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"Est-il raisonnable de ne pas croire aux diplômes ? Le cas des décrocheurs scolaires", Joël Zaffran et Vollet (Education & Formations, sept. 2017). Une analyse de Jean-Pierre Véran

10 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

EST-IL RAISONNABLE DE NE PAS CROIRE AU DIPLÔME ?
Le cas des décrocheurs scolaires
Joël Zaffran et Juliette Vollet,
Centre Émile Durkheim, Université de Bordeaux

Alors que le diplôme s’est imposé comme une norme sociale, des décrocheurs scolaires ne croient pas en son utilité. En s’appuyant sur de nombreux entretiens avec des jeunes sans diplôme, l’article traite de cette croyance, abordée sous l’angle des motifs scolaires et situationnels énoncés par les jeunes lorsqu’ils évoquent leur passé scolaire.
L’article montre que si cette croyance se fabrique subjectivement, elle s’appuie sur des faits empiriquement vérifiables de leur environnement. Dans une certaine mesure, ils ont raison de ne pas y croire.

Extrait de education.gouv.fr de septembre 2017 : Décrochage et inutilité de l’Ecole (14 pages)

 

Paroles d’ex-« décrocheurs » : pourquoi n’ont-ils pas cru en l’école ?
Blog : Le blog de Jean-Pierre VERAN

Depuis 1998, les rapports, circulaires et plan de lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire n’ont pas manqué. Une récente étude publiée dans la revue Education et formations, qui donne la parole à d’ex-"décrocheurs", permet de mieux comprendre la complexité de la « fabrique du décrochage ».

Le dernier numéro de la revue Education et Formations paru en septembre publie une analyse[1] de Joël Zaffran et Juliette Vollet, du Centre Emile Durkheim de l’université de Bordeaux, portant sur des entretiens conduits auprès de décrocheurs scolaires, sortis sans diplôme de leur parcours scolaire et rencontrés dans des dispositifs de « deuxième chance[2] ».
La manière dont ces jeunes de 18 à 25 ans, d’origine sociale défavorisée, ayant décroché d’une filière professionnelle, évoquent leur premier parcours de formation est riche d’indications sur ce que peuvent être les raisons subjectives et objectives du décrochage scolaire, et notamment, parce que c’est le sujet de recherche des auteurs, elle permet de « comprendre ce qui conduit à ne pas croire à l’utilité du diplôme » et de mieux cerner les motifs de « la croyance à l’inutilité de l’école ». Leur récit permet de percevoir ce qui, parmi tous les événements de leur parcours, leur paraît avoir fondé leur conviction de l’inutilité de l’école et du diplôme.

Extrait de mediapart.fr/jean-pierreveran du 10.10.17 :Paroles d’ex-décrocheurs

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