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Le professeur Hubert Montagner prend vivement parti contre la semaine de quatre jours et l’aide personnalisée à l’école primaire pour les élèves de ZEP en échec scolaire

15 mai 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de mediapart.fr le 13.05.09

(...) A 16 heures, les enfants en difficulté sont épuisés, enfermés dans leurs peurs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses ... surtout lorsqu’ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est en souffrance. Ils le sont déjà au début de l’après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l’observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP.

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2 Messages de forum

  • Le professeur Montagner a sûrement raison de dénoncer la charge insupportable que représente pour des enfants l’instauration de la semaine de quatre jours et celle de l’aide personnalisée pour les élèves en échec, même si cette mesure a recueilli l’assentiment de la majorité des parents... et des enseignants.

    Mais le droit à la désobéissance pour les fonctionnaires chargés d’appliquer la politique d’un gouvernement régulièrement élu, s’il était invoqué abusivement (exception faite de cas graves d’atteintes aux droits fondamentaux), pose la question de l’autorité de l’Etat et de la déontologie du service public dans un Etat de droit.

    En ces temps de libéralisme et d’attaques répétées (et plus encore avant la crise financière) contre le rôle de l’Etat, porter de fait atteinte à l’autorité de celui-ci par des refus d’obéissance, fussent-ils motivés par la défense de bonnes causes, ne risque-t-il pas assez vite de pénaliser en priorité (comme cela se passe bien souvent) ceux que l’Etat justement a la charge de défendre contre les intérêts privés et particuliers de toutes sortes, c’est-à-dire les populations les plus démunies ?

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    • J’aimerais discuter avec « NG » : je lui dirais qu’heureusement des fonctionnaires ne suivent pas strictement les directives ! C’est ainsi qu’évolue le système, bien plus et bien mieux que les décisions prises dans le VIIème arrondissement de Paris.

      D’ailleurs, ces fonctionnaires peuvent être soutenus, sans le dire, par leur hiérarchie.

      J’ajouterais à NG que les fonctionnaires ont d’abord à être présents, à être à l’heure, à respecter leurs élèves, les parents de ces élèves, leurs collègues, l’IEN, le principal ou le proviseur, à se former tout au long de sa carrière, à travailler en équipe et, au-dessus de tout, à croire aux capacités de leurs élèves et faire tout ce qui convient pour les enseigner. Cela acquis, la réglementation rectorale ou ministérielle doit être prise pour ce qu’elle est : la traduction d’une politique qui cherche ou ne cherche pas à favoriser les élèves et leurs familles. Si ce n’est pas le cas, alors il y a tension et il y a parfois dépassement nécessaire de ce qui est soit disant obligatoire.

      Evidemment, les fonctionnaires qui n’ont pas la conscience professionnelle se traduisant par ce qui est dit plus haut, n’ont pas le droit moral de déroger aux règles prescrites.

      Ces propos ne sont nullement "révolutionnaires" : ils sont simplement le constat de la marche du monde. L’obéissance la freine.

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