migrants tunisiens, par exemple, sont porteurs de deux r&#233;f&#233;rences la&#239;ques, fran&#231;aise et tunisienne. Selon un membre de l'Association des Tunisiens en France,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si l'&#201;tat tunisien &#233;tait neutre comme en France, c'est-&#224;-dire ext&#233;rieur aux espaces confessionnels, les acteurs politiques islamistes auraient la possibilit&#233; de venir battre l'&#201;tat sur le terrain du religieux. Le fait que l'islam soit la religion de l'&#201;tat en Tunisie pousse les islamistes &#224; confondre l'islam et l'&#201;tat pour s'en d&#233;marquer, ce qui permet en retour &#224; l'&#201;tat tunisien de mieux pr&#233;venir les prises de pouvoir par le religieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est donc pas pertinent d'interpr&#233;ter la la&#239;cit&#233; fran&#231;aise &#224; partir du mod&#232;le tunisien, ni l'inverse, au risque de d&#233;naturer l'une et l'autre. Les migrants tunisiens d&#233;crivent plut&#244;t une situation de double r&#233;f&#233;rence, sans chercher &#224; les confondre. Ces deux mod&#232;les ont n&#233;anmoins en commun de tenir &#224; distance les ambitions politiques d'acteurs religieux souhaitant imposer leurs croyances particuli&#232;res &#224; l'ensemble des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations repr&#233;sentant dans l'Est parisien les originaires de Turquie, comme l'ACORT ou Espace universel, mettent quant &#224; elles en avant la possibilit&#233; de faire coexister des syst&#232;mes culturels diff&#233;rents. Elles refusent ainsi l'opposition binaire entre tradition et modernit&#233;, entre attachement aux valeurs communautaires (turques, arm&#233;niennes ou kurdes) et attachement aux valeurs de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une approche interculturelle de la R&#233;publique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ensemble des entretiens fait appara&#238;tre non une vision unique de la R&#233;publique, mais une pluralit&#233; de compr&#233;hensions. Autrement dit, la R&#233;publique n'est pas seulement un cadre normatif ; elle est aussi l'expression d'une exp&#233;rience locale et de situations v&#233;cues : acc&#232;s aux droits, relations avec les administrations, reconnaissance symbolique, traitement &#233;gal ou in&#233;gal des publics. L'enqu&#234;te montre ainsi que la R&#233;publique v&#233;cue est plurielle sans &#234;tre fragment&#233;e : loin d'&#234;tre dilu&#233;e par la diversit&#233; des interpr&#233;tations, elle devient op&#233;ratoire gr&#226;ce &#224; elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs associatifs ne contestent pas le cadre r&#233;publicain ; ils le traduisent pour le rendre praticable. Dans cette perspective, la la&#239;cit&#233; n'appara&#238;t pas comme une fronti&#232;re mais comme un outil d'organisation de la coexistence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te men&#233;e dans une autre ville que Paris ne ferait appara&#238;tre ni un simple prolongement de ce qui a &#233;t&#233; observ&#233; dans l'Est parisien, ni des r&#233;sultats radicalement diff&#233;rents, mais une autre appropriation des valeurs r&#233;publicaines, li&#233;e &#224; la volont&#233; situ&#233;e de les inscrire dans des projets de vie individuels, communautaires et associatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/enquete-sur-la-la-cite-dans-les-quartiers-multiculturels-de-lest-parisien-279948?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.fr&lt;/i&gt; du 28.05.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item>
		<title>Trajectoires et Origines 2 : Une enqu&#234;te in&#233;dite Ined-Insee pour comprendre les parcours, les in&#233;galit&#233;s et les discriminations dans la France contemporaine (entretien avec The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article35139</link>
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		<dc:date>2026-05-22T08:16:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trajectoires et Origines 2 : enqu&#234;te in&#233;dite &lt;br class='autobr' /&gt;
Une enqu&#234;te in&#233;dite pour comprendre les parcours, les in&#233;galit&#233;s et les discriminations dans la France contemporaine &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; para&#238;tre le 21 mai 2026 aux &#201;ditions de l'Ined, l'ouvrage collectif issu de l'enqu&#234;te Trajectoires et Origines 2 (TeO2), men&#233;e par l'Ined et l'Insee en 2019-2020, apporte un &#233;clairage in&#233;dit sur les trajectoires des immigr&#233;s, de leurs descendants et plus largement sur la diversit&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Dirig&#233; par Mathieu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot218" rel="tag"&gt;RAPPORT OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot297" rel="tag"&gt;Rapp. statistique : Depp, Insee, Cereq, Injep... [G&#233;n.] (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot123" rel="tag"&gt;Immigration, Racisme, Ethnicit&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trajectoires et Origines 2 : enqu&#234;te in&#233;dite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une enqu&#234;te in&#233;dite pour comprendre les parcours, les in&#233;galit&#233;s et les discriminations dans la France contemporaine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; para&#238;tre le 21 mai 2026 aux &#201;ditions de l'Ined, l'ouvrage collectif issu de l'enqu&#234;te Trajectoires et Origines 2 (TeO2), men&#233;e par l'Ined et l'Insee en 2019-2020, apporte un &#233;clairage in&#233;dit sur les trajectoires des immigr&#233;s, de leurs descendants et plus largement sur la diversit&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Dirig&#233; par Mathieu Ichou, Cris Beauchemin et Patrick Simon, l'ouvrage analyse les in&#233;galit&#233;s, les discriminations, les parcours scolaires et professionnels, les pratiques culturelles, les appartenances ou encore les exp&#233;riences de racisme. Dans un contexte o&#249; les controverses sur l'immigration, l'int&#233;gration et les discriminations occupent une place centrale dans l'espace public, cette publication propose des r&#233;sultats fond&#233;s sur une m&#233;thodologie rigoureuse et un &#233;chantillon de grande ampleur repr&#233;sentatif de la diversit&#233; des populations de France m&#233;tropolitaine, pour &#233;clairer le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zoom sur l'image&lt;br class='autobr' /&gt;
Une enqu&#234;te de r&#233;f&#233;rence sur la diversit&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrage publi&#233; aux &#201;ditions de l'Ined est le fruit de l'enqu&#234;te &#233;ponyme Trajectoires et Origines 2 (TeO2), second volet d'un dispositif statistique majeur initi&#233; par l'Ined et l'Insee en 2008-2009 (TeO1). Il s'agissait alors de r&#233;pondre aux demandes de multiples institutions, aussi bien qu'aux exigences du r&#232;glement statistique europ&#233;en et aux besoins de la recherche. Le renouvellement de l'enqu&#234;te TeO est la solution qui a &#233;t&#233; retenue par l'Insee, en lien avec l'Ined, pour produire des informations quantitatives sur la diversit&#233; des origines en France et les discriminations. Ce qui caract&#233;rise TeO2, comme TeO1, est d'&#234;tre une enqu&#234;te multith&#233;matique qui apporte des &#233;clairages compl&#233;mentaires ou originaux sur de nombreux sujets mal connus par la statistique publique. Dans son principe, TeO recueille des situations objectives et des exp&#233;riences subjectives d&#233;clar&#233;es. L'enqu&#234;te vise ainsi &#224; mieux comprendre les trajectoires administratives et sociales des personnes immigr&#233;es, de leurs descendants et de l'ensemble des populations vivant en France m&#233;tropolitaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les innovations de TeO2&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouvelle enqu&#234;te conduite de 2019 &#224; 2020 sur un &#233;chantillon de plus de 27 000 personnes (&#226;g&#233;es de 18 &#224; 59 ans) permet d'analyser les processus de participation &#224; la soci&#233;t&#233; dans les domaines aussi bien socio-&#233;conomiques que socioculturels. Le questionnaire contient des nouveaux d&#233;veloppements sur la sant&#233;, les pratiques culturelles, la religion et des questions d'opinion &#224; propos de l'immigration, de la diversit&#233; et de l'&#233;galit&#233; de genre. Enfin, l'enqu&#234;te s'est int&#233;ress&#233;e pour la premi&#232;re fois &#224; cette &#233;chelle aux petits-enfants d'immigr&#233;s (troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration) en incluant des questions sur l'origine des grands-parents, d'une part, et en conduisant une enqu&#234;te exp&#233;rimentale compl&#233;mentaire aupr&#232;s des petits-enfants d'immigr&#233;s d'origine non europ&#233;enne, d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; marqu&#233;e en profondeur par l'immigration sur la longue dur&#233;e et la mixit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
La possibilit&#233; de d&#233;crire la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration (les petits-enfants d'immigr&#233;s) apporte une lecture en profondeur des marques de l'h&#233;ritage de l'immigration sur la structure de la population. Alors que parmi la population &#226;g&#233;e de 18 &#224; 59 ans, 13 % sont immigr&#233;s et 11 % descendants d'immigr&#233;s de la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration, la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration en repr&#233;sente 10 % (au moins un grand-parent immigr&#233;). Un tiers de la France m&#233;tropolitaine a ainsi un lien direct &#224; l'immigration sur trois g&#233;n&#233;rations. Ces strates sont cependant entrem&#234;l&#233;es avec la population majoritaire d&#232;s la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration &#224; travers les unions mixtes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mixit&#233; des unions est non n&#233;gligeable pour les immigr&#233;s : 39 % ont un conjoint d'une autre origine, dont 29 % sans ascendance migratoire. &#192; la seconde g&#233;n&#233;ration, la mixit&#233; est encore plus prononc&#233;e : 59 % des enfants d'immigr&#233;s ont un conjoint d'une autre origine, dont 45 % sans ascendance migratoire. Le fait d'&#234;tre issu d'un couple mixte renforce cette dynamique de mixit&#233; dans l'union : 90 % des descendants de couple mixte ont un conjoint qui n'est pas de l'origine du parent immigr&#233;, dont 74 % qui n'ont pas d'ascendance migratoire. R&#233;ciproquement, 12 % de la population majoritaire est en couple avec un conjoint immigr&#233; ou descendant d'immigr&#233;. Ces dynamiques de mixit&#233; se traduisent par une extension du lien &#224; l'immigration qui concerne d&#233;sormais, par les origines ou par alliance, 41 % de la population &#226;g&#233;e de 18 &#224; 59 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des in&#233;galit&#233;s persistantes selon les origines&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrage met en &#233;vidence la permanence d'in&#233;galit&#233;s entre les populations immigr&#233;s, mais &#233;galement leurs descendants, et le reste de la population dans plusieurs domaines essentiels de la vie sociale. Il r&#233;v&#232;le que l'exp&#233;rience des discriminations a augment&#233; depuis la pr&#233;c&#233;dente enqu&#234;te, notamment en raison du sexe, et que celle-ci est tr&#232;s pr&#233;sente parmi les minorit&#233;s racis&#233;es, dont l'origine et la couleur de peau exposent &#224; la stigmatisation et &#224; de nombreux d&#233;savantages dans la vie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les immigr&#233;s et leurs descendants d'origine maghr&#233;bine et d'Afrique subsaharienne restent plus expos&#233;s que les autres groupes d'origine immigr&#233;e ou que la population majoritaire aux difficult&#233;s scolaires, ainsi qu'aux discriminations dans l'acc&#232;s &#224; l'emploi, au logement et &#224; la sant&#233;. Ces in&#233;galit&#233;s se produisent alors m&#234;me que les indicateurs d'int&#233;gration, au sens d'une pleine appartenance et participation &#224; la soci&#233;t&#233;, se confirment. Ce sont ainsi 71 % des immigr&#233;s, 94 % des descendants de deux parents immigr&#233;s et 98 % des descendants de couple mixte qui se sentent fran&#231;ais, &#224; comparer aux 97 % de la population sans ascendance migratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sentiment d'appartenance nationale coexiste avec un attachement au pays d'origine des parents pour la seconde g&#233;n&#233;ration : 75 % avec deux parents immigr&#233;s partagent l'appartenance nationale du pays de leurs parents, et 46 % de ceux issus d'un couple mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'usage du fran&#231;ais au cours de l'enfance est tr&#232;s pr&#233;sent dans les familles immigr&#233;es, le plus souvent en combinaison avec la langue des parents : 86 % des descendants de deux parents immigr&#233;s ont parl&#233; fran&#231;ais avec eux dans l'enfance, dont 68 % en combinaison avec la langue des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un paradoxe que l'ouvrage cherche &#224; &#233;clairer, les descendants d'immigr&#233;s sont ainsi simultan&#233;ment bien plus int&#233;gr&#233;s &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise que les immigr&#233;s eux-m&#234;mes dans leurs pratiques culturelles et leurs appartenances nationales, et plus expos&#233;s aux discriminations fond&#233;es sur leurs origines ou couleur de peau et au racisme. Celles-ci concernent &#233;galement les Fran&#231;ais originaires de l'Outre-mer et leurs descendants n&#233;s dans l'hexagone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des in&#233;galit&#233;s, l'ouvrage, qui s'appuie sur l'expertise de chercheurs en sciences sociales, &#233;conomistes et statisticiens, &#233;claire aussi les dynamiques de mobilit&#233; sociale et les formes diversifi&#233;es de participation &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Il montre comment les trajectoires individuelles se construisent &#224; l'intersection des conditions sociales, des parcours migratoires, des politiques publiques et des exp&#233;riences v&#233;cues.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.ined.fr/fr/actualites/trajectoires-et-origines-2-enquete-inedite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;ined.fr&lt;/i&gt; du 21.06.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'immigration est une composante centrale de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quels sont les parcours des personnes immigr&#233;es et de leurs descendants en France ? Quelles discriminations ressenties ? Plus largement, quelle est la place de l'immigration dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise ? Pour r&#233;pondre &#224; quelques-unes de ces questions, l'Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographique (Ined) et l'Insee ont men&#233; l'enqu&#234;te &#171; Trajectoires et Origines 2 &#187;), in&#233;dite par son ampleur. Un ouvrage collectif issu de cette enqu&#234;te men&#233;e en 2019-2021, &#224; rebours de certaines id&#233;es re&#231;ues sur l'immigration, vient de sortir aux &#201;ditions de l'Ined. Entretien avec Cris Beauchemin, qui a codirig&#233; l'ouvrage.