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Rythmes et redoublement. Revue de presse

10 juin 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

LES RYTHMES (voir les liens sur site des Cahiers

Rythmes : Le rapport du Sénat valide les 4 jours et demi mais veut une réflexion sur les rythmes annuels. « Présenté demain à la presse, le rapport de la Commission Culture et Éducation du Sénat sur les rythmes scolaires pourrait peser sur la réunion du Conseil supérieur de l’éducation. Il "est objectif" nous a dit Françoise Cartron, sénatrice et auteure d’un rapport remarqué sur les rythmes. Le rapport valide la semaine de 4 jours et demi. Il veut donner la possibilité de faire du samedi matin la 5ème demi journée. Mais il lie une éventuelle semaine de 4 jours à la réduction des vacances d’été. Il demande lui aussi, après Jean-Michel Blanquer, une réflexion sur les rythmes annuels, c’est à dire la réduction des congé d’été. »

Rythmes scolaires : un rapport sénatorial recommande de maintenir l’organisation actuelle. « Alors que le gouvernement souhaite réintroduire la semaine de quatre jours, les sénateurs rappellent “le consensus scientifique sur le caractère préjudiciable” de celle-ci. »

Rentrée fin août : « Le temps de l’enfant doit être mieux étalé ». « Jean-Michel Blanquer se dit ouvert à des "discussions" sur le calendrier scolaire. Une "réflexion sur le temps de l’enfant" pourrait être engagée, avec l’idée d’une rentrée ramenée à la fin août. »

Rythmes scolaires : quelles perspectives en 1946 ? Par Jean-Pierre Véran. « Il y a plus de 70 ans, la question des horaires à l’école n’a pas échappé à l’attention des membres de la commission ministérielle d’étude chargée de la réforme de l’enseignement. Un éclairage historique utile à l’heure où le conseil supérieur de l’éducation est saisi d’une proposition de décret concernant l’organisation de la semaine scolaire dans le premier degré. »

Quand les écoliers des ZEP vont aux champs. « L’association Veni Verdi, qui crée des fermes pédagogiques dans des établissements scolaires des quartiers difficiles, fait découvrir les joies de la nature aux enfants quittant rarement la ville. »

Un Munich pédagogique. « A la rentrée 2008, le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, prévoit de supprimer le samedi et de généraliser la semaine de 4 jours. L’historien de l’éducation Antoine Prost dénonce une “catastrophe” accompagnée d’un “lâche consentement”. »

Blanquer : l’éducation en marche… forcée ? Par Jean-Pierre Véran. « En 2016, les personnels de direction dénonçaient par la voix de leurs syndicats des à-coups et des injonctions ministériels désorganisant leur travail. Les débuts du nouveau ministre de ce nouveau quinquennat semblent, de ce point de vue, ne pas changer fondamentalement cette donne. »

Éducation : le libéral Institut Montaigne, maître à penser de Macron. « Le nouveau ministre de l’Éducation est un fidèle du think tank depuis de nombreuses années. Il a participé à plusieurs de ses rapports et appartient au comité directeur d’Agir pour l’école depuis sa création. Cette organisation, présidée par Bigorgne, est un satellite de “Montaigne”. Dédié à l’école élémentaire, il multiplie les expériences depuis plusieurs années pour mettre en œuvre ses idées dans le domaine de l’éducation. C’est par exemple grâce à cette structure hébergée dans les mêmes locaux que l’Institut Montaigne que Céline Alvarez a pu lancer une expérimentation mêlant la méthode d’apprentissage Montessori et les neurosciences, narrée dans son best-seller, les Lois naturelles de l’enfant. »

Un rappel des « Trois réformes au XXe siècle, quatre depuis l’an 2000 : les multiples revirements des rythmes scolaires » par Les décodeurs du Monde.

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 09.06.17 : Revue de presse

 

Première rencontre frontale du nouveau ministre et des acteurs de l’Ecole, la réunion du Conseil supérieur de l’éducation du 8 juin doit étudier en urgence les premiers éléments de la contre réforme de JM Blanquer. Deux sujets principaux au programme : les "expérimentations" annulant la semaine de 4 jours et demi au primaire et les textes revenant sur la réforme du collège. L’avantage va au ministre dont les initiatives fragmentent les syndicats, fortement divisés sur ces deux questions.

Extrait de cafepedagogique.net du 08.06.17 : Les rythmes et la contre réforme du collège devant le CSE

 

Le 8 juin, le CSE a voté contre les projets de décret et d’arrêté de Jean-Michel Blanquer sur les rythmes scolaires et la réforme du collège. L’avis du CSE reste consultatif, mais reflète des divisions au sein des syndicats enseignants.

