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Ecole, migration, itinérance : - Les 5 et 6 avril 2018 à l’INS HEA à Suresnes, colloque international - Un communiqué du Sgen : scolarisation des enfants de migrants

14 mars 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Colloque international
Ecole, migration, itinérance : regards croisés
INSHEA, les 5 et 6 avril 2018 à Suresnes

Evascol organise un colloque international avec des conférenciers (Nathalie Auger, Delphine Bruggeman, et Jean-Paul Payet) et comme grand témoin, Jean-Michel Zakhartchouk, sur le thème :
École, migration, itinérance : regards croisés

Les 5 et 6 avril 2018 à l’INS HEA, 58 avenue ds Landes, Suresnes

Ce colloque s’inscrit dans le cadre de la clôture du programme de recherche EVASCOL financé par le Défenseur des Droits et porté par l’INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés), en partenariat avec le LIRTES-UPEC et le Sophiapol-Université Paris Nanterre.

Il vise, d’une part, à approfondir la connaissance des conditions effectives de scolarisation des élèves migrants ou itinérants dont on sait qu’ils rencontrent des obstacles divers dans leurs trajectoires de scolarisation… Quelles sont les pratiques en la matière, notamment au regard des attentes et des expériences des familles et des élèves ?

D’autre part, il s’agit d’analyser les apprentissages développés diversement en fonction des individus, des contextes et des pratiques pédagogiques mises en œuvre, variées en raison de l’organisation même des dispositifs et des formations des enseignants. Au vu de de ces paramètres, quels sont les apprentissages des élèves sur les plans sociaux, langagier et scolaire ? Enfin, un volet porte sur la participation des élèves dans leur établissement : l’analyse à la fois de leur ressenti et de la qualité de leur participation, ainsi que des représentations et des pratiques à leur égard. D’un point de vue qualitatif, quels sont les effets du vécu des élèves sur leur expérience socio-scolaire ?

Vous pouvez vous inscrire en remplissant le formulaire en ligne

Si vous souhaitez de plus amples renseignements, merci d’envoyer un courrier à :colloque.evascol@gmail.com

Extrait de cahiers-pedagogiques.com : Ecole, migration, itinérance : regards croisés

 

Scolarisation des enfants de migrants et politique migratoire

La scolarisation des enfants de migrants est liée à la politique migratoire en vigueur dans notre pays. Quelle que soit sa situation administrative, la scolarisation d’un·e enfant de 6 à 16 ans est un devoir. Il est urgent de développer l’accueil et l’accompagnement des élèves et des personnels.

Scolarisation des enfants de migrants et politique migratoire Politique migratoire en France et en Europe
L’échec relatif de la politique de contrôle des flux migratoires ne peut s’étudier sans prendre en compte les directives européennes (normes minimales d’accueil, procédure Dublin). Ainsi, à l’heure de la présentation du projet de loi gouvernemental sur l’asile et l’immigration, celui-ci est très controversé. Le débat public, nourri par les images télévisuelles, est alimenté par des positions extrêmes. Une clarification de la situation migratoire française est donc indispensable.

La réalité migratoire en France est un phénomène en constante évolution depuis des siècles…

Elle interroge les positionnements politiques sur les principes du droit d’asile. La régulation des flux migratoires doit d’abord s’effectuer au niveau européen, en respectant le droit fondamental de toute personne, menacée dans son pays d’origine, à demander asile. La redéfinition de la politique migratoire européenne doit ainsi tenir compte des coopérations internationales.

En 2017, l’OFPRA, Office français de protection des réfugiés et apatrides, a enregistré plus de 100 000 demandes d’asile (près de 200 000 en Allemagne). On opère aujourd’hui une distinction entre réfugiés, devant être accueillis et « migrants économiques » devant être renvoyés. Les moyens renforcés de l’OFPRA rappellent que le droit d’asile relève de considérations spécifiques. Ils visent aussi à renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière.
Des acteurs incontournables

Les syndicats sont des acteurs incontournables de l’intégration des migrants. Ainsi, la position CFDT rappelle les principes qui doivent guider les politiques françaises d’immigration dans le respect des droits humains. Chaque situation doit être étudiée au regard des droits circonstanciés : droit d’asile, regroupement familial, études… L’insuffisance des moyens alloués aux préfectures, le manque de coopération, de cohérence globale entre administration et associations sont autant de freins à une politique migratoire digne, explicite et réaliste.

Scolarisation des enfants de migrants
La scolarisation est un devoir de 6 à 16 ans, quelle que soit la situation administrative des enfants.

Plus de 50.000 élèves venus d’autres pays sont scolarisés en école primaire, en collège ou en lycée, général ou professionnel. Les Casnav, centres académiques pour la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés, reçoivent les jeunes et évaluent leur niveau. Si leur niveau de français est bon, ils vont en classe ordinaire, sinon ils intègrent une UPE2A, unité pédagogique pour élèves allophones arrivants. Il existe des UPE2A premier et second degré dans toutes académies, cependant il existe une très grande hétérogénéité des pratiques.
Les élèves allophones intègrent majoritairement une UPE2A (75 %), un sur cinq se retrouve dans une classe ordinaire. Ils doivent tous bénéficier d’un soutien linguistique. Pourtant, le manque de places dans les dispositifs, le manque d’accompagnement des collègues en classe ordinaire est criant. C’est particulièrement prégnant pour les plus de 16 ans non scolarisés antérieurement. Si certaines académies font preuve d’initiatives telles le recours aux missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) qui inventent des solutions avec des partenaires associatifs, la plupart des jeunes ne sont pas scolarisés.

Pour le Sgen-CFDT, il est urgent de développer l’accueil et l’accompagnement tant des élèves que des personnels.

Trop souvent les enseignants se retrouvent seuls face à des situations complexes.
Pour le Sgen-CFDT, il faut :
- augmenter les moyens en postes « Français Langue Etrangère »,

- reconnaitre le travail spécifique que représente la coordination des emplois du temps modulables pour l’accueil des élèves dans le cadre des cours ordinaires,
- que des places soient réservées pour les décloisonnements : quand l’élève allophone devient le 31 ème ou le 32 ème de la classe , cela ne favorise pas l’inclusion !

Dans le cadre de l’école inclusive, la scolarisation de tous les élèves doit être une priorité nationale. Elle ne peut cependant dépendre de la seule volonté de certains personnels.

Extrait de sgen-cfdt.fr du : Scolarisation des enfants de migrants et politique migratoire

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