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15/12 - Dans la ZEP d’Aubervilliers (Le Parisien)

16 décembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Parisien » du 15.12.04 : dans la ZEP d’Aubervilliers (93)

A Aubervilliers et Villepinte, la grogne monte dans les lycées.

Premiers soubresauts d’une fronde qui commence à gagner du terrain dans les établissements scolaires du département, deux lycées ont vécu hier une première grève, un « coup d’alerte » sur le dossier des aides-éducateurs et des emplois jeunes, supprimés dès la fin de l’année. La rentrée de janvier pourrait s’avérer « chaude », notamment dans les lycées où les profs craignent la suppression pure et simple de nombreux postes d’assistants pédagogiques.

Hier matin, c’est du lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud d’Aubervilliers, classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP) qu’est partie la grogne la plus sévère. Une trentaine des 198 enseignants y ont voté la grève pour protester contre la suppression annoncée de deux postes d’aides-éducateurs. « Nous sommes un lycée difficile de plus de 700 élèves, dont 70 % sont boursiers et, malgré les moyens octroyés par le classement en ZEP, la fin des emplois jeunes nous enlève trois aides-éducateurs. Ce sont des gens indispensables au fonctionnement, à l’équilibre du lycée », explique une enseignante de langues. « En échange, le rectorat ne nous promet qu’un seul poste d’assistant d’éducation ! » Dès hier matin, les profs se sont rendus au rectorat de Créteil en demandant à être reçus. En vain.

Toutefois, une « proposition de poste supplémentaire » d’ici le mois de mai a été annoncée par le rectorat. Les enseignants ont décidé de tenir une nouvelle assemblée générale jeudi matin. Hier, une autre grève démarrait au lycée professionnel Georges-Brassens de Villepinte, dont les enseignants ont décidé de débrayer contre la non-reconduction des contrats de trois enseignantes vacataires. Eux aussi devaient se rendre hier après-midi au rectorat et prévoient « de nouvelles actions » dès la fin des vacances de Noël.
ES.

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