Extrait de vousnousils.fr du 09.06.17 : Le CSE contre les textes sur les rythmes scolaires et le collège

 

LE REDOUBLEMENT (Voir les liens sur le site des Cahiers pédagogiques)

Entretien avec Pierre Merle
« Le redoublement est une politique coûteuse et inefficace »

Extrait de alternatives-economiques.fr du 13.06.17 : « Le redoublement est une politique coûteuse et inefficace »

 

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer juge « absurde » de se priver du redoublement, procédure qui depuis 2014 ne peut être engagée qu’avec l’assentiment des parents ou de l’élève majeur.

Extrait de lacroix.fr du 11.06.17 : Faut-il réhabiliter le redoublement ?

 

C’est dans la formation et dans l’attribution de moyens à la hauteur des enjeux que se gagnera la bataille de l’égalité scolaire. Pas dans le retour de stériles polémiques sur le redoublement.

Extrait de blogs.mediapart.fr/paul-devin du 10.06.17 : Le ministre, la « science » et le redoublement ...

 

Le ministre de l’éducation veut « autoriser à nouveau le redoublement ». « “Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards”, estime M. Blanquer dans Le Parisien. »

Éducation : le redoublement refait surface. « Dans un entretien exclusif, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, nous dévoile de nouvelles pistes pour lutter contre l’échec scolaire. »

Des réactions sur France info :
François Dubet : « "Il est absurde de croire" qu’avec le redoublement de masse la France améliora ses résultats. »
Eric Charbonnier : « Réfléchir à des alternatives au redoublement : travailler par petits groupes d’élèves, utiliser parfois le numérique, etc. »
Retour du redoublement : « Une perte de temps et d’énergie », dénonce un expert. « Un changement de cap qui agace Thierry Troncin, docteur en sciences de l’éducation à l’université de Bourgogne et spécialiste du sujet. »

Sur BFMTV, Albert-Jean Mougin, vice-président Syndicat national des lycées et collèges (SNALC-FGAF), et Nathalie Mons, présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), sont interrogés : Pourquoi le redoublement à l’école divise ?

Éducation : l’autorisation du redoublement, un retour en arrière. « La volonté du ministre de l’éducation “d’autoriser à nouveau” le redoublement va à l’encontre d’une tendance générale d’abandon d’une solution jugée inefficace. »

Sur Sud-Radio dans l’émission « Seul contre tous », Cécile Blanchard, Rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques et Hélène Rouch, présidente du Comité régional FCPE de Midi-Pyrénées, essayent de s’opposer à cette déclaration “Oui au redoublement !”

Un document ressource de 2009, toujours pertinent : Quelles alternatives au redoublement ? Coordonné par Jean-Michel Zakhartchouk - Un hors-série de 112 pages au format PDF.

Et il y en a une qui se réjouit ! Sophie Coignard - Éducation nationale : la fin des années folles. « Sur les rythmes scolaires, les classes bilangues, le grec et le latin, le redoublement, c’est l’heure du retour à la raison, après un quinquennat calamiteux. »

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 09.06.17 : Revue de presse

 

Jean-Michel Blanquer avait signé des circulaires pour rendre le redoublement exceptionnel

En réalité Najat Vallaud-Belkacem n’avait pas « interdit » le redoublement mais l’avait fortement limité...dans la lignée de ses prédécesseurs à l’Éducation nationale. Paradoxe des paradoxes, Jean-Michel Blanquer lui-même avait participé à cet objectif de baisse des redoublements lorsqu’il était directeur général de l’Enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale à l’époque de Nicolas Sarkozy. Il a signé un certain nombre de circulaires sur ce sujet comme en 2010 par exemple où il est indiqué que le redoublement doit devenir « exceptionnel ». Le décret de novembre 2014 précise également qu’il doit être « exceptionnel » et va encore plus loin puisqu’il ne peut être proposé que pour « pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires ». Le conseil de classe ne peut plus proposer le redoublement à un élève en difficulté. Il est proscrit en maternelle et limité drastiquement au primaire et au collège. En troisième et en seconde, la famille peut toutefois demander un redoublement si l’orientation proposée - en filière professionnelle ou technologique, par exemple - ne lui convient pas.

Extrait de etudiant.lefigaro.fr du 08.06.17 : Jean-Michel Blanquer juge « absurde » l’interdiction du redoublement

 

"Autoriser le redoublement ce n’est pas un virage absolu mais c’est une inflexion importante". Jean-Michel Blanquer met en valeur dans Le Parisien du 8 juin le rétablissement du redoublement. Une semaine après l’annonce, le 30 mai, de ce retour au redoublement, le ministre évoque précisément l’école et annonce des stages de soutien cet été.

