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FSU : Faire front pour battre l’extrême droite
La F.S.U - Fédération Syndicale UnitairePour la FSU, le Rassemblement national en tête du premier tour des élections législatives, c’est « le résultat de décennies de politiques libérales créatrices d’inégalités, de souffrances sociales, de repli sur soi, comme de la banalisation des idées d’extrême droite ». « Ce processus a été parachevé par une décision irresponsable de dissolution de l’Assemblée nationale prise par Emmanuel Macron. Pour la FSU, l’extrême droite ne doit pas arriver au pouvoir. Les mesures qu’elle compte appliquer font peser de lourdes menaces immédiates sur la vie quotidienne de millions de personnes, notamment les femmes, les binationaux, les minorités, les personnes privées d’emplois mais aussi sur les services publics, les organisations du mouvement social et leurs militant.es et notre démocratie. Cette perspective peut et doit être évitée à tout prix.
Battre l’extrême droite c’est aussi faire reculer le fatalisme face au libéralisme et les errements moraux entendus dans de trop nombreux discours politiques ces dernières années. Ceci a conduit la FSU, en toute indépendance syndicale, à considérer que le programme porté par le Nouveau Front Populaire était à même d’engager la réponse aux revendications et de rompre avec les politiques néolibérales qui font le lit de l’extrême droite. Cet objectif structure la volonté permanente de la FSU de construire les mobilisations des personnels pour défendre et porter haut les revendications de revalorisation et de reconnaissance des métiers de la Fonction publique, de la préservation de leur sens au service de l’intérêt général et d’un renforcement des services publics ».
« Partout où le RN est en position de l’emporter, la FSU appelle à adopter cette seule mesure d’urgence possible : faire front, voter pour lui barrer la route et l’empêcher d’obtenir une majorité à l’Assemblée ! » écrit l’organisation syndicale. « Pour la FSU, aucun accommodement avec l’extrême droite, aucune banalisation de l’élection d’un-e député-e d’extrême droite, ne sont envisageables. Les partis politiques doivent faire le choix du retrait de toutes les candidatures qui seraient donc les moins bien placées pour battre l’extrême droite et ses alliés ou qui favoriseraient son accès au pouvoir. Celles et ceux qui seraient ainsi le marchepied de l’extrême droite vers le pouvoir, y compris dans de telles circonstances, seraient également comptables de la politique raciste et libérale menée ensuite.
Enfin, la FSU souligne l’importance de construire rapidement, au-delà du moment électoral et de l’urgence à battre l’extrême droite et ses alliés dans les urnes, une perspective politique à même de répondre aux attentes sociales et aux revendications des organisations syndicales. L’enjeu : défaire le Rassemblement national et porter une alternative sociale pour redonner de l’espoir ».
Extrait de cafepedagogique.net du 02.06.24
UNSA éducation : Mobilisons-nous contre l’Extrême Droite
Pour l’UNSA Éducation, « un seul mot d’ordre : faire barrage au Rassemblement National, dont les propositions sont en totale contradiction avec les valeurs de solidarité et de progrès que nous défendons ».
« Les volte-face du RN ces derniers jours et l’expression de ses candidat.es en lice ont permis, une fois de plus, de montrer combien l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite serait un recul démocratique, social et écologique pour notre pays » écrit la fédération syndicale dans un communiqué.
« Dans tous les moments cruciaux de notre histoire, notre fédération a fait entendre sa voix pour réaffirmer son attachement aux droits et aux libertés républicaines et démocratiques. Cette semaine, et jusqu’au dimanche 7 juillet, nous vivons un de ces moments historiques. La France est face à un choix décisif de modèle de société pour sa jeunesse et pour son système éducatif et universitaire.
Les droits sociaux que nous avons conquis, les services publics que nous avons construits, les libertés fondamentales dont nous sommes si fiers, tout ce qui fait la place de la France dans le monde serait mis en péril par un gouvernement d’extrême droite. La vision de la jeunesse que porte le Rassemblement National, fondée sur la méfiance, la rigidité et l’orientation précoce des destins, s’oppose en tout point à l’ambition que nous portons pour une éducation émancipatrice, épanouissante et citoyenne ».
« Un sursaut est encore possible. Le pire n’est pas écrit. Il ne dépend pas que de nous pour l’empêcher » conclut l’organisation. « L’UNSA Éducation agira donc, avec les partenaires qui partagent ces convictions, pour mobiliser les personnels que nous représentons autour du projet de société que nous portons, aux antipodes des discours populistes et clivants. Ensemble, nous devons nous rassembler pour préserver notre République ».
