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Les enseignants affectés en éducation prioritaire : statut, sexe, âge, lieu d’exercice, congés pour raison de santé... (Bilan social du MEN 2015-2016)

18 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Bilan social du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche 2015-2016. Partie 1. Enseignement scolaire

Le texte intégral (208 p.)

 

EXTRAIT (page 148)

4. Les enseignants affectés en éducation prioritaire
La proportion des enseignants affectés en éducation prioritaire
(« Définitions ») est de 21,7 % dans le premier degré et de 12,4 % dans le second degré ( Ta b l e a u 7. 5 ).
Dans le secondaire, 14,1 % des professeurs certifiés sont affectés dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire, contre 4,1 % des agrégés et de chaire supérieure et 3,7 % des PLP. Ces deux corps sont très majoritairement affectés dans les établissements du second cycle. Or, le dispositif d’éducation prioritaire concerne surtout le premier cycle.

La part des enseignants de moins de 30 ans, affectés dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire, est supérieure à celle de l’ensemble des enseignants : 9 % dans le premier degré, 22 % dans le second degré.
Dans le premier degré, les hommes enseignants exercent un peu plus fréquemment en éducation prioritaire : 25,8 % contre 21 % pour les femmes. Cette différence se retrouve également pour les plus jeunes d’entre eux (respectivement 32,4 % et 28,6 %).
Dans le second degré, la proportion est identique entre hommes et femmes
(12,4 % tous âges et tous corps confondus). L’âge apparaît donc discriminant dans l’affectation en éducation prioritaire. Les établissements en éducation
prioritaire accueillent relativement plus de jeunes enseignants que les autres établissements (Figure 7.4).
En éducation prioritaire, dans les écoles, la moitié des enseignants ont moins de 38 ans, dans les établissements du second degré, cet âge (médian) est porté à 39 ans.
Hors dispositif d’éducation prioritaire, l’âge médian est de 42 ans dans le premier degré, et de 44 ans dans le second. Cependant, les enseignants les plus âgés ne sont
pas absents de l’éducation prioritaire : en école comme en établissement du second degré, un quart des enseignants y ont plus de 46 ans.

Les différences sur l’ancienneté dans l’établissement sont moins importantes que celles sur l’âge entre les deux types d’établissements. Dans le premier degré, l’ancienneté est plus faible en éducation prioritaire. L’ancienneté médiane est de deux ans en éducation prioritaire contre trois ans hors éducation prioritaire ( F i g u r e 7. 5 ).
Dans le second degré, l’ancienneté est également plus faible en éducation prioritaire, et cet écart s’est accru par rapport à l’année précédente. La moitié des enseignants exerce depuis trois ans ou moi.ns en éducation prioritaire contre cinq ans ou moins dans les autres établissements.

(page 150)
La part des enseignants en éducation prioritaire dans le premier degré public est très variée selon les académies.
Elle est relativement faible, inférieure à 10 %, dans six académies : Rennes, Caen, Limoges, Poitiers, Clermont-Ferrand, et Toulouse ( C a r t e 7.1).
Elle dépasse 25 % dans les académies d’Aix-Marseille, Guadeloupe, Lille, Créteil,
Paris et Corse, et atteint 52,3 % en Martinique, 58,5 % à La Réunion, 96,7
% en Guyane et 100 % à Mayotte. La part des enseignants de moins de 30 ans en éducation prioritaire est inférieure à celle de l’ensemble des enseignants dans six académies (Caen, Clermont-Ferrand, la Corse, Limoges, Reims et Nice) et supérieure de plus de 10 points dans les académies de Créteil, Versailles, Martinique, Aix-Marseille et Guadeloupe ( C a r t e 7. 2 ).
Dans le second degré, en collège, les disparités académiques de l’éducation prioritaire sont de plus faible ampleur que celles du premier degré. La faible part d’enseignants en éducation prioritaire se retrouve cette
fois dans seulement trois académies : Toulouse, Poitiers et Rennes ( C a r t e 7. 3)
. Les académies de Créteil, Corse et Martinique, ainsi que celles d’Aix-Marseille et Lille, dépassent 30 % d’enseignants en éducation prioritaire. Et, de la même manière que dans le premier degré, les trois académies où l’éducation prioritaire concentre le plus d’enseignants sont La Réunion (59,7 %), la Guyane (96,3 %) et Mayotte 100 %). La part des enseignants de moins de 30 ans en éducation prioritaire est
presque toujours supérieure à celle de l’ensemble des enseignants à l’exception des académies de Clermont-Ferrand (- 3,1 points), de Rennes (- 3,3 points) et de Corse (- 14,5 points) (Carte 7.4).
Dans les académies de Lille, Lyon, La Réunion, Versailles et Aix-Marseille, la part pour
les moins de 30 ans est supérieure de plus de 10 points à celle pour l’ensemble des enseignants (Annexe).

 

(page 170)
D. Congés pour raison de santé des personnels enseignants selon leur affectation
L’éducation prioritaire : un secteur plus touché
par la prise de congé maladie

La prise de congés se différencie non seulement selon le degré d’enseignement, voire les corps, mais également selon l’appartenance ou non à un dispositif d’éducation prioritaire. Les agents exerçant en éducation prioritaire, dans une école ou un collège publics, prennent proportionnellement plus de congés pour raison de santé :
plus de 7 points d’écart dans le premier degré (60,7 % et 53,5 %) et plus de 3 points d’écart dans le second (54,6 % et 51,2 %) ( Ta b l e a u 8 .11)
. Cette surexposition en éducation prioritaire se vérifie dans le détail des sexes et parmi les plus jeunes, plus présents en éducation prioritaire. La durée des congés pour les agents concernés est légèrement supérieure en éducation prioritaire dans le premier degré (32,5 jours contre 31,7 jours et quasi identiques dans les collèges (30,7 à 30,8 jours). Les hommes affichent des durées supérieures hors éducation prioritaire, c’est l’inverse pour les femmes : dans le premier degré, lorsqu’elles sont malades, elles posent en moyenne 34,8 jours en éducation prioritaire contre 33 jours hors éducation prioritaire et dans le second degré, respectivement, 34,8 jours et 33,4 jours ( Ta b l e a u 8 .12 )
.
Rapportée à l’ensemble des agents, tous congés confondus, la durée cumulée moyenne en éducation prioritaire dépasse de moins d’un jour celle hors éducation prioritaire dans les collèges et de 2,7 jours dans le premier degré ( Ta b l e a u
8 .13).

Extrait de education.gouv.fr : Bilan social du Ministère de l’éducation nationale...

 

Le bilan social du MEN 2014-2015
"Les enseignants affectés en éducation prioritaire" : pages 131-134

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