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Conversation : Quels sont les objectifs de cette enqu&#234;te &#171; Trajectoires et Origines 2 &#187; (TeO2) et quelle m&#233;thodologie avez-vous mise en place pour les atteindre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cris Beauchemin : Le but &#233;tait de dresser un tableau aussi complet que possible de la position des immigr&#233;s et de leurs descendants dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Notre principal instrument : la r&#233;alisation d'une nouvelle enqu&#234;te avec l'Insee, qui renouvelle celle r&#233;alis&#233;e dix ans avant, TeO1, sur un nouvel &#233;chantillon. C'est une enqu&#234;te unique par son ampleur, portant sur plus de 27 000 personnes, &#226;g&#233;es de 18 &#224; 59 ans, qui ont r&#233;pondu aux enqu&#234;teurs de l'Insee lors d'entretiens durant souvent plus d'une heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La collecte, longue, a dur&#233; de juillet 2019 &#224; janvier 2021. Cette enqu&#234;te comporte deux particularit&#233;s par rapport aux enqu&#234;tes classiques de statistique publique. La premi&#232;re est d'&#234;tre multi-th&#233;matique &#8211; portant sur l'emploi, le logement, la famille, la sant&#233;, les discriminations, les pratiques culturelles, politiques, et religieuses, etc. ce qui fait sa grande richesse. La deuxi&#232;me est que les immigr&#233;s et leurs descendants sont surrepr&#233;sent&#233;s dans l'&#233;chantillon afin d'offrir des effectifs suffisants pour pouvoir faire des analyses en fonction des diff&#233;rentes origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nouveaut&#233; de TeO2 par rapport &#224; TeO1, cette enqu&#234;te permet d'identifier et d'&#233;tudier la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration, celle qui a au moins un grand-parent immigr&#233;. En raison de l'histoire de l'immigration, cette troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration est essentiellement compos&#233;e de personnes d'origine europ&#233;enne : nos enqu&#234;t&#233;s sont des adultes et leurs grands-parents immigr&#233;s sont n&#233;cessairement arriv&#233;s il y a plusieurs d&#233;cennies, &#224; une &#233;poque o&#249; la migration &#233;tait essentiellement europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle contribution de l'immigration au peuplement de la France et quelle &#171; photographie &#187; TeO2 donne-t-elle des origines des Fran&#231;ais ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : Le principal r&#233;sultat &#224; retenir est que si l'on additionne les immigr&#233;s, les descendants de deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration (ayant au moins un parent immigr&#233;) et la trois&#232;me g&#233;n&#233;ration (ayant au moins un grand-parent immigr&#233;), un tiers des Fran&#231;ais a un lien direct avec l'immigration. Plus pr&#233;cis&#233;ment, parmi les 18-59 ans, 13 % sont immigr&#233;s et, respectivement, 11 % et 10 % ont au moins un parent ou un grand-parent qui a immigr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on ajoute les personnes en couple avec une personne immigr&#233;e ou un enfant d'immigr&#233;(s), 41 % des individus ont un lien familial fort &#224; l'immigration, soit par ascendance, soit par alliance. L'immigration est donc une composante centrale de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Elle s'y fond au fil des g&#233;n&#233;rations par le biais des unions. Parmi les enfants d'immigr&#233;s, un sur deux a un parent de la population majoritaire (c'est-&#224;-dire ni immigr&#233; ni enfant d'immigr&#233;). Quant aux petits-enfants d'immigr&#233;s, 95 % ont au moins un grand-parent qui n'est pas immigr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans une perspective historique, quelle &#233;volution est observ&#233;e dans la composition de l'immigration en France ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : La part des immigr&#233;s dans la population a augment&#233; &#8211; ce sont les recensements qui nous renseignent sur le sujet &#8211;, notamment depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fourni par l'auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce qui a surtout &#233;volu&#233;, c'est la composition de la population immigr&#233;e. L'immigration proc&#232;de par &#171; vagues &#187;, ce que montre tr&#232;s bien un graphique de notre premier chapitre (voir ci-contre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principalement europ&#233;enne avant 1960, l'immigration s'est peu &#224; peu diversifi&#233;e. Les &#171; vagues &#187; se succ&#232;dent : le haut de la &#171; vague &#187; d'arriv&#233;e des Belges se situe avant 1900, ils ont &#233;t&#233; suivis par les Italiens et les Polonais au milieu du XX&#7497; si&#232;cle, puis par les Espagnols et les Portugais dans les ann&#233;es 1970. L'immigration non-europ&#233;enne s'est d&#233;velopp&#233;e seulement &#224; partir des ann&#233;es 1960, d'abord avec les Alg&#233;riens. Sont ensuite venus les Marocains, les Tunisiens, les Turcs, les Subsahariens et les Asiatiques, surtout depuis les ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inqui&#233;tude de certains discours actuels qui relaient l'id&#233;e que l'immigration non europ&#233;enne suivrait une progression in&#233;dite dans l'histoire de l'immigration n'est pas fond&#233;e. Certes, le graphique montre bien que l'immigration en provenance d'Afrique subsaharienne est en augmentation, mais &#8211; alors que la courbe cumule les originaires de tout le continent &#8211; elle n'atteint pas le niveau des seuls Italiens au milieu du XX&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que, aujourd'hui, l'immigration est tr&#232;s diversifi&#233;e. Parmi les 18-59 ans, d'apr&#232;s les r&#233;sultats de TeO2, les immigr&#233;s europ&#233;ens sont minoritaires (28 %). Le Maghreb repr&#233;sente un tiers des immigr&#233;s, les Subsahariens, environ 20 %, l'Asie, 16 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que dit TeO2 des positions sociales et des pratiques culturelles des personnes immigr&#233;es et de leurs descendants ? Observe-t-on une &#233;galisation progressive, une homog&#233;n&#233;isation des positions sociales et des pratiques culturelles entre les descendants d'immigr&#233;s et ce que vous appelez la &#171; population majoritaire &#187; c'est-&#224;-dire les personnes ni immigr&#233;es ni enfants d'au moins un immigr&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : Le grand r&#233;sultat de l'enqu&#234;te est pr&#233;cis&#233;ment qu'il y a un hiatus entre l'int&#233;gration socio&#233;conomique et l'int&#233;gration socioculturelle. Alors que des difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'emploi notamment persistent d'une g&#233;n&#233;ration &#224; l'autre, on observe une nette convergence vers la population majoritaire sur une grande vari&#233;t&#233; d'indicateurs socioculturels, comme les pratiques linguistiques (le fait de parler le fran&#231;ais &#224; la maison avec ses enfants), les pratiques de f&#233;condit&#233; ou les normes sociales (par exemple sur le travail des femmes ou la tol&#233;rance vis-&#224;-vis de l'homosexualit&#233; ou de l'avortement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fourni par l'auteur&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, en g&#233;n&#233;ration deux et trois, on arrive &#224; des positions qui sont tr&#232;s similaires &#224; celles de la population majoritaire. On l'observe bien avec les r&#233;ponses donn&#233;es &#224; la question &#171; En pensant &#224; votre histoire, votre culture familiale et votre identit&#233;, de quelle(s) origine(s) vous consid&#233;rez-vous ? &#187;. Les secondes g&#233;n&#233;rations qui ne s'identifient pas &#224; la France ne sont pas plus nombreuses que les personnes de la population majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;voquez une &#171; identit&#233; &#224; traits d'union &#187;, qu'entendez-vous par l&#224; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : C'est l'id&#233;e que les immigr&#233;s et que leurs enfants n'abandonnent pas leur bagage socioculturel, mais qu'ils le combinent &#224; de nouvelles pratiques et de nouveaux sentiments d'appartenance qu'ils adoptent dans l'environnement fran&#231;ais qui, lui-m&#234;me, est divers. On retrouve cette &#171; identit&#233; &#224; traits d'union &#187; dans le fait que les immigr&#233;s et leurs descendants s'identifient souvent &#224; la fois &#224; leur pays et &#224; la France. C'est le cas de 17 % des immigr&#233;s (en plus des 15 % qui ne s'identifient qu'&#224; la France) et de 33 % de leurs enfants (en plus des 39 % pour la France seule).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et cette homog&#233;n&#233;isation observ&#233;e en mati&#232;re de valeurs ne se retrouve donc pas au plan socio&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : Les r&#233;sultats sont nuanc&#233;s. Ils sont positifs quand on compare les positions sociales des immigr&#233;s et de leurs enfants. Les mobilit&#233;s sociales ascendantes sont plus fr&#233;quentes dans les familles immigr&#233;es que dans la population majoritaire, parce que les parents sont souvent de position sociale assez modeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue de l'&#233;ducation, le tableau est aussi assez positif. Les personnes de la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration, dans leur ensemble, parviennent &#224; des niveaux d'&#233;ducation tr&#232;s proches de la population majoritaire (la proportion des femmes ayant au moins un bac + 3 est de 26 % pour les majoritaires et de 27 % pour les filles d'immigr&#233;s), m&#234;me s'il existe des in&#233;galit&#233;s selon l'origine. Selon le st&#233;r&#233;otype bien connu, les Asiatiques, par exemple, performent et sont hyperdipl&#244;m&#233;s par rapport &#224; la moyenne (48 % des femmes ont un au moins un bac + 3). Mais ce qu'on dit beaucoup moins et qui est nouveau par rapport &#224; Teo1, c'est que les personnes de deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration d'origine subsaharienne sont aussi plus souvent titulaires d'une licence ou &#233;quivalent que la population majoritaire. C'est davantage qu'en population majoritaire, aussi bien chez les femmes (32 % contre 26 %) que chez les hommes (27 % contre 23 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'ailleurs, sur l'&#233;ducation, un autre &#233;l&#233;ment que l'on retrouve dans l'enqu&#234;te, qui va sans doute &#224; l'encontre des id&#233;es re&#231;ues, est que les primo-arrivants sont beaucoup plus dipl&#244;m&#233;s que par le pass&#233;. Pouvez-vous nous d&#233;tailler ce r&#233;sultat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : En effet. Parmi les immigr&#233;s arriv&#233;s avant 1989, seuls 29 % avaient atteint l'enseignement sup&#233;rieur avant d'entrer en France. Pour ceux arriv&#233;s apr&#232;s 2009, la proportion est &#224; 53 % ! Cela ne veut pas dire que tous les immigr&#233;s sont extr&#234;mement dipl&#244;m&#233;s : par rapport &#224; la population majoritaire, ils sont &#224; la fois plus fr&#233;quemment sans dipl&#244;me et aussi plus souvent plus dipl&#244;m&#233;s. Typiquement, les hommes subsahariens de premi&#232;re g&#233;n&#233;ration sont plus souvent titulaires d'une licence ou &#233;quivalent que les hommes de la population majoritaire (35 % contre 23 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et donc, pour revenir aux in&#233;galit&#233;s observ&#233;es au plan socio&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : Elles sont flagrantes sur le march&#233; de l'emploi. Toutes choses &#233;gales par ailleurs, on observe un surch&#244;mage tr&#232;s important chez les minorit&#233;s visibles, notamment les originaires du Maghreb et d'Afrique subsaharienne, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Par exemple, les immigr&#233;s d'origine maghr&#233;bine ont un risque de ch&#244;mage augment&#233; de + 6,2 points de pourcentage par rapport aux hommes de la population majoritaire qui ont des profils comparables. Et l'&#233;cart est de +11,7 points pour les femmes. Chez les descendants, qui ont pourtant grandi en France, les &#233;carts persistent. Et des p&#233;nalit&#233;s salariales sont aussi observ&#233;es. Ces &#233;carts &#233;taient d&#233;j&#224; observ&#233;s dans TeO1. La situation ne s'est pas am&#233;lior&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'explique essentiellement par la persistances des discriminations. Le chapitre 11 montre qu'il y a une corr&#233;lation tr&#232;s forte entre les situations de d&#233;savantage sur le march&#233; de l'emploi et les d&#233;clarations de discrimination des enqu&#234;t&#233;s. Cela corrobore les &#233;tudes fond&#233;es sur d'autres m&#233;thodes de mesure des discrimination, comme des testings (m&#233;thode utilis&#233;e pour d&#233;tecter et prouver des discriminations, NDLR) par exemple, mis en place sur le march&#233; de l'emploi ou sur le march&#233; du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos r&#233;sultats montrent globalement une augmentation des discriminations. Comment l'expliquer ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : L'ouvrage comporte un chapitre sur les exp&#233;riences de discrimination et de racisme. Tous motifs confondus (origine, sexe, handicap et autres motifs officiels de discrimination qui peuvent justifier un recours aupr&#232;s de la d&#233;fenseure des droits), les discriminations ont en effet nettement progress&#233; entre TeO1 et TeO2. C'est un r&#233;sultat qui s'explique essentiellement par le surcro&#238;t de d&#233;clarations de sexisme dans un contexte post #MeToo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'enqu&#234;te figurent aussi des questions sur l'exp&#233;rience du racisme. Il n'a pas augment&#233; parmi les minorit&#233;s les plus visibles, parce qu'il a d&#233;j&#224; atteint depuis longtemps des niveaux tr&#232;s &#233;lev&#233;s : dans TeO2, 36 % parmi les immigr&#233;s d'Afrique subsaharienne et 50 % parmi leurs descendants. Chez les ultramarins, la proportion est de 39 % en premi&#232;re g&#233;n&#233;ration, 47 % en deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une augmentation des d&#233;clarations de racisme et de discrimination entre la premi&#232;re et la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration. C'est un ph&#233;nom&#232;ne bien connu qu'on appelle le paradoxe de l'int&#233;gration. Les personnes de deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration sont n&#233;es en France, ont &#233;t&#233; socialis&#233;es en France, sont all&#233;es &#224; l'&#233;cole en France ; elles ont en cons&#233;quence plus d'exigences &#224; l'&#233;gard du mod&#232;le r&#233;publicain que les premi&#232;res g&#233;n&#233;rations et une plus grande sensibilit&#233; qui les conduit &#224; d&#233;clarer des faits racistes ou discriminatoires quand elles les subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles pistes de recherche sont &#224; explorer &#224; la suite de l'enqu&#234;te TeO2 ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. B. : La question majeure va de nouveau tourner autour du hiatus entre l'int&#233;gration socioculturelle et l'int&#233;gration socio&#233;conomique. Id&#233;alement, si on croit au mod&#232;le r&#233;publicain, on voudrait ne plus relever d'in&#233;galit&#233;s et de discriminations selon l'origine ou l'apparence. La question pour TeO3 sera de d&#233;terminer si la soci&#233;t&#233; a progress&#233; de ce point de vue-l&#224; ou bien si les p&#233;nalit&#233;s socio&#233;conomiques continuent &#224; se transmettre d'une g&#233;n&#233;ration &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Fran&#231;oise Marmouyet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te TeO2 a &#233;t&#233; rendue possible par le soutien financier de nombreuses institutions, outre l'Insee et l'Ined : le commissariat g&#233;n&#233;ral &#224; l'&#233;galit&#233; des territoires (CGET), la CNAF, la D&#233;fenseure des droits, la Dilcrah, le d&#233;partement des statistiques, des &#233;tudes et de la documentation (DSED) du minist&#232;re de l'int&#233;rieur, le DEPS du minist&#232;re de la culture, la Dares du minist&#232;re du travail, l'Injep, le secr&#233;tariat d'&#201;tat &#224; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes, France Strat&#233;gie et Progedo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/limmigration-est-une-composante-centrale-de-la-societe-francaise-283466?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com du 21.05.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;utm_medium=email&amp;utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2021%20mai%202026%20-%203777338682&amp;utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2021%20mai%202026%20-%203777338682+CID_be2a9ae14110a424d238818b8ae29440&amp;utm_source=campaign_monitor_fr&amp;utm_term=Limmigration%20est%20une%20composante%20centrale%20de%20la%20socit%20franaise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'&#233;cole face &#224; la pauvret&#233; : comment les in&#233;galit&#233;s sociales se transforment en in&#233;galit&#233;s scolaires (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article35196</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ozp.fr/spip.php?article35196</guid>
