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Disparités et ségrégation dans les régions et métropoles en France (extraits de Economie & statistiques, n° 497-498 : Régions et territoires)

10 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Disparités et discontinuités territoriales dans la France des nouvelles régions : une lecture multiscalaire et multidimensionnelle

Résumé
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, les 22 régions métropolitaines ont fusionné pour former 13 nouvelles régions. Le déploiement de politiques publiques dans ces régions aux compétences renforcées amène à s’interroger sur la manière dont la fusion conduit ou non à la réduction des disparités territoriales. Nous analysons ces disparités à partir de 5 indicateurs sociodémographiques. Plusieurs maillages géographiques sont mobilisés : les nomenclatures des unités territoriales statistiques européennes (NUTS) et les zones d’emploi françaises. Les principales caractéristiques des nouvelles régions dans un contexte national et européen sont mises en évidence à l’aide de méthodes d’analyse statistique et spatiale des données.
Les contrastes interrégionaux sont relativement faibles en France en comparaison de ceux prévalant dans les autres États européens. Les principales discontinuités se situent davantage entre États qu’entre régions d’un même État. Au niveau national, certaines régions fusionnées apparaissent relativement homogènes (Nouvelle Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté et Normandie) par rapport à d’autres, plus contrastées (Hauts-de-France, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est). Les principales ruptures territoriales s’observent au sein même des régions et non entre elles.
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Extrait de insee.fr du 07.02.18 : Disparités et discontinuités territoriales

 

Ségrégation par le revenu dans les villes : réflexions sur les écarts entre concept et mesure
Ana Moreno-Monroy
Economie et Statistique

Résumé
Dans son étude portant sur douze métropoles françaises, Jean-Michel Floch montre que la ségrégation, à savoir la séparation spatiale de groupes ayant des niveaux de vie différents au sein des villes, est plus élevée dans les villes-centres et les banlieues qu’en périphérie. Elle est également plus marquée pour les niveaux de vie plus élevés. Ce commentaire fait valoir que la ségrégation par le revenu dans les villes françaises est faible au regard des niveaux internationaux. S’appuyant sur des questions de mesure et de comparabilité des indices de ségrégation par le revenu, trois points sont développés.
Tout d’abord, contrairement aux idées généralement répandues, la ségrégation des populations pauvres a peu d’influence sur la ségrégation urbaine dans son ensemble, alors que la forte contribution de la ségrégation des populations aisées ne fait pas suffisamment débat. Ensuite, il convient d’adopter un seuil empirique ou normatif en matière de ségrégation pour cadrer les discussions sur la ségrégation « excessive ». Enfin, la mesure de la ségrégation par le revenu, en l’état, n’évalue pas véritablement le degré réel de déconnexion physique entre les diverses catégories de revenus, ni d’ailleurs entre ces catégories de revenus et les commodités et services urbains, ce qui limite l’utilité de telles mesures pour l’élaboration de politiques publiques.
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Extrait de insee.fr du 07.02.18 : https://www.insee.fr/fr/statistique...

Extrait de insee.fr du 07.02.18 : Régions et territoires

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