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- Le niveau de vie moyen des 10 % les plus pauvres n’a pas évolué - La rentrée scolaire est une angoisse financière pour 7 parents sur 10

5 août

Analyse
Riches, pauvres et classes moyennes : comment évoluent les revenus en France ?

En vingt ans, les 10 % les plus aisés se sont nettement enrichis. Les revenus des classes moyennes ont moins progressé. Ceux des 10 % les plus pauvres ont stagné.

Comment évolue le niveau de vie en bas, en haut et au milieu de l’échelle des revenus ? Les vingt dernières années [1] ont été très bénéfiques pour les plus riches, tandis que le niveau de vie des plus pauvres a stagné. Mais ces évolutions n’ont pas été linéaires.

Depuis le milieu des années 1990, le niveau de vie des classes moyennes (apprécié ici par le niveau de vie médian [2]) a augmenté de 16 % une fois la hausse des prix déduite, pour dépasser 2 200 euros par mois pour une personne seule, selon les données de l’Insee. Cela représente 300 euros mensuels de plus qu’en 2004 et 3 600 euros annuels. Contrairement à un discours très médiatisé, il n’y a donc pas d’appauvrissement des classes moyennes. Mais il est vrai que la période 2008-2018 a été marquée par un long palier.

Le niveau de vie moyen des 10 % les plus pauvres n’a quasiment pas évolué en 20 ans. Ils gagnaient 850 euros par mois en 2004, ils touchent 830 euros en 2024. Cette longue période de stagnation au bas de l’échelle des revenus contraste avec les années décennies précédentes. Elle nourrit le sentiment au sein des classes modestes d’être écartées du progrès.

Les 10 % les plus riches touchent en moyenne 6 400 euros par mois. Leur niveau de vie s’est accru de 24 %, soit un gain annuel de 15 000 euros (1 250 euros mensuels) au cours de la même période, une fois l’effet de l’inflation pris en compte. Cette hausse représente à elle seule l’équivalent d’un an et demi de revenus au bas de l’échelle. L’amélioration du niveau de vie des plus aisés s’est produite en deux étapes : de 1996 à 2011, puis de 2017 à 2024 (après une période de hausses d’impôts en 2012 et 2013).

Au total, l’écart entre le haut et le bas de la distribution des revenus annuels a augmenté de 15 000 euros entre 2004 et 2024. Alors que les couches moyennes et aisées continuent à voir leurs niveaux de vie s’élever, ceux du bas de l’échelle stagnent, voire reculent par moments, depuis plus de 20 ans. En refusant de s’attaquer à la fracture des revenus, on nourrit un mécontentement social d’ampleur.

Extrait de inegalites.fr du 26.07.26

 

La rentrée scolaire est une angoisse financière pour 7 parents sur 10

Etude• Le baromètre Cofidis/CSA pour la rentrée scolaire 2026 met en exergue le coût toujours croissant de la rentrée des classes, portée par l’inflation
Le budget médian, de la rentrée des classes s’élève à 261 euros, contre 239 euros en 2025, soit une hausse de 22 euros.

Les rentrées scolaires coûtent d’année en année toujours plus cher et 2026 ne fait pas exception. Selon la dernière enquête Cofidis/CSA Research, les familles françaises n’ont jamais autant dépensé pour équiper leurs enfants. Et la hausse de la facture, portée par l’inflation, fait monter l’angoisse. 20 Minutes fait le point, avec les trois chiffres clés de cette étude, publiée ce lundi.

Sept parents sur dix contraints de se serrer la ceinture
69 %. C’est la part de parents qui déclarent dans cette étude se préparer à « se serrer la ceinture » pour financer la rentrée scolaire, un record depuis la création du baromètre en 2022. Aussi, près d’un parent sur deux (45 %) dit prioriser les achats indispensables, 44 % recycler ou faire durer les anciennes fournitures, et 41 % se tourner vers la seconde main.

Certains foyers indiquent avoir recours au crédit à la consommation (5 %) tandis qu’un quart puise dans leur épargne pour financer la rentrée.

Un budget moyen à 488 euros, tiré par l’inflation
488 euros. C’est le budget moyen que les parents annoncent consacrer à la rentrée 2026, soit 79 euros de plus qu’en 2025. Une hausse conséquente portée par une inflation qui n’épargne pas d’ailleurs d’autres segments.

Mais attention aux moyennes, qui peuvent masquer d’importantes inégalités. Le budget médian, lui, ne s’élève qu’à 261 euros, contre 239 euros en 2025, soit une hausse de 22 euros.

La peur de manquer d’argent touche un parent sur deux
56 %. Plus d’un parent sur deux redoute de manquer d’argent. Une angoisse qui touche particulièrement les jeunes parents. Chez les moins de 35 ans, cette proportion grimpe à 68 %. Même constat chez les foyers les plus modestes, où 61 % des parents disent craindre le pire.

Résultat, les arbitrages sont devenus la norme. L’habillement reste le premier poste sacrifié (44 %), devant les fournitures scolaires (35 %), les articles de sport (33 %) et les activités extra-scolaires (32 %). D’autres (23 %) réduisent même leurs dépenses du quotidien, comme la cantine, la garderie ou même les centres aérés.

Extrait de 20minutes.fr du 03.08.26