		<dc:date>2026-05-13T07:02:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Pauvret&#233;, Aide sociale [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Concept, D&#233;finition [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;cole face &#224; la pauvret&#233; : comment les in&#233;galit&#233;s sociales se transforment en in&#233;galit&#233;s scolaires &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, plus que dans d'autres pays, l'&#233;chec scolaire est socialement marqu&#233;. Les &#233;l&#232;ves touch&#233;s par la pauvret&#233; en classe de sixi&#232;me ont des conditions d'entr&#233;e dans la vie adulte plus d&#233;favorables que les autres &#233;l&#232;ves. Comment transformer l'&#233;cole pour qu'elle soit r&#233;ellement un espace d'&#233;galit&#233; des chances ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteurs Yves Reuter Professeur &#233;m&#233;rite en didactique, Universit&#233; de Lille (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot268" rel="tag"&gt;Pauvret&#233;, Aide sociale [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot399" rel="tag"&gt;Concept, D&#233;finition [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;cole face &#224; la pauvret&#233; : comment les in&#233;galit&#233;s sociales se transforment en in&#233;galit&#233;s scolaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En France, plus que dans d'autres pays, l'&#233;chec scolaire est socialement marqu&#233;. Les &#233;l&#232;ves touch&#233;s par la pauvret&#233; en classe de sixi&#232;me ont des conditions d'entr&#233;e dans la vie adulte plus d&#233;favorables que les autres &#233;l&#232;ves. Comment transformer l'&#233;cole pour qu'elle soit r&#233;ellement un espace d'&#233;galit&#233; des chances ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Yves Reuter&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeur &#233;m&#233;rite en didactique, Universit&#233; de Lille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lahanier-Reuter Dominique&lt;br class='autobr' /&gt;
Chercheuse en sciences de l'&#233;ducation, Universit&#233; de Bordeaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer le sort r&#233;serv&#233; aux plus d&#233;munis dans l'&#233;cole fran&#231;aise et, notamment, les orientations pr&#233;coces hors des parcours &#171; ordinaires &#187; qui les concernent plus souvent ? Serait-ce, &#224; suivre un certain nombre de repr&#233;sentations sociales, une sorte de fatalit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos recherches interrogent certains des fonctionnements p&#233;dagogiques les plus classiques de l'&#233;cole. Nous montrons en quoi les explications, extrascolaires et scolaires, les plus souvent avanc&#233;es ne suffisent pas &#224; comprendre cette situation si on ne prend pas en compte des dimensions telles l'opacit&#233; des pratiques scolaires, les injustices, la mise &#224; l'&#233;cart de certains &#233;l&#232;ves ou encore l'enchainement des micro-d&#233;cisions qui conduisent aux orientations subies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les d&#233;marches de certaines &#233;quipes p&#233;dagogiques, et notamment le changement de posture des enseignants, t&#233;moignent qu'il est possible de lutter contre ces m&#233;canismes d&#233;l&#233;t&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles situations de pauvret&#233; en France ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon la note de l'Insee du 7 juillet 2025, L'essentiel sur&#8230; la pauvret&#233;, la pauvret&#233; ne cesse d'augmenter en France depuis le milieu des ann&#233;es 2000 et touchait, en 2023, pr&#232;s de dix millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pauvret&#233; touche massivement les enfants et les jeunes. Selon les donn&#233;es de l'Insee de 2024, 2 759 000 des moins de 18 ans (soit plus de 20 % d'entre eux) &#233;taient en situation de pauvret&#233; mon&#233;taire ou de privation mat&#233;rielle. Par ailleurs, selon le barom&#232;tre de l'Unicef, le nombre d'enfants SDF augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est d'autant plus pr&#233;occupante en France que, plus que dans d'autres pays, l'&#233;chec scolaire est socialement marqu&#233;. Il frappe les &#233;l&#232;ves les plus pauvres : faibles r&#233;sultats, d&#233;crochage, orientation subie, de surcroit dans les fili&#232;res les moins l&#233;gitimes. Ainsi, selon l'&#233;dition 2023 du Rapport sur les in&#233;galit&#233;s en France : &#171; D&#232;s le plus jeune &#226;ge, les r&#233;sultats des &#233;l&#232;ves sont li&#233;s en partie au milieu social de leurs parents. Les &#233;carts se creusent au fil de la scolarit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une note d'analyse du Haut-commissariat &#224; la Strat&#233;gie et au Plan publi&#233;e en 2026 a synth&#233;tis&#233; les r&#233;sultats du suivi d'une cohorte d'&#233;l&#232;ves pendant 16 ans, depuis leur entr&#233;e au coll&#232;ge jusqu'&#224; 26-27 ans. Il s'av&#232;re que, plus l'exposition &#224; la pauvret&#233; en sixi&#232;me est intense, plus les conditions de vie &#224; l'entr&#233;e dans l'&#226;ge adulte sont d&#233;favorables : sortie pr&#233;coce du syst&#232;me scolaire, probabilit&#233; accrue de n'&#234;tre ni en emploi, ni en &#233;tudes, ni en formation, et lorsqu'ils sont en emploi de percevoir un bas salaire (parmi les 20 % les plus faibles de la cohorte).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on encore parler d'&#233;cole inclusive en s'aveuglant sur le sort r&#233;serv&#233; aux plus pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment comprendre cet &#233;chec qui touche les plus pauvres ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les m&#233;canismes susceptibles d'expliquer cette situation ? Il existe des facteurs extrascolaires bien connus telles les conditions de vie, la ghetto&#239;sation de l'habitat ou encore la d&#233;gradation des services publics. Il existe aussi des facteurs qui touchent l'institution scolaire dans sa globalit&#233; : les moyens insuffisants consacr&#233;s &#224; l'&#233;ducation, le peu de reconnaissance accord&#233;e aux enseignants, l'inadaptation de leur formation initiale et continue, les classes surcharg&#233;es en comparaison d'autres pays, les r&#233;formes et les injonctions incessantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces facteurs g&#233;n&#233;raux, nos recherches nous ont permis de pr&#233;ciser trois grands m&#233;canismes qui g&#233;n&#232;rent l'&#233;chec des plus pauvres, &#224; savoir l'opacit&#233; de l'univers et des pratiques scolaires (par exemple, la multiplicit&#233; des sigles, les organisations disciplinaires, les annotations&#8230;), certaines r&#232;gles d'imposition (imposition du silence, de la concurrence entre &#233;l&#232;ves, des modalit&#233;s &#233;valuatives&#8230;) et, enfin, les injustices et stigmatisations (quant &#224; la langue parl&#233;e, quant &#224; la soi-disant &#171; absence de culture &#187;, auxquels il faut ajouter les proph&#233;ties d&#233;faitistes &#8211; &#171; Ce n'est pas pour toi &#187;, &#171; Tu n'y arriveras pas &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enfants de France de plus en plus pauvres (FranceInfo INA, 2019).&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La philosophe britannique Miranda Fricker parle d'injustice &#233;pist&#233;mique envers les domin&#233;s. Ce concept renvoie aux m&#233;canismes qui disqualifient certaines personnes sur le plan des savoirs, par exemple la d&#233;cr&#233;dibilisation des t&#233;moignages (ne pas &#234;tre cru parce qu'on est pauvre), la n&#233;gation des contributions (ne pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme de v&#233;ritables producteurs de connaissances) ou encore l'impossibilit&#233; de la transmission (ne pas avoir la possibilit&#233; de transmettre aux plus jeunes de sa famille ses savoirs, car on est emp&#234;ch&#233; de le faire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela, il convient encore d'ajouter la mani&#232;re dont l'&#233;cole tend &#224; abandonner certains &#233;l&#232;ves et, plus particuli&#232;rement, les plus d&#233;favoris&#233;s : refus de donner la parole, manque de stimulations, baisse des exigences, stigmatisation d'absences alors qu'elles sont dues &#224; l'accompagnement administratif des parents ou &#224; la n&#233;cessit&#233; de prendre soin des plus jeunes de la fratrie. Par exemple, le dernier jour de maternelle, J. se tourne vers sa ma&#238;tresse et lui dit &#171; au revoir Madame &#187;, et celle-ci de s'&#233;tonner &#171; c'est la premi&#232;re fois que j'entends sa voix ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes aussi de plus en plus attach&#233;s &#224; &#233;tudier l'amont des orientations impos&#233;es, notamment dans le cadre de la recherche Cipes (Choisir l'Inclusion Pour Eviter la S&#233;gr&#233;gation), men&#233;e au sein d'ATD Quart-Monde. Il s'agit de voir comment les d&#233;cisions d'orientation qui d&#233;terminent en grande partie de l'avenir scolaire et social des &#233;l&#232;ves ne surviennent pas d'un coup mais sont le r&#233;sultat de micro-d&#233;cisions qui se produisent d&#232;s le d&#233;but de la scolarit&#233; : exclusions temporaires sans rattrapage du travail pr&#233;vu, placement syst&#233;matique au fond de la classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques pistes possibles &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre des recherches que nous &#233;voquons, le fatalisme pas plus que le d&#233;terminisme ne sont de mise puisque l'&#233;chec ou la r&#233;ussite se construisent dans les interactions p&#233;dagogiques et que des r&#233;sultats int&#233;ressants sont obtenus par des &#233;quipes d'enseignants mettant en &#339;uvre des pratiques p&#233;dagogiques dites diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques ont en commun d'articuler la s&#233;curisation et l'exigence ainsi que la bienveillance et la stimulation et d'&#234;tre constamment en qu&#234;te de ce qui peut faire sens pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;marches telles que la coop&#233;ration ou les projets qui all&#232;gent le stress li&#233; &#224; la comp&#233;tition et qui favorisent la mobilisation des &#233;l&#232;ves constituent des leviers &#233;prouv&#233;s. Il en est de m&#234;me pour les dispositifs d'&#233;valuation formative qui ne portent pas atteinte &#224; l'estime de soi et peuvent conduire &#224; l'auto-&#233;valuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous insisterons ici sur le changement de posture des enseignants. Cela consiste, entre autres, &#224; fonder son action sur le principe d'&#233;ducabilit&#233; (tous les &#233;l&#232;ves peuvent apprendre et progresser), &#224; abandonner les seules positions de transmetteur des contenus et de gardien de l'ordre scolaire pour se constituer en facilitateur, en accompagnateur et en garant des apprentissages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela consiste aussi, et c'est essentiel, &#224; se mettre en position d'&#233;couter et d'apprendre aussi bien des &#233;l&#232;ves que de leur famille. Par exemple, cela peut permettre de mieux comprendre certains comportements d'&#233;l&#232;ves : la fatigue qui s'inscrit dans une vie de manques, d'inqui&#233;tudes et d'&#233;preuves, l'effacement de soi pour &#233;viter d'attirer l'attention, la tension permanente pour r&#233;sister aux diff&#233;rentes formes de domination, la m&#233;fiance des institutions, la peur de dire ses probl&#232;mes car les confidences peuvent se retourner contre soi, les strat&#233;gies de contournement afin d'&#233;viter des rapports de pouvoir d&#233;favorables, la r&#233;volte et les affrontements car la col&#232;re sociale est l&#224; en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient aussi d'insister sur une conception des apprentissages comme acculturation dans la mesure o&#249; les cultures scolaires sont sp&#233;cifiques et souvent en rupture avec les cultures des apprenants, notamment les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travers de ces leviers, il s'agit donc de faire fond sur des d&#233;marches qui prennent en compte positivement ce que font et savent les &#233;l&#232;ves et leur famille et qui ne transforment pas les diff&#233;rences extrascolaires en in&#233;galit&#233;s scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/lecole-face-a-la-pauvrete-comment-les-inegalites-sociales-se-transforment-en-inegalites-scolaires-279474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du 11.05.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title> -La scolarit&#233; des enfants suivis par la protection de l'enfance : un probl&#232;me majeur qui ne doit pas occulter les r&#233;ussites (The Conversation) - Une circulaire </title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article35086</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ozp.fr/spip.php?article35086</guid>
		<dc:date>2026-04-15T07:00:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Protection de l'enfance et de la jeunesse [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Pauvret&#233;, Aide sociale [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>TEXTE OFFICIEL (gr 2)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;ussite scolaire des enfants prot&#233;g&#233;s : l'&#233;cole somm&#233;e de changer de cap &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2024, France Strat&#233;gie recommandait de faire de la r&#233;ussite scolaire un objectif explicite du placement. 18 mois plus tard, l'&#201;ducation nationale semble avoir enfin pris la mesure de l'enjeu. Une circulaire &#171; protection de l'enfance &#187; adress&#233;e aux acad&#233;mies et aux chefs d'&#233;tablissement a &#233;t&#233; publi&#233;e au Bulletin officiel de l'&#201;ducation nationale de la jeunesse et des sports du 12 f&#233;vrier 2026. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle vise &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot644" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance et de la jeunesse [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;Orientation scolaire [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot268" rel="tag"&gt;Pauvret&#233;, Aide sociale [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;TEXTE OFFICIEL (gr 2)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ussite scolaire des enfants prot&#233;g&#233;s : l'&#233;cole somm&#233;e de changer de cap&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En 2024, France Strat&#233;gie recommandait de faire de la r&#233;ussite scolaire un objectif explicite du placement. 18 mois plus tard, l'&#201;ducation nationale semble avoir enfin pris la mesure de l'enjeu. Une circulaire &#171; protection de l'enfance &#187; adress&#233;e aux acad&#233;mies et aux chefs d'&#233;tablissement a &#233;t&#233; publi&#233;e au Bulletin officiel de l'&#201;ducation nationale de la jeunesse et des sports du 12 f&#233;vrier 2026.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle vise &#224; organiser &#171; un accompagnement adapt&#233; aux besoins particuliers des &#233;l&#232;ves &#187;, dans la continuit&#233; de la feuille de route &#171; Scolarit&#233; prot&#233;g&#233;e &#187; pr&#233;sent&#233;e lors du Comit&#233; interminist&#233;riel &#224; l'enfance de 2023. Car comme le rappelle le ministre de l'&#201;ducation nationale dans ce texte, les enfants prot&#233;g&#233;s ont quatre fois plus de risques de redoubler d&#232;s l'&#233;cole primaire, comme d'&#234;tre ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[80% reste &#224; lire]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lagazettedescommunes.com/1033489/reussite-scolaire-des-enfants-proteges-lecole-sommee-de-changer-de-cap/?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;lagazettedescommunes.com&lt;/i&gt; du 17.06.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La scolarit&#233; des enfants suivis par la protection de l'enfance : un probl&#232;me majeur qui ne doit pas occulter les r&#233;ussites&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Benjamin Denecheau&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeur des universit&#233;s, Universit&#233; Paris-Est Cr&#233;teil Val de Marne (UPEC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les enfants pass&#233;s par l'aide sociale &#224; l'enfance sont plus souvent confront&#233;s &#224; des difficult&#233;s scolaires. Il est important de le reconna&#238;tre sans verser dans un discours stigmatisant qui contribuerait &#224; entretenir un cercle vicieux. La recherche est une alli&#233;e pr&#233;cieuse pour identifier des leviers de r&#233;ussite.