> LA RUBRIQUE UNIQUE à partir de novembre 2025
> B* Le Grand Bain à Marseille : des échanges puis des projets communs entre (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
Additif du 17.07.26
À Marseille, des classes en binôme pour créer de la mixité sociale dès la primaire
Déployé à Marseille, le programme Le Grand bain vise à créer de la mixité sociale dès le plus jeune âge, en organisant des jumelages entre des écoles primaires et en faisant se rencontrer leurs élèves issus de quartiers et de milieux sociaux différents. Une réussite qui repose notamment sur l’engagement des enseignants volontaires.
« Faire se rencontrer des jeunes de milieux différents qui ne se rencontrent plus, telle est l’ambition des programmes pédagogiques développés par l’association CitizenCorps que j’ai fondée il y a dix ans », témoigne Marion Chapulut. Lorsqu’elle arrive à Marseille, en 2021, elle a déjà derrière elle l’expérience du programme Become, déployé auprès d’adolescents en région francilienne. « L’adolescence, c’est tard pour tout un tas de stéréotypes, de préjugés, de représentations du monde, qui se sont déjà fortement ancrés. Il faut s’intéresser au primaire pour faciliter la mixité sociale », estime l’experte en éducation civique.
La ville de Marseille accueille et soutient l’initiative. « C’était une rencontre entre deux ambitions communes, la nôtre et celle du Grand bain : faire société et recoudre la ville. Nous avons soutenu l’association au travers de la Caisse des écoles », raconte Pascaline...
Extrait de lagazettedesommunes.com du 17.07.26
Sur Linkedin
Camille DE FOUCAULD
Directrice du développement chez VersLeHaut - Innovation pédagogique & accompagnement éducatif
Ségrégation scolaire. Évitement des établissements. Dérogations en cascade.
La promesse de mixité sociale à l’école est mise à rude épreuve.
« Les enfants vivent au même moment dans la même société, mais pas dans le même monde. » résume le sociologue Bernard Lahire dans Enfances de Classes.
Certes cela ne pas d’hier … mais aujourd’hui la guerre scolaire redémarre, opposant plus que jamais école publique et école privée ; les stratégies d’évitement d’établissements d’éducation prioritaire accentuent cette ségrégation sociale, creusant un vrai déficit démocratique. À Marseille par exemple : 50% des élèves (ou plutôt des parents d’élèves) évitent la carte scolaire à l’entrée au collège.
Dans ce contexte, certaines initiatives, fructueuses, veulent créer des occasions de rencontre entre des classes d’écoles situées aux deux extrémités du spectre social. C’est déroutant… mais nécessaire (quand c’est bien fait) !
C’est le cas du Grand Bain. Ce projet porté par CitizenCorps à Marseille crée une correspondance, des échanges puis des projets communs entre élèves de REP+ et de quartier favorisé. Chacun découvre une autre réalité que la sienne. Les représentations évoluent, les préjugés reculent et une forme de compréhension mutuelle devient possible.
J’ai eu le plaisir d’en parler au micro de Camille Tribet pour AirZen Radio avec Marion Chapulut, qui porte ce projet. Elle témoigne aussi de l’engagement d’enseignants qui continuent de croire à ce qui est l’une des vocations de l’école de la République : construire du commun.
Pour découvrir les enjeux de la mixité sociale à l’école et le travail mené par l’association Le Grand Bain, c’est ici :https://lnkd.in/eC2qM3sQ
Merci à la chronique Éducation en Action fait intervenir VersLeHaut, more to come !
Extrait de linkedin.com du 08.07.26