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Les effets d’un enseignement de lecture littéraire sur la théorie de l’esprit et l’empathie de l’élève
Auteur(s) : PARISER Sarah
Date de soutenance : 2023
Thèse délivrée par : Université Paris 8
"La lecture en contexte scolaire peut-elle renforcer les compétences psychosociales des élèves ? Nous avons tenté de répondre à cette question en mettant en place un enseignement de lecture littéraire au collège afin d’évaluer son effet sur l’empathie, la théorie de l’esprit et la compréhension de l’écrit des élèves. Notre expérimentation principale s’est déroulée sous la forme pré-test / intervention / post-test avec des élèves de classe de 4e (N = 982) répartis de façon aléatoire dans un groupe expérimental et un groupe contrôle volontaire, tandis qu’un second groupe contrôle non volontaire était apparié avec le groupe expérimental. Les séquences de lecture littéraire de l’intervention ont été co-conçues avec les enseignants du groupe expérimental. Notre intervention a eu des effets positifs significatifs sur la théorie de l’esprit et la compréhension de l’écrit, tant sur le niveau moyen des élèves que sur la réduction des inégalités liées à des déterminismes sociaux. Des entretiens semi-directifs menés avec les enseignants du groupe expérimental apportent un éclairage sur leur expérience vécue de co-conception et l’évolution de leurs gestes professionnels. Ces résultats adossent la didactique de la lecture à des pratiques validées par des données probantes et ouvrent des perspectives sur le développement conjoint de compétences primaires et secondaires à l’école ainsi que sur la formation par la co-conception pour déplacer les pratiques enseignantes."
[...]
En effet, au pré-test, dans chacune des conditions expérimentales, nous retrouvons la mêmes tructure avec des résultats fortement plus faibles pour les classes issues de REP+. Une Anovaà deux facteurs indique qu’au pré-test, il n’y a pas d’effet interaction condition
expérimentale*type d’établissement [F(4,837) = 0,20 ; p = 0,938]. En revanche, la conduite
d’une Anova à deux facteurs indique qu’au post-test il y a un effet d’interaction significatif
statistiquement condition expérimentale*type d’établissement [F(4,793) = 2,70 ; p = 0,03].
L’effet-type d’établissement est donc distinct selon la condition expérimentale au post-test.
Dans les deux groupes contrôles, au post-test, les écarts de résultat demeurent bien marqués entre les trois types d’établissement tandis que la situation est tout à fait différente et unique pour les post-tests du groupe expérimental : dans ce groupe, ce sont les classes issues d’établissements REP+ qui obtiennent les meilleurs résultats au post-test. Par ailleurs, les tests post-hoc de Tukey indique qu’au post-test, les élèves issus des établissements REP+ du groupe expérimental ont des résultats significativement meilleurs que ceux issus d’établissements REP+ appartenant au groupe contrôle volontaire (p = 0,047) ainsi que ceux issus d’établissements REP appartenant au groupe contrôle non volontaire (p = 0,050). Le protocole expérimental a eu des effets positifs significatifs sur les élèves issus d’établissements REP+.
Extrait de theses.fr (667 pages)