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 f&#233;vrier 2026, une circulaire du minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale est parue au Bulletin officiel pour &#171; favoriser la r&#233;ussite et l'ambition scolaires des enfants prot&#233;g&#233;s &#187;. Ces derniers sont des enfants dont la situation a &#233;t&#233; identifi&#233;e comme &#233;tant en risque ou en danger et aupr&#232;s desquels l'&#201;tat intervient, par la voix de services d&#233;centralis&#233;s, l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE), dans un but de protection, qu'ils restent dans leur milieu de vie habituel ou qu'ils soient accueillis dans d'autres structures. Ils &#233;taient 384 900 mineurs et jeunes de moins de 21 ans dans ce cas au 31 d&#233;cembre 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il peut sembler aller de soi, cet objectif vient lever un paradoxe jusque-l&#224; invisible : la scolarit&#233; de ces enfants n'&#233;tait pas affich&#233;e clairement comme un objectif de l'&#201;tat, alors m&#234;me qu'ils sont plac&#233;s sous sa protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi souligner cette ambition ? Que savons-nous de la scolarit&#233; de ces enfants ? Quel est l'&#233;tat de la recherche sur cette question ? Nous verrons que des difficult&#233;s fortes sont maintenant bien document&#233;es, mais qu'elles ne sont pas syst&#233;matiques, et qu'il est n&#233;cessaire d'&#234;tre vigilant sur la fa&#231;on d'en parler au risque d'alimenter ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des difficult&#233;s scolaires plus fr&#233;quentes, mais non syst&#233;matiques&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les recherches en France convergent maintenant depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es pour identifier des difficult&#233;s scolaires plus fr&#233;quentes pour ces enfants. Plus de la moiti&#233; d'entre eux est en retard d'au moins une classe par rapport aux autres enfants du m&#234;me &#226;ge (plus de 1 sur 10 le sont d'au moins deux classes). Ils sont dix fois plus souvent orient&#233;s en scolarit&#233;s adapt&#233;es, comme les sections d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel adapt&#233; (Segpa), connaissent plus fr&#233;quemment des moments de d&#233;scolarisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;l&#233;ments sont des indicateurs de difficult&#233;s rencontr&#233;es : le redoublement ou ces orientations sont envisag&#233;s lorsque les r&#233;sultats sont bas. Mais ce sont aussi des &#233;l&#233;ments fragilisant la suite de la scolarit&#233;. Le redoublement, par exemple, a des effets pr&#233;judiciables pour les &#233;l&#232;ves qui le vivent : sans r&#233;soudre les difficult&#233;s scolaires, il ajoute un stigmate fort et r&#233;duit l'estime que les &#233;l&#232;ves ont d'eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les orientations vers des dispositifs sp&#233;cialis&#233;s rendent difficile le retour dans un cursus ordinaire. Les temps de d&#233;scolarisation marquent aussi durablement les scolarit&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les orientations scolaires sont plus contraintes pour ces enfants : ils sont pr&#232;s de 8 sur 10 &#224; &#234;tre orient&#233;s en fili&#232;res professionnelles dans le second cycle, contre 3 pour 10 pour l'ensemble de la population. Ces orientations sont d'abord envisag&#233;es par d&#233;faut, peu les choisissent en premier lieu. &#192; 17 ans, seulement 13 % pr&#233;parent un baccalaur&#233;at g&#233;n&#233;ral (contre 51 % pour l'ensemble de la population).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sorties du syst&#232;me &#233;ducatif sont plus rapides, et d&#233;bouchant plus souvent sur des situations pr&#233;caires : 31 % des jeunes de 18 &#224; 22 ans sortant de l'ASE se d&#233;clarent inactifs ou au ch&#244;mage et 42 % suivent des &#233;tudes (contre respectivement 21 % et 50 % pour les jeunes de milieux populaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que l'on sait des causes de ces difficult&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La litt&#233;rature permet maintenant d'identifier une part importante des causes de ces difficult&#233;s. On peut citer les difficult&#233;s rencontr&#233;es par ces enfants avant l'intervention et li&#233;es aux raisons qui la justifient. Les travaux d'Isabelle Frechon confirment la fr&#233;quence &#233;lev&#233;e de violences v&#233;cues pour les enfants ayant eu l'exp&#233;rience d'un placement : 31 % d&#233;clarent avoir subi des violences sexuelles, 35 % des violences physiques, 12,5 % des violences psychologiques et 11 % des n&#233;gligences lourdes au cours de leur enfance et/ou adolescence. D'intensit&#233; et de dur&#233;e diff&#233;rentes, ces violences g&#233;n&#232;rent des traumatismes, des pr&#233;occupations, du stress qui g&#234;nent les apprentissages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, bien qu'aucun milieu social ne soit &#233;pargn&#233; par les maltraitances, ces enfants sont plus souvent issus &lt;strong&gt;des milieux populaires&lt;/strong&gt; et particuli&#232;rement des strates les plus pr&#233;caires. Ils font donc partie des populations mises en difficult&#233; par un syst&#232;me &#233;ducatif tr&#232;s in&#233;galitaire, et ils cumulent les situations de pr&#233;carit&#233; qui renforcent les difficult&#233;s scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'intervention des services de protection de l'enfance a des effets ambivalents sur les scolarit&#233;s. Elles peuvent les soutenir en partie, mais contribuent &#233;galement aux difficult&#233;s, notamment en g&#233;n&#233;rant des ruptures multiples (des changements d'adultes r&#233;f&#233;rents, d'&#233;tablissements scolaires, d'environnements de vie, un &#233;loignement des amis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait d'un ensemble complexe de raisons, les enfants passant par la protection de l'enfance sont souvent destinataires d'attentes faibles au sujet de leur scolarit&#233; et de leur projection d'&#233;tudes et d'emploi. Par le corps enseignant, tout d'abord, du fait de repr&#233;sentations tenaces, associant la protection de l'enfance &#224; des difficult&#233;s n&#233;cessairement scolaires, mais &#233;galement par les travailleurs sociaux. Ces faibles attentes de part et d'autre contribuent &#224; des orientations plus fr&#233;quentes vers l'enseignement sp&#233;cialis&#233;, vers des scolarit&#233;s par d&#233;faut et favorisent des p&#233;riodes de non-scolarisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De fortes incertitudes sur l'avenir qui contraignent l'orientation&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ces enfants, l'avenir est fortement incertain. La limite des 18 ans annonce une fin de prise en charge institutionnelle pour la plupart, et jusqu'aux 21 ans pour les plus soutenus. Ils disposent de moins de ressources (familiales, institutionnelles, sociales) pour envisager une poursuite d'&#233;tudes ou pour assurer la recherche et l'obtention d'un emploi. Ces difficult&#233;s sont connues des jeunes et des membres du champ professionnel. Ils les anticipent et vont viser des orientations au moindre risque, vers des fili&#232;res courtes, pour viser une ind&#233;pendance plus s&#251;re, plus rapidement, limitant les projections d'avenir qui suivent peu leurs propres envies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une femme face &#224; des fl&#232;ches pointant dans des directions diff&#233;rentes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les orientations professionnelles emprunt&#233;es par les jeunes pass&#233;s par la protection de l'enfance sont souvent des choix par d&#233;faut. Shutterstock&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur ces &#233;l&#233;ments, les filles sont davantage mises en difficult&#233;, &#224; la diff&#233;rence du reste de la population. Les orientations vers les voies professionnelles plus fr&#233;quentes contraignent davantage leur parcours scolaire et n'assurent pas la s&#233;curit&#233; pr&#233;vue. &#192; la sortie de la prise en charge, elles sont plus affect&#233;es par les conditions d'acc&#232;s &#224; l'emploi que les gar&#231;ons, elles sont davantage au ch&#244;mage ou inactives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat des difficult&#233;s plus fortes est bien &#233;tabli par la recherche et il d&#233;montre que le droit &#224; l'&#233;ducation n'est pas pleinement atteint pour ces enfants. Le rappel de ces tendances peut toutefois avoir un effet d&#233;l&#233;t&#232;re pour eux en augmentant la forte stigmatisation qui peut peser n&#233;gativement sur les capacit&#233;s qu'on leur attribue, et les ambitions qu'on leur porte. En effet, ce sont bien des attentes &#233;lev&#233;es et la consid&#233;ration que la scolarit&#233; est importante qui soutiennent les parcours de r&#233;ussite scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;ussites scolaires peu visibles&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'occasion de mes recherches de th&#232;se doctorale, soutenue en 2013, j'identifiais qu'en Angleterre la publication r&#233;guli&#232;re des donn&#233;es compar&#233;es sur la scolarit&#233;, entre les enfants prot&#233;g&#233;s et le reste de la population, et l'injonction &#224; soutenir leur r&#233;ussite, sans attribuer des moyens suffisants, stigmatisaient cette population et avaient des effets n&#233;gatifs sur les professionnels. Ces derniers rendaient compte d'une r&#233;signation face aux difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ainsi une vigilance &#224; avoir sur la fa&#231;on dont on mentionne publiquement le probl&#232;me de la scolarit&#233; des enfants prot&#233;g&#233;s. Il est n&#233;cessaire d'&#233;tudier les conditions de ces difficult&#233;s et d'identifier les leviers pour les r&#233;duire, mais sans faire peser sur ces enfants un stigmate n&#233;gatif. Il est important de trouver un juste &#233;quilibre pour souligner le versant positif du probl&#232;me, &#224; savoir soutenir la r&#233;ussite et avoir des attentes &#233;lev&#233;es envers ces enfants, sans invisibiliser le constat sur les difficult&#233;s &#233;lev&#233;es et le diagnostic de leurs causes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette question &#233;tait jusque-l&#224; un sujet de pr&#233;occupation affich&#233;e des professionnels de la protection de l'enfance et des institutions locales ou territoriales (associations ou d&#233;partements), la circulaire minist&#233;rielle constitue le signal de sa reconnaissance comme probl&#232;me public. La circulaire implique pleinement l'&#233;ducation nationale dans ces pr&#233;occupations et la responsabilit&#233; d'agir pour soutenir ces enfants. D'ailleurs, depuis les ann&#233;es 2010, les recherches, en France comme &#224; l'international, fournissent un ensemble de connaissances maintenant bien &#233;tablies qui renseignent autant sur les freins existants que sur les leviers disponibles pour accompagner la r&#233;ussite des enfants prot&#233;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir le mot-cl&#233; &lt;a href='http://www.ozp.fr/spip.php?mot644' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Protection de l'enfance et de la jeunesse [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/la-scolarite-des-enfants-suivis-par-la-protection-de-lenfance-un-probleme-majeur-qui-ne-doit-pas-occulter-les-reussites-280166&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du 13.04.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>La qu&#234;te de sens n'est pas la priorit&#233; pour les jeunes peu qualifi&#233;s et l'argent reste un facteur important (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article35084</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ozp.fr/spip.php?article35084</guid>
		<dc:date>2026-04-14T07:03:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Budget, Co&#251;t, Financement [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gen Z : Non, la qu&#234;te de sens n'est pas la priorit&#233; pour les jeunes peu qualifi&#233;s. Oui, l'argent reste un facteur important &lt;br class='autobr' /&gt;
La g&#233;n&#233;ration Z, n&#233;e entre entre la fin des ann&#233;es 1990 et le d&#233;but des ann&#233;es 2010, n'est pas uniforme. Tandis que la qu&#234;te de sens du travail est associ&#233;e aux jeunes tr&#232;s qualifi&#233;s, le salaire reste un facteur important pour ceux de niveaux d'&#233;tudes inf&#233;rieurs ou &#233;quivalents au baccalaur&#233;at. Car, au-del&#224; des g&#233;n&#233;ralit&#233;s, il est &#233;galement question de milieux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot547" rel="tag"&gt;Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot539" rel="tag"&gt;Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot255" rel="tag"&gt;Budget, Co&#251;t, Financement [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gen Z : Non, la qu&#234;te de sens n'est pas la priorit&#233; pour les jeunes peu qualifi&#233;s. Oui, l'argent reste un facteur important&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La g&#233;n&#233;ration Z, n&#233;e entre entre la fin des ann&#233;es 1990 et le d&#233;but des ann&#233;es 2010, n'est pas uniforme. Tandis que la qu&#234;te de sens du travail est associ&#233;e aux jeunes tr&#232;s qualifi&#233;s, le salaire reste un facteur important pour ceux de niveaux d'&#233;tudes inf&#233;rieurs ou &#233;quivalents au baccalaur&#233;at. Car, au-del&#224; des g&#233;n&#233;ralit&#233;s, il est &#233;galement question de milieux favoris&#233;s et d&#233;favoris&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Fran&#231;ois Garcia&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeur Associ&#233; en gestion des ressources humaines, EM Normandie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'emploi des jeunes est revenue dans l'actualit&#233; &#224; la faveur de la proposition choc du Medef d'instaurer un &#171; CDI jeunes &#187; qui serait r&#233;siliable sans motif durant les premi&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition s'inscrit dans un contexte o&#249; le ch&#244;mage des moins de 25 ans repart tr&#232;s fortement &#224; la hausse &#8211; 21,5 % en France au 4e trimestre 2025 selon l'Insee. Une tendance qui contribue &#224; rendre les jeunes, et notamment les moins qualifi&#233;s, encore plus vuln&#233;rables au moment de leur insertion professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le but de mieux comprendre le rapport au travail des jeunes peu qualifi&#233;s, nous avons r&#233;alis&#233; une &#233;tude aupr&#232;s de ces jeunes (2 421 r&#233;pondants) qui pr&#233;sentent la particularit&#233; d'&#234;tre accompagn&#233;s par les missions locales de Normandie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui sont les jeunes peu qualifi&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Observatoire des in&#233;galit&#233;s (2025) rappelle que &#171; l'insertion professionnelle reste tr&#232;s in&#233;galitaire, et [que] la stabilit&#233; du contrat de travail comme le niveau de qualification conditionnent fortement le rapport au travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s li&#233;es &#224; l'insertion professionnelle sont bien r&#233;elles pour les moins dipl&#244;m&#233;s. En 2023, &#171; parmi les jeunes dipl&#244;m&#233;s au plus du baccalaur&#233;at et sortis de formation initiale depuis un &#224; quatre ans, le taux de ch&#244;mage atteint 22 %, contre 9 % parmi les dipl&#244;m&#233;s du sup&#233;rieur &#187;, selon l'Insee. Ces jeunes constituent donc une population particuli&#232;rement vuln&#233;rable au moment d'entrer sur le march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, cette vuln&#233;rabilit&#233; est souvent corr&#233;l&#233;e au milieu social d'appartenance. Selon le portrait social 2025 de l'Insee, &#171; parmi les 25-34 ans, en 2024, 15 % des enfants d'ouvriers n'ont aucun dipl&#244;me ou uniquement le brevet, contre 2 % des enfants de cadres ou de professions intellectuelles sup&#233;rieures &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me &#233;tude pr&#233;cise que&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; 41 % des enfants d'ouvriers poss&#232;dent un dipl&#244;me du second degr&#233; professionnel (baccalaur&#233;at professionnel ou &#233;quivalent, CAP ou BEP), contre 9 % des enfants de cadres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces in&#233;galit&#233;s sociales de parcours se prolongent dans l'enseignement sup&#233;rieur : 83 % des 25-34 ans, enfants de cadres ou de professions intellectuelles sup&#233;rieures, sont dipl&#244;m&#233;s du sup&#233;rieur contre 37 % des enfants d'ouvriers. Les jeunes issus d'un milieu social d&#233;favoris&#233; ont donc plus de risques de faire partie de la population des jeunes peu qualifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Seuls 7,5 % des jeunes peu qualifi&#233;s sensibles aux engagements RSE&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude