> 5 - Education prioritaire > VIE SCOLAIRE (climat, décrochage, parents, pauvreté, rythmes, santé, (...) > DECROCHAGE (12 SR) > Les dispositifs relais > Décrochage : les différents dispositifs relais : présentation et évolution (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Décrochage : les différents dispositifs relais : présentation et évolution (extrait de RERS 2017)

5 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Repères et références statistiques sur l’enseignement , la formation et la recherche

Publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES, Repères et références statistiques réunit en un seul volume toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français. Organisé en douze chapitres et 185 thématiques, RERS apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.

Extrait de education.gouv.com de août 2017 : Repères et références statistiques 2017

 

EXTRAITS
4.22. Les élèves des dispositifs relais en collèges (p. 128)

En 2015-2016, le nombre de dispositifs relais augmente à nouveau pour atteindre 490 unités. Le nombre de séjours est de 10 900 (11 000 en 2014-2015) effectués
par environ 10 200 élèves : 7 900 séjours sont effectués dans les 355 classes relais et 3 000 dans les 135 ateliers relais (1)
. Le nombre moyen de séjours, par dispositif relais, est stable (22) (2).
La sixième est sous-représentée dans les dispositifs relais. Elle scolarise en effet 5,7% des collégiens accueillis en dispositif alors qu’elle couvre 25% des effectifs totaux des collèges (3)
. À l’inverse, la quatrième est surreprésentée dans les dispositifs relais (39,2
% des élèves accueillis).
Les élèves de troisième comme ceux de cinquième constituent environ un quart des effectifs des dispositifs, ce qui correspond à leur part au niveau national.

En 2015-2016, les élèves accueillis en dispositifs relais présentent de nombreuses difficultés : 50% d’entre eux ont un retard scolaire d’au moins un an ; 43% ont une scolarisation intermittente ou sont absents depuis plus
de deux mois ; 30% (au moins, car 12% de non-réponses) sont sous mesure éducative (4)
. Plus ces élèves sont âgés, plus ils sont nombreux à présenter chacune de ces
dif ficultés, et plus ils les cumulent, ce qui accroît leur risque de décrochage scolaire.
Les élèves ne sont pas orientés indistinctement en classe ou en atelier relais : 55% des élèves accueillis en classe relais ont 14 ans ou plus (contre 4 6
% en atelier).
47% ont une scolarité intermittente, voire sont absents depuis plus de deux mois (contre 3 3% en ateliers) et 3 3% sont sous mesure (contre 21
% en atelier).
Les classes relais prennent en charge, pour des séjours plus longs (11,6 semaines en moyenne) que les ateliers (8 semaines), plutôt moins d’élèves, mais en plus grande dif ficulté. Les ateliers, qui accueillent des élèves « jeunes » n’ayant pas
encore vraiment décroché, semblent avoir plutôt pour fonction principale de sortir les élèves perturbateurs de leur classe habituelle, durant de courtes périodes.
Les filles constituent un quart des effectifs des dispositifs relais (5)
. Elles y sont orientées plus tard : à partir de 13 ans. Elles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons, probablement parce que leurs difficultés sont moins visibles au début du collège.

 

DEFINITIONS (colonne de droite)
L’enquête sur les dispositifs relais -
L’enquête annuelle sur les élèves des dispositifs relais est exhaustive. Elle
porte sur la totalité des 490 dispositifs existants en 2015-2016, en France métropolitaine et dans les DOM. 335 dispositifs (68,4 % de l’ensemble) ont répondu. À partir des réponses fournies sur le nombre moyen d’élèves accueillis dans l’année par classe relais et par atelier relais, le nombre total d’élèves accueillis par l’ensemble des dispositifs a pu être estimé.l

- Les classes et les ateliers relais accueillent temporairement des élèves en voie de marginalisation, qui risquent de sortir sans qualification du système scolaire. Ils les aident à reprendre pied pour qu’ils rejoignent le système scolaire ordinaire et se réinsèrent durablement dans un parcours de formation
(cf. : circulaire du 28 mars 2014).

Les dispositifs relais sont rattachés administrativement à un collège (ils peuvent être implantés en son sein ou dans des locaux distincts), et s’appuient sur un partenariat mené par les services de l’État (ministère en charge de l’éducation nationale, ministère de la Justice, notamment la PJJ) et les collectivités territoriales. Les équipes d’encadrement sont constituées d’enseignants, d’éducateurs et de personnels associatifs qui travaillent en relation étroite avec les personnels sociaux et de santé. l

Les classes relais
- Créées en 1998, elles peuvent s’appuyer sur le secteur associatif et bénéficient d’un partenariat avec la PJJ.

Les ateliers relais
- Créés en 2002 pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves en grande difficulté, ils travaillent systématiquement en partenariat avec une association (mouvement d’éducation populaire, fondation bénéficiant d’une reconnaissance d’utilité publique, etc.).

Les internats relais
- Créés en 2014 pour adapter la réponse éducative à la diversité des profils des jeunes en voie de déscolarisation, ils ne sont pas pris en compte dans les présentes données.

Séjours
- On entend par séjour la période d’accueil d’un élève dans un dispositif. Certains élèves bénéficiant de plusieurs séjours au cours de la même année scolaire, le
nombre de séjours est donc supérieur au nombre d’élèves.

L’âge
- L’âge indiqué est le nombre d’années révolues au 31 décembre de la rentrée considérée. Ainsi, les élèves âgés de 11 ans en 2015-2016 sont nés au cours de l ’année 2 0 0 4 .

 

Note du QZ : Les dispositifs relais relèvent en principe de la prévention et dela lutte contre le décrochage. Ils s’adressent à des élèves ayant déjà décroché ou en voie de décrochage ou présentant des risques de décrochage.
Mais on voit que les dispositifs relais sont associés également aux dispositifs concernant le climat scolaire : prévention et lutte contre la violence à l’école.

Les deux dispositifs n’appartiennent pas à l’éducation prioritaire mais y sont souvent associés, à tort ou à raison. Le site de l’OZP a choisi dès le départ de les traiter, mais ce choix peut être discuté.

 

Voir aussi dans la même édition du RERS deux fiches qui ne donnent aucune indication sur la situation en éducation prioritaire

2.13 LES INCIDENTS GRAVES DECLARES PAR LES COLLEGES ET LES LYCEES (page 52)

2.14 L’ABSENTEISME DES ELEVES DU SECOND DEGRE (page 54)

Répondre à cet article