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Emotions et sentiment d’appartenance : chanter en inter-degrés au REP+ Roger Martin du Gard à Epinay-sur-Seine (Observatoire des pratiques en éducation prioritaire)

1er octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Émotions et sentiment d’appartenance : chanter en inter-degrés

Une centaine d’élèves, de la maternelle à la troisième, réunis pour une heure de chant choral dans la très belle salle de spectacle du collège : ce n’est pas « comme un lundi », dans le REP+ Roger Martin du Gard à Epinay

C’est dans un lieu d’exception que les élèves et des mères accompagnatrices sont accueillis. Vaste scène, bannières noires et bleues nuit, piano, synthétiseur, lumières et son de qualité : l’endroit est à la mesure de l’ambition nourrie pour les élèves. Elle autorise la confiance en soi.

Les élèves font corps dès l’échauffement vocal. Crescendos, descrescendos, bouche ouverte, fermée, vocalises sur les voyelles. On apprend à projeter le son sans forcer. Le plaisir est à portée de chacun, décuplé par la puissance de l’ensemble. L’observateur est ému, emporté.

Dans l’établissement, on chante pendant la pause méridienne ou le soir. D’anciens élèves désormais lycéens reviennent au collège pour y participer. Ils nous offrirons deux chansons pour clore la séance du jour.

La chorale toute entière se produit pour une heure de spectacle en fin d’année.

Pour l’heure, on travaille deux chansons, Poupée de cire, poupée de son et Allumer le feu. Leurs interprètes initiaux, France GALL et Johnny HALLYDAY sont décédés il y a peu. Des professeurs des écoles et les deux enseignants de musique du collège choisissent dans un répertoire accessible, mais patrimonial, en fonction d’une actualité ou de l’effet spectaculaire attendu.

Chaque chanson est chantée une première fois avec le piano, puis en ajoutant la batterie. On travaille un vers, puis une strophe, on tente des hauteurs et des intensités différentes. Il y a de la joie à essayer. Des élèves de 3ème assurent l’ingénierie de son et de la lumière. Chaque professeur de musique dirige le groupe successivement, montre l’exemple. Leurs conseils sont immédiatement suivis d’effet. L’école exprime la bienveillance, le travail coopératif et la joie de réussir.

Chaque progrès est signifié, encouragé. On chante assis, ou debout. On frappe un temps ses mains ou sa poitrine pour se remotiver. La chorale gagne en précision et en puissance. Des jambes, les petits battent la mesure. Des collégiennes interprètent, gestes évocateurs à l’appui. On a conscience de soi, de l’expression de sa sensibilité propre et de celle des autres.

Unité et diversité des voix : la créativité en s’exprimant en réseau, ouvre au sentiment d’appartenance.

Extrait de educationartistiqueetculturelleeneducationprioritaire du 28.09.18 : Émotions et sentiment d’appartenance : chanter en inter-degrés

 

Voir aussi Emotions et apprentissages, revue del’ANAE, n° 155

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