Ipsos/BCG/CGE men&#233;e en 2021 aupr&#232;s de 2 242 &#233;tudiants et alumni de grandes &#233;coles montre que les jeunes seraient pr&#234;ts &#224; prendre des postes moins bien pay&#233;s, voire plus pr&#233;caires, mais davantage porteurs de sens. Une autre &#233;tude BVA pour la Fondation Jean-Jaur&#232;s et la Macif (1 000 Fran&#231;ais de 18 &#224; 24 ans, d&#233;cembre 2021) fait appara&#238;tre que l'entreprise id&#233;ale de ces jeunes est celle qui s'implique dans les probl&#233;matiques soci&#233;tales telles que l'environnement (29 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre enqu&#234;te portant sur la population sp&#233;cifique des jeunes peu dipl&#244;m&#233;s invite &#224; nuancer ces r&#233;sultats : moins de 11 % d&#233;clarent &#234;tre attach&#233;s &#224; exercer un emploi ayant du sens alors que 42 % estiment que le salaire est un facteur important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine 7,5 % d'entre eux se disent sensibles aux engagements soci&#233;taux et environnementaux des entreprises (RSE) et &#224; peine 2 % expriment le d&#233;sir d'exercer un emploi qui leur permettrait d'avoir un impact sur la soci&#233;t&#233;. Ces r&#233;sultats soulignent que les jeunes peu qualifi&#233;s ont des valeurs et des probl&#233;matiques sp&#233;cifiques qui sont bien diff&#233;rentes de celles des jeunes dipl&#244;m&#233;s de l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l'expliquer ? Compte tenu de leurs difficult&#233;s &#224; s'ins&#233;rer durablement sur le march&#233; du travail, la qu&#234;te de sens ou les enjeux soci&#233;taux et environnementaux ne constituent pas des enjeux prioritaires &#224; court terme. Place, pour eux, au pragmatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moyens financiers insuffisants&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le processus de recrutement doit &#234;tre l'occasion d'&#233;tablir une v&#233;ritable relation de confiance avec ce public des jeunes peu qualifi&#233;s. Celle-ci implique une politique de ressources humaines r&#233;solument orient&#233;e vers l'&#233;galit&#233; des chances et l'inclusion. L'enjeu : favoriser la diversit&#233; des profils sans chercher &#224; opposer les jeunes entre eux, qu'ils soient tr&#232;s dipl&#244;m&#233;s ou pas. Objectivement, il convient de noter que, dans la population des jeunes peu qualifi&#233;s, la non-poursuite des &#233;tudes n'est pas toujours un choix assum&#233;, mais plut&#244;t la r&#233;sultante de moyens financiers insuffisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;tude montre clairement que ces jeunes ne supportent plus cette image d&#233;grad&#233;e que l'on peut avoir d'eux dans leur rapport au travail. Ils ont souvent l'impression qu'il existe &#224; leur encontre des pr&#233;jug&#233;s n&#233;gatifs qui peuvent parfois prendre la forme de st&#233;r&#233;otypes et, &#224; cet &#233;gard, leur position est sans appel :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Arr&#234;tez de discr&#233;diter notre g&#233;n&#233;ration concernant l'efficacit&#233; au travail, j'entends quasiment tous les jours que les jeunes ne savent plus travailler, c'est tr&#232;s d&#233;motivant &#187;, t&#233;moigne un jeune interview&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la r&#233;currence des sentiments de d&#233;motivation, de d&#233;couragement vis-&#224;-vis du monde du travail, voire d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Respect, bienveillance et accompagnement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La confiance doit imp&#233;rativement &#234;tre renou&#233;e avec les employeurs, d'autant que 60 % des jeunes peu qualifi&#233;s sont parfaitement conscients de la n&#233;cessit&#233; de faire leurs preuves pour r&#233;ussir dans la vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il leur manifester des actes de confiance. Pour ce faire, notre &#233;tude montre que le triptyque respect (ne pas les juger, &#234;tre &#224; l'&#233;coute de leurs aspirations), bienveillance (admettre le doit &#224; l'erreur, donner des feed-back constructifs) et accompagnement (s'engager dans un processus de d&#233;veloppement des comp&#233;tences) repr&#233;sente des valeurs importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire aussi : &lt;a href=&#034;https://theconversation.com/lemprise-scolaire-les-diplomes-ont-ils-trop-de-poids-sur-nos-vies-239061&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'emprise scolaire &#187; : les dipl&#244;mes ont-ils trop de poids sur nos vies ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces savoir-faire relationnels apparaissent comme des d&#233;terminants cl&#233;s &#224; l'attractivit&#233; organisationnelle vis-&#224;-vis de cette population sp&#233;cifique. Une fois int&#233;rioris&#233;s et mis en pratique par les membres de l'organisation et &#224; commencer par les managers, ces comportements seront alors plus enclins &#224; favoriser le d&#233;veloppement des comp&#233;tences purement techniques de ces jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces questions de gestion des ressources humaines (GRH), on peut se demander si le sujet de l'employabilit&#233; des jeunes peu qualifi&#233;s ne constituerait pas, plus globalement, un enjeu de soci&#233;t&#233;. Dans cette acception, l'entreprise aurait aussi un r&#244;le soci&#233;tal. Comme le souligne le sociologue Fran&#231;ois Dubet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il n'est pas acceptable que, pour l'essentiel, les futures &#233;lites soient issues des &#233;lites et que les jeunes vou&#233;s aux emplois les plus p&#233;nibles et les moins bien pay&#233;s naissent dans les classes les moins favoris&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/gen-z-non-la-quete-de-sens-nest-pas-la-priorite-pour-les-jeunes-peu-qualifies-oui-largent-reste-un-facteur-important-275850?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.fr&lt;/i&gt; du 07.04.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Face aux strat&#233;gies d'&#233;vitement scolaire des parents, les coll&#232;ges contre&#8209;attaquent : une enqu&#234;te men&#233;e en partie dans des REP+ (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article35048</link>
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		<dc:date>2026-04-07T08:21:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Espaces scolaires [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;50&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Principal [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Mixit&#233; sociale [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Ecole inclusive, Handicap [G&#233;n.] (gr 4)/</dc:subject>
		<dc:subject>Parents [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Parents [Act.] (gr 3)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face aux strat&#233;gies d'&#233;vitement scolaire des parents, les coll&#232;ges contre&#8209;attaquent &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteurs &lt;br class='autobr' /&gt;
Lisa d'Argenlieu Doctorante en management, Universit&#233; Paris Dauphine &#8211; PSL &lt;br class='autobr' /&gt;
Denis Guiot Professeur de marketing, Universit&#233; Paris Dauphine &#8211; PSL &lt;br class='autobr' /&gt;
Sarah Benmoyal Bouzaglo Professeure des Universit&#233;s, Universit&#233; Paris Cit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les parents &#171; consommateurs d'&#233;cole &#187; ont anim&#233; le d&#233;bat depuis que Fran&#231;ois Dubet a &#233;voqu&#233; pour la premi&#232;re fois, en 2013, l'attitude &#171; strat&#232;ge &#187; de certaines familles face (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot745" rel="tag"&gt;Espaces scolaires [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;50&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot167" rel="tag"&gt;Principal [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot243" rel="tag"&gt;Mixit&#233; sociale [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot749" rel="tag"&gt;Ecole inclusive, Handicap [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot221" rel="tag"&gt;Parents [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot120" rel="tag"&gt;Parents [Act.] (gr 3)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face aux strat&#233;gies d'&#233;vitement scolaire des parents, les coll&#232;ges contre&#8209;attaquent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisa d'Argenlieu&lt;br class='autobr' /&gt;
Doctorante en management, Universit&#233; Paris Dauphine &#8211; PSL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Guiot&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeur de marketing, Universit&#233; Paris Dauphine &#8211; PSL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah Benmoyal Bouzaglo&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeure des Universit&#233;s, Universit&#233; Paris Cit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents &#171; consommateurs d'&#233;cole &#187; ont anim&#233; le d&#233;bat depuis que Fran&#231;ois Dubet a &#233;voqu&#233; pour la premi&#232;re fois, en 2013, l'attitude &#171; strat&#232;ge &#187; de certaines familles face aux choix d'orientation. Derri&#232;re cette expression se cachent des comportements divers : &#233;vitement du coll&#232;ge de secteur par des demandes de d&#233;rogation, d&#233;m&#233;nagement, inscription en &#233;tablissement priv&#233; ou interventions dans l'&#233;tablissement (volont&#233; de changer les choix p&#233;dagogiques, demande de changements de notation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une recherche publi&#233;e dans la revue scientifique D&#233;cisions Marketing, nous nous sommes arr&#234;t&#233;s sur la r&#233;ponse des coll&#232;ges &#224; cet &#233;vitement : contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, certains d'entre eux d&#233;veloppent de v&#233;ritables strat&#233;gies de marque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces strat&#233;gies marketing ne concernent pas seulement les &#233;tablissements favoris&#233;s. M&#234;me des coll&#232;ges en grande difficult&#233; peuvent s'y engager, &#224; condition de disposer de ressources (mat&#233;rielles, p&#233;dagogiques, financi&#232;res&#8230;) qu'ils peuvent valoriser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mener cette recherche, nous avons r&#233;alis&#233; une soixantaine d'entretiens avec diff&#233;rents acteurs du syst&#232;me &#233;ducatif : des personnels de coll&#232;ges (chefs d'&#233;tablissement, enseignants, personnels &#233;ducatifs), des parents d'&#233;l&#232;ves, des repr&#233;sentants des directions acad&#233;miques et des responsables de l'enseignement catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi ce r&#233;sultat est-il important ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La litt&#233;rature pr&#233;alable &#224; notre recherche d&#233;finit la marque scolaire par son existence dans les contextes de libre choix officiel. Or, notre enqu&#234;te montre qu'elle appara&#238;t aussi dans les march&#233;s scolaires officieux, donc non l&#233;gif&#233;r&#233;s. Dans ce contexte, travailler sa marque devient une mani&#232;re pour les coll&#232;ges de reprendre la main sur leur identit&#233; pour lutter contre des r&#233;putations subies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre recherche identifie deux conditions principales &#224; l'&#233;mergence d'une marque scolaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une tension li&#233;e &#224; la population d'&#233;l&#232;ves, comme un manque de mixit&#233; sociale ou une baisse du nombre d'&#233;l&#232;ves ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la volont&#233; et la capacit&#233; de valoriser une ressource sp&#233;cifique. Cette ressource peut &#234;tre p&#233;dagogique, par exemple une classe am&#233;nag&#233;e musique, territoriale (en lien avec &#233;quipements locaux) ou li&#233;e &#224; un projet d'inclusivit&#233; comme un accompagnement des &#233;l&#232;ves dys.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons identifi&#233; quatre types de strat&#233;gies de marque, qui varient selon deux dimensions : la ressource de l'&#233;tablissement et le type de mixit&#233; scolaire cibl&#233; (l'accompagnement de tous les niveaux ou un niveau sp&#233;cifique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; pr&#232;s de 110 000 abonn&#233;s aux newsletters The Conversation. Et vous ?&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;Les quatre strat&#233;gies de marque &#8211; traditionnelle, inclusive, m&#233;ritocratique et exp&#233;rimentale &#8211; se retrouvent aussi bien dans des coll&#232;ges priv&#233;s et publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les strat&#233;gies de marque scolaire s'adaptent &#224; des publics vari&#233;s. Citons l'exemple du plan Attractivit&#233; en Seine-Saint-Denis qui a pour objectif de lutter contre l'&#233;vitement scolaire par la mise en place d'options attractives, de locaux plus attirants et de travail sur la r&#233;putation des coll&#232;ges, ce qui correspond &#224; la mise en place de strat&#233;gies de marque m&#233;ritocratiques avec des options acad&#233;miquement valorisables dans un objectif de mixit&#233; scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels effets sur le fonctionnement du syst&#232;me scolaire ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces r&#233;sultats modifient la fa&#231;on dont on comprend les march&#233;s scolaires. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les &#233;tablissements apparaissaient comme passifs face aux choix parentaux. Notre recherche montre au contraire que les coll&#232;ges sont des acteurs de ces dynamiques. Les &#233;tablissements qui restent en difficult&#233; sont souvent ceux qui ne disposent pas de ressources facilement valorisables. &#192; l'inverse, certaines politiques publiques comme les dispositifs REP fournissent aux &#233;tablissements des outils pour construire une marque scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de notre enqu&#234;te a &#233;t&#233; men&#233;e &lt;strong&gt;dans des coll&#232;ges REP +&lt;/strong&gt;, o&#249; les outils du dispositif pouvaient faire bien plus que s'adapter &#224; un public en difficult&#233;, et &#234;tre utilis&#233;s pour attirer des familles du secteur parties dans d'autres coll&#232;ges (priv&#233;s ou hors secteur), voire obtenir des inscriptions d'&#233;l&#232;ves hors secteurs par d&#233;rogation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces strat&#233;gies de marque scolaire maintenant identifi&#233;es, une nouvelle question &#233;merge : comment &#233;voluent-elles dans le temps ? Des enqu&#234;tes &#224; venir vont avoir pour objectif d'observer comme elles se transforment, se renforcent ou disparaissent, &#224; mesure que les &#233;tablissements et les territoires changent au fur et &#224; mesure du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/face-aux-strategies-devitement-scolaire-des-parents-les-colleges-contre-attaquent-278910?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du 31.03.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>&#034;La France p&#233;riph&#233;rique&#034; : une notion critiqu&#233;e par la recherche mais consacr&#233;e par le champ m&#233;diatique (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article34959</link>
