> LA RUBRIQUE UNIQUE à partir de novembre 2025
> Le début de carrière des enseignants du second degré public : une baisse des (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
NOTE D’INFORMATION DEPP
.n° 26.37 – Août 2026.
Le début de carrière des enseignants du second degré public : une baisse des affectations dans les collèges REP+
En début de carrière, les enseignants du second degré public occupent des postes aux caractéristiques spécifiques. Ils sont plus souvent affectés en zone de remplacement ou en service partagé sur plusieurs établissements que les fonctionnaires expérimentés.
Ils exercent également davantage en éducation prioritaire, en particulier dans les collèges REP.
Les enseignants débutants affectés dans les collèges REP+ sont moins nombreux depuis le doublement de la prime REP+.
La carrière des fonctionnaires débute plus fréquemment dans certaines académies : 46 % de ceux ayant un an d’ancienneté exercent dans les académies de Créteil et Versailles, contre moins de 10 % de ceux comptant plus de trente ans d’ancienneté.
Parmi les nouveaux fonctionnaires, les stagiaires se distinguent par des profils d’affectations plus proches de ceux des enseignants expérimentés
Extrait de education.gouv.fr du 25.08.26
EXTRAITS
[...] Depuis 2018, baisse de la part des nouveaux fonctionnaires affectés dans un collège REP+
La proportion de nouveaux fonctionnaires exerçant dans un collège REP+ a diminué progressivement depuis 2018, passant de 7 % des effectifs à 5 % en 2024 (- 2 points) (voir figure 6 en ligne). Cette baisse est encore
plus marquée hors stagiaires : de 9 % en 2018 à 6 % en 2024 (- 3 points). En effet, les stagiaires, qui représentent 21 % des nouveaux fonctionnaires en 2024, sont rarement affectés en REP+ : 1 % chaque année. Au cours de la même période, la part des contractuels en CDD exerçant en REP+ a également reculé (- 2 points). À l’inverse, celle des fonctionnaires expérimentés a légèrement augmenté (+ 1 point). Ces évolutions coïncident avec le doublement progressif de la prime REP+ entre 2017 et 2019, qui a pu inciter les
enseignants fonctionnaires à se maintenir dans ces établissements ou à y demander leur affectation (voir bibliographie en ligne).
Les variations sont en revanche beaucoup plus limitées en REP, où la prime est restée stable.
[...] Plus de nouveaux fonctionnaires dans les établissements hors EP de banlieue parisienne que dans les collèges d’éducation prioritaire ailleurs
Les nouveaux fonctionnaires représentent une part importante des enseignants des établissements hors éducation prioritaire des académies de banlieue parisienne.
Ils sont 17 % affectés en établissement hors éducation prioritaire dans l’académie de Versailles et 19 % dans celle de Créteil, contre 7 % dans le reste de la France hors éducation prioritaire æ figure 4.
Ces proportions sont supérieures à celle des nouveaux fonctionnaires parmi les enseignants dans les collèges REP ou REP+ ailleurs (10 % et 9 %). Les établissements de zones ordinaires de banlieue parisienne ont plus de nouveaux fonctionnaires que les collèges d’éducation prioritaire du reste de la France malgré une surreprésentation des nouveaux fonctionnaires en éducation
[...] Plus les enseignants ont de l’ancienneté plus ils exercent dans des établissements favorisés
L’indice de position sociale des établissements dans lesquels exercent les enseignants du second degré public augmente progressivement avec l’ancienneté après la titularisation (voir figure 10 en ligne). Ainsi, les
enseignants ayant un an d’ancienneté sont affectés dans des établissements dont l’indice moyen est de 95, contre 110 pour les enseignants comptant quarante ans d’ancienneté. Les stagiaires, quant à eux, sont affectés dans des établissements dont l’indice est proche de celui des enseignants en milieu de carrière. À l’inverse, la part des enseignants titularisés exerçant en éducation prioritaire baisse avec l’ancienneté. Dans le détail, la part de fonctionnaires affectés dans un collège REP est stable autour de 4 % pendant les cinq premières années de carrière avant de baisser progressivement : après dix ans de carrière 11 % des fonctionnaires enseignent dans un collège REP, 7 % après vingt ans, et 3 % en fin de carrière.
S’agissant des REP+, 5 % des enseignants ayant un an d’ancienneté y exercent.
Cette proportion augmente ensuite jusqu’à un plateau à 8 % entre six et dix ans d’ancienneté, avant de diminuer graduellement.
Les enseignants comptant plus de trente ans d’ancienneté sont très rarement affectés en REP+. Le doublement de la prime REP+ entre 2017 et 2019 a pu contribuer à attirer et à retenir plus longtemps les enseignants dans ces établissements, comparativement aux REP. [...]