Extrait de cafepedagogique.net du 09.06.17 : Redoublement : JM Blanquer avance vers son rétablissement

 

La volonté du ministre de l’éducation « d’autoriser à nouveau » le redoublement va à l’encontre d’une tendance générale d’abandon d’une solution jugée inefficace.

Extrait de lemonde.fr du 09.06.17 : Autoriser le redoublement : un retour en arrière

 

POSITIONS SYNDICALES AU CSE

FSU

C’est pour contribuer aux nécessaires réponses à apporter pour améliorer le fonctionnement du système éducatif que la FSU est et restera une force de propositions.
Elle a déjà eu l’occasion de les évoquer avec vous :

Élaboration d’un plan de formation ambitieux
Concernant la formation initiale : conforter les Espé dans leur rôle.
Concernant la formation continue : développer des plans de formation qui correspondent aux besoins des personnels afin de leur permettre de toujours mieux exercer leur métier.
Poursuite de la politique de recrutement (selon notre sondage réalisé en décembre dernier avec l’institut Harris interactive, 9 français sur 10 veulent la poursuite des nécessaires créations d’emplois) et élaboration d’un véritable plan de pré-recrutement pour faire face aux besoins : situation démographique ; modalités pédagogiques (Pdmqdc, travail en petits groupes...) ; remplacements notamment pour assurer les départs en formation... mais aussi pour faire face aux difficultés de recrutements sur certains concours.
Traitement des inégalités territoriales. Il s’agit notamment de conforter l’Éducation prioritaire mais aussi de permettre une meilleure mixité sociale partout sur le territoire.
Poursuite de l’amélioration des carrières (comme pour toutes et tous les agents de la Fonction publique ("ppcr2"). Et dans un premier temps, la FSU demande que l’application des mesures « PPCR » ne soient pas compromises par exemple pour des raisons budgétaires.
Permettre mieux aux enseignants et aux personnels de l’éducation d’être acteurs et concepteurs de leurs métiers.

La FSU a également déjà fait part de ses inquiétudes à la lecture du programme présidentiel :

- CP à 12 élèves au détriment du "Plus de maîtres que de classes". [...]

- Développement de l’autonomie des établissements…

Extrait de snuip-fsu.org du 08.06.17 : http://snpi-fsu.org/spip.php?article678

 

Unsa
À la sortie du Conseil supérieur de l’Éducation (voir la déclaration du SE-Unsa), il n’en est rien ! Le projet initial a été largement modifié grâce au SE-Unsa. Certes, les textes proposés par le nouveau ministre Jean-Michel Blanquer assouplissent le cadre des enseignements complémentaires (AP et EPI), mais les collèges devront assurer à tous les élèves qu’ils auront bénéficié des 2 formes d’enseignements complémentaires au cours du cycle 4. Les élèves d’un même niveau devront en bénéficier dans les mêmes proportions. Les enseignements facultatifs (latin, bilangues) sont rétablis mais ils avaient été maintenus dans bon nombre d’académies. Il sera possible d’augmenter l’horaire de LCA mais ce n’est pas une obligation. Un enseignement « langues et cultures européennes » pourra être mis en place. C’est là la seule vraie nouveauté. Quant à la Dotation horaire supplémentaire, elle doit servir d’abord aux groupes à effectifs réduits et à la co-intervention. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’elle peut être utilisée pour les enseignements facultatifs. Par ailleurs les recteurs pourront apporter une dotation spécifique pour la compléter.

Extrait de ecoletsociete.se-unsa.org du 09.06.17 : Rentrée 2017 : on n’a pas bossé pour rien

 

Le Conseil Supérieur de l’Éducation s’est réuni le jeudi 8 juin 2017 et s’est prononcé sur le projet d’assouplissement de collège2016 qui, prenant en compte la lutte des collègues impulsée par le SNES-FSU, desserre un peu l’étau sur les EPI mais, sur le fond, amplifie la logique d’autonomie au cœur de notre combat contre cette réforme.

Extrait de snes.edu du 08.06.17 Assouplissement versus autonome

 

Après plus d’une année de travail, la commission sénatoriale chargée d’évaluer la mise en place des rythmes scolaires a rendu public son rapport. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce rapport ne remet pas en cause la semaine de quatre jours et demi, bien au contraire.

Extrait de sgen-cfdt.fr du 09.06.17 : [Le rapport du Sénat sur les rythmes : un ministre à contre courant https://www.sgen-cfdt.fr/actu/rapport-senat-rythmes-ministre-a-contre-courant/]

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