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		<dc:date>2026-03-13T09:00:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s territoriales [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Rural (Milieu) [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;sidentielle, Autres &#233;lections [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Concept, D&#233;finition [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>territoire (Concept de) </dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et quartiers [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;50</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi l'image d'une &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; peupl&#233;e d'&#233;lecteurs en col&#232;re ne r&#233;siste pas &#224; l'examen &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteur Aur&#233;lien Delpirou Ma&#238;tre de conf&#233;rences en urbanisme et am&#233;nagement, Universit&#233; Paris-Est Cr&#233;teil Val de Marne (UPEC) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'approche des &#233;lections municipales, la notion de &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; revient comme une &#233;vidence dans le d&#233;bat public. Pourtant, derri&#232;re son succ&#232;s m&#233;diatique, ce cadre d'analyse fait l'objet de critiques solides en sciences sociales. Que nous dit vraiment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s sociales [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot585" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s territoriales [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot308" rel="tag"&gt;Rural (Milieu) [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot595" rel="tag"&gt;Pr&#233;sidentielle, Autres &#233;lections [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot399" rel="tag"&gt;Concept, D&#233;finition [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot871" rel="tag"&gt;territoire (Concept de) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot671" rel="tag"&gt;M&#233;dias et quartiers [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;50&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi l'image d'une &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; peupl&#233;e d'&#233;lecteurs en col&#232;re ne r&#233;siste pas &#224; l'examen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Aur&#233;lien Delpirou&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tre de conf&#233;rences en urbanisme et am&#233;nagement, Universit&#233; Paris-Est Cr&#233;teil Val de Marne (UPEC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; l'approche des &#233;lections municipales, la notion de &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; revient comme une &#233;vidence dans le d&#233;bat public. Pourtant, derri&#232;re son succ&#232;s m&#233;diatique, ce cadre d'analyse fait l'objet de critiques solides en sciences sociales. Que nous dit vraiment la recherche sur les in&#233;galit&#233;s territoriales ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; revient avec une r&#233;gularit&#233; m&#233;canique dans le d&#233;bat public. Popularis&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 2010 &#224; la suite des travaux du g&#233;ographe Christophe Guilluy, elle repose sur une opposition d&#233;sormais bien install&#233;e entre une France des m&#233;tropoles mondialis&#233;es, dynamiques et favoris&#233;es, et une France des campagnes et des villes petites et moyennes pr&#233;sent&#233;e comme rel&#233;gu&#233;e, homog&#232;ne et peupl&#233;e de &#171; gens ordinaires &#187; durablement en col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette grille de lecture, s&#233;duisante par sa lisibilit&#233; et sa force narrative, a largement structur&#233; les discours m&#233;diatiques et politiques sur les in&#233;galit&#233;s territoriales. Pourtant, plus de dix ans de travaux en sciences humaines et sociales ont montr&#233; que cette opposition rend mal compte des dynamiques sociales et spatiales contemporaines. Loin de constituer deux blocs homog&#232;nes, les territoires fran&#231;ais sont travers&#233;s par des in&#233;galit&#233;s multiples, imbriqu&#233;es et &#233;volutives, souvent localis&#233;es &#224; des &#233;chelles fines, au sein m&#234;me des bassins de vie, des communes et parfois des quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux &#233;lections locales, elles portent pr&#233;cis&#233;ment sur des enjeux &#8211; logement, mobilit&#233;s, services &#8211; que la grille m&#233;tropole/p&#233;riph&#233;rie tend &#224; invisibiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une notion critiqu&#233;e par la recherche mais consacr&#233;e par le champ m&#233;diatique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; s'est impos&#233;e comme une &#233;vidence dans le d&#233;bat public, ce n'est pas &#224; l'issue d'une validation scientifique collective. Elle doit plut&#244;t son succ&#232;s &#224; une cons&#233;cration m&#233;diatique progressive, port&#233;e principalement par la presse nationale et les grands m&#233;dias g&#233;n&#233;ralistes de tous bords politiques. Tribunes, entretiens fleuves, essais largement comment&#233;s ont install&#233; cette notion comme une cl&#233; de lecture quasi incontournable, fr&#233;quemment pr&#233;sent&#233;e comme un &#171; diagnostic courageux &#187; rompant avec les prudences suppos&#233;es de chercheurs r&#233;duits &#224; une posture trop technicienne ou d&#233;connect&#233;e du &#171; peuple &#187;. Ainsi, la notion a &#233;t&#233; r&#233;cemment consacr&#233;e par Marianne comme &#171; le concept le plus puissant des vingt derni&#232;res ann&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique a produit un effet paradoxal. Alors m&#234;me que les critiques acad&#233;miques de la &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; se sont multipli&#233;es, de fa&#231;on argument&#233;e et convergente, elles ont rarement trouv&#233; un v&#233;ritable espace de confrontation dans le d&#233;bat m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux qui discutent empiriquement cette th&#232;se sont fr&#233;quemment disqualifi&#233;s d'embl&#233;e. Ils sont assimil&#233;s &#224; un refus de voir le &#171; r&#233;el &#187;, &#224; une posture intellectuelle jug&#233;e abstraite ou &#224; un go&#251;t excessif pour la complexit&#233;. Ce traitement contribue &#224; neutraliser le d&#233;bat contradictoire et &#224; substituer &#224; la discussion scientifique une opposition artificielle entre &#171; lucidit&#233; &#187; et &#171; d&#233;ni &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est d'autant plus probl&#233;matique que la mise en discussion publique constitue un principe fondamental de la production du savoir scientifique. Or, les propositions de confrontation de la &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; avec des r&#233;sultats empiriques contradictoires ou des analyses alternatives ont rarement donn&#233; lieu &#224; de v&#233;ritables &#233;changes, nourris et argument&#233;s, que ce soit dans l'espace m&#233;diatique ou dans des formats accessibles au grand public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce refus persistant de la mise en discussion au profit d'une opposition entre &#171; ceux qui voient &#187; et &#171; ceux qui nient &#187; contribue &#224; figer la notion dans un registre davantage narratif qu'analytique. Il transforme une sp&#233;culation en r&#233;cit stabilis&#233;, prot&#233;g&#233; de la critique par sa rentabilit&#233; m&#233;diatique et politique autant que par sa capacit&#233; &#224; produire des oppositions simples dans un monde social complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette naturalisation m&#233;diatique de la &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; n'est pas sans cons&#233;quences : elle oriente durablement la mani&#232;re dont sont pens&#233;es &#8211; et souvent mal pens&#233;es &#8211; les in&#233;galit&#233;s sociales et les r&#233;ponses publiques qui leur sont apport&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des in&#233;galit&#233;s transversales plut&#244;t que territorialis&#233;es&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les recherches en sciences sociales convergent sur un point central : les in&#233;galit&#233;s ne se distribuent pas selon une ligne de fracture simple opposant m&#233;tropoles &#171; gagnantes &#187; et territoires &#171; perdants &#187;. Les grandes aires urbaines concentrent simultan&#233;ment des niveaux &#233;lev&#233;s de richesse et des proportions importantes de populations pr&#233;caires. Au contraire, de nombreux espaces p&#233;riurbains, ruraux ou de villes petites et moyennes connaissent des trajectoires d&#233;mographiques et &#233;conomiques positives, attirent de nouveaux habitants et d&#233;veloppent de multiples formes d'innovation locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es de l'Insee montrent ainsi que certains territoires ruraux ou villes moyennes (Aurillac, Annecy, par exemple), pr&#233;sentent des niveaux de pauvret&#233; inf&#233;rieurs &#224; ceux de plusieurs m&#233;tropoles attractives (comme Montpellier ou Lille).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, les dynamiques de l'emploi ne se superposent pas &#224; l'opposition entre m&#233;tropoles et hors m&#233;tropoles : certaines zones d'emploi non m&#233;tropolitaines figurent parmi les plus dynamiques du pays, notamment dans l'industrie (vall&#233;es de l'Arve et de la Bresle, Choletais, Vend&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les difficult&#233;s d'acc&#232;s aux services essentiels &#8211; soins, emploi, logement ou mobilit&#233; &#8211; se retrouvent dans des configurations territoriales tr&#232;s diverses. Les &#171; d&#233;serts m&#233;dicaux &#187; concernent aussi bien certains territoires ruraux que des quartiers populaires de grandes agglom&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constats invitent &#224; d&#233;placer le regard : plut&#244;t que de penser les territoires comme des blocs oppos&#233;s, il s'agit d'analyser les m&#233;canismes qui produisent les in&#233;galit&#233;s, ind&#233;pendamment de la seule localisation g&#233;ographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comportements &#233;lectoraux : le mythe des blocs territoriaux&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les recherches en g&#233;ographie &#233;lectorale confirment cette complexit&#233;. Contrairement &#224; l'id&#233;e d'une France politiquement scind&#233;e en deux blocs territoriaux homog&#232;nes, les comportements &#233;lectoraux apparaissent marqu&#233;s par une forte diversit&#233; et une grande instabilit&#233;. Les votes se distribuent dans l'ensemble des types de territoires, sans correspondance m&#233;canique entre lieu de r&#233;sidence et choix politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les variables explicatives du vote &#8211; &#226;ge, dipl&#244;me, trajectoires professionnelles &#8211; p&#232;sent bien davantage que l'opposition entre m&#233;tropole et p&#233;riph&#233;rie. Les m&#233;tropoles ne constituent pas des ensembles politiquement homog&#232;nes, pas plus que les espaces ruraux ou les villes petites et moyennes. En ce sens, la spatialisation excessive du politique tend moins &#224; &#233;clairer les comportements &#233;lectoraux qu'&#224; masquer les recompositions sociales &#224; l'&#339;uvre, en produisant des lectures simplificatrices peu op&#233;rantes pour comprendre les dynamiques locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Montpellier, place de la Com&#233;die&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;tropole dynamique, Montpellier affiche pourtant un niveau de pauvret&#233; plus &#233;lev&#233; que beaucoup de villes moyennes. Kwon Junho/Unsplash, CC BY&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un cadre narratif politiquement efficace mais probl&#233;matique pour l'action publique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; continue de prosp&#233;rer, c'est donc moins en raison de sa robustesse empirique que de son efficacit&#233; discursive. Elle offre une grammaire pr&#234;te &#224; l'emploi, qui permet de parler des in&#233;galit&#233;s sans en analyser finement les m&#233;canismes, de d&#233;signer des responsables sans interroger les structures, et de transformer des situations h&#233;t&#233;rog&#232;nes en un r&#233;cit unifi&#233;, &#233;motionnellement et &#233;lectoralement mobilisateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lecture simplificatrice a des effets directs sur l'action publique. &#192; l'&#233;chelle locale, les enjeux territoriaux ne se r&#233;duisent pas &#224; une opposition entre centres et p&#233;riph&#233;ries. Ils tiennent &#224; la capacit&#233; des collectivit&#233;s &#224; organiser conjointement l'acc&#232;s au logement, aux mobilit&#233;s, aux soins, &#224; l'&#233;ducation, &#224; l'emploi et aux services publics dans des territoires socialement diversifi&#233;s. L'efficacit&#233; des politiques locales d&#233;pend ainsi moins de cat&#233;gories spatiales globales que de la prise en compte des interd&#233;pendances territoriales et de la coordination entre acteurs, &#224; diff&#233;rentes &#233;chelles d'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans des territoires ruraux fortement industrialis&#233;s, la localisation de logements &#224; bas co&#251;t sans articulation avec les bassins d'emploi et les r&#233;seaux de transport a renforc&#233; la d&#233;pendance automobile, notamment pour les salari&#233;s aux horaires atypiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, en Vend&#233;e, les fusions de communes &#8211; comme celles observ&#233;es autour de La Roche-sur-Yon ou dans le bocage vend&#233;en &#8211; ont permis de mutualiser services publics, &#233;quipements et ing&#233;nierie territoriale, tout en gagnant en capacit&#233; de planification et de projet. Ici, la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s passe par une gouvernance locale renouvel&#233;e, capable de penser conjointement logement, services et mobilit&#233;s, au-del&#224; des cat&#233;gories spatiales h&#233;rit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tels exemples invitent &#224; d&#233;placer le regard : des territoires con&#231;us comme des blocs vers l'analyse fine des usages, des mobilit&#233;s et des trajectoires sociales, condition indispensable pour &#171; faire tenir ensemble &#187; des populations h&#233;t&#233;rog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi il devient urgent de tourner la page&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si la critique scientifique de la notion de &#171; France p&#233;riph&#233;rique &#187; est d&#233;sormais bien &#233;tablie, la persistance de cette derni&#232;re dans le d&#233;bat public tient aux conditions de sa diffusion m&#233;diatique et politique. &#192; l'approche des &#233;lections municipales, l'enjeu n'est pas de prolonger une controverse th&#233;orique, mais de sortir d'un cadre de pens&#233;e peu op&#233;rant pour l'action publique locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renoncer &#224; ce r&#233;cit ne revient pas &#224; nier les in&#233;galit&#233;s territoriales. C'est, au contraire, se donner les moyens de les analyser dans leur complexit&#233; r&#233;elle et d'y r&#233;pondre par des politiques publiques plus cibl&#233;es, plus justes et plus efficaces. La prise en compte de cette complexit&#233; n'est pas un luxe intellectuel : elle constitue une condition essentielle &#224; la fois pour penser des configurations sociales et spatiales diff&#233;renci&#233;es et nourrir une action publique d&#233;mocratique &#224; la hauteur des r&#233;alit&#233;s territoriales contemporaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/pourquoi-limage-dune-france-peripherique-peuplee-delecteurs-en-colere-ne-resiste-pas-a-lexamen-274891?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.fr&lt;/i&gt; du 11.03.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Illectronisme : les difficult&#233;s des jeunes face au num&#233;rique sont li&#233;es aussi au niveau d'&#233;ducation et au niveau socio-&#233;conomique (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article34769</link>
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		<dc:date>2026-01-30T07:56:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Illectronisme (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique et IA [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;br&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Chercheur [G&#233;n.] (Positions) (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>IPS [G&#233;n.]</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Illectronisme : les difficult&#233;s des jeunes face au num&#233;rique La vitesse &#224; laquelle le num&#233;rique &#233;volue soul&#232;ve des questions &#233;thiques. Mais disposons-nous des connaissances n&#233;cessaires pour les affronter ? Une partie non n&#233;gligeable de la population, parmi laquelle un certain nombre de jeunes, se trouverait en situation d'illectronisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteurs Jimmy Bordarie Docteur, Maitre de conf&#233;rences, Universit&#233; de Tours &lt;br class='autobr' /&gt;