Extrait de cafepedagogique.net du 02.06.24
SUD éducation : l’extrême droite ne doit jamais arriver au pouvoir
SUD éducation | Paris« Nous partageons, suite au résultat du premier tour des élections législatives, l’émotion des milliers de personnels de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de tou·tes celles et ceux qui ont la démocratie et le progrès social au cœur » écrit le syndicat SUD éducation dans un communiqué.
« Les résultats du 1er tour confirment l’ancrage massif du Rassemblement national et le danger réel de l’extrême droite au pouvoir puisqu’elle sera présente via des candidat·es RN et alli·es Les Républicains ! dans 443 circonscriptions au second tour. Les candidat·es macronistes sont largement sanctionné·es pour leur soutien à la politique antisociale et autoritaire du gouvernement et de Macron. La coalition de gauche, soutenue par le mouvement social et SUD éducation, incarne un sursaut dans cette déflagration avec une qualification au second tour dans 413 circonscriptions. Ce sursaut a été réalisé par l’unité que réclamait les travailleur·euses et la jeunesse.
Pourtant l’extrême droite est un danger pour la démocratie et pour les libertés publiques. Le RN a construit son programme sur la peur et la haine des personnes racisées et notamment, des personnes musulmanes, des personnes LGBTQIA+, des personnes précaires mais aussi sur une vision rétrograde de la place des femmes. Son programme conduit à un recul des libertés et des droits mais aussi à une société toujours plus violente et à une aggravation de la crise écologique. Son programme n’améliorera en rien nos conditions de travail et nos rémunérations. L’école publique et l’enseignement supérieur ne se remettront pas de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national.
Face à ce projet réactionnaire, le Nouveau Front populaire reprend une large part de nos revendications pour l’école, à commencer par la baisse du nombre d’élèves par classe, l’abrogation du Choc des Savoirs et la titularisation des personnels AESH.
Il n’y aucune résignation à SUD éducation, notre combativité reste pleine et entière : SUD éducation appelle tou·tes les personnels à se mobiliser massivement pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ».
Pour le syndicat, « l’heure est à la mobilisation générale, chaque voix compte ».
« SUD éducation appelle tou·tes les personnels à porter la discussion toute la semaine sur leur lieu de travail afin que tou·tes aient bien conscience de la gravité des enjeux. Pour cela, SUD éducation met à disposition des personnels des fiches argumentaires pour alerter sur le programme du Rassemblement national.
SUD éducation appelle les personnels à participer aux mobilisations unitaires qui ont lieu dans les départements : manifestations, rassemblements, diffusions de tracts…
Plus que jamais, c’est le moment pour les personnels de se syndiquer en masse pour défendre les droits des personnels, les libertés publiques et le service public d’éducation.
Enfin, SUD éducation appelle à voter massivement pour battre l’extrême droite et ses alliances dans les circonscriptions : pas une voix, pas une circonscription aux mains de l’extrême droite ! »
Extrait de cafepedagogique.net du 02.06.24
Cfdt éducation : Barrons la route du pouvoir à l’extrême droite
Syndicat général de l’Éducation nationale CFDT — Wikipédia« Les résultats du premier tour des élections législatives confirment un danger que nous redoutions : l’extrême droite n’a jamais été aussi près d’accéder au pouvoir », écrit le syndicat dans un communiqué de presse.
« La CFDT ne se résigne pas à cette perspective dangereuse pour les citoyennes et les citoyens, pour les travailleurs et les travailleuses. Elle demande à toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux fondements de notre république — la liberté, l’égalité la fraternité — de se mobiliser dimanche 7 juillet. La CFDT appelle, partout où un.e candidat.e d’extrême droite est présent.e, à voter pour le candidat en face le mieux placé pour l’emporter. Quelle que soit sa formation politique. Dans les autres circonscriptions, la CFDT ne donne pas de consigne de vote.
Le projet de l’extrême droite est un projet de société fondé sur l’inégalité de droits entre les citoyens, sur l’exclusion et la discrimination, sur le repli national. Il est complètement à l’opposé de notre vision de la société et des valeurs que défend la CFDT : l’émancipation individuelle et collective, la liberté (de la presse, de la justice, des syndicats…), la solidarité dans le respect de toutes les différences d’origine, de nationalité, de confessions religieuses, de genre et d’opinion ».