> Les rubriques antérieures à nov. 2025 (archive)
> II- INEGALITES : Mixité sociale, Pauvreté, Ethnicité, Laïcité...
> Enseignement privé
> Enseignement privé (Audiovisuel, Presse)
> Au collège, l’exode des familles les plus aisées vers le privé s’accentue (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
Enquête
Au collège, l’exode des familles les plus aisées vers le privé s’accentue
Depuis vingt ans, les CSP+ font de plus en plus le choix du privé sous contrat, accentuant un fossé social dans l’éducation. Face à une école publique fragilisée, des initiatives locales tentent de rétablir la mixité, mais les défis restent immenses.
Le public craque, le privé explose. Ce lundi, 3,3 millions de collégiens vont faire leur rentrée, dont 20 % environ rejoindront un établissement privé. Cette minorité est de plus en plus homogène socialement : on y retrouve majoritairement des ados issus de milieux favorisés et très favorisés. Le public, lui, ne comptera dans ses effectifs qu’un tiers de ces élèves privilégiés, selon les chiffres de l’Education nationale.
En 20 ans, la situation s’est complètement déséquilibrée : ceux qui en ont les moyens préfèrent le privé, les autres se contentant du public, qui peine de plus en plus à faire face aux défis pédagogiques qu’on lui intime de relever. Pour nombre d’élus, la situation est intenable.
Une ségrégation sociale qui s’accentue
« L’Education est une promesse républicaine, peste Michel Ménard, président PS du département de Loire-Atlantique. En France, les enfants favorisés réussissent excellemment, alors que les défavorisés rencontrent beaucoup plus de difficultés que dans les autres pays de l’OCDE. Les déterminismes sociaux sont beaucoup trop importants. » [...]
Extrait de lesechos.fr du 29.08.25
École publique : classes surchargées, absences non remplacées… La tentation du privé
12 millions d’élèves font leur rentrée ce lundi 1er septembre. L’année scolaire ne s’ouvre pas sous les mêmes auspices selon les territoires. De quoi tenter les parents — les plus aisés — de mettre leurs enfants dans le privé.
Un tee-shirt bleu marine bien repassé, frappé d’un blason à l’anglaise. Nathan, 11 ans, est fier comme un coq à l’idée de l’enfiler. L’uniforme et le cartable sont prêts. Le gamin, surexcité, fait sa rentrée scolaire ce lundi matin, comme 12 millions d’élèves en France. Un peu inquiet aussi. « C’est parce que je change d’école », éclaire le préado, qui perd quelques copains au passage.
Fini, le petit groupe scolaire public de son quartier résidentiel, à l’est de Lille (Nord), et direction le collège privé sous contrat, à vingt-cinq minutes en voiture. « On est pro-public… mais on n’était pas hyper tentés par la structure du secteur », lâche Anaëlle (le prénom a été changé), sa maman, peu enjouée à l’idée de justifier sa décision. « Il aura plus de chances pour son avenir là-bas », balaie cette directrice des ressources humaines d’une PME. [...]
Extrait de leparisien.fr du 01.09.25
Note du Qdz : Selon les statistiques de la DEPP, le nombre d’élèves par classe dans le second degré est plus élevé dans le privé sous-contrat que dans l’enseignement public.
DEPP ?