Moins d'un &#233;tudiant sur deux disposerait des comp&#233;tences num&#233;riques attendues (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot870" rel="tag"&gt;Illectronisme (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot667" rel="tag"&gt;Num&#233;rique et IA [G&#233;n.] (gr 4)/&lt;br&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot547" rel="tag"&gt;Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Chercheur [G&#233;n.] (Positions) (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot875" rel="tag"&gt;IPS [G&#233;n.]&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Illectronisme : les difficult&#233;s des jeunes face au num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La vitesse &#224; laquelle le num&#233;rique &#233;volue soul&#232;ve des questions &#233;thiques. Mais disposons-nous des connaissances n&#233;cessaires pour les affronter ? Une partie non n&#233;gligeable de la population, parmi laquelle un certain nombre de jeunes, se trouverait en situation d'illectronisme.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jimmy Bordarie&lt;br class='autobr' /&gt;
Docteur, Maitre de conf&#233;rences, Universit&#233; de Tours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins d'un &#233;tudiant sur deux disposerait des comp&#233;tences num&#233;riques attendues en fin de licence, selon une &#233;tude de l'Observatoire Pix, relay&#233;e fin 2025 par diff&#233;rents m&#233;dias nationaux. Ces r&#233;sultats mettent en avant ce qu'on peut appeler l'illectronisme chez les jeunes, loin du clich&#233; des digital natives souvent associ&#233; &#224; cette g&#233;n&#233;ration n&#233;e &#224; l'&#232;re des r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Form&#233; par la contraction d'illettrisme et d'&#233;lectronique, l'illectronisme &#8211; certains auteurs parlent d'e-lettrisme &#8211; fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;tat d'une personne qui ne maitrise pas les comp&#233;tences n&#233;cessaires &#224; l'utilisation et &#224; la cr&#233;ation des ressources num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; lire aussi : &#171; L'envers des mots &#187; : Illectronisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'Insee, cela correspond &#224; la situation dans laquelle une personne n'a pas utilis&#233; Internet dans les trois derniers mois, soit par incapacit&#233;, soit pour des raisons mat&#233;rielles ou ne poss&#232;de pas les comp&#233;tences num&#233;riques de base. L'illectronisme est parfois &#233;voqu&#233; comme relevant de la fracture num&#233;rique informationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'illectronisme : rep&#233;rage et pr&#233;valence&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;valuer le niveau de connaissances dont on dispose sur le plan num&#233;rique, il faut consid&#233;rer cinq domaines de comp&#233;tences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la recherche d'information en ligne (sur des produits, services ou la v&#233;rification des sources, etc.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la communication &#233;lectronique (envoyer ou recevoir des e-mails, etc.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'usage de logiciels (traitement de texte, etc.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la protection de la vie priv&#233;e en ligne (refuser les cookies, restreindre l'acc&#232;s &#224; sa position g&#233;ographique, etc.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la r&#233;solution de probl&#232;mes sur Internet (acc&#233;der &#224; son compte bancaire par Internet, suivre des cours en ligne, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines personnes ma&#238;trisent une partie d'entre eux, d'autres n'en ma&#238;trisent aucun. Pour rep&#233;rer l'illectronisme, il faut diff&#233;rencier l'illectronisme total et l'illectronisme partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce site est prot&#233;g&#233; par reCAPTCHA et la Google politique de confidentialit&#233; et les conditions de service s'appliquent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'Insee, l'illectronisme total concerne environ 15,4 % des Fran&#231;ais de plus de 15 ans, ce qui correspond &#224; environ 8 millions de personnes. Cela concerne soit celles qui n'ont pas utilis&#233; Internet dans les trois derniers mois (90,3 % des 8 millions), soit celles qui n'ont pas les comp&#233;tences num&#233;riques de base &#8211; c'est-&#224;-dire qu'elles obtiennent 0/2 dans au moins 4 des 5 domaines de comp&#233;tences (10,7 % des 8 millions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'illectronisme partiel correspond aux personnes qui n'ont pas certaines comp&#233;tences de base, ce qui concerne environ 30 % des personnes de plus de 15 ans. Notons par ailleurs que 20,5 % des internautes en g&#233;n&#233;ral n'ont pas la comp&#233;tence de base de protection de la vie priv&#233;e, alors m&#234;me que cette comp&#233;tence concerne tout le monde, et ce dans une p&#233;riode o&#249; toute information est susceptible d'&#234;tre monnay&#233;e, utilis&#233;e, voire d&#233;tourn&#233;e (&#171; fake news &#187;, deepfakes, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge, un facteur cl&#233; dans l'usage des technologies ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Des facteurs sociod&#233;mographiques existent, &#224; commencer par l'&#226;ge. Les personnes les plus &#226;g&#233;es sont les plus touch&#233;es par l'illectronisme total (60 % des plus de 75 ans, contre 2 % des 15-24 ans). Pour autant, 19 % des 15-24 ans ont des comp&#233;tences faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres variables ont une influence importante. &lt;strong&gt;Le niveau d'&#233;ducation&lt;/strong&gt; par exemple peut &#234;tre d&#233;terminant : les personnes sans dipl&#244;me ou titulaires d'un certificat d'&#233;tudes primaires ont 7 fois plus de risque d'&#234;tre en situation d'illectronisme qu'une personne ayant un niveau bac+3 ou plus. &lt;strong&gt;Le niveau socio-&#233;conomique&lt;/strong&gt; &#233;galement : les personnes vivant dans un foyer parmi les 20 % plus modestes ont 6,6 fois plus de risque d'&#234;tre touch&#233;es par l'illectronisme qu'une personne vivant dans un m&#233;nage parmi les 20 % plus ais&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Illectronisme, cette in&#233;galit&#233; face au num&#233;rique &#187; (C dans l'air, avril 2023).&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque l'on s'int&#233;resse en particulier aux 15-24 ans, des donn&#233;es viennent relativiser le mythe du jeune qui ma&#238;triserait le num&#233;rique. Si les jeunes n'ont jamais &#233;t&#233; aussi connect&#233;s, le barom&#232;tre de l'Observatoire Pix appelle &#224; la vigilance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e &#224; l'universit&#233;, 40 % des &#233;tudiants sont en de&#231;&#224; du niveau attendu, et en sortie de licence, 52 % des &#233;tudiants ne ma&#238;trisent pas les usages num&#233;riques n&#233;cessaires &#224; leur poursuite d'&#233;tudes ou &#224; leur insertion sur le march&#233; du travail. Parmi les comp&#233;tences soulevant des difficult&#233;s : v&#233;rifier la fiabilit&#233; d'une information en ligne ou conna&#238;tre ses droits en mati&#232;re de protection des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels freins &#224; l'acquisition des comp&#233;tences num&#233;riques ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux freins, notamment psychologiques, pourraient expliquer ces constats. Sur le plan individuel, le fait de (ne pas) se sentir capable (Bandura parle de sentiment d'auto-efficacit&#233;) est un d&#233;terminant majeur. Cela influence la motivation &#224; utiliser les outils num&#233;riques et la performance lors de leur usage et, plus globalement, la motivation scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'anxi&#233;t&#233; vis-&#224;-vis du num&#233;rique et le technostress (concept relatif au stress induit par le num&#233;rique) influencent &#233;galement le rapport au num&#233;rique des adolescents, notamment en fonction du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan collectif, les repr&#233;sentations et les st&#233;r&#233;otypes peuvent conduire &#224; une stigmatisation de certains jeunes dits offline (utilisant pas ou peu les outils num&#233;riques). Ils peuvent g&#233;n&#233;rer une menace du st&#233;r&#233;otype (c'est-&#224;-dire une alt&#233;ration des performances lorsque l'on est victime d'un st&#233;r&#233;otype en situation d'&#233;valuation ou de jugement), influen&#231;ant notamment les trajectoires en &#233;tudes d'informatique en fonction du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des enjeux juridiques et environnementaux &#224; comprendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma&#238;triser les outils num&#233;riques, c'est aussi avoir conscience et connaissance des enjeux juridiques et environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan juridique, c'est comprendre par exemple les r&#233;glementations europ&#233;ennes ou les r&#232;gles relatives au droit &#224; la vie priv&#233;e, au partage des informations en ligne et &#224; la d&#233;sinformation, au cyberharc&#232;lement, au t&#233;l&#233;travail ou encore au droit &#224; la d&#233;connexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan environnemental, c'est savoir que le num&#233;rique repr&#233;sente 4,4 % de l'empreinte carbone de la France, 11,3 % de la consommation &#233;lectrique en 2022, avec une pr&#233;vision, en l'&#233;tat, d'une augmentation de 80 % &#224; l'horizon 2050 selon l'ADEME ; que la consommation d'&#233;nergie des data centers a augment&#233; de 11 % en un an, et leur consommation d'eau pour le refroidissement des circuits a augment&#233; de 19 % entre 2022 et 2023. Notons par ailleurs que ces donn&#233;es sont ant&#233;rieures &#224; la d&#233;mocratisation de l'usage des intelligences artificielles g&#233;n&#233;ratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vitesse &#224; laquelle le num&#233;rique &#233;volue (le d&#233;veloppement des intelligences artificielles g&#233;n&#233;ratives en &#233;tant une manifestation) soul&#232;ve des questions &#233;thiques. Nous avons tent&#233; de r&#233;pondre &#224; certaines d'entre elles dans le Bon Usage du num&#233;rique. Comment s'en servir, pour soi et pour les autres (Ellipses, 2025). Il s'agit d&#233;sormais pour chacun et chacune d'entre nous de prendre conscience de tous ces enjeux, de d&#233;velopper une litt&#233;ratie num&#233;rique, autrement dit de nous &#233;duquer aux m&#233;dias et au num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si vous souhaitez faire un bilan de vos propres comp&#233;tences, vous pouvez vous tester &#224; l'aide de l'outil mis &#224; disposition par Pix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/illectronisme-les-difficultes-des-jeunes-face-au-numerique-273606?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du27.01.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'&#233;volution des politiques d'insertion des jeunes depuis plusieurs d&#233;cennies (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article34717</link>
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		<dc:date>2026-01-12T09:28:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>Historique de... (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Pilot. national [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>ETUDE (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Ouvrage (gr 2)/</dc:subject>
		<dc:subject>Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ </dc:subject>
		<dc:subject>SNU, Service civique [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apprentissage, service civique, stages&#8230; Les politiques d'insertion des jeunes, entre promesses d'embauche et faux espoirs &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteur Florence Ihaddadene Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en sciences de l'&#233;ducation et sociologie, Universit&#233; de Picardie Jules Verne &lt;br class='autobr' /&gt;
Du stage au service civique, en passant par l'apprentissage, les dispositifs visant &#224; favoriser l'insertion des jeunes se sont multipli&#233;s ces derni&#232;res d&#233;cennies. Au-del&#224; de leur diversit&#233;, tous reposent sur une politique de l'espoir qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot539" rel="tag"&gt;Insertion professionnelle [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot547" rel="tag"&gt;Jeunes [G&#233;n.] (gr. 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot270" rel="tag"&gt;Historique de... (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot290" rel="tag"&gt;Pilot. national [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot219" rel="tag"&gt;ETUDE (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot249" rel="tag"&gt;Ouvrage (gr 2)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot332" rel="tag"&gt;Enseign. professionnel et Apprentissage [G&#233;n.] (gr 5)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot438" rel="tag"&gt;SNU, Service civique [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprentissage, service civique, stages&#8230; Les politiques d'insertion des jeunes, entre promesses d'embauche et faux espoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Florence Ihaddadene&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en sciences de l'&#233;ducation et sociologie, Universit&#233; de Picardie Jules Verne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Du stage au service civique, en passant par l'apprentissage, les dispositifs visant &#224; favoriser l'insertion des jeunes se sont multipli&#233;s ces derni&#232;res d&#233;cennies. Au-del&#224; de leur diversit&#233;, tous reposent sur une politique de l'espoir qui cache des d&#233;rogations au droit du travail et d'importantes in&#233;galit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenu au c&#339;ur de l'actualit&#233; pendant les d&#233;bats sur le budget &#224; l'Assembl&#233;e nationale, le soutien aux entreprises qui recrutent en apprentissage est remis en cause par le gouvernement. Largement financ&#233; par le plan &#171; Un jeune, une solution &#187; qui faisait suite &#224; la crise sanitaire, l'apprentissage a v&#233;cu un &#226;ge d'or depuis 2020, avec un objectif affich&#233; de 1 million d'apprenties et apprentis en 2027 (en 2017, ils &#233;taient 295 000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette voie de formation est alors d&#233;crite comme la voie royale vers l'insertion professionnelle et ses b&#233;n&#233;fices pour les jeunes sont rarement discut&#233;s. Comme d'autres programmes &#224; destination de ce public, il repose surtout sur un espoir, celui de se rendre &#171; employable &#187;, c'est-&#224;-dire conforme aux exigences des employeurs, et de se distinguer dans la course &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expos&#233;e dans l'ouvrage Promesse d'embauche. Comment l'&#201;tat met l'espoir des jeunes au travail (&#233;ditions La Dispute, 2025), l'&#233;tude de ces programmes montre qu'ils g&#233;n&#232;rent, &#224; partir d'une injonction &#224; l'activit&#233; et souvent au travail (quasi) gratuit, d'importantes d&#233;rogations au droit du travail et aux droits sociaux, dont le service civique est embl&#233;matique. L'apprentissage n'&#233;chappe pas &#224; ces logiques en g&#233;n&#233;rant des effets d'aubaine et de s&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] Dans un contexte de concurrence pour l'emploi, chaque programme, m&#234;me de courte dur&#233;e, peut servir &#224; se distinguer. Service civique, stages, apprentissage, b&#233;n&#233;volat, etc. sont autant de cartes &#224; ajouter &#224; son CV pour prouver sa bonne volont&#233; et ses comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ces programmes m&#232;nent rarement directement &#224; un emploi et ils g&#233;n&#232;rent de fait deux effets pervers. D'abord, ils concentrent les financements consacr&#233;s &#224; l'insertion des jeunes dans des dispositifs de courte dur&#233;e plut&#244;t que dans la cr&#233;ation d'emplois durables, entra&#238;nant aussi une tentation pour les employeurs de les renouveler plut&#244;t que d'embaucher. Mais surtout, ils ont en commun de rallonger la p&#233;riode d'insertion, en maintenant les jeunes dans la pr&#233;carit&#233; de cette p&#233;riode mais aussi en augmentant les exigences des employeurs &#224; l'entr&#233;e dans un premier emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/apprentissage-service-civique-stages-les-politiques-dinsertion-des-jeunes-entre-promesses-dembauche-et-faux-espoirs-270585?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du 08.01.26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Scolarit&#233; : le priv&#233; fait-il mieux que le public (The Conversation)</title>
		<link>http://www.ozp.fr/spip.php?article34646</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ozp.fr/spip.php?article34646</guid>
