> Les rubriques antérieures à nov. 2025 (archive)
> VIII- POLITIQUE DE LA VILLE et Dispositifs mixtes (Ville/Ecole et Défense/Ecole)
> Dispositifs mixtes DEFENSE/ECOLE : Classe Défense - Epide - SNU, Service civique
> SNU, Service civique
> SNU, Service civique (Textes et Déclarations officielles)
> Budget en baisse pour le SNU et en hausse pour le Service Civique (ToutEduc) (…)
Voir à gauche les mots-clés liés à cet article
Gil Avérous : des moyens conservés sauf pour le SNU dont la généralisation n’est pas souhaitée
Paru dans Scolaire, Périscolaire le mercredi 30 octobre 2024.
Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Gil Avérous, était auditionné, hier 29 octobre 2024, par la Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale au sujet du budget 2025. Ont été abordées les évolutions budgétaires et les directions politiques du ministère pour l’année à venir.
Le ministre a assuré que la baisse des crédits du ministère est "largement faciale" et qu’il a "tous les moyens de préserver les politiques publiques du ministère et de maintenir les objectifs en place".
49 millions d’euros d’économies seront réalisées grâce à la baisse des moyens alloués au SNU (Service national universel), a précisé Gil Avérous. Si la baisse de crédits est assumée, le dispositif n’est pas remis en cause par le ministre : "Les finalités recherchées par le dispositif sont indiscutablement louables : promouvoir l’engagement, la cohésion autour des valeurs de la République et la mixité sociale. Toutefois, et le rapport publié par la Cour des Comptes de septembre dernier le relève, il convient de s’interroger sur le format de ce dispositif, sur son contour et sur son coût." Et d’ajouter plus tard lors de l’audition : "La volonté de généralisation n’est pas supportable financièrement."
Gil Avérous revient sur son passage médiatique de la veille où il a parlé de "panne" des crédits alloués au SNU : "S’il y a des crédits supplémentaires, on pourra aller plus loin, ce n’est pas le véhicule qui est cassé", a-t-il précisé ce 29 octobre. Il reconnaît par ailleurs que le public cible n’a pas été touché et qu’ont manqué des structures fixes pour les séjours SNU.
Les moyens pour accompagner les jeunes sont préservés, a assuré Gil Avérous. Et en premier lieu, l’agence du Service civique qui "bénéficiera de 600 millions d’euros en 2025, soit une hausse des moyens de 81 millions d’euros", ce qui permettra "de maintenir l’objectif des 150 000 volontaires par an en 2025." Le service écologique, lancé en 2024 avec 6 000 volontaires, sera "amplifié en 2025", avec une part qui augmente par rapport à la totalité des missions. Depuis la création du Service civique en 2010, "800 000 jeunes" ont été mobilisés, dont "148 000 en 2023", avance le ministre.
Concernant le pass Sport, il y aura "un ajustement des dépenses 2025 au regard des données d’exécution". "Aujourd’hui, on a 10 millions de crédits de moins consommés sur le pass Sport qu’on avait de crédits autorisés", ce qui justifie que pour 2025, "les crédits prévisionnels soient ajustés à la réalité des crédits consommés en 2024". Même chose sur les deux heures de sport au collège dont le budget est réduit de 4 millions d’euros, ce qui remet "dans la configuration des crédits consommés en 2024".
Les moyens alloués au dispositif du mentorat ne sont pas diminués. Déployé en 2021, le dispositif se poursuit et est majoré de "5 millions d’euros de sa dotation 2024". 150 000 jeunes ont été accompagnés en 2022, 160 000 en 2023, indique Gil Avérous. Les moyens du dispositif "colo apprenantes" sont aussi reconduits, "à hauteur de 40 millions d’euros, comme en 2024".
La dotation FONGEP (Fonds de coopération de jeunesse et d’éducation populaire), est "stabilisée à 37 millions d’euros", le budget info-jeunesse reste à hauteur de "7 millions d’euros".
Au sujet de sa deuxième priorité, "soutenir l’engagement et l’autonomie des jeunes citoyens", les deux autres concernant l’héritage des JO 2024 et le soutien à la vie associative, le ministre a annoncé vouloir "mobiliser l’ensemble des ministères autour de la jeunesse". L’objectif est de "bâtir une feuille de route interministérielle" dont son ministère serait "le pilote".
L’audition complète sur le site de l’Assemblée nationale, ici.
Extrait de touteduc.fr du 30.10.24
Luc Ferry : « Non au SNU, oui au service civique ! »
Par Luc Ferry
CHRONIQUE - Après avoir annoncé que le service national universel ne serait pas généralisé, faute de moyens, le ministre de la Jeunesse et des Sports doit renoncer définitivement à ce dispositif sans intérêt. Et lui préférer le service civique.
En cette période de disette budgétaire sans équivalent dans l’histoire de la Ve République (Merci M. Macron…), s’il y a bien un projet aussi dispendieux qu’inutile, c’est le SNU (service national universel), un prétendu « séjour de cohésion » de douze jours proposé aux élèves âgés de 15 à 17 ans, pris sur le temps scolaire (comme si ce dernier ne servait à rien…), au cours duquel nos jeunes font un peu de sport, sont sermonnés en « écologie et biodiversité » avant d’avoir droit à une « journée défense et mémoire ».
Comme l’a montré un récent rapport de la Cour des comptes, la généralisation de ce gadget aux objectifs flous, en réalité un « coup de com » dérisoire et ruineux, coûterait 5 milliards par an. Heureusement, le ministre en charge du dossier semble y renoncer. Encore un effort M. le ministre, supprimez ce « machin » et abondez en échange le fort utile service civique.
À lire aussi « Sa généralisation représenterait une prise de risque majeure » : la Cour des comptes épingle le SNU
De fait, ou bien le SNU sera volontaire… [...]
Extrait de lefigaro.fr du 31.10.24