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4 études sur la pauvreté et les inégalités : Insee, Centre d’observation de la société, Observatoire des inégalités, Secours catholique

10 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Estimation avancée du taux de pauvreté et des indicateurs d’inégalités. Résultats expérimentaux pour 2016
Kevin Schmitt et Michaël Sicsic, division Études sociales, Insee

L’Insee publie tous les ans, en septembre, le taux de pauvreté et les principaux indicateurs d’inégalités de niveau de vie relatifs à l’avant-dernière année. Il a ainsi publié en septembre 2017 ces indicateurs pour l’année 2015. Depuis deux ans, l’Insee publie également à l’automne N+1 une estimation avancée pour l’année N, à l’aide d’une méthode expérimentale fondée sur la microsimulation. Appliquée à 2014 et 2015, cette méthode a fourni des estimations proches des données observées publiées l’année suivante. Pour 2016, elle indique une légère baisse du taux de pauvreté (– 0,3 point) et des inégalités mesurées par l’indice de Gini (– 0,002) et par le rapport interdécile (– 0,1). Le taux de pauvreté atteindrait 13,9 % de la population.

Extrait de insee.fr du 17.10.17 : Estimation avancée du taux de pauvreté et des indicateurs d’inégalités. Résultats expérimentaux pour 2016

 

Inégalités sociales à l’école : quels risques pour demain ?
Par MAURIN Louis

Contrairement à ce que l’on indique souvent, la France n’est pas le royaume des inégalités scolaires. Elle est l’un des pays qui comptent le plus de diplômés de l’enseignement supérieur au sein des générations récentes : 43,6 % des 30-34 ans (données Eurostat pour 2012), contre 35,7 % en moyenne européenne et 32 % en Allemagne. L’Hexagone est parmi les pays qui comptent le moins de sortants précoces du système scolaire, toujours selon les données d’Eurostat : un peu moins de 10 % des 18-24 ans avaient quitté l’école prématurément en 2013 ; la France se situe au niveau de l’Allemagne, bien en dessous de la moyenne de la zone euro (13,7 %) de l’Italie (17 %) ou de l’Espagne (23,6 %) [1]. Si l’on considère les descendants des parents peu diplômés (ayant au mieux le niveau de fin de troisième), 22 % sont eux aussi peu diplômés en France, contre 34 % en moyenne dans l’Union européenne. Parmi les grands pays, seul le Royaume-Uni fait mieux avec 16 %. Ces indicateurs sont totalement passés sous silence dans le débat actuel. [...]

Le maintien des privilèges scolaires est assuré par la mobilisation des acteurs qui profitent du système actuel, au-delà des frontières politiques classiques. Sauront-ils le faire éternellement ? Devront-ils lâcher du lest ? Même si l’on se garde des caricatures, on peut se demander si, à plus long terme, le maintien d’écarts trop importants ne porte pas le fruit de tensions sociales encore plus fortes.

Source : cette note est issue d’un partenariat avec le Centre d’observation de la société (http://www.observationsociete.fr/).

Extrait de futuribles.com du 09.11.17 : Inégalités sociales à l’école : quels risques pour demain ?

 

L’état de la pauvreté en France

Combien compte-t-on de pauvres en France ? Comment leur nombre évolue-t-il ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. L’Observatoire des inégalités publie une note de synthèse sur la pauvreté avec les dernières données disponibles.

[...] Face à ce constat largement étayé, faut-il se contenter de « donner sa chance à tout le monde » ? Les enfants et les jeunes de moins de vingt ans représentent 35,6 % des personnes pauvres en France. Suffit-il d’aider les plus méritants d’entre eux à tirer leur épingle du jeu dans une compétition scolaire puis professionnelle sans merci ? Assurément non.

Aider les enfants pauvres à réussir à l’école est un enjeu essentiel de justice sociale. Ils ne sont d’ailleurs pauvres que parce que leurs parents le sont. À l’heure où les allocations logement sont rabotées et le travail flexibilisé, c’est la situation globale des plus défavorisés qui doit nous inquiéter : celle en particulier des jeunes adultes peu diplômés qui peinent à entrer sur le marché du travail mais restent privés d’un revenu minimum, celle de toutes les personnes au chômage, en emploi précaire ou découragés face au manque d’emploi pour les moins qualifiés.

Contrairement à ce qui est dit ici ou là, les Français soutiennent massivement les plus pauvres et sont prêts à davantage de solidarité. Les soi-disant préjugés anti-pauvres ne sont colportés et reçus que par une minorité. L’ampleur des cadeaux fiscaux qui viennent d’être annoncés pour les plus aisés montre clairement qu’améliorer la situation des ménages modestes n’est pas une question de moyens mais de choix politique.

Anne Brunner

Extrait de inegalités.fr du 09.11.17 : L’état de la pauvreté en France

 

L’état (2017) de la pauvreté en France

Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 9 novembre 2017 son rapport statistique annuel, avec le soutien de la Fondation Crédit Coopératif.

Ce rapport repose sur l’analyse de plus de 85 000 situations distinctes parmi les 1 438 000 personnes - 67 000 adultes et 671 000 enfants - rencontrées en 2016 par les 67 900 bénévoles de l’association.

Les constats issus de ces données chiffrées permettent de dessiner le paysage de la pauvreté en France, région par région.

Ils fournissent aussi de la matière pour déconstruire les préjugés envers les personnes en précarité et interpeller sur le thème de la cohésion sociale.

Extrait de secours-catholique.org du 06.11.17 : L’état (2017) de la pauvreté en France

 

Voir aussi

8,2 % des ouvriers et 10,7 % des employés sont pauvres, contre 1,8 % des cadres supérieurs. 60 % des pauvres sont ouvriers ou employés. La pauvreté ne frappe pas au hasard les milieux sociaux.

Extrait de inegalités.fr du 10.11.17 : la pauvreté ne frappe pas par hasard les catégories socilaes

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