		<dc:date>2025-12-15T10:06:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766">LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025</category>

		<dc:subject>Enseign. priv&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/</dc:subject>
		<dc:subject>Etude. The Conversation (gr 2)/ </dc:subject>
		<dc:subject>Mixit&#233; sociale [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; </dc:subject>
		<dc:subject>GRH. Affectation, Mutation, Instabilit&#233; des &#233;quipes [G&#233;n.] (gr 3)/</dc:subject>
		<dc:subject>Form. initiale et Recrutement [G&#233;n.] (gr 4)/ </dc:subject>
		<dc:subject>IPS [G&#233;n.]</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Scolarit&#233; : Le priv&#233; fait-il mieux que le public ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Auteur L&#233;onard Moulin Ined (Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques) &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir les partenaires de The Conversation France &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque l'on consid&#232;re &#233;valuations nationales et examens, les &#233;coles priv&#233;es affichent non seulement de meilleurs r&#233;sultats que les &#233;coles publiques, mais aussi de meilleurs taux de progression des &#233;l&#232;ves au fil de leur scolarit&#233;. Est-ce le simple reflet de leur composition sociale plus favoris&#233;e ? Ou faut-il y voir un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?rubrique1766" rel="directory"&gt;LA RUBRIQUE UNIQUE &#224; partir de novembre 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot251" rel="tag"&gt;Enseign. priv&#233; [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot589" rel="tag"&gt;Etude. The Conversation (gr 2)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot243" rel="tag"&gt;Mixit&#233; sociale [G&#233;n.] (gr 5)/&lt;br&gt; &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot518" rel="tag"&gt;GRH. Affectation, Mutation, Instabilit&#233; des &#233;quipes [G&#233;n.] (gr 3)/&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot443" rel="tag"&gt;Form. initiale et Recrutement [G&#233;n.] (gr 4)/ &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.ozp.fr/spip.php?mot875" rel="tag"&gt;IPS [G&#233;n.]&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scolarit&#233; : Le priv&#233; fait-il mieux que le public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;onard Moulin&lt;br class='autobr' /&gt;
Ined (Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/fr/partners&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir les partenaires de The Conversation France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on consid&#232;re &#233;valuations nationales et examens, les &#233;coles priv&#233;es affichent non seulement de meilleurs r&#233;sultats que les &#233;coles publiques, mais aussi de meilleurs taux de progression des &#233;l&#232;ves au fil de leur scolarit&#233;. Est-ce le simple reflet de leur composition sociale plus favoris&#233;e ? Ou faut-il y voir un &#171; effet &#187; propre &#224; ces &#233;tablissements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'&#233;cole priv&#233;e occupe aujourd'hui une place singuli&#232;re dans le d&#233;bat &#233;ducatif fran&#231;ais. Elle revient d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement au centre des discussions publiques, souvent au gr&#233; de pol&#233;miques autour des choix scolaires des ministres de l'&#233;ducation nationale eux-m&#234;mes. La s&#233;quence s'est r&#233;p&#233;t&#233;e r&#233;cemment : &#201;douard Geffray, le nouveau ministre, a inscrit ses enfants dans le priv&#233; &#8211; comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs Am&#233;lie Oud&#233;a-Cast&#233;ra, en 2024, et Pap Ndiaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces &#233;pisodes retiennent autant l'attention, c'est qu'ils cristallisent une tension devenue centrale : r&#233;guli&#232;rement cr&#233;dit&#233; de meilleurs r&#233;sultats scolaires que le secteur public, le secteur priv&#233; est largement financ&#233; par des fonds publics tout en &#233;tant autoris&#233; &#224; s&#233;lectionner ses &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rences de recrutement se traduisent par des &#233;carts massifs dans la composition sociale des &#233;tablissements entre public et priv&#233;. C'est ce que montrent les indices de position sociale (IPS) calcul&#233;s par le minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale en consid&#233;rant les cat&#233;gories socio-professionnelles des parents d'&#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les graphiques ci-dessous traduisent ces disparit&#233;s, acad&#233;mie par acad&#233;mie. Prenons l'exemple de Paris : l'IPS moyen des &#233;coles publiques y est d'environ 118, contre 143 dans le priv&#233; sous contrat, soit un &#233;cart d'environ 25 points, l'un des plus &#233;lev&#233;s du pays. Autrement dit, les &#233;coles priv&#233;es parisiennes scolarisent un public en moyenne beaucoup plus favoris&#233; socialement que les &#233;coles publiques. Les distributions montrent &#233;galement que le priv&#233; est concentr&#233; sur le haut de l'&#233;chelle sociale, tandis que le public accueille une population plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne, avec davantage d'&#233;l&#232;ves issus de milieux modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Graphiques]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distribution de l'IPS des &#233;coles publiques et priv&#233;es par acad&#233;mie. Minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale &#8212; DEPP, IPS des &#233;coles primaires, calculs de l'auteur. Note : Les graphiques pr&#233;sentent, pour chaque acad&#233;mie, la distribution de l'IPS des &#233;coles primaires publiques et priv&#233;es sous contrat. Les lignes verticales en pointill&#233; indiquent les moyennes d'IPS par secteur., CC BY-NC-ND&lt;br class='autobr' /&gt;
Les meilleurs r&#233;sultats des &#233;coles priv&#233;es aux &#233;valuations nationales et aux examens viennent-ils r&#233;ellement d'un &#171; effet &#187; propre au priv&#233; ou refl&#232;tent-ils avant tout la composition sociale plus favoris&#233;e de ses &#233;l&#232;ves ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;sultats scolaires plus &#233;lev&#233;s dans le priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les comparaisons internationales offrent un premier &#233;clairage. Les &#233;valuations PISA, men&#233;es aupr&#232;s d'&#233;l&#232;ves de 15 ans, rappellent combien la France demeure l'un des pays o&#249; les r&#233;sultats scolaires d&#233;pendent le plus du milieu social : pr&#232;s d'un cinqui&#232;me des performances s'explique par l'origine sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les &#233;tablissements priv&#233;s &#8211; qui accueillent un public en moyenne plus favoris&#233; &#8211; obtiennent logiquement de meilleurs scores bruts. Mais il s'agit d'une photographie instantan&#233;e, qui ne dit rien de la mani&#232;re dont les &#233;l&#232;ves progressent dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on cesse de regarder uniquement les performances &#224; un instant donn&#233; pour suivre les &#233;l&#232;ves au fil de leur scolarit&#233;, un autre constat appara&#238;t. Du d&#233;but &#224; la fin du coll&#232;ge, les &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s dans un &#233;tablissement priv&#233; progressent plus que ceux du public, &#224; milieu social comparable. Cette diff&#233;rence appara&#238;t &#224; la fois dans les &#233;valuations de sixi&#232;me et dans les notes finales du brevet : en moyenne, les trajectoires scolaires s'am&#233;liorent plus nettement dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on consid&#232;re les &#233;preuves terminales du brevet, dans les graphiques qui suivent, il appara&#238;t que, dans chaque mati&#232;re, les &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s dans le priv&#233; sous contrat obtiennent en moyenne des notes plus &#233;lev&#233;es que ceux du public. Les distributions montrent &#233;galement que les r&#233;sultats des &#233;l&#232;ves du public sont plus dispers&#233;s, avec davantage d'&#233;l&#232;ves dans la partie basse de la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;carts de performance au brevet entre coll&#232;ges publics et priv&#233;s. Panel d'&#233;l&#232;ves 2007 du minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale (Panel 2007), calculs de l'auteur. Note : Les graphiques repr&#233;sentent les notes obtenues aux &#233;preuves terminales du brevet (math&#233;matiques, fran&#231;ais, histoire-g&#233;ographie) pour les &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s en coll&#232;ge public ou priv&#233; sous contrat. Lecture : Les bo&#238;tes repr&#233;sentent l'intervalle interquartile (50 % des &#233;l&#232;ves) ; la ligne centrale indique la m&#233;diane. Les losanges noirs correspondent &#224; la moyenne des notes obtenues aux &#233;preuves terminales du brevet (math&#233;matiques, fran&#231;ais, histoire-g&#233;ographie)., CC BY-NC-ND&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En examinant ces parcours de mani&#232;re plus fine, un &#233;l&#233;ment suppl&#233;mentaire &#233;merge : ces &#233;carts ne sont pas uniformes selon le niveau initial. Une &#233;tude r&#233;cente montre que l'avantage observ&#233; en fin de troisi&#232;me est plus marqu&#233; pour les &#233;l&#232;ves initialement les plus faibles, en particulier en math&#233;matiques. Autrement dit, les diff&#233;rences entre public et priv&#233; tiennent &#224; la fois aux acquis de d&#233;part, mais aussi &#224; la mani&#232;re dont les &#233;l&#232;ves progressent au cours du coll&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des progr&#232;s plus marqu&#233;s au fil de la scolarit&#233; dans le priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un travail conduit par le service statistique du minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale aboutit &#224; un r&#233;sultat tr&#232;s proche. En suivant une cohorte d'&#233;l&#232;ves du CP au d&#233;but du lyc&#233;e, ses auteurs montrent que, &#224; contexte familial et scolaire comparable, la progression en fran&#231;ais et en math&#233;matiques au coll&#232;ge &#8211; et surtout en math&#233;matiques &#8211; est plus &#233;lev&#233;e dans le priv&#233; que dans le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rences de progression ne peuvent pas s'expliquer par certains facteurs souvent avanc&#233;s dans le d&#233;bat public. Les chiffres sont sans ambigu&#239;t&#233; : les classes du priv&#233; comptent en moyenne 27,2 &#233;l&#232;ves, contre 24,7 dans le public ; le nombre d'&#233;l&#232;ves par enseignant y est plus &#233;lev&#233; (14,6 contre 12,8) ; et le priv&#233; n'emploie pas davantage d'enseignants agr&#233;g&#233;s (4,5 % contre 13,4 % dans le public). Rien, dans ces indicateurs d'encadrement, ne sugg&#232;re donc des conditions plus favorables dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explications doivent &#234;tre cherch&#233;es ailleurs. Deux pistes se d&#233;gagent. D'abord, la composition sociale : les &#233;tablissements priv&#233;s accueillent un public plus favoris&#233;, ce qui peut m&#233;caniquement tirer les r&#233;sultats vers le haut et permettre d'enseigner &#224; des niveaux plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le libre recrutement des enseignants, qui permet de constituer des &#233;quipes p&#233;dagogiques plus coh&#233;rentes et plus stables, potentiellement mieux align&#233;es sur un projet &#233;ducatif commun &#8211; un cadre qui peut l&#224; aussi soutenir un niveau d'exigence plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une composition sociale qui n'explique pas tout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois pos&#233;s ces constats, une question centrale demeure : dans quelle mesure les &#233;carts public/priv&#233; s'expliquent-ils simplement par la composition sociale beaucoup plus favoris&#233;e des &#233;tablissements priv&#233;s ? Lorsqu'on compare des &#233;l&#232;ves de m&#234;me origine sociale, et que l'on tient compte non seulement de leurs caract&#233;ristiques individuelles, mais aussi de la composition sociale des &#233;tablissements et des classes dans lesquels ils sont scolaris&#233;s, l'avantage du priv&#233; sur le public ne diminue que tr&#232;s l&#233;g&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, seulement 15 &#224; 23 % de l'avantage initial s'efface. Autrement dit, la composition sociale explique bien une partie de la diff&#233;rence&#8230; mais certainement pas tout. D'autres facteurs sont donc en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude r&#233;v&#232;le un point essentiel : la composition sociale n'agit pas de la m&#234;me mani&#232;re selon l'origine des &#233;l&#232;ves. Pour les &#233;l&#232;ves issus de milieux favoris&#233;s, l'avantage apparent du priv&#233; tient surtout au fait qu'ils sont scolaris&#233;s dans des coll&#232;ges o&#249; la part d'&#233;l&#232;ves ais&#233;s est nettement plus &#233;lev&#233;e que dans le public. Une fois que l'on compare des &#233;l&#232;ves favoris&#233;s inscrits dans des &#233;tablissements au profil social similaire dans les deux secteurs, l'&#233;cart de performances entre public et priv&#233; devient quasi nul. Rien n'indique, en revanche, que ces &#233;l&#232;ves tirent leurs meilleures performances de sp&#233;cificit&#233;s p&#233;dagogiques propres au priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, pour les &#233;l&#232;ves issus de milieux modestes, la situation est tout autre : l'avantage du priv&#233; demeure nettement perceptible, m&#234;me apr&#232;s avoir neutralis&#233; les effets du milieu social et de l'environnement scolaire. Ce sont finalement ces &#233;l&#232;ves, pourtant tr&#232;s minoritaires dans le priv&#233;, qui tirent le plus de b&#233;n&#233;fices de la scolarisation dans le priv&#233; en termes de r&#233;sultats scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interroger l'&#233;quit&#233; du syst&#232;me scolaire&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
S'ajoute une interrogation li&#233;e au fonctionnement m&#234;me des &#233;tablissements : si la composition sociale n'explique qu'une part modeste des &#233;carts observ&#233;s, o&#249; chercher les leviers restants ? Une piste souvent avanc&#233;e concerne le mode de recrutement des enseignants, plus flexible dans le priv&#233; : dans le public, les enseignants sont affect&#233;s par l'administration, tandis que dans le priv&#233; sous contrat ce sont les chefs d'&#233;tablissement qui recrutent directement les enseignants, ce qui leur laisse davantage de marge pour composer leurs &#233;quipes p&#233;dagogiques autour du projet d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'interdit d'examiner ce que certaines pratiques propres au priv&#233; &#8211; par exemple le recrutement plus libre des enseignants par le chef d'&#233;tablissement &#8211; pourraient inspirer au secteur public, comme l'exp&#233;rimentation r&#233;cente men&#233;e dans le cadre du plan &#171; Marseille en grand &#187;. Ce type de dispositif reste encore peu document&#233; par la recherche et constitue un terrain privil&#233;gi&#233; pour de futurs travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, peut-on consid&#233;rer comme durable un syst&#232;me o&#249; l'argent public soutiendrait, de fait, une organisation qui contribue &#224; renforcer la s&#233;gr&#233;gation scolaire ? La question m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e, ne serait-ce qu'au regard des principes m&#234;mes inscrits dans le Code de l'&#233;ducation, selon lesquels &#171; le service public de l'&#233;ducation [&#8230;] contribue &#224; l'&#233;galit&#233; des chances et &#224; lutter contre les in&#233;galit&#233;s sociales et territoriales en mati&#232;re de r&#233;ussite scolaire et &#233;ducative &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est d&#233;sormais de documenter pr&#233;cis&#233;ment les m&#233;canismes &#224; l'&#339;uvre, afin d'identifier quels leviers d'organisation scolaire pourraient, &#224; terme, &#234;tre mobilis&#233;s au service d'une plus grande &#233;quit&#233; du syst&#232;me &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/scolarite-le-prive-fait-il-mieux-que-le-public-270855&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait de &lt;i&gt;theconversation.com&lt;/i&gt; du 13.12.25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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